- La Javie
-
La Javie
DétailAdministration Pays France Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Département Alpes-de-Haute-Provence Arrondissement Digne-les-Bains Canton La Javie Code commune 04097 Code postal 04420 Maire
Mandat en coursÉric Auzet
2008-2014Intercommunalité Communauté de communes de Haute Bléone Démographie Population 391 hab. (2008) Densité 10 hab./km² Géographie Coordonnées Altitudes mini. 752 m — maxi. 2186 m Superficie 37,27 km2 La Javie (La Jàvia en provençal selon la norme classique et La Javio selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Javidois.
Sommaire
Géographie
Le village est construit au confluent de La Bléone et de l'Arigeol, à 800 m d’altitude[1],[2]. Il est au pied du col du Labouret.
Les clues de Barles sont un site inscrit. Autres clues au Péouré.
Sommets :
- crête du Blayeul
Histoire
Des tombes gallo-romaines ont été découvertes à Chaudol.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1049 (Gaveda)[1]. L’abbaye Saint-Victor de Marseille avait des biens dans la commune. Le fief était partagé entre plusieurs familles nobles[3]. La communauté de Chaudol, cité dès le VIIIe siècle[réf. nécessaire], et qui comptait 26 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et rattachée à celle de La Javie au XVe siècle[3].
Située sur le chemin entre les vallées de l’Ubaye et de la Bléone, La Javie accueille une foire à la fin du Moyen Âge. Un péage taxe les commerçants qui passent d’une vallée à l’autre[4].
Malgré la petite taille du village, une société patriotique est créée durant la Révolution à Esclangon (environ 70 hab en 1790)[5]. Une autre société patriotique est créée à la même époque à La Javie (fin 1792)[6].
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village de La Javie est à peu près totalement détruit par les Allemands qui pensaient que les villageois soutenaient le maquis[7].
Esclangon est cité au XIIIe siècle (Sclangone ou Sclango). La communauté compte 11 feux en 1315, et 5 en 1471. En 1765, il y a 32 habitants[8]. La commune est rattachée à La Javie en 1973[9].
Toponymie
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1049 (Gaveda), dérivé selon Charles Rostaing de l’hydronyme *Gava, et selon Ernest Nègre, du nord-provençal javio, désignant un récipient à eau (jatte ou abreuvoir)[10],[11]. Dans le cas où l’hypothèse de Rostaing serait la bonne, il est probable que le nom du lieu soit plus ancien que les Gaulois, sans que l’on puisse avancer l’hypothèse d’une occupation humaine dès cette époque[12].
Le lieu-dit Chaudol est cité dès 780 (villa Caladius)[13]. Selon l’Atlas historique de la Provence, le nom du lieu est probablement plus ancien que les Gaulois, ainsi que le toponyme Esclangon[12].
Héraldique
Blasonnement :
« De gueules à un château d’argent, maçonné de sable, surmonté d’un soleil d’or. »[14].Économie
Commerce
L'Auberge Roman, qui porte le label Bistrot de pays[15], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[16]. Le café restaurant "Au bon coing" Une boulangerie pâtisserie Une épicerie Un boucher-charcutier ambulant le mercredi matin
Administration
Municipalité
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité Mars 2001 Mars 2011 Roger Carteron DVG 29 mars 2011 Éric Auzet ... Services publics
La commune est dotée d’une école primaire[17], d’une gendarmerie, d’une caserne de pompiers, et d’un bureau de poste. La gendarmerie, l’école, le centre de secours et le bureau de Poste sont menacés de fermeture[18].
Démographie
Courbe d'évolution démographique de La Javie depuis 1793
Lieux et monuments
Deux ponts anciens sont situés à La Javie :
- le pont sur la Bléone est construit en 1782, avec quatre arches plein cintre[21] ;
- un pont daté de 1881, sur l’ancienne route du col de Boulard[22].
L’église paroissiale, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste et le patronage de sainte Marie Madeleine, est reconstruite en 1822 à La Javie, puis largement reprise en 1896. La nef est constituée de trois travées en berceau surbaissé, sauf la travée de chœur, en berceau. Le clocher est ajouté en 1828. Les contreforts datent de 1896. La façade, crépie en 1896, est à nouveau restaurée en 1926[23]. Elle contient une Crucifixion où sainte Catherine est présente, peinte au XVIIe siècle et classé monument historique au titre objet[24] ainsi qu'un calice[25]faisant l'objet du même type de protection.
- Vestiges d'un château fort à La Javie[1]
- Vestiges d'un ancien village et d'un château fort à Esclangon[1]
- Ecomusée (dans l'ancien presbytère, au-dessus de la boulangerie): contact par la mairie
- Église Saint-André à Esclangon[1]
- Chapelle au Grand[1]
- Chapelle Notre-Dame[1]
- Oratoires Saint-Marc, Saint-Jean, à la Bouisse[1]
- Usine hydro-électrique de 30-Pas désaffectée
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Articles de Wikipédia
Liens externes
Sources
Bibliographie
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
Notes
- Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7)
- Altitude également indiquée sur un repère du Nivellement général, au centre du village, près de l’église, face à la fontaine
- Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 171 et 179
- Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 295
- Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
- M. Villard, « La guerre de 1939-1945, la Résistance et le débarquement en Provence », carte 195 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
- Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 174
- EHESS, notice communale de La Javie sur la base de données Cassini, consultée le 25 juillet 2009
- Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 170
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 21499, p 1148
- Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
- Rostaing, op. cit., p 119
- Banque du Blason
- La charte Bistrot de Pays
- L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
- Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
- Delphine, habitante de La Javie, « La poste va fermer, La Javie être désertée, mais qui s'en soucie ? », Rue89, article consulté le 20 décembre 2010
- Insee, Population municipale au 1er janvier 2007, consulté le 3 janvier 2010
- La Javie sur le site de l’Insee
- Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 87
- Cité dans Philippe Autran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006
- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 378
- Arrêté du 30 décembre 1991, Tableau : crucifixion avec sainte Catherine (la), sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
- Arrêté du 30 décembre 1991, Calice, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 4 mars 2011
<ref>
avec le nom « pref » définie dans<references>
n’est pas utilisé dans le texte précédent.
Wikimedia Foundation. 2010.