Saint-Marin

Saint-Marin
Repubblica di San Marino (it)
République de Saint-Marin (fr)
Drapeau de Saint-Marin Armoiries de Saint-Marin
(Drapeau de Saint-Marin) (Armoiries de Saint-Marin)
Devise nationale : Libertas (en latin : « Liberté »)
carte
Langue officielle Italien
Capitale Saint-Marin
43°56′5″N 12°26′46″E / 43.93472, 12.44611
Plus grande ville Serravalle
Forme de l’État République parlementaire
 - Capitaines-régents Gabriele Gatti et Matteo Fiorini
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 189e
61 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 190e
31 817[1] hab.
491 hab./km2
Indépendance
 - Fondation supposée
 - Constitution
 
3 septembre 301
8 octobre 1600
Gentilé Saint-Marinais
Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1 (+2 en été)
Hymne national Inno Nazionale della Repubblica
Code ISO 3166-1 SMR, SM
Domaine internet .sm
Indicatif
téléphonique
+378


Carte de Saint-Marin.

Saint-Marin, en forme longue la Sérénissime République de Saint-Marin, en italien San Marino et Repubblica di San Marino, est le troisième plus petit État d’Europe après le Vatican et Monaco et le cinquième au monde après ces deux mêmes États, plus Nauru et Tuvalu. C’est aussi la doyenne des républiques.

Enclavé à l’intérieur de l’Italie entre l’Émilie-Romagne et les Marches, Saint-Marin compte au 31 mai 2011, 31 978 habitants, dont 5 002 étrangers. Il y a 6 695 Saint-Marinais résidant à l’étranger.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Saint-Marin.

Vers l’an 300, un modeste tailleur de pierres nommé Marinus aurait quitté son île natale de Rab, en Dalmatie, pour s’installer dans la ville de Rimini en tant que maçon. Avant même que la grande vague de persécution contre les chrétiens lancée par l’empereur Dioclétien en 303 n’ait commencé, le pieux Marinus prit la fuite et se réfugia sur le mont Titano, situé à proximité. Un nombre grandissant de persécutés vinrent le rejoindre, et établirent ainsi sur le Titano une communauté chrétienne. La date officielle de naissance de cette communauté, aujourd’hui, est conventionnellement fixée au 3 septembre 301.

En 313, à la suite de l’édit de tolérance de Constantin et à la fin des persécutions, Marinus fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini. Une patricienne romaine convertie au christianisme, du nom de Donna Felicissima, lui fit par ailleurs don du mont Titano, dont elle détenait jusque-là la propriété.

L’établissement définitif de la communauté de Saint-Marin est symbolisé par la mort de son fondateur à l’automne de l’an 366, et surtout par ses derniers mots : « Relinquo vos liberos ab utroque homine.  » (« Je vous laisse libres des autres hommes »).

Vers l’an 1200, l’accroissement continuel de la population avait fini par rendre nécessaire une expansion territoriale, et il fut procédé à deux reprises à l’achat de châteaux voisins et de leurs dépendances. Peu de temps auparavant, Saint-Marin était devenue une cité-république à part entière, dotée de son propre code juridique. Le plus ancien des codes ayant pu être conservés date de l’an 1295. Au cours des trois siècles suivants, les lois saint-marinaises furent constamment précisées et mises à jour dans de nouvelles versions : le sixième et dernier code, publié le 21 septembre 1600, est constitué de pas moins de six tomes et de 314 rubriques, ce qui témoigne du degré de sophistication atteint par la société.

Dès cette époque, la république comptait pour sa protection sur une armée parfaitement formée et organisée, dans laquelle tout homme âgé de 14 à 60 ans était susceptible de servir en cas de conflit. À partir de 1243, la coutume fut prise d’élire deux capitaines-régents à la tête de la cité pour un mandat de six mois, une pratique encore en usage aujourd’hui.

Le Rocca o Guaita, un des châteaux de Saint-Marin

La deuxième moitié du XIIIe siècle fut une période difficile pour la cité. La république de Rimini, d’obédience guelfe et alors sous la domination de la famille Malatesta, tenta de prendre le contrôle de Saint-Marin : seule une alliance contractée avec le gibelin comte d'Urbino 1299. Cette victoire ne mit cependant pas un terme aux tentatives d’annexion visant la ville. Dès 1291, un ecclésiastique nommé Teodorico tenta de soumettre les Saint-Marinais au pape et à l’impôt : une longue dispute juridique s’ensuivit et fut résolue par un célèbre homme de droit et érudit originaire de Rimini, Palamede, qui trancha en faveur de Saint-Marin. À peine cinq ans plus tard, en 1296, ce fut la famille Feretrani qui tenta de revendiquer ce territoire, mais sans succès : un nouveau jugement de Palamede, communiqué par ailleurs au pape Boniface VIII, établit cette fois clairement la souveraineté pleine et entière des Saint-Marinais.

Le conflit séculaire opposant la petite république à la famille Malatesta se termina en 1463 par la victoire de Saint-Marin, à l’issue de laquelle le pape Pie II attribua à la République les trois seigneuries de Fiorentino, Montegiardino et Serravalle. L’année suivante, la seigneurie voisine de Faetano fut volontaire pour intégrer à son tour la communauté saint-marinaise : cet épisode constitue à la fois la dernière guerre et la dernière expansion territoriale de Saint-Marin. César Borgia, le célèbre duc de Valentinois et fils du pape Alexandre VI, a certes envahi Saint-Marin en 1503 pour y imposer sa domination autoritaire. Néanmoins cette occupation fut de courte durée : l’armée de Borgia fut anéantie lors d’une révolte du duché d’Urbin, à laquelle participèrent d’ailleurs quelques Saint-Marinais.

Une nouvelle invasion du territoire fut l’occasion de ressusciter la fierté nationale des Saint-Marinais : le 17 octobre 1739, le cardinal Giulio Alberoni, légat du pape en Romagne, s’attaqua à la République. Alberoni agissait ainsi pour son compte personnel et non par ordre du pape, et c’est tout naturellement vers ce dernier que Saint-Marin se tourna. Clément XII envoya sur place le cardinal Enrico Enriquez pour lui rendre compte de la situation. Sur la base des indications fournies par ce dernier, le pape enjoignit immédiatement au cardinal Alberoni de libérer Saint-Marin : le 5 février 1740, moins de six mois après l’invasion, la République retrouva ainsi sa liberté.

Lorsqu’à partir de 1796, Napoléon Bonaparte assura sa domination à travers toute l’Italie en y fondant plusieurs États-satellites (République romaine à Rome, République parthénopéenne à Naples, etc.), Saint-Marin s’empressa de conclure des accords commerciaux avec ces nouvelles entités politiques, manifestant ainsi son alliance avec Bonaparte.

Giuseppe Garibaldi a trouvé refuge à Saint-Marin, dont il a obtenu la citoyenneté

Il est souvent rapporté que Bonaparte, au cours de la campagne d’Italie, aurait donné l’ordre à ses troupes de s’arrêter aux frontières de Saint-Marin et de ne pas les franchir — le futur empereur était, selon plusieurs témoignages, un grand admirateur de ce petit État qui n’avait jamais fait acte de soumission à quiconque. En guise d’hommage, et avec la magnanimité du vainqueur, il voulut même offrir à Saint-Marin deux canons, plusieurs chariots de céréales et surtout une expansion territoriale jusqu’à la mer. La sagesse et la retenue légendaire des Saint-Marinais ne leur firent pas défaut en cette occasion : la perspective d’étendre leur territoire et de s’imposer aux yeux des autres nations fut poliment déclinée. La communauté avait en effet conscience qu’il leur aurait été par la suite impossible de vivre en paix avec leurs voisins. Seuls les chariots de victuailles, moins compromettants, trouvèrent grâce à leurs yeux.

Pendant toute la période dite du Risorgimento, au cours de laquelle les mouvements révolutionnaires se multiplièrent en Italie, Saint-Marin servit de terre d’asile à de nombreux exilés. Après la répression des révolutions de 1848/49, le célèbre Giuseppe Garibaldi y trouva par exemple refuge, avant de recevoir en 1861 la citoyenneté saint-marinaise.

Dès le 22 mars 1862, un ambitieux traité d’amitié et de coopération fut conclu entre Saint-Marin et le nouveau Royaume d'Italie, les deux États y étant considérés sur un pied d’égalité. La convention fut renouvelée le 27 mars 1872.

La neutralité de Saint-Marin pendant la Seconde Guerre mondiale

Après l’accession au pouvoir le 1er avril 1923 des deux premiers capitaines-régents d’idéologie fasciste, le parti fasciste saint-marinais (Partito Fascista Sammarinese) remporta la majorité absolue des sièges lors des élections du 4 avril. Par la suite, et malgré sa collaboration affichée avec le dictateur Benito Mussolini, la République ne fournit aucun soldat aux Forces armées italiennes. Par ailleurs, la traditionnelle neutralité du petit État conduisit le gouvernement fasciste de Saint-Marin à ne pas s’engager officiellement dans la Seconde Guerre mondiale. Le 28 juillet 1943 vit finalement la dissolution du parti fasciste saint-marinais, trois jours après le renversement de Mussolini. Le petit État accueillit par la suite près de 100 000 réfugiés fuyant les combats plus au sud.

Après avoir chassé les troupes allemandes de la région, les États-Unis s’installèrent à Saint-Marin à titre provisoire jusqu’en novembre 1944, notamment pour aider au rapatriement des nombreux réfugiés qui s’y trouvaient.

Le pays a la particularité d'avoir été le premier pays d'Europe de l'Ouest à avoir un gouvernement communiste : entre 1947 et 1957, le Parti communiste saint-marinais gouverne en coalition avec le Parti socialiste saint-marinais. Saint-Marin est ainsi le premier pays au monde dans lequel un parti communiste est arrivé au pouvoir aux termes d'élections libres. Une nouvelle coalition entre communistes et socialistes gouverne entre 1978 et 1986. Pendant les années 1990, le Parti communiste connut un adoucissement de sa ligne idéologique et se rebaptisa Parti progressif-démocrate. Depuis lors, il dirige le pays en coalition avec le parti dominant des chrétiens-démocrates.

Saint-Marin est devenu en 1988 un membre du Conseil de l’Europe et a adhéré en 1992 à l’Organisation des Nations unies.

Politique

Le trône d’un des deux capitaines-régents
Article détaillé : Politique de Saint-Marin.

Saint-Marin est un État indépendant. C'est une des plus anciennes républiques du monde après l'Islande, et c'est en tout cas la plus ancienne république du monde ayant continuellement existé depuis sa création. Sa constitution, qui date de 1600, est la plus ancienne constitution encore en vigueur de nos jours.

Le pouvoir législatif revient au Consiglio Grande e Generale (Grand Conseil Général), dont les soixante membres sont élus par les citoyens tous les cinq ans. Le Conseil approuve le budget de l’État et nomme les deux capitaines-régents. Ces derniers sont concurremment chefs de l’État et dirigent le Congresso di Stato : ils restent six mois en fonction et sont nommés solennellement deux fois par an, le 1er avril et le 1er octobre. Cependant, ils peuvent être élus pour un deuxième mandat, mais cela arrive très rarement. Certains ont à nouveau occupé ce poste après un certain laps de temps. Les deux capitaines-régents parlent d'une seule voix.

Le Congresso di Stato (Congrès d’État), dirigé par les capitaines-régents, détient le pouvoir exécutif. Il est composé de dix secrétaires d’État (Segretari di Stato).

Le « Conseil des Douze » (Consiglio dei XII) est élu par le Consiglio Grande e Generale pour toute la durée de la législature. Il constitue le sommet de la juridiction administrative et la plus haute instance juridique de la République.

L’Arengo était autrefois une institution médiévale regroupant tous les chefs de famille. Ses prérogatives ont depuis été transférées au Consiglio Grande e Generale. On désigne désormais sous le nom d’Arengo l’ensemble des Saint-Marinais disposant du droit de vote. Les citoyens sont convoqués deux fois par an au Conseil, le dimanche suivant l’entrée en fonction des capitaines-régents, et peuvent ainsi soumettre des questions d’intérêt public à leurs représentants.

La République de Saint-Marin entretient actuellement des relations diplomatiques et consulaires avec plus de soixante-dix pays, à l’intérieur comme à l’extérieur du continent européen. Les représentations diplomatiques du pays à l’étranger ont le plus souvent rang de consulats ou de consulats généraux, comme par exemple le consulat général de Francfort-sur-le-Main.

Saint-Marin est membre de nombreuses organisations internationales, dont l’Organisation des Nations unies, l’UNESCO, le Conseil de l’Europe, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale de la santé ou la Cour pénale internationale. La République entretient également des relations officielles avec l’Union européenne et participe aux travaux de l’OSCE.

Subdivisions

Article détaillé : Castelli de Saint-Marin.
Castelli de Saint-Marin

Le territoire de Saint-Marin est divisé en neuf castelli (Châtellenie : communes) reprenant les anciennes délimitations des seigneuries. Chaque castello dispose d’un conseil municipal élu par les habitants, la Giunta, dont la présidence est assurée par un « capitaine » (Capitano) élu tous les cinq ans.

Castello Code postal
Saint-Marin 47890
Acquaviva 47892
Borgo Maggiore 47893
Chiesanuova 47894
Domagnano 47895
Faetano 47896
Fiorentino 47897
Montegiardino 47898
Serravalle 47899
47891

Géographie

Article détaillé : Géographie de Saint-Marin.

La République de Saint-Marin (43° 56’ 06’’ N, 12° 26’ 56’’E) se situe à la pointe orientale du massif montagneux des Apennins. Le pays est frontalier de deux régions italiennes : l’Émilie-Romagne au nord-est, et les Marches au sud-ouest.

Panorama depuis la ville de Saint-Marin

Le territoire saint-marinais, de la forme d’un quadrilatère aux côtés irréguliers, est pour l’essentiel très accidenté. Sa superficie est de 60,57 km², c’est-à-dire inférieure à de nombreuses villes moyennes européennes. Les douze kilomètres séparant les extrémités nord et sud du pays sont dominés par l’imposante masse calcaire du mont Titano (rocher du Titan), qui culmine à 739 mètres. La ville de Saint-Marin se situe d’ailleurs au pied de son versant sud-ouest.

Paysage saint-marinais

Deux principaux cours d’eau prennent leur source à Saint-Marin : l’Ausa et le Fiumicello. Les deux autres rivières, le San Marino et le Marano, ne font que traverser le pays.

Saint-Marin est soumis à un climat de type méditerranéen, qui a néanmoins tendance à s’adoucir par rapport à la côte en raison de l’altitude. En été, les températures varient de 20 à 30 °C, et en hiver de -2 à 10 °C. Les saisons estivales particulièrement chaudes peuvent néanmoins conduire le thermomètre jusqu’à 35 °C, et il arrive en hiver de passer sous la barre des -5 °C, auquel cas le mont Titano peut se couvrir de neige. Les précipitations tendent à se répartir de manière harmonieuse tout au long de l’année, pour atteindre un niveau moyen de 550 mm par an.

Les pentes abruptes du mont Titano, tout comme les autres paysages escarpés de Saint-Marin, sont recouverts d’une végétation assez dense, typique de l’écosystème méditerranéen. On y trouve aussi bien des forêts à essences feuillues, remplies d’érables et de chênes, que des étendues de conifères, en particulier de nombreux pins. Dans les zones broussailleuses et buissonnières du maquis dominent le laurier, la myrte, la lavande, des fraisiers et les oliviers.

La faune de la région se compose surtout d’espèces ayant su s’adapter ou même profiter de la présence humaine, et que l’on peut par conséquent observer à proximité des habitations : c’est notamment le cas du renard, du lièvre, du hérisson et de la martre. D’autres animaux, comme le chevreuil ou la belette, ont élu domicile dans les étendues forestières, qui offrent une bonne protection. Les espèces d’oiseaux sont tout aussi variées : des faucons nichent par exemple sur les rochers les plus abrupts ou au sommet des arbres. Parmi les oiseaux chanteurs, on compte entre autres le rossignol, le loriot, le chardonneret, le serin et la linotte mélodieuse.

Économie

Le Palazzo Pubblico de Saint-Marin : le petit État est devenu un lieu très prisé des touristes
Pièce saint-marinaise de 2 €
Article détaillé : Économie de Saint-Marin.

Saint-Marin ne possède aucune ressource naturelle : son territoire est donc principalement tourné vers l’agriculture et la sylviculture, deux domaines cependant en déclin en raison de l’accroissement de la population. On cultive notamment les céréales, la vigne, les olives et les fruits. L’élevage se concentre pour l’essentiel sur les bœufs et les cochons.

Jusqu’aux années 1960, les Saint-Marinais vivaient principalement de l’agriculture, de l’élevage et de l’exploitation de quelques carrières de pierre. Depuis, les activités du petit pays se sont diversifiées avec l’essor de l’artisanat, du commerce et même de l’industrie, tous ces domaines ayant été favorisés par l’explosion du tourisme. Parmi les produits locaux, on compte des objets en céramique, des meubles, des confiseries, des liqueurs, de la peinture et du vernis, ou encore des produits textiles en soie.

Saint-Marin exporte surtout du vin et de la laine, des produits artisanaux et des timbres. La vente de timbres saint-marinais aux passionnés de philatélie à travers le monde assure en effet 10 % du PIB national. L’autre grande source de profits, le tourisme, représente directement ou indirectement plus de 60 % des revenus de l’État : aucun impôt ou presque n’est exigé des habitants. Les importations, quant à elles, consistent principalement en produits manufacturés et en biens de grande consommation. Mais Saint-Marin doit également se procurer de l’or en quantité importante pour ses nombreux orfèvres et bijoutiers.

Le revenu annuel net moyen s’élève à 12 125 euros (2005). 52 % de la population active travaille dans le secteur des services, 41 % dans le secteur secondaire et 7 % dans l’agriculture. L’inflation reste modérée, à 2,6 %.

Jusqu’à l’entrée en vigueur de l’Union économique et monétaire, la monnaie du pays était la lire italienne. En 1972, et après une interruption de 34 ans, Saint-Marin avait recommencé à frapper ses propres pièces de monnaie (les lires saint-marinaises), qui pouvaient s’utiliser indifféremment de la lire italienne et avaient la même valeur. Quelques pièces en or furent également frappées un peu plus tard, mais n’avaient cours légal que sur le territoire de la République. Depuis le 1er janvier 2002, suite à un accord avec l’Union européenne, Saint-Marin utilise officiellement l’euro comme nouvelle monnaie, et a l’autorisation de frapper ses propres pièces avec une face nationale, tout comme les autres États-membres de la zone euro.

Société

Cathédrale de Saint-Marin

Langue

Article détaillé : Langue italienne.

La langue officielle de Saint-Marin est l’italien. Du fait de la forte affluence touristique dans la région, presque tous les habitants peuvent cependant s’exprimer couramment dans une autre langue, le plus souvent en anglais, en allemand ou en français.

Le romagnol, un dialecte du nord-italien, est en outre assez répandu à Saint-Marin, en particulier chez les personnes les plus âgées.

Religion

92,3% de la population est de confession catholique, et seuls 3 % des habitants se déclarent sans religion. Cette prédominance de l’Église catholique romaine se retrouve dans le paysage architectural de la République, qui compte plusieurs églises ou cathédrales monumentales.

Démographie

Article détaillé : Démographie de Saint-Marin.

La population saint-marinaise s’élevait au 31 décembre 2002 à 28 753 habitants. Elle se compose à 83,1 % de Saint-marinais de souche et à 12 % d’Italiens. Plus de 13 000 ressortissants de Saint-Marin vivent par ailleurs à l’étranger. Le pays, en raison de sa taille réduite, a une forte densité de population, de l’ordre de 475 habitants par km². Le taux de natalité atteint 10,3 ‰ tandis que le taux de mortalité n’est que de 8 ‰, ce qui fait que la population connaît toujours un accroissement naturel positif.

La capitale, Saint-Marin, ne compte que 4 483 habitants : la population se concentre en effet davantage dans les deux castelli de Serravalle, avec 9 265 habitants, et de Borgo Maggiore, avec 5 916 habitants. Suivent, après la capitale, Domagnano (2 651 hab.), Fiorentino (2 031 hab.), Acquaviva (1 602 hab.) et Faetano (1 050 hab.). Les autres castelli sont des villages ruraux de moins d’un millier d’occupants : c’est le cas de Chiesanuova (969 hab.) et de la minuscule Montegiardino (786 hab.).

Culture

Article détaillé : Culture de Saint-Marin.
La Guardia del Consiglio Grande e Generale

La célébration de la fête nationale, le 3 septembre (en référence au 3 septembre 301) est ponctuée de festivités populaires et folkloriques.

La nomination des capitaines-régents tous les six mois, de même, est l’occasion d’une grande cérémonie. À ce titre, la Garde du Grand Conseil général (Guardia del Consiglio Grande e Generale) joue un rôle déterminant : fondée à la suite de la victoire remportée contre le cardinal Alberoni en 1740, ce corps de garde composé de citoyens volontaires utilise toujours ses uniformes historiques et reste habilité à assurer la protection des capitaines-régents et du Consiglio. Les gardes, de concert avec les principales personnalités temporelles et spirituelles de Saint-Marin, organisent ainsi les festivités liées à l’entrée en fonction des deux nouvelles têtes de l’exécutif.

Saint-Marin possède une petite université, l’Università degli Studi di San Marino. Elle comprend notamment le Centre international d’études sémiotiques et cognitives, fondé par l’auteur italien Umberto Eco en 1998, lequel enseigna à cette université jusqu’en 1995. Avant l’apparition de cet établissement, Saint-Marin disposait déjà d’un institut privé et soutenu par le gouvernement, l’Académie internationale des sciences de Saint-Marin (Accademia Internazionale delle Scienze San Marino, ou « AIS San Marino »), dont l'une des langues officielles est l'espéranto. Cette dernière a néanmoins transféré la plupart de ses activités à l’étranger.

La ville de Saint-Marin compte de nombreux musées. Le palais Pergami Belluzzi abrite ainsi le musée national (Museo di Stato) et ses milliers de pièces retraçant l’histoire de Saint-Marin : découvertes archéologiques, documents historiques, pièces de monnaie et toiles de peinture. L’édifice appelé « Deuxième Tour », quant à lui, contient un musée des « armes antiques » (Museo delle Armi Antiche) proposant au visiteur plus de 1 500 pièces couvrant principalement la période allant du XVe au XVIIe siècle.

Sport

Sports mécaniques

Auto

Tracé du circuit d’Imola

Les Grand Prix automobile de Saint-Marin n’avaient pas lieu sur le territoire du petit pays mais 100 km plus au nord-ouest, à Imola, sur l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari. Cette circonstance tient à une suite d’opportunités remontant au début des années 1980.

En 1980, le Grand Prix automobile d'Italie, traditionnellement organisé à Monza, avait été transféré à Imola. À la suite de nombreuses protestations, cette décision fut annulée dès l’année suivante. Afin toutefois de ne pas avoir à renoncer au circuit d’Imola, situé au cœur de l’univers Ferrari, le Grand Prix automobile de Saint-Marin vit le jour en 1981, et continua à être organisé jusqu'en 2006. Il fut marqué notamment par les décès de Roland Ratzenberger aux essais et de Ayrton Senna en course lors de l'édition de 1994.

Moto

La République de Saint-Marin a également servi de prête-nom à plusieurs manches du championnat du monde de vitesse moto. Le Grand Prix moto de Saint-Marin s'est disputé, à l'instar du Grand Prix de Formule 1, sur le tracé d'Imola (en 1981 et 1983) mais également sur le circuit du Mugello (en 1982, 1984, 1991 et 1993) ainsi que sur celui de Misano (de 1985 à 1987, et depuis 2007).

Football

Logo de la Fédération saint-marinaise de football

Malgré sa population très réduite, le pays dispose de son propre championnat de football, dont les modalités sont gérées par la fédération nationale (Federazione Sammarinese Giuoco Calcio, ou FSGC). Cette dernière, fondée en 1931, regroupe quinze équipes, qui s’affrontent tout d’abord au sein de deux groupes de sept ou huit équipes. Les trois meilleures équipes de chaque groupe jouent ensuite pour la coupe.

Le Saint-Marin Calcio participe cependant au championnat d'Italie de Série C1 (troisième division italienne).

Saint-Marin compte une équipe nationale de football depuis 1986. L’équipe nationale a connu en tout 67 défaites, et n’a pour l’instant remporté la victoire qu’une seule fois : le 29 avril 2004, sous la supervision de l’entraîneur Giampaolo Mazza, les Saint-marinais vainquirent le Liechtenstein 1 à 0 lors d’un match amical.

Transports

Il existait un chemin de fer à voie étroite, de Rimini à Saint-Marin, fermé dans les années 1960. De plus, l'aéroport de Rimini sert également d'aéroport international à la communauté, puisque qu'il est désigné comme « Aéroport de Rimini - République de Saint-Marin »[2].

Divers

Saint-Marin a pour codes :

Voir aussi

Références

  1. Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. Site de l'aéroport

Liens internes

Liens externes

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