Noreg

Noreg
Norvège - Wikipédia

Norvège

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Kongeriket Norge (Norge) (nb)
Kongeriket Noreg (Noreg) (nn)
Royaume de Norvège (Norvège) (fr)
Drapeau de la Norvège Armoiries de la Norvège
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Alt for Norge
(norvégien : Tout pour la Norvège)
carte
Langue officielle Norvégien (bokmål et nynorsk). En plus, le same est langue administrative dans 6 municipalités, et le kven dans une.
Capitale Oslo
59°55'00'N, 10°43'43'E
Plus grande ville Oslo
Forme de l’État
 - Roi
 - Premier ministre
Monarchie constitutionnelle
Harald V
Jens Stoltenberg
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 60e
324 220 km²
5 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 115e
4 737 170 hab.
14 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la Suède
7 juin 1905


Gentilé Norvégien, Norvégienne


IDH (2008) Stagnation 0,968 (élevé) ( 2e, égal au premier (Islande))
Monnaie Couronne norvégienne (NOK)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Ja, vi elsker dette landet
Domaine internet .no
Indicatif
téléphonique
+47


La Norvège, ou le Royaume de Norvège pour les usages officiels, est un pays situé en Europe du Nord, à l’ouest de la péninsule scandinave. Il possède des frontières communes avec la Suède, la Finlande et la Russie. Sa longue côte atlantique abrite de nombreux fjords.

En 2008, avec 4 737 170 habitants pour 385 199 km², dont 307 860 km² de terre, la Norvège est après l'Islande le pays le moins densément peuplé d'Europe. Elle a pour capitale Oslo, pour langue officielle le norvégien (bokmål et nynorsk) et pour monnaie la couronne norvégienne (NOK).

Elle exerce sa souveraineté sur les îles arctiques de l'archipel de Svalbard et l'île Jan Mayen. La souveraineté de la Norvège sur le Svalbard est basée sur le traité du Svalbard, qui ne s'applique pas à l'île de Jan Mayen. L'île Bouvet dans l'Atlantique sud et l'île Pierre Ier et la Terre de la Reine-Maud en Antarctique sont des dépendances externes mais ne font pas partie du Royaume de Norvège.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la Norvège a vu une expansion économique rapide et est aujourd'hui parmi les pays les plus riches du monde, avec une politique sociale très développée. Le progrès économique s'explique en partie par la découverte et le développement de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel sur sa côte. La Norvège est classée première sur l'indice de développement humain (ex-æquo avec l'Islande)[1]. Elle a été aussi déclarée le pays le plus en paix du monde en 2007 par le Global Peace Index[2]. Elle est membre fondateur de l'OTAN.

Sommaire

Étymologie

Beaucoup d'étymologistes pensent que le nom du pays vient de l'expression « chemin du Nord » dans plusieurs langues scandinaves. En vieux norrois, l'expression est « nord veg » ou « norð vegri ». Le nom pour la Norvège en vieux norrois était « Nóreegr », en anglo-saxon « Norþ weg » et en latin médiéval « Nhorvegia ». Le nom actuel de la Norvège est « Norge » en norvégien bokmål et « Noreg » en norvégien nynorsk. Les formes en nynorsk et en vieux norrois sont similaires à un mot same signifiant « le long de la côte » ou « le long de la mer », écrit « nuorrek » en same contemporain. La présence du prosécutif appuie l'idée que le mot same est indigène et non un emprunt des langues scandinaves. Une autre étymologie proposée serait « Nór rige », signifiant « royaume de Nór », du nom d'un roi mythique.

Dans les autres langues de la Norvège, le nom du pays est écrit « Norga » (same du nord), « Vuodna » (same de Lule), « Nøørje » (same du sud), et « Norja » (kven/finnois). Le nom officiel, « Royaume de Norvège » en français, s'écrit « Kongeriket Norge » en bokmål, « Kongeriket Noreg » en nynorsk, « Norga gonagasriika » en same du nord, « Vuona gånågisrijkka » en same de Lule, « Nøørjen gånkarijhke » en same du sud, et « Norjan kuningaskunta » en kven/finnois.

En celtique et gaélique : "Lochlann" (prononcez Locklann) ou "Loghlin" qui vient de "loch, logh" = "lac" + "lann, lin" = "lande, terre". La Scandinavie ainsi que la Norvège, sont appelées en Écosse, Land of the Lochs (« La Terre des Lacs »).

Géographie

Image satellite de la péninsule scandinave en février 2003
Article détaillé : Géographie de la Norvège.

La Norvège occupe le côté ouest de la péninsule scandinave, en Europe du Nord. Les côtes norvégiennes, d’une longueur de plus de 2 500 km (continent uniquement)[3] ou 83 000 km (littoral des îles de l'archipel inclus), sont ponctuées de fjords et d’une multitude de petites îles (environ 50 000 au total). Sur toute sa longueur, la Norvège borde l’océan Atlantique ainsi que trois autres étendues d’eau : la mer du Nord au sud-ouest, Skagerrak au sud-est, la mer de Norvège à l’ouest et la mer de Barents au nord-est. Les frontières terrestres du pays mesurent 2 542 km de long, la plupart avec la Suède, mais aussi avec la Finlande et la Russie au nord.

Avec 385 155 km² (y inclus Jan Mayen et Svalbard), la Norvège est un peu plus grande que l'Allemagne, mais le relief du pays, fait de montagnes et de glaciers, est très accidenté. Sa caractéristique la plus connue de sa géographie est le fjord : la Norvège en compte plusieurs centaines sur sa côte, creusés par les glaciers à la fin de l'Âge de glace. Le plus long fjord est le Sognefjorden. La Norvège abrite également beaucoup de glaciers et de chutes d'eau. Le sommet le plus élevé est le mont Galdhøpiggen, d’une altitude de 2 469 mètres.

La terre elle-même consiste en grande partie de granit et de gneiss, mais on trouve également beaucoup d'ardoise, de grès, et de calcaire. Les élévations basses contiennent des dépôts marins.

Climat

Le climat norvégien est raisonnablement tempéré, en particulier sur le littoral grâce à la chaleur amenée par le Gulf Stream et les pluies amenées par les vents de l'ouest. Cette chaleur permet notamment aux navires de l'Hurtigruten de naviguer tous les jours de l'année jusqu'à Kirkenes au Finnmark, alors que les eaux de la mer Baltique (bien plus au sud pourtant) sont prises par les glaces. Les conditions climatiques à l’intérieur des terres, en revanche, peuvent se révéler plus rudes, et le nord du pays connaît un climat subarctique. L'archipel de Svalbard, par contre, connaît un climat arctique de toundra.

La Norvège est parfois surnommée « pays du soleil de minuit » en raison de sa situation septentrionale : une partie du pays se trouve en effet au nord du cercle polaire arctique, où le soleil ne se couche jamais en été (de mai à fin juillet) et ne se lève jamais en hiver (de fin novembre à fin janvier).

Administration

Article détaillé : Subdivision de la Norvège.
Les 19 fylker

La Norvège est traditionnellement divisée en cinq Landsdeler, ou grandes régions, dont les délimitations sont fondées sur des critères géographiques et linguistiques : Sørlandet, Østlandet, Vestlandet, Trøndelag, et Nord-Norge.

Par contre, les subdivisions les plus importantes sont les dix-neuf fylker (fylke au singulier), ou comtés, qui assurent d’importantes fonctions administratives. Le fylke est l'administration intermédiaire entre l'État et les kommuner (communes). Le roi est représenté par un Fylkesmann par fylke.
Ces 19 fylker sont :

Au niveau local, la Norvège compte 430 communes (kommuner) en 2008[4], alors qu'il y en avait encore 747 en 1930. Des plans existent pour poursuivre ce processus de fusion. Oslo est considérée à la fois comme une commune et comme un comté. Les communes sont l'unité locale de gouvernement en Norvège et sont responsables d'un certain nombre de domaines : éducation primaire, soins ambulatoires, services aux aînés, chômage et autres services sociaux, zonage, développement économique et routes municipales.

Villes

Article connexe : Villes de Norvège.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Norvège.

La nation norvégienne affirma pour la première fois son unité et sa volonté d’expansion à l’époque des grands raids vikings, du IXe au XIe siècle. Redoutables navigateurs, les Vikings d’origine norvégienne étendirent rapidement leur influence aux îles Shetland, aux Orcades, aux Hébrides et à l’île de Man. Depuis les Shetland, ils implanteront ensuite des colonies plus durables dans les îles Féroé, en Islande et au Groenland.

Il n’existe toutefois pas encore d’autorité centrale en Norvège elle-même, où les communications se font d’ailleurs davantage par voie maritime que terrestre. Au VIIIe siècle, la Norvège était encore divisée en vingt-neuf petits royaumes indépendants.

Le premier roi connu qui aurait régné sur toute la Norvège serait Harald Ier aux Beaux Cheveux (872-933) qui l'emporte selon les sagas en 872 sur les ducs (jarl). L'aîné de ses fils, Erik « Hache sanglante » est détrôné en 935 par le chef viking Haakon Ier le Bon. Son petit-fils, Olaf Tryggveson (995-1000) lui succède mais il est chassé par le roi danois Sven « Barbe fourchue ». La Norvège est alors partagée entre Sven et le jarl de Trondheim. Il faut attendre l’an 1016 pour trouver un vrai père fondateur du royaume norvégien, en la personne du roi Olaf Haraldsson, qui établit sa capitale à Trondheim. Olaf, ancien Viking, rapporte de ses nombreux voyages le christianisme, et convertit la population par la force, ce qui lui vaut d’être canonisé en saint Olaf.

Au XIIIe siècle, un jeune aventurier prénommé Sverre Sigurdsson s’empara du pouvoir et fonda une nouvelle dynastie, installée à Bergen. Néanmoins, en raison du pouvoir croissant détenu par la ligue hanséatique dans cette ville, la capitale du pays se fixa finalement à Oslo au début du XIVe siècle.

L’année 1380 voit l’extinction de la dynastie royale norvégienne, avec la mort du roi Haakon VI. Sa femme Margrethe de Danemark, fille du roi de Danemark, obtient la succession et consacre ainsi l’union du Danemark et de la Norvège. La Suède vient s’ajouter à ce domaine en 1397, formant l’ « Union de Kalmar ». Le Danemark, au sein de cette union, exerce une nette domination, et la Norvège n’est plus guère alors qu’une province danoise, avec le danois pour langue officielle.

L’émancipation de la Suède, avec la révolte de Gustave Vasa, met un terme à l’union de Kalmar en 1523. La Norvège, elle, reste néanmoins sous domination des Danois. Ces derniers, en 1536, imposent au pays la Réforme luthérienne, ce qui eut pour conséquence de tarir le flot des voyageurs se rendant en pèlerinage auprès des reliques de Saint Olaf, à Trondheim (anciennement Nidaros) et de couper encore davantage le pays du reste du monde.

En raison de l’alliance contractée par le royaume dano-norvégien avec Napoléon, les puissances coalisées victorieuses cèdent la Norvège à la Suède en 1814. En réaction, une Convention nationale se réunit à Eidsvoll dans l'Akershus : elle déclare l’indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution (c'est la seconde constitution écrite la plus ancienne encore en vigueur en Europe après celle de Saint-Marin), avant de désigner comme roi le prince danois Christian-Frédéric de Danemark, le 17 mai 1814. Un compromis est finalement trouvé, et fait de la Norvège un royaume distinct, mais en union personnelle avec le roi de Suède Charles XIII. Toutefois, depuis 1810, c'est le prince héritier de Suède, Charles Jean, qui joue un rôle décisif. Ce dernier est un ancien maréchal d'Empire de Napoléon, Jean-Baptiste Bernadotte, qui prend fait et cause pour son nouveau royaume et mène une brève campagne en Norvège pour réunir les deux couronnes. Il devient roi en 1818 sous le titre de Charles XIV Jean.

Un événement franco-norvégien : pendant la guerre 1870-1871, un ballon envolé de Paris ayant dans sa nacelle deux Français, Rolier et Béziers, atterrit près de Seljord. Jules Verne s'inspirera de cette exceptionnelle aventure dans L'île mystérieuse. Le ballon, sa nacelle et le drapeau français, offerts par la France, sont exposés au musée technique d'Oslo[5].

Ce régime, malgré plusieurs concessions, entraîna un mécontentement croissant des Norvégiens au cours du XIXe siècle, et fut dissout sans effusion de sang le 7 juin 1905. Suite à un référendum confirmant la nature monarchique du nouveau régime, le gouvernement offrit la couronne à un prince danois, qui fut élu par le Parlement sous le nom de Haakon VII.

La Norvège parvint à conserver sa neutralité au cours de la Première Guerre mondiale, en raison de sa puissance navale particulièrement dissuasive. Il n’en alla pas de même pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays fut envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l’opération Weserübung. La résistance armée dura jusqu’à trois mois dans certaines régions, mais le roi et le gouvernement légal choisirent de s’exiler et de continuer la lutte depuis Londres.

La Norvège occupée fut dirigée par le chef des forces d’occupation, le Reichskommissar Josef Terboven. Le chef du parti pro-nazi local, Vidkun Quisling, fut autorisé à former à partir de 1942 un gouvernement collaborationniste, sous supervision allemande. Les Allemands et les collaborateurs se heurtèrent durant cette période à la résistance norvégienne. Après l’intervention des Alliés au sud et au nord - notamment de l’Armée rouge au nord - les derniers occupants capitulèrent avec le reste des forces allemandes, le 8 mai 1945.

L’épisode de l’occupation allemande rendit les Norvégiens plus sceptiques vis-à-vis du concept de neutralité, et le pays adopta une nouvelle stratégie fondée sur la sécurité collective. Après l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, la Norvège fut l’un des membres fondateurs de l’OTAN, en 1949, et de l’ONU, à laquelle elle fournit son premier secrétaire général (Trygve Lie).

La Norvège a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l’Union européenne, en 1972 et en 1994. Le débat européen continue néanmoins à déchaîner les passions, avec environ 50 % de la population dans chaque camp. Le pays fait par ailleurs partie, comme l’Islande, de l’Espace économique européen (EEE), ainsi que de l'Espace Schengen depuis 2001.

Politique

Le bâtiment du Storting à Oslo

La Norvège est une monarchie constitutionnelle à gouvernement parlementaire.

La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Le roi ne joue pour l’essentiel qu’un rôle honorifique, mais il constitue un symbole fort d’unité nationale. Bien que la constitution de 1814 lui accorde d’importantes prérogatives dans le domaine de l’exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement. Les pouvoirs investis au monarque par la constitution de la Norvège ont au cours du XXe siècle été largement symboliques, sauf dans quelques cas importants comme pendant la Seconde Guerre mondiale, où le monarque annonçait qu'il allait abdiquer si le gouvernement capitulait aux demandes des Nazis.

Le gouvernement est composé du premier ministre et de l’équipe ministérielle, tous nommés par le roi. Mais depuis 1884, l’évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le roi n’est donc qu’une formalité quand il y a une majorité claire au Parlement pour un parti en particulier (ou coalition de partis). Après une élection sans majorité claire, le leader du parti le plus susceptible de créer un gouvernement est nommé premier ministre par le roi. La Norvège a vu plusieurs de ces gouvernements. Le roi assiste aux réunions du gouvernement chaque vendredi au palais royal, mais le gouvernement prend ses décisions en avance, à des conférences présidées par le premier ministre et tenues chaque mardi et jeudi. Chaque année, le roi ouvre le Parlement en septembre. Il accueille les ambassadeurs à la cour et est symboliquement le commandant en chef des Forces de défense norvégiennes et à la tête de l'Église de Norvège.

Le parlement norvégien, le Storting, est monocaméral et comprend 169 membres (soit quatre membres de plus suite aux élections du 12 septembre 2005). Les députés sont élus tous les quatre ans dans chacun des 19 fylker du pays, à la représentation proportionnelle. Il y a 19 sièges, les « sièges égalisants », un par fylker, pour faire que la représentation au parlement corresponde mieux au vote populaire. Il y a un seuil électoral de 4 % pour ces sièges.

Après les élections, le parlement se divise en deux chambres, l’Odelsting et le Lagting, qui pourront alors se réunir séparément ou conjointement selon l’importance de l’ordre du jour. Les lois sont le plus souvent proposées au gouvernement par un membre du Conseil d'État, ou dans certains cas par un membre de l’Odelsting s'il y a des désaccords au Lagting. Aujourd'hui le Lagting est rarement en désaccord, faisant qu'il approuve presque systématiquement les propositions de l’Odelsting. Un amendement à la constitution, le 20 février 2007, éliminera la division des deux chambres après les élections générales de 2009.

L'impeachment est très rare (le dernier cas étant celui du premier ministre Abraham Berge, acquitté, en 1927), et peut se faire à l'encontre de membres du Conseil d'État, de la Cour Suprême, ou du Storting pour des crimes qu'ils auraient commis au pouvoir. Avant l'amendement du 20 février 2007, les accusations étaient formulées au Odelsting et traitées par le Lagting et les juges de la Cour Suprême, formant ensemble la « Haute Cour du Royaume ». Dans le nouveau système les impeachments seront traités par les cinq juges les plus importants de la Cour Suprême ainsi que six autres personnes, dans l'une des cours de la Cour Suprême (avant il se déroulait dans la chambre du Lagting). Les représentants du Storting ne peuvent pas être juges. Les accusations seront formulées par le Storting dans une réunion pléniaire.

Le Storting fonctionne sinon en tant que parlement unicaméral, la division en Odelsting et Lagting abolie dès les élections de 2009. La législation devra passer par deux, parfois trois, relectures avant d'être approuvée et passée au roi pour son approbation.

À la tête du système juridique se trouve la Cour Suprême, ou Høyesterett (composée de 18 juges et d’un chief justice). On trouve ensuite les cours d'appel, les tribunaux ordinaires et les juges de paix. Les juges sont nommés par le roi et le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice.

Pour former un gouvernement il faut que plus de la moitié des membres du Conseil d'État soient membres de l'Église de Norvège. Aujourd'hui dix des dix-neuf membres sont membres de l'Église.

Relations internationales

La Norvège maintient des ambassades dans 86 pays du monde[6] ainsi que des relations diplomatiques avec beaucoup d'autres sans toutefois y avoir des ambassades. Soixante pays maintiennent à leur tour des ambassades à Oslo[7].

La Norvège est membre fondateur des Nations unies, de l'OTAN, du Conseil de l'Europe, de l'AELE, de l'OCDE et de l'OSCE. Elle est aussi membre de plusieurs autres organisations internationales. Quoique non membre de l'Union européenne, la Norvège a accès au marché unique européen à travers l'Espace économique européen. Le parlement et le gouvernement sont en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.

La Norvège a participé à et/ou facilité plusieurs négociations de paix internationales, notamment les Accords d'Oslo du conflit israélo-palestinien.

Économie

L’économie norvégienne est un bastion prospère du capitalisme social, offrant une combinaison réussie entre la liberté des marchés et l’intervention de l’État. Le gouvernement, par le biais de grandes entreprises publiques, contrôle quelques domaines particulièrement stratégiques, comme une partie du secteur pétrolier. Mais une vague de privatisations a débuté en 2000, lorsque l’État a vendu un tiers de l’entreprise Statoil, qu’il contrôlait jusqu’alors dans sa totalité.

Le pays regorge de ressources naturelles (pétrole, hydroélectricité, poissons, forêts, minéraux…) et sa prospérité est très dépendante des revenus générés par l’exploitation du pétrole : ce dernier représentait en 1999, avec le gaz, 35 % des exportations du pays. Seules l’Arabie saoudite et la Russie, exportent davantage que la Norvège, laquelle ne fait pas partie de l’OPEP.

La croissance économique est forte et a atteint 4,1 % en 2005.

Malgré un niveau de vie comptant parmi les plus élevés au monde, les Norvégiens s’inquiètent à propos des deux prochaines décennies, lorsque leurs réserves de gaz et de pétrole commenceront à s’épuiser. C’est pourquoi le pays engrange, depuis déjà plusieurs années, une partie des revenus générés par le pétrole dans le fonds pétrolier de Norvège. Le capital ainsi obtenu est investi à l’étranger : à la fin 2006, il est estimé à 215 milliards d'euros.

En novembre 2006, le taux de chômage est descendu à 2,1 % de la population active soit 50 200 demandeurs d'emploi. La Norvège a cependant un important problème d'emploi avec sa population vieillissante.

Flotte marchande

La forme du territoire norvégien explique sa vocation. Avec près de 1 400 navires, la Norvège possède la quatrième flotte marchande du monde. En 1992, le pays a débarqué 1 592 000 tonnes de poisson, dont 138 000 de harengs de la mer du Nord, qui faisait autrefois, avec la morue, la fortune des pêcheurs. Devant la raréfaction de ces deux espèces, le pays a développé l'élevage de saumons et de truites saumonées.

Société

Langue

Carte de la Norvège indiquant où prédominent le bokmål et le nynorsk : en rouge le bokmål, en bleu le nynorsk. Les régions partagées entre les deux sont en gris.
Article détaillé : Norvégien.

Le norvégien, langue germanique, a pour racine historique le vieux norrois, qui était pratiqué depuis le Moyen Âge dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Islande et Norvège). Le norvégien actuel se compose en réalité de deux langues officielles coexistantes : le bokmål (littéralement « langue des livres »), héritier du riksmål (ou « langue du royaume »), c'est-à-dire du dano-norvégien élaboré pendant la longue période de domination danoise, et le nynorsk (ou « neo-norvégien »), héritier du landsmål ou « langue des campagnes » (on peut aussi traduire landsmål par « langue nationale »). Elles sont officiellement égales, les deux étant utilisées dans l'administration publique, aux écoles, dans les églises, à la radio et à la télévision, mais le bokmål est utilisé par une grande majorité d'entre 85 à 90 % de la population.

Cette scission en deux langues s'est produite au moment de l'indépendance de la Norvège, sous l'influence des travaux du linguiste Ivar Aasen qui avait réalisé un relevé particulièrement complet des différents dialectes norvégiens du XIXe siècle. La Norvège acquit son indépendance vis-à-vis de la Suède à la fin de ce siècle. Après une période de romantisme patriotique effréné, certains voulurent imposer un retour aux sources, c'est-à-dire au norvégien « originel » des campagnes ; mais les diverses institutions ne purent suivre ce mouvement, toutes leurs archives étant rédigées en danois. Cette tension explique la coexistence, aujourd'hui, de deux langues norvégiennes.

Actuellement, le bokmål est plus répandu dans le sud et dans l'est de la Norvège (les régions les plus urbanisées), alors que le nynorsk se rencontre dans les montagnes de l'ouest et dans le nord (les régions rurales).

Environ 95 % de la population totale ont soit le bokmål soit le nynorsk comme langue maternelle, mais beaucoup parlent également un ou plusieurs dialectes qui peuvent différer grandement du norvégien. Les dialectes norvégiens sont en général mutuellement intelligibles, quoique certains sont plus différents du norvégien que d'autres.

Plusieurs langues sames (de la famille des langues finno-ougriennes) sont parlées et écrites partout dans le pays, particulièrement dans le nord, par les Saami. L'État reconnaît ces langues comme officielles ; les autochtones ont le droit d'avoir de l'enseignement en langue same où qu'ils soient dans le pays, et les actions du gouvernement leur sont communiquées dans de diverses langues sames. Il existe également une minorité kvène dans le nord parlant la langue finno-ougrique Kven.

Le norvégien est très similaire à d'autres langues scandinaves, particulièrement le suédois et le danois. Ces trois langues sont mutuellement compréhensibles et souvent utilisées par les habitants de ces pays pour communiquer entre eux. La coopération avec le Conseil nordique implique que les habitants de tous les pays nordiques, y inclus l'Islande et la Finlande, ont le droit de communiquer avec le gouvernement norvégien dans leur propre langue (et vice-versa).

Les enfants norvégiens de parents immigrés sont encouragés à apprendre la langue norvégienne. En outre, le gouvernement norvégien offre des cours de norvégien aux immigrants souhaitant devenir citoyens. Parmi les langues les plus parlées par la population d'immigrants on trouve l'arabe (de l'Irak...) et le somali.

Les principales langues enseignées à l'école en tant que langue étrangère sont l'anglais, l'allemand et le français. On trouve des cours d'espagnol et de russe dans certaines écoles, particulièrement des grandes villes.

Medias

Les principaux journaux norvégiens sont Aftenposten, Dagbladet et Verdens Gang. La radiotélévision d'état est NRK; TV2 est une radiotélévision commerciale.

Religion

Article détaillé : Église de Norvège.

Comme d'autres pays scandinaves, la Norvège suivra une forme de paganisme germanique appelée paganisme norrois. À la fin du XIe siècle, quand la Norvège fut christianisée, le paganisme et ses rites furent interdits. Les lois contre le paganisme seront abolies au début du XXe siècle. On voit aujourd'hui beaucoup de traces du paganisme norrois en Norvège, particulièrement dans les toponymes, les noms des jours de la semaine, et dans la langue parlée en général.

Une partie de la minorité saami a continué à pratiquer sa religion jusqu'à la christianisation des peuples saami au XVIIIe siècle par les missionnaires dano-norvégiens.

Environ 86 % des Norvégiens sont recensés comme membres de l’Église d’État luthérienne, dans laquelle ils sont recensés à leur naissance. L’Église de Norvège (Den norske kirke), aussi appelée Église luthérienne évangélique de Norvège, est reconnue comme telle par la constitution du pays. Son gouverneur est le roi régnant, qui a donc l’obligation d’être de confession luthérienne. Les lois régissant le fonctionnement et le budget de l’Église de Norvège sont votés par le Parlement et exécutés par le ministère des Églises.

Selon un sondage Eurobarometer datant de 2005, 32 % des citoyens norvégiens ont répondu qu'ils « croient que Dieu existe », tandis que 47 % disent qu'ils « croient en l'existence d'un esprit ou force de vie » et 17 % « ne croient pas en un esprit, dieu ou force de vie »[8]. Selon un autre sondage, de Gallup, 36 % des Norvégiens sont religieux. C'est la proportion la plus faible des pays occidentaux[9].

Les autres confessions chrétiennes, Église évangélique luthérienne libre de Norvège, Église catholique, congrégations pentecôtistes et méthodistes, adventistes, mormones, Témoins de Jéhovah regroupent environ 4,5 % de la population.

Due à une immigration récente, l’Islam compte 1,5 % de croyants. Les autres religions représentent moins de 1 %, y inclus le Judaïsme. Les immigrants indiens ont introduit l'Hindouisme en Norvège mais ne comptent que pour 0,5 % de la population du pays. Il y a onze organisations bouddhistes regroupées dans l'organisation-mère Buddhistforbundet ; 0,42 % de la population est bouddhiste. Environ 1,5 % des Norvégiens adhèrent à l'Association humaniste norvégienne. Les personnes se déclarant sans confession comptent pour un peu plus de 5 % de la population[10].

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de la Norvège.

La Norvège compte environ 4 700 000 habitants, chiffre en augmentation de 0,7 % par an. D’un point de vue ethnique, la plupart des Norvégiens sont d’origine germanique. Une minorité Saami habite les régions centrales et septentrionales du pays ainsi que la Suède, le nord de la Finlande et dans la péninsule de Kola en Russie. On trouve aussi une minorité kvène descendue d'un peuple parlant le finnois ayant migré au nord de la Norvège dans les XVIIe et XIXe siècles. Les Saami et Kvènes furent tous les deux assujettis à une politique forte d'assimilation de la part du gouvernement norvégien depuis le XIXe siècle jusqu'aux années 1970[11]. Dû à ce processus de « norvégianisation » beaucoup de personnes d'origine saami ou kvène s'identifient aujourd'hui en tant qu'ethniquement norvégiens[12]. C'est cela, ainsi que la longue cohabitation des Saami et Scandinaves sur la péninsule scandinave, qui fait que les statistiques sur les ethnies ne soient pas aussi claires que suggéré, particulièrement en ce qui concerne les régions centrales et septentrionales de la Norvège. Parmi les autres minorités reconnues on trouve les Juifs, les Skogfinn et les Roms.

L’immigration, ces dernières années, a assuré plus de la moitié de la croissance démographique. En 2006 Statistisk sentralbyrå, le service de statistiques du gouvernement, a trouvé que 45 800 immigrants sont arrivés sur sol norvégien, soit 30 % de plus qu'en 2005. Au début de l'année 2007 il y avait 415 000 personnes d'origine immigrée en Norvège (immigrants et enfants d'immigrants), soit 8,5 % de la population. En janvier 2006 on compte 285 000 immigrants non-occidentaux légaux en Norvège (y inclus des anciens pays communistes)[13]. Les nationalités les plus représentées parmi les immigrants sont les Pakistanais, les Suédois, les Irakiens, les Somalis, les Danois, les Russes, les Polonais et les Vietnamiens[13]. Depuis quelques années on voit un plus grand nombre d'immigrants de l'Europe centrale et orientale, dont les Polonais sont la nationalité la plus représentée en Norvège, suivis des Russes et les Lituaniens[13]. Oslo est la ville avec le plus grand pourcentage d'habitants immigrés, avec 99 000, soit 18 % de sa population totale[13].

La Norvège est passée sous le seuil de renouvellement de sa population (2,1 enfants par femme) en 1975.

Culture

Article connexe : Cinéma norvégien.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Nyttårsdag
juste après la première pleine lune de printemps Pâques Påske Jeudi Saint (Skjærtorsdag), Vendredi Saint (Langfredag), Dimanche de Pâques (første påskedag) et Lundi de Pâques (Andre påskedag ou Påskemandag).
1er mai Fête du travail Arbeidernes dag Journée internationale du travail
17 mai Fête nationale Syttende maiou Grunnlovsdagen célèbre la Convention nationale de Eidsvoll en 1814
Jeudi 40 jours après Pâques Ascension Kristi Himmelfartsdag
7 semaines après Pâques Pentecôte Pinse Første pinsedag (dimanche) et Andre pinsedag (Lundi)
24 et 25 décembre Noël Jul Les Norvégiens réveillonnent généralement le 24. Ils fêtent aussi Noël le 26 décembre (Andre Juledag : deuxième jour de Noël).

Cuisine

Reinsdyrsteik (Steak de renne)

La cuisine norvégienne est, dans sa forme traditionnelle, en grande partie basée sur les matières premières facilement disponibles dans un pays dominé par les montagnes et la mer. Par conséquent, elle diffère à bien des égards de ses homologues continentaux en mettant davantage l'accent sur le gibier et le poisson.

La cuisine norvégienne moderne, bien que toujours fortement influencée par sa base traditionnelle, porte aujourd'hui les marques de la mondialisation : pâtes, pizzas et autres produits sont d'usage courant au même titre que la morue et les boulettes de viande comme aliments de base.

En Norvège, le petit déjeuner (frokost), souvent un buffet composé de fromage, de charcuterie ou de céréales, est le repas le plus copieux de la journée. Le déjeuner (fréquemment un repas froid) se déguste entre 11h et 14h selon les disponibilités de chacun. Enfin, le dîner (middag) se prend quant à lui entre 16h et 18h. Il peut être accompagné d'un en-cas aux alentours de 21h ou 22h.

En Norvège, les écoliers ne se voient offrir qu’une pomme par jour. Le reste de l'alimentation est du ressort des parents. Les enfants norvégiens mangent donc souvent à la mi-journée les traditionnels matpakker (paniers-repas). Ces derniers sont habituellement composés de tranches de kneippbrød. Ce pain est recouvert de margarine et le plus souvent assorti de tranches de fromage, de salami ou de jambon[14].

Musique

Article détaillé : Musique norvégienne.

Ole Bull (1810-1880) fut certainement le premier violoniste norvégien à atteindre une renommée internationale. Il se produisit en Europe et aux États-Unis et laissa aussi une œuvre variée.

Mais c'est Edvard Grieg (1843-1907) qui illustre le mieux la musique norvégienne. Il s'inspira dans ses œuvres de la musique traditionnelle norvégienne et assura notamment la mise en musique de pièces d'Henrik Ibsen.

La Norvège est connue entre autres pour avoir hébergé de nombreux groupes de Black metal, notamment dans les années 1990. En voici une liste non exhaustive : Mayhem, Darkthrone, Burzum, Immortal, Emperor, Satyricon, Dimmu Borgir et bien d'autres encore. Plus récemment d'autres groupes sont apparus tels que 1349 ou Taake. Certains membres de ces groupes ont d'ailleurs été à l'origine de crimes ou de vandalisations (par exemple de nombreuses églises en bois debout ont été brûlées, comme l'église de Fantoft en 1993 par Varg Vikernes de Burzum) dans les années 1990.

Cependant plusieurs d'entre eux se sont éloignés du black metal traditionnel pour aller vers une forme de musique unique et piochant par exemple dans l'electro, le progressif ou l'indus. On peut citer par exemple Arcturus et Dodheimsgard. Certains vont même à changer radicalement de style comme Ulver qui est passé par l'ambient méditatif et l'électro/jazz avant d'arriver à une mixture inédite sur Blood inside. La Norvège comporte d'autres groupes de metal comme Theatre of Tragedy ou Tristania qui pratiquent du metal gothique.

Le jazz est bien développé en Norvège, la figure majeure étant Jan Garbarek, connu pour son travail avec Keith Jarrett, et sa sonorité si particulière. De la même génération que Garbarek, Arild Andersen et Jon Christensen sont des musiciens confirmés, avec de nombreuses collaborations internationales. Parmi la jeune génération, Trygve Seim et Tord Gustavsen assurent un renouveau acoustique, tandis que Nils Petter Molvær, Bugge Wesseltoft, Jaga Jazzist et Wibutee expérimentent le mélange avec la musique électronique.

Enfin, depuis les années 1980 et malgré une image de boys-band, le groupe A-ha reste le représentant de la pop norvégienne à travers le monde. Leur dernier album en date, Analogue, sorti en 2005, s'est vendu à plus de 550 000 exemplaires.

Dans le cadre de la pop, on peut trouver des groupes mondialement connus comme Kings of Convenience, Röyksopp, Sondre Lerche, Thomas Dybdahl, Madrugada etc.

Classements internationaux

Classements politiques et économiques
Freedom in the World 2007 : libre, classée n°1 en politique et libertés publiques[15]
Liberté de la presse 2007 : 1re (ex æquo avec l'Islande)[16]
PIB par personne 2006 : $ 55 600[3]
Indice de développement humain 2007/2008: 1re (ex æquo avec l'Islande)[1]
Égalité de revenus : Entre 0.25 et 0.29 [17]
Alphabétisation 2003 : 100 %[3]
Chômage 2007 : 2,4 %[3]
Global Peace Index : 3eme (1,343)[2],[18]
Corruption 2007 : 9e nation la moins corrompue (8,7)[19]
Liberté économique : 28ème [20]
Classements santé
Taux de fécondité 2008 : 1,78 enfants par femme[3]
Taux de natalité 2008 : 11,12 pour chaque 1 000 personnes[3]
Mortalité infantile 2008 : 3,61 pour chaque 1 000 naissances[3]
Taux de mortalité 2008 : 9,33 pour chaque 1 000 personnes[3]
Espérance de vie 2008 : 79,81 ans (77,16 pour les hommes, 82,6 pour les femmes)[3]
Taux de suicide 1997 : 14,6 (21,6 hommes et 8,9 femmes) pour chaque 100 000 personnes[21]
Taux de VIH/Sida 2001 : 0,10 % (soit 2 100 personnes, avec moins de 100 morts par an en 2003)[3]
Autre
Émissions de dioxyde de carbone par habitant 2004 : 87,5 tonnes par personne[1]
Consommation d'électricité 2005 : 113 900 000 000 kWh[3]
Utilisateurs d'internet 2006 : 4,074 millions[3]
Global Prosperity Index : 3e en richesse matérielle et 5e en satisfaction de vie[22]
Égalité des sexes 2005 : 3e[1]

Codes

La Norvège a pour codes :

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

  • Regards sur la société norvegienne, Nordiques n°14, Institut Choiseul, été-automne 2007.
  • Franck Orban, La Norvège et l’Union européenne : entre européanisation et marginalisation.
  • Pernille Rieker, L'Union européenne, la Norvège et le Grand Nord, Nordiques n°9, Les enjeux du Grand Nord, Institut Choiseul, Hiver 2005-2006, p. 53-66.
  • Jonas Gahr Store, La Norvège, la France et le Grand Nord, Nordiques n°9, Les enjeux du Grand Nord, Hiver 2005-2006, p. 41-52.
  • Matthieu Chillaud, La Norvège et la sécurité dans la région de la mer de Barents, Nordiques n°7, Questions stratégiques, Printemps-Été 2005, p. 65-82.
  • Gunnar Skirkbekk, La philosophie gagne du terrain en Norvège. Vogue ou instrument pour surmonter la crise des sociétés modernes ?, Nordiques n°3, Les philosophies nordiques, Hiver 2003-2004, p. 65-75.
  • Les pays nordiques et l'Europe à l'heure de l'élargissement, Nordiques n°2, Institut Choiseul, mai-août 2003, p. 77-95.

Liens externes

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Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article en anglais intitulé « Norway ».

  1. a , b , c  et d (en) The Human Development Index - Norway ; UNDP Human Development Reports
  2. a  et b (en) Norway rated most peaceful nation ; BBC News ; 30 mai 2007
  3. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k  et l (en) CIA World Factbook: Norway
  4. (no) Kristiansund + Frei = Sant ; ks.no
  5. "Paul Rolier" de Christian LAROZE, 2006, aux éditions de l'Ecluse-Chatillon Coligny-Loiret
  6. (no) Norges utenriksstasjoner
  7. (no) Liste des ambassades étrangères à Oslo (document Excel à télécharger)
  8. (en)[pdf] Eurobarometer on Social Values, Science and Technology 2005, page 11
  9. (no) Klassekampen : Nordmenn minst religiøse
  10. (no)(en) Membership figures reached 400 000 ; Statistisk sentralbyrå : 1er janvier 2007
  11. (no) Eivind Bråstad Jensen ; Fra fornorskningspolitikk mot kulturelt mangfold ; Nordkalott-Forlaget ; 1991
  12. (en) I. Bjørklund, T. Brantenberg, H. Eidheim, J.A. Kalstad et D. Storm ; article dans le Australian Indigenous Law Reporter ; 1 7(1) ; 2002
  13. a , b , c  et d (no)(en) Immigrant population
  14. Les paniers-repas des enfants norvégiens fortement critiqués
  15. (en) Country report: Norway (2007) ; Freedom House
  16. (en) Worldwide Press Freedom Index 2007 ; Reporters sans frontières
  17. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:World_Map_Gini_coefficient.svg
  18. (en) Global Peace Index rankings
  19. (en) Corruption Perceptions Index 2007 ; Transparency International
  20. http://www.heritage.org/Index/Country/Norway
  21. (fr)[pdf] La violence dirigée contre soi-même ; Organisation mondiale de la santé
  22. (en) The 2007 Legatum prosperity index
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