Madagascar

Madagascar
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Repoblikan'i Madagasikara (mg)
République de Madagascar (fr)
Drapeau de Madagascar Sceau de Madagascar
(Drapeau de Madagascar) (Sceau de Madagascar)
Devise nationale : Fitiavana, Tanindrazana, Fandrosoana
(Amour, Patrie, progrès)
carte
Langues officielles malgache
français
Capitale Antananarivo
18°54′57″S 47°31′18″E / -18.91583, 47.52167
Plus grande ville Antananarivo
Forme de l’État Gouvernement intérimaire
 - Président de la Transition
- Premier ministre
Andry Rajoelina
Omer Beriziky
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 47e
587 040 km2
0,95
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 56e
21 281 844[1] hab.
36,25 hab./km2
Indépendance
 - Date
 
De la France
26 juin 1960
Gentilé Malgache
Monnaie Ariary (AR)
Fuseau horaire UTC +3
Hymne national Ry Tanindrazanay malala ô
(Ô, Notre chère patrie)
Code ISO 3166-1 MDG, MG
Domaine internet .mg
Indicatif
téléphonique
+261


Madagascar, en forme longue la République de Madagascar, en malgache Madagasikara et Repoblikan'i Madagasikara, est un État indépendant situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, séparé de l'Afrique par le canal du Mozambique large de 415 km. Sa capitale est Antananarivo[2]. Madagascar est souvent appelée l'« île-continent », l'« île rouge » ou le « huitième continent ».

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar, situation à laquelle l'invasion coloniale française de 1895 met fin. Le premier gouvernement malgache voit le jour le 10 octobre 1958 et en 1960, Madagascar retrouve son indépendance après une lutte nationaliste incessante contre la France. Le pays est ainsi parmi les premiers à gagner l'indépendance dans la zone de l'Océan Indien et de l'Afrique.

Sommaire

Géographie

Carte de Madagascar.
Article détaillé : Géographie de Madagascar.

Située au sud de l’équateur, dans l’océan Indien, Madagascar est la cinquième île du monde en superficie (587 000 km²[3]) après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, séparée du continent africain par le canal du Mozambique. La distance entre la façade ouest de Madagascar et les côtes du Mozambique en Afrique de l'est est d'environ 400 km.

La Grande île, parfois appelée « l’Île rouge » en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km d'est en ouest avec un maximum à 575km. Madagascar a pour voisines l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), La Réunion (800 km à l’est), mais aussi l'Île Maurice (à l’est) et les Seychelles (au nord). Une chaîne montagneuse parsemée de massifs coupe la Grande Île dans le sens nord-sud à une altitude moyenne de 1000 à 1 500 mètres (les Hautes Terres représentent 70 % de la superficie du pays). La moitié ouest, la plus large et la plus étalée, est occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité, depuis les hautes terres du centre jusqu’au canal du Mozambique, tandis qu’à l’est une étroite bande de falaises s’aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l’océan Indien. La région nord, volcanique, est isolée par le massif le plus élevé de l’île (où culmine le Tsaratanana de 2 876 m). Le « grand sud » semi-aride est partagé entre plateaux calcaires (sud-ouest), plaine sèche (pointe sud) et chaînes anosyennes (sud-est).

L’Alaotra (182 km²) est le plus vaste des cinq grands lacs de Madagascar. L’originalité de Madagascar, qui a pour emblème l’arbre du voyageur (ravinala), réside dans son extrême diversité : la variété du relief et du climat a favorisé la biodiversité d’une flore et d’une faune caractérisées par un important taux d’endémisme.

Relief

Le relief divise le pays en trois bandes, du nord au sud : une bande côtière étroite à l'est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l'ouest.

Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60 % de l'île ; ils s'élèvent brusquement lorsqu'on approche le pays par la côte est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l'ouest. Les hauts plateaux comptent trois principaux massifs : au nord, le Tsaratanana qui possède le plus haut sommet de l'île (un pic volcanique de 2 876 m d'altitude), au centre l'Ankaratra et au sud l'Andringitra. La côte orientale est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.

Climat

Madagascar est découpée en cinq zones climatiques :

  1. Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15 à 37 °C.
  2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs, entre les mois de janvier et mars.
  3. La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes. Les températures y varient de 10 à 37 °C.
  4. Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 m. Le climat peut-être assimilé à un climat de type subtropical à pluies estivales dominantes, avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20 °C.
  5. L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de -6 °C à 40 °C. Le climat est de type subdésertique.

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons : la saison des pluies (saison chaude), de novembre à avril, et la saison sèche (saison fraîche), de mai à octobre.

Géologie

La dérive des continents montre que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana. Il y a 240 millions d’années, ce continent unique 'Gondwana' s'est disloqué pour former les 5 continents.

Dès la fin de la période Quaternaire, Madagascar se trouve à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement.

Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain, asiatique et américain, ainsi que des profils géologiques très proches.

Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la Grande Île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques), dont les lémuriens sont un exemple célèbre. D'un point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète.

Le point culminant de Madagascar est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana dans le massif volcanique nord, qui culmine à 2 876 m d’altitude.

Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.

L'île de Madagascar est généralement considérée comme faisant partie de l'Afrique, mais a déjà été décrite comme « le huitième continent »[4].

Milieu naturel

La déforestation et l'érosion des sols sont deux grandes causes de dégradation environnementales
Madagascar abrite une des faunes endémiques les plus riches du monde, en voie rapide de régression

Très étirée entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente une palette de paysages d'une diversité prodigieuse. Récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes. La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. A l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles; au sud, une brousse d'épineux; au centre, des montagnes.

L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.

En 2003, Marc Ravalomanana a annoncé qu’il triplerait la superficie des aires protégées de l’île pour atteindre six millions d’hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d’hectares d’aires protégées nouvelles. En 2007, plus d’un million d’hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d’hectares incluant :

  • le corridor biologique / corridor forestier « Fandriana-Vondrozo »,
  • le complexe de lacs, rivières et forêts des zones humides de Mahavavy-Kinkony (côte nord-ouest) dans le District de Mitsinjo (Sud-est) et incluant le second lac le plus grand du pays, à environ 80 km de Mahajanga. Bien qu'abritant l’industrie sucrière Sirama, ce complexe reste d'une extrême richesse en biodiversité et associe la rivière de Mahavavy, le lac Kinkony, la forêt de Tsiombikibo, la baie de Boeny Aranta et les mangroves littorales. Sur 30 espèces de poissons, cinq sont endémiques; sur 18 espèces de reptiles, 12 sont endémiques; sur 133 espèces d’oiseaux, 57 sont terrestres dont 45 endémiques et 76 sont aquatiques dont 23 sont endémiques ; quatre lémuriens, un rongeur et un carnivore bénéficient aussi de protection,
  • la forêt sèche centrale du Menabe (Sud-Ouest de l'île).

Faune, flore et biodiversité

Articles détaillés : Flore de Madagascar et Faune de Madagascar.
Carte (modélisation) de la répartition de la biodiversité sur l'île

Madagascar était déjà séparée du continent africain il y a 65 millions d'années, lors de la grande extinction de la fin du secondaire, et la vie y reprit donc de façon locale. L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémique (dont par exemple l’hapalémur gris du Lac Alaotra (Hapalemur alaotrensis), unique primate au monde à vivre dans des roseaux).

On découvre encore de nouvelles espèces dans le pays ; en 11 ans, au début du XXIe siècle, ce sont ainsi 41 mammifères, 61 reptiles, 69 amphibiens, 17 poissons, 42 invertébrés et 385 plantes qui ont été découvertes sur l’île, soit plus de 600 nouvelles espèces animales et végétales au total. Parmi elles figurent le plus petit primate du monde, un lémurien de 10 centimètre (Microcebus berthae), un gecko qui peut changer de couleur (Furcifer timoni), ou encore un caméléon au museau inhabituellement long (Calumma crypticum)[5].
Cette biodiversité est cependant très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale. Les Malgaches pratiquent de façon intense la culture sur brûlis. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue.

L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques : voir la liste des espèces d'oiseaux de Madagascar.
Les amphibiens de Madagascar comportent 247 espèces dont 245 endémiques : voir la liste des Amphibiens de Madagascar.

Histoire

Carte de l'expansion des austronésiens.
Waka - "canoé à balancier" austronésien qui a donné au malgache le mot vahoaka-le "peuple", du proto-austronésien *va-waka - "ceux des canoe", "peuple de la mer" : les premiers Vahoaka Ntaolo (Vazimba et Vezo) austronésiens ont probablement utilisés de semblables pour parvenir jusqu'à Madagascar en partant des îles de la sonde

Une origine austronésienne commune à toute l'île : les Vahoaka Ntaolo : Vazimba et Vezo (500 av J.-C. - 700)

Articles détaillés : Vazimba et Vezo.
Vaγimba - "ceux de la forêt" en proto-Barito du Sud-Est (ancienne langue austronésienne dont la branche moderne dite "barito oriental" regroupe le malgache et des langues parlée par des peuples Dayaks du bord du fleuve Barito à Bornéo (Kalimantan Sud) : ma'anyan, dusun deyah, dusun malang, dusun witu et paku) (Photo Wikicommons : Dayak de Borneo

Les nombreuses recherches pluridisciplinaires récentes - archéologiques [6], génétiques[7], linguistiques [8] et historiques [9] - confirment toutes que l'ensemble du peuple malgache est primordialement originaire de l'archipel indonésien[10]. Arrivés probablement sur la côte Ouest de Madagascar en canoé à balancier (waka) au début de notre ère - voire 300 ans avant selon les archéologues[11] et peut-être encore plus tôt selon certaines hypothèses des généticiens [12] -, ces pionniers navigateurs austronésiens sont connus de la tradition orale malgache sous le nom des Ntaolo (de *tau - *ulu - "les hommes premiers", "les anciens", de *tau-"hommes" et *ulu- "tête", "premier", "origine", "début" en proto-Malayo-Polynésien (MP)[13]). Il est également probable que ces anciens se nommaient eux-mêmes les Vahoaka (de *va-*waka "peuple/ceux des canoés" ou "peuple de la mer", de *waka-"canoé (à balancier)" en proto-MP), terme signifiant simplement aujourd'hui le "peuple" en malgache.

Sur le plan morphologique/phénotypique, cette origine Sud-Est asiatique première des malgaches explique, par exemple au niveau des yeux, le "pli épicanthal" asiatique de la paupière supérieure (epicanthic fold) répandu chez tous les malgaches qu'ils soient des côtes ou des hauts plateaux, qu'ils aient la peau claire, sombre ou cuivrée.

Ce peuple originel (vahoaka ntaolo en malgache) austronésiens que l'on peut appeler les "protomalgaches" (du grec protos - "premier") est à l'origine :

  • de la langue malgache commune à toute l'île : une langue issue du proto-austronésien, appartenant à la branche proto-malayo-polynésienne (proto-MP) et à la sous-branche proto-Sud-Est Barito (proto-SEB) qui partage ces mêmes bases anciennes communes avec les langues dayak actuelles du groupe barito de Bornéo Sud telles que le ma'anyan, dusun deyah, dusun malang, dusun witu et paku actuels[14]
  • de tout le fonds culturel malgache commun à tous les autronésiens, des îles du Pacifique à l'Indonésie, en passant par la Nouvelle-Zélande et les Philippines : coutumes anciennes (comme celle d'ensevelir les défunts dans une pirogue au fond de la mer ou d'un lac), agriculture ancienne (la culture du taro-saonjo, de la banane-akondro, de la noix de coco-voanio et de la canne à sucre-fary qui est originaire de l'île de Nouvelle Guinée), l'architecture traditionnelle (maison levu végétale à base carrée sur piloti), la musique (les instruments comme la conque marine antsiva, le tambour de cérémonie hazolahy, le xylophone atranatrana, la flûte sodina ou encore la cithare valiha) et la danse (notamment la "danse des oiseaux" que l'on retrouve à la fois au centre et dans le Sud)[15].

Au tout début du peuplement appelée "période paléomalgache", les Ntaolo se subdivisèrent, selon leurs choix de subsistance en deux grands groupes : les Vazimba (de *ba/va-yimba-"ceux de la forêt", de *yimba-"forêt" en proto Sud-Est Barito (SEB), aujourd'hui barimba ou orang rimba en malais[16]) qui s'installèrent -comme leur nom l'indique- dans les forêts de l'intérieur et les Vezo (de *ba/va/be/ve-jau, "ceux de la côte" en proto-Malayo-Javanais, aujourd'hui veju en bugis et bejau en malais, bajo en javanais[17]) qui restèrent sur la côte Ouest.

Le qualificatif Vazimba désignait donc à l'origine les Ntaolo chasseurs et/ou cueilleurs qui décidèrent de s'établir "dans la forêt", notamment dans les forêts des hauts plateaux centraux de la grande île et celles de la côte Est et Sud-Est[18], tandis que les Vezo étaient les Ntaolo pêcheurs qui restèrent sur les côtes de l'Ouest et du Sud (probablement les côtes du premier débarquement)[19].

Notons ici un débat fondamental parmi la communauté des chercheurs : le mot vazimba étant un qualificatif austronésien désignant les "habitants de la forêt" d'une manière générale (y compris les austronésiens eux-mêmes qui s'installèrent dans les forêts), il n'est pas à exclure que d'autres hominidés vazimba aborigènes, de type homme de Florès par exemple, aient habités dans les forêts de Madagascar des dizaines -voire des centaines- de milliers d'années avant l'arrivée des vazimba austronésiens. Quelques-uns ont peut-être encore existé à l'arrivée des vahoaka ntaolo austronésiens au premier millénaire avant notre ère. Ceci pourrait expliquer le mythe des "petits hommes/nains primaires de la forêt" que les vahoaka ntaolo austronésiens - ancêtre de la majorité des malgaches actuels - auraient rencontré et assimilé (ou peut-être décimé) à leur arrivée. Les preuves irréfutables sous-tendant ce mythe manquent encore aujourd'hui. Seuls l'archéologie et la génétique pourront les apporter. Enfin, il n'est pas à exclure non plus que le mythe des "vazimba-petits hommes/nains" ait été emmené par les austronésiens à partir des îles où ils habitaient auparavant, auquel cas ce mythe pourrait effectivement concerner les hominidés de type "Florès" ou Negrito (orang asli en malais). Ces derniers, de petite taille, ont en effet habité les forêts des îles de la Sonde bien avant l'arrivée des austronésiens et y sont considérés comme étant les peuples aborigènes. On sait par exemple que le mythe de l'ogre "Trimo be - mangeur d'enfant" est un conte emmené par les austronésiens et parle en fait du tigre (de *(t)rimu, "tigre" en proto-MP) qui habite les forêts des îles de la Sonde. Le mythe des "petits nains vazimba" pourrait avoir subi un voyage similaire.

Quant à la cause de la venue de ces austronésiens, l’histoire de l'Océan indien du début du premier millénaire de notre ère est encore très mal connue. On peut seulement supposer que l’île de Madagascar joua un rôle important dans le commerce, notamment celui des épices, entre l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, directement ou via les côtes africaines. Il se peut notamment que ces vahoaka ntaolo aient en particulier recherché du bois solide pour construire leurs canoe, tel le vintana (un nom que l'on trouve encore aujourd'hui dans le vinta des canoe Bajau, homonyme contemporains des Vezo).

Immigrations néo-austronésiennes (Malais, Javanais, Bugis et Orang Laut), perses, arabes et est-africaines : naissance des clans néo-Vazimba et néo-Vezo (700 - 1600)

Dès le milieu du premier millénaire jusqu'à 1600 environ, les Vazimba de l'intérieur autant que les les Vezo des côtes accueillirent de nouveaux immigrants moyen-orientaux (Perses Shirazi, Arabes Omanites, Juifs arabisés), africains (Bantus) et orientaux (Indiens Gujarati, Malais, Javanais, Bugis et Orang Laut) voire européens (Portugais) qui s'intégrèrent et s'acculturèrent à la société Vezo et Vazimba, souvent par alliance matrimoniale.

Bien que minoritaires, les apports culturels, politiques et technologiques de ces nouveaux arrivants à l'ancien monde Vazimba et Vezo modifièrent lentement mais substantiellement leur société et sera à l'origine des grands bouleversements du XVIe qui conduiront à l'époque féodale malgache.

Le brassage avec les pasteurs-agriculteurs Bantus est-africains du moyen-âge, par exemple, explique les nombreux superstrats bantus swahili dans la langue proto-austronésienne des Vazimbas, notamment le vocabulaire domestique et agraire (exemples : le bœuf "omby" du swahili ngumbe, l'oigon "tongolo" du swahili kitunguu, la marmite malgache "nongo" vient de nungu en swahili)

Les clans néo-austronésiens[20] (Malais, Javanais, Bugis et Orang Laut), quant à eux, historiquement et globalement -sans distinction de leur île d'origine- dénommés les Hova (de uwa-"homme du peuple", "roturier" en vieux bugis), ont, selon les traditions orales[21], débarqué au Nord et à l'Est de l'île. Selon l'observation des linguistes au sujet des emprunts aux vieux malais (sanscritisé), vieux javanais (sanscritisé) et vieux bugi du moyen âge dans le fonds de vocabulaire proto-austronésien (proto-SEB) originel, les premières vagues hova sont arrivées au VIIIe siècle au plus tôt[22].

Diplomates, officiers, savants, commerçants ou simples soldats, certains alliés aux marins Orang Laut ou Talaut (Antalaotra en malgache), ces hova étaient probablement issus des thalassocraties indonésiennes. Leurs chefs, connus sous le nom des diana ou andriana ou raondriana (de (ra)hadyan-"seigneur" en vieux javanais, aujourd'hui raden et qu'on retrouve également encore dans le titre de noblesse andi(an) chez les Bugis), se sont, pour la plupart, alliés aux clans vazimba :

  • (1) au Nord Ouest dans la région de l'actuel Ankoala (du malais/de l'indonésien kuala-"estuaire") où les hova Orang Laut (Antalaotra en malgache) avaient probablement établis leur base pour les actions dans l'Océan Indien.
  • (2) sur la côte Est (Betsimisaraka) où les chefs hova étaient également appelés Filo be.
  • (3) au Sud-Est où les dynaties hova Zafiraminia et et Zafikazimambo notamment qui fondèrent les royaumes Antaisaka, Antaimoro, Antambahoaka, etc.
  • (4) à l'Ouest : la dynastie Maroserana(na) qui fonda le royaume Sakalava est elle-même issue des Zafiraminia de la côte Est.
  • (5) au Centre où les alliances répétées des chefs (andriana) des hova (tels qu'Andrianerinerina et Andriantomara et leurs descendants) avec les chefs des clans vazimba (tels que Rafandrana et, plus tard, Rabiby et leurs descendants) durant tout le début du second millénaire fut à l'origine du Royaume Merina (fondé à Ambohidrabiby par la dynastie de Ralambo) ainsi que du royaume Betsileo.

L'époque féodale : naissance des ethnies et royaumes (1600-1895)

Village austronesien avec levu sur piloti (*levu-"maisons" en proto-austronésien qui a donné en malgache an-devu -"à la maison") : tous les villages des ntaolo vazimba et vezo de Madagascar étaient probablement similaires au premier millénaire. On retrouve d'ailleurs encore ce modèle aujourd'hui sur toutes les côtes de la grande île et dans les zones intérieures reculées (forêts, etc.)

A l'intérieur des terres, les luttes pour l'hégémonie des différents clans néo-Vazimba des hauts plateaux centraux (que les autres clans néo-Vezo des côtes appelaient sans disctinction les Hova) aboutirent à la naissance des royaumes et/ou ethnies Merina, Betsileo, Bezanozano, Sihanaka, Tsimihety et Bara.

Sur les côtes, l'intégration des nouveaux immigrés orientaux, moyen orientaux et africains donnèrent naissance aux royaumes et/ou ethnies néo-Vezo : Antakarana, Boina, Menabe (réunis plus tard en Sakalava) et Vezo (Côte Ouest), Mahafaly et Antandroy (Sud), Antesaka, Antambahoaka, Antemoro, Antanala, Betsimisaraka (Côte Est).

La naissance des ces grands royaumes "post-Vazimba"/"post-Vezo" modifièrent essentiellement la structure politique de l'ancien monde des clans néo-Vazimba et néo-Vezo, mais la grande majorité des anciennes catégories demeurèrent intactes au sein de ces nouveaux royaumes : la langue commune, les coutumes, les traditions, le sacré, l'économie, l'art des anciens demeurèrent préservées dans leur grande majorité, avec des variations de formes selon les régions.

Aujourd'hui, la population de Madagascar peut-être considérée comme le produit d'un brassage entre les premiers occupants vahoaka ntaolo austronésiens (Vazimba et Vezo) et, ceux arrivés plus tardivement (Hova néo-Austronésiens, Perses, Arabes, Africains et Européens).

Génétiquement, le patrimoine austronésien originel est plus ou moins bien réparti dans toute l'ile. Les chercheurs ont notamment remarqué la présence, partout, du "motif polynésien"[23], un vieux marqueur caractéristique des populations austronésiennes datant d'avant les grandes immigrations vers les îles polynésiennes et mélanésiennes, (ca 500 av. J.-C au plus tard). Ceci supposerait un foyer de départ commun entre les ancêtres des polynésiens actuels (partis vers les îles Pacifiques à l'Est) et des vahoaka ntaolo (partis vers l'Ouest jusqu'à Madagascar) vers (ou avant) 500 av. J.-C..

Phénotypiquement, c'est parmi les populations des hautes terres (Merina, Betsileo, Bezanozano, Sihanaka), plus endogames, que le phénotype austronésien mongoloide sundadont est le plus prégnant. On remarque également parfois le phénotype austronésien australoide et austronésien negrito partout à Madagascar (y compris sur les hauts plateaux). Contrairement au phénotype est-africain bantu, le phénotype austronésien "negrito" se caractérise notamment par sa petite taille.

Époque coloniale (1895 - 1960)

Ce n'est véritablement qu'à la fin du XIXe siècle, lors du partage de l'Afrique par les Européens à la conférence de Berlin (1884-1885), que sonne le glas de l'expansion et de l'indépendance du Royaume de Madagascar. Les politiciens malgaches jouaient jusqu'alors sur les rivalités des puissances occidentales pour conserver leur souveraineté. Le traité de Berlin attribue l'île à la France (sa seule position stratégique face aux Anglais, dans l’océan Indien). La France signe alors un traité avec le Royaume de Madagascar qui repose sur l'ambiguïté de la langue malgache et qui ne donne théoriquement aucun droit à la République Française sur le Royaume de Madagascar. Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus agressive[24] , puis entreprend la conquête de l'île.

Le taro (saonjo) qui est, selon un très vieux proverbe malgache, "l'ainé du riz" (Ny saonjo zokin'ny vary) constitue la base alimentaire de tous les austronésiens, notamment des anciens Ntaolo Vazimba et Vezo

La conquête française

La conquête de l'île par la France se déroule sans difficultés et presque sans combat. Le premier ministre malgache de l'époque avait tenté de préparer la défense en cherchant un instructeur anglais pour former une nouvelle armée professionnelle. Le débarquement français se fait sans encombre. Le Premier ministre envoie alors dans des forts militaires les 60 000 hommes de l'armée de réserve malgache, encadrés par des officiers, seuls professionnels de cette armée. Les nombreuses désertions affaiblissent l'armée malgache. De son côté, le gouvernement français envoie une armée de conscrits mal préparés qui progresse très lentement, la maladie faisant des ravages. On parle de 30% de pertes liées aux maladies tropicales. Finalement, au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine Ranavalona III fait hisser le drapeau blanc.

pirogue-sarcophage de Dayak d'Indonésie : une sépulture qui rappelle les traditions orales témoignant que les anciens Vazimba ensevelissaient leurs morts dans des pirogues-sarcophages, sous la mer ou sous un lac

L'administration française

La fin de l'Indépendance est suivie de dix ans de guerre civile larvée, due à l'insurrection des Menalamba.

Madagascar sera sous administration française de 1896 à 1960.

La flûte suling indonésienne, cousine de la sodina

Le général Joseph Galliéni, à l'époque gouverneur général de Madagascar (1896-1905), contribue à pacifier l'île. Selon ce dernier, l'action militaire devait être accompagnée d'une aide aux peuples colonisés dans différents domaines, comme l'administration, l'économie et l'enseignement. Elle nécessitait un contact permanent avec les habitants ainsi qu'une parfaite connaissance du pays et de ses langues.

Sous l'impulsion de Galliéni, de nombreuses infrastructures sont mises en place : 1er chemin de fer Tananarive-Tamatave (achevé en 1903), achèvement du chemin de fer de Madagascar[25], développement rapide du réseau routier (1905 à 1935)[26], Institut Pasteur, écoles, etc.

Pendant la colonisation française, un enrichissement de la population malgache est constaté, reflété à travers un achat croissant de tissus[27]. En 1907, pour la première fois, les exportations sont supérieures aux importations[27].

La période coloniale est toutefois accompagnée de mouvements de lutte pour l'indépendance : les Menalamba, les VVS, le MDRM. Ce dernier parti politique est accusé par le régime colonial d'être à l'origine de l'insurrection de 1947 et sera poursuivi par de violentes répressions.

La répression menée contre la résistance du peuple malgache à sa colonisation aurait fait au total entre 100 000 et 600 000 morts (selon différentes estimations d'historiens) pour une population de 3 millions d'habitants à l'époque [28].

L'indépendance et l'expérience socialiste (1960 -1991)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Empire britannique prend possession de l'île de Madagascar pendant l'opération Ironclad, avant de la remettre aux Français libres en décembre 1942.

Joueurs de valiha des Philippines et de Madagascar

En mars 1947, l'Insurrection malgache éclate, qui entraîne une répression sanglante par l'armée française ayant fait plusieurs dizaines de milliers de morts, les chiffres oscillant, selon les sources, entre une dizaine de milliers et 89 000 d'après Jacques Tronchon[29]. Cependant, c'est la presse française qui avança souvent le chiffre de quatre-vingt mille morts. Jean Frémigacci, maître de conférence à Paris I et Madame Rabearimanana, professeur à l’Université de Tananarive montrent qu'il y eut :

Cent quarante (140) Français et deux mille (2000) Malgaches tués par les insurgés ; Entre mille (1000) et deux mille (2000) Malgaches tués par les autodéfenses européennes ; Enfin, entre cinq mille (5000) et six mille (6000) insurgés malgaches tués par l'armée française.

Territoire d'outre-mer de 1946 à 1958, Madagascar obtient un premier niveau d'autonomie le 10 octobre 1958, en tant que République Malagasy au sein de la Communauté française. Puis elle accède à l'indépendance le 26 juin 1960.

Le 14 octobre 1960, Philibert Tsiranana est élu premier président de la République autonome malgache. La première République malgache reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération. Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante (en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces) et quitte le pouvoir en 1972.

Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa qui décide d'organiser un référendum afin d'officialiser son pouvoir pour une période transitoire. Le référendum l'ayant plébiscité, il crée un gouvernement d'union nationale, qu'il dirige jusqu'en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava. Ce dernier est assassiné au bout d'une semaine, le 11 février 1975 à 20 heures. Après l'assassinat du général Ratsimandrava, Madagascar a été dirigé par un Comité national de direction militaire présidé par le général Andriamahazo.

Le 14 juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef de l'État et du gouvernement. Le Comité national de direction militaire est alors remplacé par un Comité national de la révolution. Le 21 décembre 1975, les Malgaches ont approuvé par vote référendaire la Charte de la Révolution socialiste et la nouvelle Constitution instituant la Deuxième République avec Didier Ratsiraka comme président. Le 30 décembre 1975, le capitaine de frégate Didier Ratsiraka proclama la République démocratique de Madagascar. En mars 1976, il créa le parti Avant-Garde de la Révolution malgache (AREMA). Par la suite, il entreprend de s'aligner sur la position du bloc soviétique, tout en étant l'un des militants actifs du non-alignement. En 1976, le gouvernement termine l’expulsion de l'armée française et ferme les ambassades et consulats. Ratsiraka instaure le franc malgache (FMG) et délaisse le franc CFA. L'État contrôle tous les échanges avec l'extérieur. Vers la fin des années 1980, après plus de 10 ans d'expérience socialiste, il est contraint[réf. nécessaire] d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent.

L'après-socialisme et la Troisième République (1991 - aujourd'hui)

1991

L'opposition à Didier Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes[30]. Il s'est avéré nécessaire de rapprocher les protagonistes. Le Premier Ministre Guy Razanamasy a fait adopter la Convention du 31 octobre 1991. C'est sur la base de cette convention que les autres solutions de sortie de crise se fondaient.

1992

Après une brève période transitoire où le président Ratsiraka n'assurera qu'une fonction symbolique au profit de Zafy Albert qui dirigera la Haute Autorité de l'Etat, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum, et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence en 1993.

1993

Instauration d'un régime parlementaire. L'Assemblée nationale élit Me Francisque Ravony, au poste de Premier ministre. Début d'un libéralisme économique et politique sans précédent. La démocratie est devenue le leitmotiv du régime de Zafy, soucieux de se distinguer de son prédécesseur. Il instaure aussi un nouveau style de gouvernement voulant selon lui se rapprocher et être au contact du "peuple". Il multiplie les tournées en province et dans les campagnes les plus reculées (le fameux "Mada Raid"), délaissant ainsi la capitale où se joue un jeu politique des plus mouvementés. Il s'ensuit une certaine instabilité politique caractérisée par les multiples motions de censure et changements de gouvernement, situation que le Président Zafy n'a de toute façon pas le pouvoir de maîtriser. Par ailleurs, l'ajustement structurel de l'économie est au point mort, la croissance tant attendue et promise n'est pas au rendez-vous, les dirigeants malgaches s'étant de plus aventurés et égarés dans les "financements parallèles". Le torchon a fini par brûler entre Albert Zafy et son Premier Ministre soutenu par les députés de la majorité. Le président a dû faire appel à un référendum constitutionnel donnant le pouvoir au président de la République de nommer le Premier ministre afin de destituer Me Ravony, remplacé par le Dr Emmanuel Rakotovahiny.

1996

Cet amendement de la Constitution sonna quelque peu le glas du parlementarisme, ce qui provoqua une guerre ouverte entre le président et les députés, laquelle se soldera d'abord par une nouvelle motion de censure du gouvernement et surtout par le vote en juin 1996 de la motion d'empêchement définitif du président par 93 députés sur 135. Le Premier ministre Norbert Ratsirahonana devient chef de l'État par intérim en attendant les nouvelles élections. L'Amiral Didier Ratsiraka, rentré quelques mois plus tôt de son exil en France, est réélu au 2e tour de l’élection présidentielle (contre Zafy). Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001 avec 4,3 % de croissance annuelle moyenne.

2001

Le maire de la capitale, Marc Ravalomanana arrive en tête de l'élection présidentielle de décembre 2001. Un second tour est prévu mais celui-ci revendique la victoire dès le premier tour sur la base des résultats publiés par son propre quartier général à Ankorondrano (quartier de Tananarive). Ravalomanana dénonce une fraude électorale massive et décide d'acculer ainsi le régime Ratsiraka. Le président Didier Ratsiraka tente de reprendre la main en modifiant les membres de la Haute Cour Constitutionnelle, chargée de proclamer les résultats électoraux à Madagascar. Le candidat Ravalomanana réclame la confrontation des procès-verbaux en sa possession et les procès-verbaux officiels. Le régime refuse une telle méthode jugée "illégale" mais exhorte les opposants à participer au second tour.

2002

Sous la pression de la rue, Marc Ravalomanana s'autoproclame président de la République le 21 février 2002 au stade de Mahamasina et nomme plus tard Me Jacques Sylla, "Premier ministre". La capitale étant acquise à la cause de l'ancien Maire, Didier Ratsiraka décide de délocaliser le siège du gouvernement à Toamasina, son fief et principal port de l'île situé dans l'est. Le régime érige des barrages routiers pour paralyser et asphyxier la capitale, ce qui finit par paralyser tout le pays. A l'invitation de l'Union Africaine et du président du Sénégal Abdoulaye Wade, les 2 parties protagonistes se réunissent à Dakar et signent des accords en avril 2002 qui prévoit notamment un nouveau décompte des voix, l'organisation d'un référendum (à la place d'un second tour) si la majorité absolue n'était pas obtenue et l'instauration d'un gouvernement d'union nationale dirigé par M. Ravalomanana. Ces accords ne seront pas respectés par les 2 parties qui camperont sur leur position, une fois rentrés au pays. Ravalomanana ne relâche pas la pression et finit par obtenir l'annulation de la nomination de la nouvelle Haute Cour Constitutionnelle en raison d'un vice de forme, la Cour précédente, reconduite dans ses fonctions, se charge de procéder à la publication des résultats des élections. En mai 2002, Marc Ravalomanana est déclaré vainqueur dès le premier tour avec plus de 51 % des voix. Il est investi dans ses fonctions de président de la République une semaine plus tard. Il confirme Jacques Sylla au poste de Premier ministre. Il décide de faire appel aux réservistes de l'armée pour lancer des expéditions contre les troupes fidèles à Didier Ratsiraka et pour "libérer" les provinces des barrages. Les deux camps s'affrontent désormais militairement. En juillet 2002, Toamasina, la dernière province où le camp Ratsiraka s'est retranché est tombé entre les mains de Ravalomanana. Didier Ratsiraka prend la fuite avec ses fidèles à bord d'un avion à destination de la France. Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, et la France en dernier, reconnaissent la victoire de Ravalomanana. Cependant, l'Union africaine, l'ONU et les bailleurs de fonds ne reconnaissent le régime de Marc Ravalomanana qu'en janvier 2003, suite aux élections législatives remportées par son parti.

À la fin de son premier mandat, le président Marc Ravalomanana élabore sa vision "Madagascar Naturellement" et met en œuvre le Madagascar Action Plan (MAP), un nouveau programme de développement pour 5 ans[31].

2006

En décembre, le président Marc Ravalomanana est réélu dès le premier tour avec 56% des voix pour un second mandat de 5 ans[32], avec comme principal objectif la réalisation du MAP[33].

2007

En avril 2007, Marc Ravalomanana fait modifier par voie référendaire la Constitution dans un sens qui renforce les pouvoirs présidentiels en permettant les ordonnances « en cas d’urgence et de catastrophe ». Cette révision introduit en outre l’anglais comme troisième langue officielle, modifie la structure administrative en remplaçant les six provinces autonomes par 22 régions et supprime le caractère laïc de l’État malgache[34].

L’opposition voit dans cette révision des risques de dérive autocratique tandis que l’Église catholique romaine malgache critique sévèrement l’organisation du référendum, et pointe « le pouvoir exorbitant » accordé au président. Les autorités épiscopales catholiques craignent que le président Ravalomanana, qui est vice-président de la puissante Église réformée de Madagascar[35]interfère directement dans les activités religieuses[34].

2008

Au fil des années, les partis d'opposition accusent le régime de paralyser les entreprises locales comme la Savonnerie tropicale[36],[37], la société le Quartz[38]. Le gouvernement ne serait pas neutre vis-à-vis des diverses concurrences entre entreprises, qui devraient ne compter que sur elles-mêmes pour assurer leur gestion. Marc Ravalomanana est également pointé du doigt par l'opposition pour avoir "éliminé" les entrepreneurs malgaches performants, accaparé leurs affaires pour se placer lui-même dans tous les secteurs économiques bénéficiaires[39].

Le problème principal est que des luttes intestines incessantes conjuguées à l'âge de la majorité des élites négligeant leur succession a creusé un vide politique et amené un cruel défaut d'émulation.

Le processus électoral est également fortement décrié par les opposants, qui voudraient lui apporter de fortes améliorations afin d'éviter les troubles lors de chaque élection présidentielle[40].

Août 2008

Le régime Ravalomanana mène un bras de fer intense avec la commune urbaine d'Antananarivo dirigé par le maire révolté de la capitale Andry Rajoelina. Depuis l'accession de ce dernier à ce poste, se sont succédé la confiscation des recettes de la commune par le Trésor[41], le retrait à la commune de la gestion de la gare routière d'Ampasapito, le retrait de la gestion de l'assainissement de la capitale[42] ; on a constaté d'autre part l'absence de travaux sérieux de la part de la mairie et la dégradation flagrante de la ville.

Novembre 2008

En juillet 2008, le président malgache cède une licence d'exploitation de 1,3 million d'hectares de terres - la moitié des terres arables malgaches - pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans à la une multinationale sud-coréenne Daewoo Logistics dans le but d’approvisionner la Corée du Sud notamment en maïs[43]. L'information est dévoilée en novembre suite à la publication dans le Financial Times[44] relayé par d'autres médias du monde et sème la panique du peuple dans la capitale ainsi que la colère et la peur de l'envahisseur contribuant à porter au pouvoir Andry Rajoelina qui dénonce l'accord comme anticonstitutionnel en mars 2009[45].

Décembre 2008

Le ministre de la Communication de Marc Ravalomanana ferme la TV Viva du maire de Tananarive - Andry Rajoelina ayant diffusé un reportage sur l'ancien président Ratsiraka (acte interdit par les lois sur les médias et n'ayant pas eu l'autorisation du ministère de la télécommunication)[46]. S'ensuivent protestations et manifestations.

2009

Janvier et février 2009

En janvier 2009, de violentes émeutes secouent la capitale, les partisans du maire de la ville multiplient rassemblements et manifestations.

Le 26 janvier 2009, Andry Rajoelina amène ses partisans dans les rues de la capitale. Les partisans du mouvement orange s'en prennent à la télévision publique, la radio nationale et ciblent les biens du Président Ravalomanana. Plusieurs commerces (Citic, Jumbo score, Courts, Magro, Suprême Center, Miroiterie de Madagascar ... ) sont par ailleurs mis à sac et incendiés. Le 31 janvier 2009, Andry Rajoelina s'autoproclame « en charge » de la République de Madagascar.

Le 7 février, Andry Rajoelina désigne sur la place du 13 mai son Premier Ministre "Monja Roindefo" et lui "donne" le Palais d'État d'Ambohitsorohitra. Ce dernier guide le mouvement orange pour prendre le palais. Les forces de l'ordre ont quadrillé les alentours du palais (zone rouge). Une délégation du mouvement orange, conduite par le Général Dolin, entame des pourparlers avec les responsables du palais. Les gardes leur déclarent que le palais ne pouvait être envahi et qu'ils devraient tirer si jamais la foule forçait l'entrée. La délégation revenant vers la foule l'informe que les gardes allaient tirer mais celle-ci se rue sur le palais, la garde présidentielle ouvre le feu, tuant 28 manifestants et en blessant 212 autres[47]. Plusieurs individus sont encore portés disparus jusqu’à ce jour[48].

Mars 2009

Andry Rajoelina, poursuivi par la justice, se réfugie à l'ambassade de France le 6 mars 2009[49].

Le 16 mars 2009, dans la soirée, les militaires mutins prennent de force le Palais d'Ambohitsorohitra, usant de blindés et de lance-roquettes.

Le 17 mars 2009, 10 000 Marc Ravalomanana démissionne de son poste de Président de la République sous la pression d'une partie de la population malgache appuyée par l'armée, il transfère l'intégralité de ses pouvoirs à un directoire militaire dirigé par trois généraux, qui ont, à leur tour transférer ce pouvoir à Andry Rajoelina. Ces changements sont considérés par l'ensemble de la communauté internationale comme un putsch que la France est la première à condamner[50]. Le pays est dirigé pendant quelques heures par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, doyen du directoire militaire. Ce dernier transmet le "pouvoir" à Andry Rajoelina président de la Haute Autorité de transition (HAT) en attendant la tenue de nouvelles élections qu'il annonce dans les vingt-quatre mois à venir. Il prête serment le 21 mars 2009 au Stade Municipal de Mahamasina noir de monde et devant une foule en transe.

En retour, le 23 mars 2009, une poignée de personnes, se rassemblent dans le centre de la capitale malgache pour dénoncer la prise de pouvoir illégale d'Andry Rajoelina et réclamer le retour du président Marc Ravalomanana en l'appelant affectueusement "dadanay". Cette manifestation est réprimée par l'armée de M. Andry Rajoelina[51].

Vendredi 27 mars, Andry Rajoelina accorde la grâce présidentielle à une partie des prisonniers politiques[52].

Avril 2009

Début avril, les assises nationales sous la présidence de la Haute Autorité de Transition (HAT) fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010, en l'absence des représentants du TIM[53] tenant des assises séparées[54] tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées[55]. Auparavant, le premier ministre par intérim du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina, le général Charles Rabemananjara, transfère son pouvoir à Roindefo Monja.

Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland nomme à son tour un Premier ministre « légal », Manandafy Rakotonirina[56] et revient sur sa démission présidentielle du 17 mars. Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place[57] et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances[58]. L'ONU et les officiels étrangers sont ballottés. Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres qui rejoignent le gouvernement le 31 mars[59]. Mercredi 29 avril, arrestation du Premier ministre désigné de l'ex-président en réunion politique avec Ihanta Randriamandranto tête du parti TEZA, des femmes tananariviennes se désignant "légalistes"[60]. Jeudi 30 avril, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Sylla, assisté de parlementaires, renouvelle son serment de continuer à servir la nation malgache.

Mai 2009

Le président de l'Union africaine[61] affrète un avion spécial pour le président de la HAT, pour un séjour non officiel de concertation , de 3 jours en Libye. Des représentants de l'UA, de la SADC, de l'OIF et de l'ONU organisent à l'hôtel Carlton de la capitale une table de négociation avec les quatre principaux partis politiques[62] malgaches actuelles.

Marc Ravalomanana s'est exilé[63] en Afrique du Sud et accuse le gouvernement français de se comporter en colonisateur inassouvi.

Le vol Air Madagascar du 27 mai 2009 à destination directe de la France est réquisitionné par Andry Rajoelina sans que les passagers ne soient prévenus et fait un détour par Dakar où la HAT se concertera aussi avec le président sénégalais Abdoulaye Wade.

Un parti vert "hasin'i madagasikara" nait en faveur d'une politique écologique.

Juin 2009

La SADEC reconnait la présence de Ravalomanana comme chef d'État à sa conférence annuelle. Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, les forces armées malgaches installent un périmètre d'alerte dans la défense préventive des frontières du pays, suite à des rumeurs d'intervention militaire de la SADEC.

Le Koweït octroie plusieurs millions de dollars des États-Unis à investir dans les infrastructures routières. Orange (France Telecom) achève la liaison de Madagascar au monde par la fibre optique.

Le lundi 15 juin, une bombe artisanale[64] explose sans faire de victime dans un supermarché Leader Price[65] de la capitale (c'est la première fois depuis la révolution de 1976).
L'exécution de commerçants[66] par des expéditions de gangs armés s'amplifient.

Juillet 2009

Des rumeurs d'un coup d'État par des mercenaires étrangers à la solde du parti Ravalomanana. Plusieurs attentats à la bombe artisanale sont signalés dans la capitale[67].

La Croix-Rouge de Madagascar ouvre les premiers Restos du Cœur[68] malgaches avec le soutien initial de l'ambassade de France[69].

Septembre 2009

La 64e session de l'assemblée générale de l' ONU intègre[70]Andry Rajoelina président de la HAT de la république de Madagascar mais la SADC par son représentant s'y oppose à sa prise de parole comme veut la tradition onusienne.

Octobre 2009

Le Groupe international de contact propose l'application partielle des accords de Maputo, au Carlton hôtel d'Antananarivo le 6 octobre. Eugène Mangalaza devient Premier ministre le 10 octobre 2009. Mais cette proposition est incomplète car les chefs des 4 mouvances n'ont pas signé le texte. La réunion des 4 mouvances va se dérouler à Addis Ababa en Éthiopie du 3 au 6 novembre 2009[71].

Novembre et décembre 2009

Les 4 mouvances ont prévu de se réunir à Adis-Abeba pour concrétiser les engagements prévus par la charte de Maputo. La mouvance Marc Ravalomanana a tout fait pour que ces discussions n'aboutissent à rien de concret en changeant d'avis toutes les 24 heures. Les réunions d'Addis-Abeba ont abouti sur la signature d'un Acte additionnel à la Charte de Maputo en nommant Andry Rajoelina Président de la Transition, Eugène Mangalaza Premier Ministre de la Transition, et Fetison Rakoto Andrianirina et Emmanuel Rakotovahiny coprésidents du Conseil Présidentiel. Une fois rentrées au pays les délégations ont continué les discussions en vue de mettre en place les différentes institutions prévues par la Charte de Maputo, ainsi que son Acte additionnel, signés à Addis-Abeba. Cependant, la composition du gouvernement d'union nationale pose beaucoup de problèmes, les parties n'arrivant pas à trouver un terrain d'entente. Finalement, le dialogue semble rompu le 8 décembre du fait de la réunion des autres chefs de mouvance à Maputo durant laquelle ils ont signé un document répartissant les portefeuilles ministériels sans le consentement du Président Andry Rajoelina. Une lettre officielle de la Haute Autorité de Transition a été envoyée au gouvernement du Mozambique pour lui signifier la rupture des vols entre les deux pays. Une autre lettre de la HAT a été également envoyée aux autorités d'Afrique du Sud pour interdire une liste de personnalités de prendre un vol en direction de Madagascar. Les leaders des 3 mouvances citées dans cette lettre étaient donc retenus plusieurs jours en exil forcé en Mozambique et en Afrique du Sud. Le 18 décembre 2009 le Président de la Haute Autorité de la Transition signe une ordonnance (n°2009-018) réorganisant le régime de la Transition. C'est la fin des mouvances à Madagascar.

Institutions

Article détaillé : Politique de Madagascar.

Madagascar est une république à régime semi-présidentiel multipartite, où le président est le chef de l'État et le Premier ministre chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et les deux chambres du parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers.

Le chef de l'État actuel est le Président de la Transition Andry Rajoelina et le Premier ministre Albert-Camille Vital.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de Madagascar.

Depuis avril 2007, Madagascar est officiellement découpée en 22 régions. Ces régions proviennent d'un redécoupage de six anciennes provinces, nommées en fonction de leur capitale :

Les nouveaux découpages régionaux et les anciennes provinces
Nouvelles régions Anciennes provinces Population
Diana (1), Sava (2) Antsiranana
(Diégo-Suarez)
1 188 500 hab.
Itasy (3), Analamanga (4), Vakinankaratra (5), Bongolava (6)
Antananarivo
(Tananarive)
4 637 000 hab.
Sofia (7), Boeny (8), Betsiboka (9), Melaky (10) Mahajanga
(Majunga)
1 734 000 hab.
Alaotra-Mangoro (11), Atsinanana (12), Analanjirofo (13) Toamasina
(Tamatave)
2 593 000 hab.
Amoron'i Mania (14), Haute Matsiatra (15), Vatovavy-Fitovinany (16), Atsimo-Atsinanana (17), Ihorombe (18)
Fianarantsoa 3 366 000 hab.
Menabe (19), Atsimo-Andrefana (20), Androy (21), Anosy (22) Toliara
(Tuléar)
2 229 550 hab
Carte des régions de Madagascar.

Répartition des centres universitaires nationaux et des écoles internationales

Depuis 1972, l'enseignement national à Madagascar se dissocie du programme de la France. D'où la distinction entre statuts national et international. Deux classes d'écoles apparaissent : les écoles malgaches « état » et les écoles françaises « diplomatiques ». Le malgache devient la langue officielle dans toutes les écoles et les administrations. Le français devient la première langue enseignée et l'anglais la deuxième. Cette révolution intellectuelle n'a pu bénéficier d'aucune année préparatoire. Aucun programme de création du vivier professoral n'a été prévu. Des bacheliers sont recrutés par différents corps de l'armée, avec « discipline et patrie », avant de devenir des professeurs contractuels durant une année scolaire maximum. Au début des années 1990, des écoles primaires privées fleurissent ici et là, revendiquant le modèle français d'enseignement. Cela constitue un espoir de se projeter vers l'Europe, pour des parents prêts à se sacrifier dans le paiement de frais de scolarité exorbitants. En 2008 ces écoles se sont multipliées dans beaucoup de villes.

Antsiranana

1972

  • Lycée mixte (avec demi-pension filles) devient en 1993 Lycée Albert-Zafy, professeurs nationaux et coopérants français.
  • Lycée Sadi-Carnot devient lycée français (privé sous tutelle consulaire et payant, sauf pour les ressortissants français boursiers), avec des professeurs de l'Éducation nationale français. En 1990 des contractuels nationaux prennent le relais.

1979 - 2010

  • Centre universitaire régional « CUR » (spécialités : mécanique, hydraulique énergétique, nucléaire (1999), électronique et informatique industrielle, génie électrique, Science de la nature et sous marine, lettres françaises, lettres anglo-américaines et malgaches).

1990 - 2010

  • Institut Supérieur de Technologie (spécialités: Télécommunication et Réseaux, Commerce, Finance, Froid et climatisation, Électrotechnique)

Antananarivo

1963

  • Ecole supérieure des sciences Agronomiques

1972

  • Bâtiment – travaux publics.
  • Géologie.
  • Médecine.

1981

  • Institut National des Sciences Comptables et de l'Administration d'Entreprises (Business School made in Madagascar)[72]

1992

  • Institut Supérieur de Technologie d'Antananarivo [73]

Toamasina

Économie

Article détaillé : Économie de Madagascar.

Système des banques

En 1889, naît la première Banque de Madagascar [réf. nécessaire].
La création de l'euro favorise la vigueur de la monnaie malgache maintenue indépendante par rapport à l'ancienne devise coloniale (le franc français), face au monopole du dollar américain de référence, auparavant fort.

Mandats postaux

Une minorité reçoit des revenus périodiques mensuels de l'extérieur de la part d'un membre de la famille. La somme est évaluée à 50-100 € nets en moyenne par famille.

En mai 2003, l'Ariary a remplacé le Franc malgache (FMG) comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage est appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'Ariary a cours dans le pays (1 Ariary = 5 FMG).

Exportation

  • 1950, riz de luxe[74], café, cacao, poivre, tapioca[75], pierres précieuses[74](bijoux), pierres semi-précieuses, uranium (1 000 tonnes de 1950 à 2008 et exploité par la France), or (exploité par la France), bauxite (industries), cobalt.
  • 1975, pétrole exploité par la société Amocco (États-Unis). Abandon en raison du manque de rentabilité.
  • 1975-1990, période marxiste, économie au ralenti tournée vers le bloc de l'est.
  • 1990-2002, vanille[74]gousse (1er pays producteur en qualité), début de l'exploitation industrielle intensive de la mer par l'UE[76], tentative d'exportation de la viande du Zébu malgache[77]. Exportation de crevettes d'élevage par des Malgaches d'origines française et indopakistanaise (premières créations d'emploi dans l'industrie de la crevette).
  • 2002-2008, reprise de l'exploitation:
    • du pétrole, cette fois-ci par la Texaco, favorisé par la hausse du prix du baril, donc le retour à la rentabilité des gisements de Madagascar,
    • de l'uranium par la société Areva,
    • de l'ilménite par la société anonyme Rio Tinto[78],
    • du nickel par Dynatec et Arcelor.
  • 2009 Madagascar devient producteur du niobium[79] métal de transition qui permit le vol Apollo 11.
  • Montant total des exportations : 1 040 millions de dollars en 2009

[80]

Importation

De riz depuis :

  • 1978 de Chine,
  • 1998 du Pakistan, de l'Inde, de la farine de blé de France,
  • 1980 début avec la Chine de la provende[81] pour bétail,
  • 2004 d'Asie.
  • Montant total des importations: 1 836 millions de dollars en 2009

[80]

Ressources en exploitation

  • 1980, l'uranium est découvert dans le sous-sol de Madagascar[82].
  • 1995, le pétrole offshore sous-marin au large de Fort-Dauphin.
  • 2008, le pétrole onshore souterrain livre le 1er baril.

Aéroports et ports maritimes

Madagascar peut louer quatre aéroports internationaux[83] de transit, en plus des services d'Air Madagascar. Avec trois grands ports maritimes commerciaux et touristique[84] qui assurent les 80% des importations et exportations de biens.

Économie parallèle

Elle échappe à l'évaluation nationale du PIB. Cette classification vient du fait que les revenus financiers fiduciaires produits, sont friables et sans traçabilité. Pourtant ce sont des devises monnayables à l'international mais de sources non vérifiables, donc non comptabilisée comme indice de croissance du pays, en l'absence de contrôle imposé par l'état[85]. Cette manne fait vivre un peu plus de 30 % de la population mais la valeur de la monnaie nationale s'en retrouve lourdement affectée auprès des organisations de valorisation économique, comme le FMI. L'île de Madagascar est reconnu officiellement par plusieurs états[Lesquels ?] comme étant la plaque tournante de la vente d'armes dans l'Océan Indien.

Tourisme

Démuni de sérieux contrôles fiscaux, les hôtels, les discothèques, les casinos, les agences de voyages, les supermarchés et les importateurs-exportateurs de services sont les éléments de ce secteur très prospère, ouvert sur le monde extérieur.

L'augmentation de nombre de visites touristiques développe bien l'industrie hôtelière à Madagascar. En 2011, plus que 150 hôtels sont enregistrés à l'office de tourisme de Madagascar. Entre 40 hôtels de capitale de Madagascar, on peut trouver seulement 4 hôtels de luxe de standard Européen: hôtel Colbert, hôtel Carlton, hôtel Tamboho, hôtel Ibis.

Marché local

Privé de comptabilité officielle, la production rurale écoulée ne laisse aucun indice économique. Ce secteur englobe l'élevage bovin, la culture du riz, la pêche artisanale, etc.

Main-d'œuvre locale

Elle inclut les ouvriers du bâtiment (du tailleurs de pierre au maçon), les domestiques, les chauffeurs de taxis, etc. Le Malgache moyen vit avec quatre à six euros par jour[86].

Démographie

Article détaillé : Démographie de Madagascar.

La population malgache est principalement d'origine Autronésienne (cf. histoire plus haut). Les différentes vagues successives de populations venant de tout pourtour de l'Océan Indien se sont ensuite greffées sur ce fonds commun et, dans chaque région, le mariage des nouveaux arrivants avec les premiers habitants austronésiens (Vazimba et Vezo) aboutit à la diversité actuelle. Malgré les différences visibles phénotypiquement, la génétique montre que le fonds austronésien est communément partagée à des degrés variables selon les régions[87] et il est également culturellement très prégnant (langue commune, traditions culinaires communes telles que le riz au bœuf ou le riz au poisson, polyphonie et signature rythmique communes en musique, etc.)


Berceaux provinciaux des ethnies

Les ethnies sur une carte de 1839
Ethnies Berceau provincial
Antakarana, Sakalava, Tsimihety Antsiranana
Sakalava, Vezo Mahajanga
Betsimisaraka, Sihanaka, Bezanozano Toamasina
Merina, Vakinankaratra Antananarivo
Betsileo, Antaifasy, Antambahoaka, Antemoro, Antaisaka, Tanala Fianarantsoa
Mahafaly, Antandroy, Antanosy, Bara, Vezo Toliara
Les 18 principales ethnies de Madagascar

Société

Divers géographique (et non raciale)

S'il est vrai que l'on compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar, la diversité n'y est pas pour autant de type racial mais bien plutôt d'ordre géographique, politique ou économique. L'amalgame des peuples d'Orient, d'Asie du sud-est, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous les clans on une culture originelle commune.

Éducation

Une proportion importante de la population adulte se compose d'analphabètes[88]. Le taux d'alphabétisation des jeunes femmes est au-dessous du taux d'analphabétisme des jeunes hommes[88]. Les dépenses publiques pour l'éducation correspondent à 16,4 % des dépenses gouvernementales dans la période de 2000-2007[89]. Les dépenses courantes pour l'enseignement primaire sont d'environ 57 dollar américain (parité de pouvoir d'achat) par élève[89]. Madagascar possède plusieurs universités.

La famille

La première définition de la famille malgache est un cercle très large, par rapport à la notion de famille européenne moderne. Si la lignée génétique est définie jusqu'aux arrière-arrière-grands-parents, la famille débute à ce point connu. Et le mariage devient difficile entre neveux, nièces, etc. D'où la notion importante « Être de la même Razana » (ancêtre, lieu d'enterrement, etc.).

La deuxième définition est la famille par consentement mutuel, suite à des liens d'entraide très sérieux renforcés par la confiance réciproque éprouvée. Comme le lien sanguin est inexistant, le mariage est possible.

La troisième définition est le lien historique vécu. Par exemple, une haie de plantes a servi (autrefois) de cache contre l'ennemi, un animal incarne les ancêtres ou le contraire, alors ces espèces d'êtres vivants sont adorés masina ou ne peuvent être utilisés ni tués ni mangés : Fady (Interdit ou tabou).

Mariage

Le mariage dans le grand cercle familial est considéré comme un inceste, c'est un tabou.

Il est toujours défini par la procréation du couple, que les procréateurs vivent ensemble ou chacun de leur côté, le plus souvent près des parents.

L'âge de la procréation est aujourd'hui, en 2008, évalué encore à 15 ans[90]chez les filles comme chez les garçons, en moyenne. Les relations se créent avec les proches de la famille ou de connaissance d'enfance.

Une fille ayant déjà accouché, même mineure, sera considérée comme adulte responsable. La formule de courtoisie « la maman de ... » lui est attribuée. Elle est considérée alors libre sexuellement aux yeux de la société.

Religions

Plus de 50% des Malgaches sont chrétiens, divisés presque également entre protestants et catholiques. La première évangélisation de l'île est due à des missionnaires protestants gallois en 1820 (date d'arrivée des missionnaires Gallois David Jones et Thomas Griffiths envoyés par la London Missionnary Society. Ils s'attelèrent tout d'abord à traduire la Bible en langue malgache et à publier celle-ci -co-créant pour l'occasion un alphabet latin pour la langue, avec le Roi Radama. Ils seront ensuite épaulés par de nombreux autres de la même mission. La mission protestante norvégienne et la mission catholique française viendront les rejoindre à partir du milieu du XIXe siècle. Ces missionnaires entreprirent la construction d'églises et d'écoles. Début 1835, la reine Ranavalona I a vigoureusement persécutés les premiers convertis au christianisme dans une tentative pour stopper l'influence culturelle et politique européenne sur l'île. En 1869, un successeur, la reine Ranavalona II, se converti au christianisme et encouragea l'activité missionnaire chrétienne, brûlant les Sampy (idoles Royales) dans une rupture symbolique avec les croyances traditionnelles. Aujourd'hui, certains malgaches pratiquent encore un syncrétisme qui consiste à combiner le christianisme avec leurs croyances religieuses traditionnelles visant à honorer les ancêtres. Ils peuvent, par exemple, inviter un ministre chrétien a consacrer une réinhumation famadihana. Beaucoup d'églises chrétiennes sont influentes en politique. Le meilleur exemple est le Conseil des Églises malgaches (FFKM) comprenant les quatre plus anciennes et les plus éminentes confessions chrétiennes (l'Eglise catholique romaine, l'Église de Jésus-Christ à Madagascar, l'Eglise luthérienne et l'Eglise anglicane).

Environ 35% de la population du pays pratiquent encore la religion traditionnelle, qui tend à souligner les liens entre les vivants et les morts. L'au-delà n'est pad perçu comme un royaume inaccessible, il participe au monde des vivants. « Tsy maty ny maty » (« les morts ne sont pas morts ») dit un proverbe. Cette vénération des ancêtres a également conduit à la tradition de construction de tombeau et du Famadihana (retournement des morts), pratique selon laquelle un membre de la famille du défunt peut remballer le défunt dans des linceuls de soie douce connu sous le nom de Lamba avant qu’il ne soit réinhumé. L'événement est une occasion pour célébrer la mémoire de la personne aimée, de réunion avec sa famille et sa communauté, de profiter d'une ambiance festive. Les habitants des villages environnants sont souvent invités à assister à la fête, de la nourriture et du rhum sont servis, habituellement une troupe de Hiragasy ou d'autres animations musicales sont présentes.

Outre le culte des ancêtres, d'autres religions orientales sont également présentes sur l'île. L'islam a d'abord été apporté sur l'île au Moyen Age par les Arabes et les commerçants somaliens musulmans qui ont créés plusieurs écoles islamiques le long de la côte orientale. Bien que l'astrologie islamiques se propagea à travers l'île, la religion islamique a échoué son implantation, sauf dans une poignée de localités côtières du sud-est. Aujourd'hui, les musulmans représentent 7% de la population de Madagascar et sont largement concentrés dans les provinces du nord-ouest de Mahajanga et d'Antsiranana (Diego Suarez). Les musulmans sont divisés entre des ethnies Malgaches, Indiennes, Pakistanaises et Comoriennes. Plus récemment, l'hindouisme a été introduit à Madagascar à travers des personnes qui immigrèrent de la région du Saurashtra en l'Inde vers la fin du 19ème siècle. La plupart des hindous à Madagascar parlent Goudjrati ou l'Hindi.

Sexualité

Le viol est réprimé socialement, et les responsables d'un viol sont considérés comme étant atteints d'une maladie psychiatrique. L'inceste est considéré comme une malédiction. La mise à l'écart de la vie sociale est automatique.

La jeune fille n'a pas d'âge minimum pour avoir des relations sexuelles, d'où l'expression Mbola tsy mahasaky lehilahy (n'est pas d'âge à dominer sexuellement un homme, n'est pas prête à oser passer à l'acte). Madagascar a signé de multiples conventions de protection de l'enfance.

Depuis 2005, aucune fille ne peut sortir du territoire malgache avec un étranger, même s'ils sont mariés, si la fille n'a pas 21 ans révolus.[réf. nécessaire]

Depuis 2007, notamment d'après la LOI N° 2007 022 du 20 août 2007 relative au mariage et aux régimes matrimoniaux (Journal Officiel de la République de Madagascar n° 3 163 du 28/01/08, p. 131), en son article 3, "L’âge matrimonial est fixé à 18 ans. Toutefois, avant cet âge et pour des motifs graves, sans préjudice des poursuites pénales relatives aux infractions aux mœurs, le Président du Tribunal de Première Instance peut autoriser le mariage, à la demande du père et de la mère ou de la personne qui exerce l’autorité sur l'enfant et avec leur consentement exprès ainsi que de celui-ci. Le consentement doit être donné devant le Président du Tribunal de Première Instance et constaté dans la décision judiciaire autorisant le mariage".

La première relation sexuelle est un critère de jugement familial et social. Pour toute jeune fille non indépendante et mineure, une première relation sexuelle est une honte qui peut la pousser vers la prostitution occasionnelle [réf. nécessaire]. Le tourisme sexuel est en partie la conséquence de ces phénomènes échos de la pauvreté sociale[réf. nécessaire]. L'homosexualité n'est pas admise dans la société et il s'agit bien du sujet le plus tabou dans ce pays[réf. nécessaire]. Beaucoup de parents malgaches renient leurs enfants à partir du moment où ils apprennent leur homosexualité. Bien que déjà, beaucoup de personnes peuvent se déclarer tolérantes, peu de Malgaches acceptent cette facette pourtant bien existante du pays[réf. nécessaire].

Prostitution infantile[78]

De plus en plus de jeunes, parfois d'âges mineurs, se prostituent,[réf. nécessaire] appâtés vraisemblablement par les devises étrangères à forte valeur localement et avec s'équipent en électroménagers importés[réf. nécessaire]. Leur client, le touriste sexuel qui met en jeu des mineurs déscolarisés et démunis. Ce qui favorise la hausse de la contamination par le virus du Sida[réf. nécessaire]. Des ONG alertés luttent contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), prennent leur poids et gagnent en importance dans la sensibilisation active de ces jeunes de toutes les catégories sociales[réf. nécessaire].

Santé

Famine et paludisme, deux menaces en suspens

  • Famines, épidémies : les grands fléaux qui déciment certaines régions de l'Afrique ne frappent pas Madagascar avec la même fréquence ni la même ampleur catastrophiques. Mais l'équilibre y reste précaire. Si la pluie tant attendue au début de l'été ne tombe pas, les maigres réserves sont vite épuisées. Le sud est toujours la région la plus menacée par la sécheresse. La zone critique se situe aux environs d'Ambovombe(Région Androy).
  • Autre mal endémique : le paludisme. On parle d'une recrudescence alarmante de la maladie et on en attribue la cause à une résistance des plasmodiums à la chloroquine, ce qui ferait échec à la prise classique de quinine ou de nivaquine.

Culture

Article détaillé : Culture de Madagascar.

Musique : une reconnaissance internationale de tous les genres (traditionnels et modernes)

Les Malgaches sont connus pour leur créativité et la musique est un domaine dans laquelle celle-ci est peut-être la plus flagrante. Bien que géographiquement éloigné des circuits internationaux, en effet, Madagascar commence à bénéficier d'une audience internationale pour la qualité de sa musique et de ses musiciens, tant sur le plan traditionnel (world music ou musique du monde) que moderne (jazz, world jazz, gospel,rock, hip-hop, soul, variété).

Musique traditionnelle (musique du monde)

Historiquement, la musique traditionnelle (aujourd'hui musique du monde ou world music) malgache a bénéficié d'une publicité internationale par le biais des grands ambassadeurs du passé, citons pour exemple : Rakoto Frah (hira gasy), Mama Sana, Randafison sylvestre (kalon'ny fahiny) etc.

Actuellement, de nombreux ambassadeurs de la musique traditionnelle malgache, musiciens et leaders internationalement reconnus résident à l'étranger. Ils contribuent au renouvellement et au rayonnement des formes rythmiques et mélodiques traditionnelles à travers le monde. c'est le cas par exemple de : Régis Gizavo (accordéon et chant, musique du Sud), D'Gary (guitare et chant, musique du Sud), Eric Manana (guitare et chant, hira gasy), Justin Vali (valiha et chant, hira gasy), Kilema (marovany et chant, musique du Sud) etc.

Variété des genres traditionnels du Sud au Nord

À Madagascar, c'est le type de pulse rythmique qui donne son nom au genre, bien que la signature rythmique soit commune du Nord au Sud : il s'agit des 12/8 et 6/4. Voici quelques pulses connus :

  • Tsapiky (Sud)
  • Kilalaky (Sud)
  • Zafindraony (Centre Sud)
  • Ba gasy ou Hira gasy (Centre)
  • Basesa (Est)
  • Kaoitry
  • Goma (Nord)
  • Salegy (Nord)

Chanteurs, musiciens, compositeurs et arrangeurs professionnels malgaches de musique traditionnelle/world music

Musiciens ou compositeurs internationalement reconnus (passés et présents) par leur albums distribués à l'extérieur de l'île et/ou les représentations internationales (festivals, world tour) auxquels ils ont participé durant leur carrière (*). Classés par ancienneté (liste non exhaustive, à compléter):

  • Rakotozafy (Ba gasy, Valiha marovany et composition, décédé)
  • Randafison Sylvestre (Kalon'ny fahiny, valiha et composition, décédé)
  • Rakoto Frah (Hira gasy, flûte sodina et composition, décédé)
  • Ramilison Fenoarivo (Hira gasy)
  • Mahaleo (Hira gasy)
  • Jaojoby Eusèbe (Salegy)
  • Régis Gizavo Xavier (1959, Tsapiky, accordéon et composition, ancien sideman du groupe I Muvrini)
  • Hanitra Tarika (Hira gasy, vocal et composition)
  • Hanitra Ranaivo
  • D'Gary Ernest Randrianasolo (1961, Tsapiky & Blues, guitare et composition)
  • Eric Manana (Hira gasy, guitare, vocal et composition)
  • Salala « Senge » le groupe (beko)
  • Feo gasy (Hira gasy)
  • Jean Emilien (1963 -, Blues, harmonica & kabosy)
  • Rossy (Hira gasy)
  • Justin "Vali" (Ba gasy, Kalon'ny fahiny, World, valiha et valiha marovany, vocal et composition)
  • Rajery (Vakodrazana moderne, valiha et vocal)
  • Tsimihole (Beko)
  • Oladad (Zafindraony)
  • Ricky "Olombelo" (World, percussions, vocal et composition)

Musique improvisée (jazz, world jazz, blues)

Parmi toutes les musiques modernes pratiqués par les artistes à Madagascar, la musique improvisée (jazz, world jazz, blues) est pour l'instant la seule à bénéficier d'un festival annuel internationalement reconnu et primé: le "Madajazzcar" -21e édition en octobre 2011- qui s'est vu décerné le label international "Django d'Or - Trophées internationaux du Jazz".

Par ailleurs, de nombreux musiciens malgaches de jazz internationalement reconnus et résidant à l'étranger se réclament aussi de la tradition malgache : ils contribuent ainsi au renouvellement et au rayonnement des formes rythmiques et mélodiques traditionnelles à travers le monde. C'est le cas, par exemple, des musiciens comme Jeannot et Lalao Rabeson (piano et chant, jazz), Serge et Nivo Rahoerson (piano et chant, jazz), Tony Rabeson (batteur de jazz) et Arly Rajaobelina (piano, jazz), Sylvain Marc (basse, jazz et variété), Julio Rakotonanahary (basse et vocal), Solorazaf (guitare et vocal) ou encore Charles kely (guitare et vocal).

Musiciens, chanteurs, compositeurs et arrangeurs professionnels malgaches de musique improvisée (jazz, world jazz et blues)

Musiciens ou compositeurs internationalement reconnus par leur albums distribués à l'extérieur de l'île ou les représentations internationales (festivals, world tour) auxquels ils ont participé durant leur carrière (liste non exhaustive, à compléter):

  • "Tôty" Olivier Andriamampianina ( - 2007, jazz & world jazz, basse et composition, décédé)
  • Jeanot Rabeson (jazz, piano et composition, a collaboré avec presque tous les grands noms du jazz du XXe et début du XXIe siècle, liste trop longue)
  • Lalao Rabeson (jazz, vocal, idem que pour Jeanot pour les collaborations)
  • Dédé Rabeson (jazz, saxophone)
  • Serge Rahoerson (jazz, saxophone, batterie & piano et composition ; vocal, a joué avec Chick Corea, Joe Sample, Linda Hopkins, Roy Haynes, Frank Butler, Benny Carter, Joe Newman, Frank Foster, Al Grey, Jimmy Whiterspoon, John Collins, Waren Vache, Gary Wiggins, Les Surfs et de nombreux autres)
  • Nivo rahoerson (jazz, vocal, idem que pour Serge pour les collaborations)
  • Arly Rajaobelina (jazz, piano et composition)
  • Tony Rabeson (jazz & world jazz, batterie et composition, ancien sideman de : Toots Thielemans, Henri Texier, Michel Portal,Andy Emler, David Linx, Louis Winsberg, Christian Escoudé, Bojan Zulfikarpašić, Baptiste Trotignon, Jean-Pierre Llabador et de nombreux autres, puis leader de son Malagasy Trio depuis)
  • Régis Gizavo Xavier (1959, Blues, accordéon et composition, ancien sideman du groupe I Muvrini)
  • Solo Andrianasolo (Jazz & world jazz, guitare, ancien sideman de Myriam Makeba et de nombreux autres)
  • Sylvain Marc (jazz et variété, basse, réside à Paris, ancien sideman de : Eddy Louiss, Didier Lockwood, Aldo Romano, Mario Canonge, Manu Katché, Mokhtar Samba, Eric Le Lann (et beaucoup d'autres), ainsi que des chanteurs de variétés tels que : Michel Jonasz, Henri Salvador, Claude Nougarou, Julien Clerc, Véronique Samson, Maxime Le Forestier, Sacha Distel (et de nombreux autres)
  • Alain Rabeson (jazz, batterie et basse ancien sideman de nombreux jazzmen français)
  • Ella Rabeson (jazz, vocal)
  • Dimitri Douriantonis (jazz et world jazz guitare et composition)
  • "Pana" Panaiotis Douriantonis (jazz & world jazz, percussion)
  • Datita Rabeson (jazz, guitare et composition)
  • Jackis Ralph (jazz & world jazz, guitare et composition)
  • Solo "Hasambarana" Andrianasolo (jazz & world jazz, guitare et composition, ancien sideman de Miriam Makeba)
  • Solo "Razaf" Razafindrakoto (jazz & world jazz, Fusion & World, guitare et composition, ancien chef d'orchestre de Miriam Makeba pendant 15 ans entre 1986-2001, puis guitariste soliste international depuis)
  • Sammy Andriamanoro (jazz et world jazz, piano)
  • Seta Ramaroson (jazz & world,, saxophone et composition, également fondateur du TGC groupe de Gospel)
  • Ricky "Olombelo" (world jazz, percussions, vocal et composition)
  • Hanitra Ranaivo (world jazz, vocal et composition)
  • Hajazz Haja Rasolomahatratra (jazz & world jazz, guitare et chant)
  • Fanaiky Rasolomahatratra (jazz & world jazz, basse et composition, a déja joué avec Didier Lockwood entre autres)
  • Mendrika Rasolomahatratra (jazz & world jazz, batterie, sideman du groupe "Tarika"- Word)
  • Julio Rakotonanahary (jazz & world jazz, basse et chant, co-fondateur du groupe Wa Zimba, ancien sideman de Eddy Louis, Paco Sery, Raul Paz, Ryoko Nuruki, Charles Kely et de nombreux autres)
  • Charles Kely (world jazz, guitare et chant, ancien sideman de Rajery, Mounira, Emile Biayenda, Alain Debiossat, Julio Rakotonanahary, Tony Rabeson et de nombreux autres)
  • Rado Rakotorahalahy (jazz & world jazz,, basse)
  • Bim (Jazz & Fusion, percussions)
  • Silo Andrianandraina (jazz & world jazz, piano, guitare & basse et composition, a déja joué avec Tony Rabeson, Linley Marthe, Stéphane Eicher, et de nombreux autres)
  • Nicolas Vatomanga (jazz & world jazz, saxophone, flûte sodina et composition, ancien sideman de Mokhtar Samba, Miriam Makeba, Idrissa Diop, Eric Le Lann, Paco Sery, Tony Rabeson et de nombreux autres).
  • Môta (piano et vocal, jazz et world jazz)
  • Tala
  • Mahatozo Ravelonjaka (piano, jazz & world jazz)
  • Joël Rabesolo (guitare, jazz & world jazz)
  • Valérie Raveloson (Piano, Classique)
  • Benjamina Emadisson (piano, classique)
  • Mirana Randria (piano, classique)
  • Fanja Andriamanantena (piano et vocal, jazz et world jazz)

Musique de variété

La musique de variété malgache s'est faite connaître internationalement -dans le monde francophone surtout- par le groupe Les Surfs, longtemps au top du hit parade français. Plus récemment par Rakoto, Tizy Bone. Les Mahaleo et Eric Manana peuvent aussi être intégré car leur musique fait aussi appel aux autres genres (folk, etc.)

Chanteurs et chanteuses de variétés

  • Mahaleo (On fait l'Olympia en 2007)
  • JaoJoby Eusèbe surnommé "Roi du Salegy"
  • Bodo
  • Erick Manana, chanteur malgache fut l'un des membres du groupe Lolo sy ny tariny, a fait l'Olympia en 2009.
  • Mily Clément
  • Nini Doniah - surnommée « Reine du Salegy ».
  • Ambondrona
  • Hanitra Ranaivo
  • Nataly Andria
  • Tovo j'hay
  • Rossy
  • Abdou Day
  • Mirado
  • Melky
  • Jeannot
  • Poopy
  • Zay
  • Majeur 7
  • Tsivahiny
  • Niraina
  • Kirobo
  • Oladad
  • Raprosy
  • Rambao
  • Groupe Tsiky Tsidika
  • Tizy Bone
  • Voninavoko
  • Y-Zit

Musique classique

Le compositeur français Raymond Loucheur (1899-1979) a écrit une Rhapsodie malgache, créée en 1946, qui utilise des thèmes folkloriques. Quatre mouvements : Musiciens, Piroguiers, Sorciers, Guerriers. Musique étonnante et audacieuse, envoûtante surtout. Il en existe un enregistrement par l'Orchestre National de la Radiodiffusion Française sous la direction de Georges Tzipine (1956), paru chez "Forgotten Records" fr 374. Njava, groupe venant de Fianarantsoa, pratiquant la music traditionnel classic.

Langue

Le malgache est la langue nationale de Madagascar, elle est parlée par l'ensemble de la population. Le français est la deuxième langue officielle, parlé par 20% des Malgaches[91] (maîtrisée essentiellement par les lettrés). L'anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010 [92],[34]. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l'anglais ayant disparu du projet [93]

La langue malgache est la plus occidentale dans la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes (ou langues nousantariennes). Plus précisément, elle se rattache aux langues du centre de l'Indonésie et des Philippines. Ses plus proches parentes sont les langues de la branche orientale du sous-groupe dit du Sud-Est Barito (SEB), comprenant notamment le ma'anyan, le samihim, le dusun deyah, etc. Ce qui permet de penser que son habitat d'origine est l'actuelle région de Banjarmasin d'où elle disparut il y a à peine quelques siècles, remplacée par le malais.

Le malgache comprend également quelques vocables issus du malais ancien, du vieux javanais[94], ainsi que du Bantu, de l'anglais et du français.

Coutumes

Le famadihana (sur les hauts plateaux centraux)

Vieille tradition austronésienne que l'on retrouve encore dans certaines îles d'Indonésie (Bornéo et Bangka notamment), le famadihana est un rituel d'exhumation des morts ("second burial") propre surtout au peuple des hauts plateaux et qui se raréfie du fait de la christianisation. Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana (« retournement des morts »). Exhumé quelques années après le décès, le défunt momifié est d'abord porté en procession avec un cortège de musiciens, puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les « razana ») parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs. Il s'agit bien d'une fête : la liesse est de règle, les pleurs et les lamentations sont proscrites, par contre, on mange, on boit du rhum et on danse. Le repas traditionnel à cette fête est le « vary be menaka », du riz avec de la viande grasse (avec beaucoup de graisse, parfois on ajoute de la viande de porc à la viande de zébu). La famille organisatrice peut même préparer des tenues spéciales pour bien marquer la fête. Cette coutume n'est propre qu'à certaines tribus de Madagascar et est aussi une occasion de rassembler la grande famille et une occasion de voir qui sont les personnes qui préservent leur relation avec cette grande famille (ayant répondu à l'invitation et apporté une contribution habituellement financière).
La vie des vivants est régie par les « fady » (interdits instaurés par les ancêtres).

Misao

Cuisine

Sur le plan de la cuisine, c'est une base asiatique avec des influences indiennes, arabes et africaines. Les bases de la nourriture sont le riz, les bananes, la noix de coco, les fruits de mer, les poissons, le zébu et la tomate. Le plat principal est souvent accompagné du "romazava", sorte de soupe de brèdes.

Exemple : Le misao, un plat chinois (mian : pates - chao : sauté ou mine-sao) malgachisé, recette à base de spaghetti, champignons noirs, omelette, viande hachée, carottes et haricots émincés, petit pois et sauce de soja.

Sinon, il existe d'autres plats typiques, tels les sambosa (des beignets à forme triangulaire : "samoussa"), crevettes chinoises, le rogay qui est une préparation à base de tomate et d'oignons qui peut accompagner n'importe quel plat, beignets de bananes (mofo akondro), le ravitoto qui est une préparation à base de feuilles de manioc pilés accompagné de viande de porc, le sakay(piment), etc. De manière générale, aucun plat n'est servi épicé. En revanche, une petit plat de sakay(piment) est présent à chaque repas et permet à chacun d'ajuster la saveur de son repas à sa guise.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Taom-baovao Le premier jour de la nouvelle année est férié à Madagascar.
Lundi suivant le Pâques Lundi de Pâques Alatsinain'ny Paska Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
29 mars Commémoration des martyrs de l'insurrection de 1947. Martioran'ny tolona tamin'ny 1947 Commémoration des martyrs de l'insurrection qui a débuté le 27 mars 1947 et noyée dans le sang par l'armée coloniale française : 90 000 morts selon le commandant des troupes françaises de l'époque (Général Garbay).
1er mai Fête du Travail Fetin'ny asa Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques à Madagascar
25 mai Jour de l'Afrique Andron'i Afrika Anciennement Commémoration de la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) 25 mai 1963, qui est remplacée par l'Union Africaine (UA) depuis le 9 juillet 2002.
Jeudi 40 jours après Pâques Ascension Andro niakarana Jésus, ayant rassemblé ses disciples, rejoint son Père aux cieux.
Lundi suivant le septième dimanche après Pâques Lundi de Pentecôte Alatsinain'ny Pentekosta Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
26 juin Fête nationale Fetim-pirenena Commémoration de la signature de l'acte d'Indépendance de l'île, de la colonisation française, le 26 juin 1960.
15 août Assomption Asompsiona Transport au ciel de la Vierge Marie.
1er novembre Toussaint Fetin'ny olo-masina Fête de tous les saints.
25 décembre Noël Krismasy / Noely Naissance de Jésus-Christ.

Tourisme

En 1984, le gouvernement de Madagascar a décidé d'élargir l'ouverture du pays au tourisme. Malgré des difficultés tenant au système administratif local et une infrastructure encore peu développée, le nombre de visiteurs augmente régulièrement chaque année. Tout indique que Madagascar peut devenir une destination touristique importante, à condition que les autorités de l'île consacrent à cette activité les efforts d'équipement nécessaires.

L'augmentation de nombre de visites touristiques développe bien l'industrie hôtelière à Madagascar. En 2011, plus que 150 hôtels sont enregistrés à l'office de tourisme de Madagascar. Entre 40 hôtels de capitale de Madagascar, on peut trouver seulement 4 hôtels de luxe de standard Européen: hôtel Colbert, hôtel Carlton, hôtel Tamboho, hôtel Ibis.

Art

L'art malgache est toujours vivant mais une certaine standardisation gagne l'artisanat qui devient un produit de consommation et perd donc beaucoup de sa naïveté créatrice.

  • Le bois

Encore aujourd'hui, le Malgache se singularise avec talent dans l'art du bois, qui s'enracine dans les traditions des peuples de la forêt. Ébène, bois de rose, palissandre, espèces connues et inconnues ont fourni le matériau principal à l'architecture jusqu'au XIXe siècle, aux sculptures ornant les tombeaux, dans le sud, au pays mahafaly, au bois de lit taillé aux ciseaux dans la région d'Antananarivo ou à la marqueterie d'Ambositra. Les masques sculptés dans le palissandre massif ou le bois de rose sont introuvables maintenant. Ils représentaient les différents types morphologiques des clans et des tribus. Cet art a disparu. On trouve encore des masques mahafalys dans le sud mais ils se rapprochent plus de l'art africain (ils sont creux et peints). Les boîtes à miel en forme de zébu ou les boîtes en bois vieilli aux dessins géométriques ont également presque disparu. Les motifs géométriques employés dans tout l'artisanat malgache (bois ou orfèvrerie) se réfèrent à un langage de signes dont la signification est malheureusement perdue. Si on ne compte plus de sculptures de masques, des artisans exposent encore des personnages en bois peint, habillés de tissus colorés et qui représentent différentes activités de la vie quotidienne. De jolies boîtes en bois de rose sont décorées de marqueterie naïve.

Cette pièce de tissu est incontestablement le produit artisanal malgache le plus original. Il est partie intégrante de la civilisation de l'île. Le lamba simple recouvre les épaules des femmes des hauts plateaux, il est en coton blanc ou tissé de soie sauvage d'andibe (une araignée qui confectionne des toiles géantes et dont la soie rappelle celle de nos vers européens). Le lamba plus large et bordé de rayures de couleurs sert de nappe de fête, dans la région des hauts plateaux. On le trouve décoré de broderies naïves. Le lambamena, c'est-à-dire linceul, en soie grège, est le plus solide pour résister à l'humidité des tombeaux. Mais il peut être aussi utilisé comme tentures ou tapisseries.

  • Les pierres

Madagascar abonde en gemmes semi-précieuses très variées. On les trouve facilement au zoma (marché) d'Antananarivo, polies en « œufs » ou en « boules ». Les pierres les plus belles sont le béryl, l'améthyste, l'aigue-marine. Ces pierres semi-précieuses sont utilisées pour la fabrication de jeux de solitaire.

Cuisine

Du petit déjeuner au dîner, le riz (dont la culture occupe 55 % des terres cultivées) est l'aliment de base de la cuisine malgache. Il est cuit la plupart du temps à l'eau ; on le sert en premier et on y mélange, selon son goût, les autres préparations. Un repas typiquement malgache se présente sous la forme d'un plat unique. Traditionnel, le romazava, une sorte de ragoût à base de viande de porc ou de zébu, cuit avec des herbes aromatiques appelées brèdes et du gingembre ; ou encore le ravitoto, composé de viande de porc et de morceaux de gras, mijoté avec des feuilles de manioc pilées et relevé avec un zeste de pulpe de coco. Les achards, légumes macérés dans de l'huile, du vinaigre et du curry, et le piment, très fort, sont toujours servis à part. Le tout peut être arrosé de vin malgache rouge, rosé ou blanc. Moelleux, il se boit facilement. Les poissons d'eau douce (brochets, carpes, truites) et de mer (requins, thons, espadons) tiennent également une bonne place dans la cuisine mais c'est la langouste qui reste un des aliments privilégiés de Madagascar. De goût différent selon la région où elle est pêchée, on l'apprécie de préférence grillée et arrosée de jus de citron vert. Tous les fruits et légumes d'Europe poussent à Madagascar, à l'exception de la cerise, et les fruits tropicaux tels que bananes, mangues, grenadilles ou fruits de la Passion y abondent. On déguste aussi un foie gras, de bonne qualité, produit sur place de façon tout à fait artisanale.

Données statistiques

  • Capitale : Antananarivo
  • Population : 20 653 556 habitants (en 2009)[1]
  • Superficie : 587 040 km²
  • Densité : 30 hab./km²
  • Frontières terrestres : 0 km
  • Littoral : 4 828 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 876 m
  • Espérance de vie des hommes : 54,57 ans (en 2005)
  • Espérance de vie des femmes : 59,4 ans (en 2005)
  • Taux d'accroissement naturel : 3,03 % (en 2005)
  • Taux de natalité : 41,66 ‰ (en 2005)
  • Taux de mortalité : 12 ‰ (en 2005)
  • Taux de mortalité infantile : 76,83 ‰ (en 2005)
  • Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2005)
  • Indépendance : 26 juin 1960
  • Lignes de téléphone : 172 181 (en 2009)
  • Téléphones portables : 7 711 721 (en 2010)
  • Postes de radio : 3,05 millions (en 1997)
  • Postes de télévision : 2 700 000 (en 2008)
  • Utilisateurs d'Internet : 150 000 (en 2006)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 5 (en 2007)
  • Routes : 50 000 km (dont 5 000 bitumées)
  • Voies ferrées : 893 km (écartement métrique)
  • Nombre d'aéroports : 130 (dont 29 avec des pistes bitumées)

Migration

Nombres de passeports à l'émigration par année :

2007 2008 2009 2010
Antsiranana 200 NC[95] NC NC
Majunga 190 NC NC NC
Tamatave 234 NC NC NC
Antananarivo 3000 NC NC NC
Tulear 20 NC NC NC
Fianarantsoa NC NC NC NC

Association internationale et partenaire local

Année Pays Nom Association Partenaire local Financement cumulé moyenne 5ans(€[96]) Intérêts Zone d'actions
1976
1962
ONU
USA
UNICEF
USAID
Gouvernement
Communauté
250 000(2010/02)[97]
2 962 970 (2010/03)[98]
Hopitaux-Pharmacies
Ecoles-Produits alimentaires
Habitats-Nature
tout le pays
1991 France Aide et Action[99] 896 000 Ecoles-Produits alimentaires tout le pays
1996 France Partage[100] ASA[101] NC Ecoles
Terres agricoles
autour d'Antananarivo
1863 Suisse Croix-Rouge Croix Rouge Malagasy[102] 100 000(2010/02)[97]
250 000(2009/07)
70 000(2009/12)[103]
Hopitaux-Pharmacies
Urgences humanitaires
tout le pays
& Océan Indien
* France ADFE[104] Ambassade France
Autres écoles privées
malgaches
Ecolages scolaires annuels[105]
Variant de 900 à 1 800
+ Subvention État français
Ecoles françaises[106]
homologuées France
gestion et création
tout le pays
1984 France CIRAD[107] Ambassade France
Ministère agriculture Malgache
* Industrialisation
Commercialisation
Biologique
autour d'Antananarivo
2008 France SIF - Secours Islamique France[108] ONU - ONG locales NC Sécurité alimentaire
Eau-assainissement
Enfance
Tananarive et Androy
2010 Suisse Puits en Madagascar[109] * NC Construction de Puits Tout le pays
1976 Italie PAM Gouvernement 300 000(2010/02) Programme alimentaire Antananarivo/Toliara/Toamasina/Fianarantsoa[97]
* France GRET[110] GRET-ONG[111] 280 000(2010/02)[97] Terres agricoles Centre et Sud du Pays
* * *[112] * * *
*
*

Association locale et ressource extérieure

Création Association Financier extérieur Nature de l'aide intérêts Siège
1999 ZOMARÉ[113] Armor Cuisine (Paris-Bobigny)
Frame Acime[114]
CG[115]finistère
Produits alimentaires
Fiduciaire
Ecole de Musique Antseranana[116]
1974 SAF-FJKM[117] Alliance ICCO[118]
UNDP
UNAIDS
Global Funds
APPEL
UNICEF
UE
WATER AID
Money For Madagascar
Presbyterian Church USA
* Développement humain Antananarivo

Codes

Madagascar a pour codes :

Notes et références

  1. a et b Collectivité malgache, GeoHive, 2000-2010. Consulté le 1er décembre 2010
  2. Antanana = « ville », arivo = « mille », qui fait référence aux milliers de soldats de la reine régente Ranavalona.
  3. Petit Larousse, Paris, Éditions Larousse, 1972 (réimpr. 1980), relié, xiii, 1654 p. (ISBN 2-03-020111-1) 
  4. Voix en Provenance du Village
  5. De nouvelles espèces animales étonnantes découvertes à Madagascar ; Info rédaction Maxiscience, 8 juin 2011
  6. Burney et al (2004)
  7. Hurles et al. (2005), Ricaut et alii' (2009)
  8. Dahl O. (1991), Simon (2006)
  9. Verin (2000), p.20
  10. Patrice Rabe, Quotidien Midi Madagasikara, édition du 24 septembre 2008
  11. Burney et al, op.cit.
  12. Ricaut et alii, op.cit.
  13. Randriamasimanana, "The Malayo-Polynesian Origin of Malagasy" [1])
  14. Dahl O., op. cit., Adelaar, op. cit., Simon, op. cit.
  15. Pour l'historien Edouard Ralaimihoatra, ces autronésiens qu'il appelle de manière globale les Vazimba -sans faire le distingo entre ceux des côtes, les Vezo, et ceux de la forêt de l'intérieur, les Vazimba- ont « apporté dans l'île le fond de la langue malgache et des techniques d'origine indonésienne pirogues à balanciers, rizières inondées, cases en bois équarris ou en branchage construites sur pilotis, villages édifiés sur les hauteurs entourés de fossés, etc. Ce fond a reçu des apports résultant d'échanges humains entre l'Afrique et Madagascar, grâce à la navigation arabe entre les côtes de l'Arabie, de l'Afrique orientale et de la Grande Ile (Ralaimihoatra E., "Les Primitifs malgaches ou Vazimba", in Histoire de Madagascar)
  16. Simon P. (2006), p. 16 [2]
  17. Simon P. (2006), ibid., p. 474 [3]
  18. Rafandrana, un des ancêtres de la dynastie royale merina, par exemple, est connu pour avoir été un Vazimba (Callet, 1908). Les deux reines fondatrices de la royauté Merina, Rafohy et Rangita, étaient désignées comme Vazimbas. Comme la plupart des austronésiens, les chefs Ntaolo (Vazimbas et Vezos) de Madagascar avaient pour coutume de placer les corps de leurs défunts dans des pirogues et de les enfouir dans des lacs artificiels (Vazimbas de l'intérieur) ou dans la mer (Vezos des côtes)
  19. Simon P. (2006), ibid., p. 455 [4]
  20. Adelaar K.A (2006), "The Indonesian migrations to Madagascar: Making sense of the multidisciplinary evidence")
  21. cf. par exemple : Ramilison E., Andriantomara-Andriamamilazabe : loharanon'ny andriana nanjaka teto Imerina, Antananarivo, Imprimerie luthérienne
  22. Dahl O., op. cit. ; Adelaar K.A op. cit.
  23. Hurles et al. (2005), Ricaut et alii (2009), Hagelberg et alii (2008)
  24. « Les Français ont en grande partie mis fin aux tentatives des dirigeants malgaches de diminuer l’influence étrangère », traduction de Claire Guehennoc in wildmadagascar
  25. persee.fr
  26. Maurice Zimmermann, Annales de Géographie, 1909, Vol.18, No.98, pp. 191-192
  27. a et b Maurice Zimmermann, « Le développement économique de Madagascar », dans Annales de Géographie, vol. 23, no 127, 1914, p. 95 [texte intégral (page consultée le 28.8.2009)] 
  28. Voir Madagascar Réalités et Résistances, p. 6, Afaspa, Jean-Claude Rebeherifara (sociologue, enseignant-chercheur).
  29. Jacques Tronchon est l'auteur de L’insurrection malgache.
  30. 1991 Albert Zafy, à la tête des partisans du changement a engagé, massivement, la marche sur chaque ministère d'état de la capitale. Ils destituent le ministre en place de son siège, et installent le leur. Mais, arrivés à la résidence du président Ratsiraka, ils se heurtent à trois barrages militaires de la garde. Au franchissement du troisième barrage, la garde « spéciale » présidentielle ouvre le feu sur la foule. Dans la panique, survolée par des hélicoptères, la foule périt par balles ou est victime des mines préventives installées dans les rizières alentours.
  31. Politique générale de l'État 2006
  32. www.ufctogo.com
  33. Politique générale de l'État 2007 et 2008
  34. a, b et c Antonio Garcia, Ravalomanana renforce ses pouvoirs et adopte l’anglais, RFI, 25/04/2007, article en ligne
  35. La FJKM, Fiangonan'i Jesoa Kristy Eto Madagasikara (Église de Jésus-Christ à Madagascar)
  36. La Savonnerie tropicale est une entreprise alimentant pour beaucoup les mouvements politiques - Article de Madagascar Tribune - Édition du 21 juin 2008 - Citron Plus contre Savonnerie Tropicale / CONECS.
  37. « Si nous avons encore pu tenir jusqu'à maintenant, c'est grâce à notre capacité de management. Malgré l'appel que nous avons lancé à plusieurs reprises, et les crises que nous avons endurées, le gouvernement n'a jamais levé le petit doigt pour nous appuyer », André Ramaroson, PDG de Savonnerie tropicale sur l'Express de Madagascar, édition du 21 nov. 2008
  38. Article de Midi Madagasikara édition du 18 juin 2008
  39. « Dès qu’il a été réélu, en décembre 2006, Marc Ravalomanana a ajusté la Constitution malgache pour pouvoir, à coups d’ordonnances, diriger Madagascar aussi bien que sa propre entreprise. Cette entreprise, vouée à l'origine à la transformation de produits laitiers, est devenue un empire présent dans pratiquement tous les secteurs économiques qui marchent. Il n’y aurait rien à redire si ce n’est sa manière d’avoir éliminé certains opérateurs économiques malgaches performants (mais corrompus) pour s’accaparer leurs affaires existantes depuis des décennies », Jeannot Ramambazafy – Journaliste - [www.madagate.com madagate.com]
  40. Amnesty International amnestyinternational.be
  41. Article de Iloniaina Alain dans l'Express de Madagascar, édition du 21 août 2008
  42. Article de Manjaka Hery dans Madagascar Tribune, édition du 25 août 2008
  43. MADAGASCAR. Daewoo gagne le gros lot, in Courrier Internantional, 20/11/2008, article en ligne
  44. Song Jung-a, Christian Oliver, Tom Burgis , Daewoo to cultivate Madagascar land for free , in Financial Times ft.com article en ligne
  45. Habibou Bangré, Le clan Ravalomanana privé de sortie, in Jeune Afrique, 19/03/2009 en ligne
  46. Article du quotidien La vérité sur [www.laverite.mg laverite.mg] - Lundi 15 décembre 2008 (Fermeture de TV Viva)
  47. (fr) la-croix.com
  48. (fr) [5]
  49. Rajoelina réfugié à l'ambassade de France, Le Figaro, 10 mars 2009
  50. Sarkozy qualifie de coup d'Etat la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina, Jeune Afrique
  51. Razily, le cyber-héros des partisans de Ravalomanana | The Observers, france24, 30 mars 2009
  52. Alphonse Maka, crasse présidentielle - Grogne des détenus politiques, in La Vérité, 27/03/2009, article en ligne
  53. Tiako i Madagasikara, parti de Marc Ravalomanana
  54. au Carlton 5 étoiles à Tananarivo
  55. Madagascar: discussions directes entre délégués de Ravalomanana et Rajoelina, agence AFP, 10/04/2009, article en ligne
  56. politicien éprouvé et tête de liste du parti Militant pour le Progrès de Madagascar
  57. Le pouvoir malgache récuse le dirigeant choisi par Ravalomanana, agence Reuters, cité par l'Express, le 17/04/2009, article en ligne
  58. Lovasoa Rabary, Madagascar: mandat d'arrêt contre Ravalomanana, BBC Afrique, 17/04/2009, article en ligne
  59. Agence AFP, Madagascar: le régime de transition complète son gouvernement, 18/04/2008, article en ligne
  60. top-mada.com
  61. le colonel Mouammar Kadhafi
  62. TGV (tanora gasy vognona), AREMA (Andrin' ny revolisiôna Malagasy), TIM (tiko madagascar), CRN(comité national de réconciliation)
  63. (fr) lefigaro.fr
  64. au modèle fabriqué dans les attentats à Paris
  65. marque française
  66. propriétaires d'une boutique, businessperson (enregistré ou occasionnel)lire N°113MARS2009 politique africaine,"Afrique,la globalisation par les Suds ISSN 0244-7827,(ISBN 978--8111-0199-2),similitude page 55
  67. lexpressmada.com
  68. 100 ariary le repas,500fmg moins de 4 centimes d'€ euro
  69. Lundi 13 juillet 2009, madagascar-tribune.com
  70. http://www.madagate.com/politique/1127-andry-rajoelina-a-lonu-entre-humilite-et-humiliation-quid-des-iles-eparses-de-locean-indien-rattrapage.html
  71. Sommet inter-malgache prévu à Addis Abeba, Jeune Afrique, 20 octobre 2009
  72. INSCAE - Institut National des Sciences Comptables et de l'Administration d'Entreprises, inscae, 28 octobre 2009
  73. IST Antananarivo madagascar, ist-t, 6 février 2010
  74. a, b et c monopole de l'état
  75. utile pour ralentir l'effet néfaste de la dysenterie dans le pays (épidémie en 1999)
  76. Union Européenne menée par les navires de pêche France-Espagne, port d'Antsiranana
  77. Année de la crise de la vache folle
  78. a et b Journal Libération 'alternatives internationales septembre 2009 N°44' par Emmanuel BLIVET
  79. magazine Diplomatie n°38 du samedi 2 mai 2009, http://www.zepresse.fr/liste_revues.php?id=89&collec=0
  80. a et b https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ma.html
  81. Nourriture pour animaux.
  82. secret et monopole inter-état (Exportateur-Importateur)
  83. 1Antananarivo,1Majunga, 1Nosy-bé, 1Antsiranana
  84. 1Tamatave, 1Majunga, 1Antseranana
  85. Auparavant, avant 1994 toute devise étrangère devait être déclarée à l'entrée sur le territoire malgache avant de pouvoir être utilisée, avec obligation d'échange dans une banque malgache avec justificatif. Les devises non échangées en ressortent avec le justificatif initial et celui de la banque
  86. National Geographic France N° de sept. 2010 p. 54
  87. Ricaut (2009)
  88. a et b http://www.unicef.org/infobycountry/madagascar_statistics.html
  89. a et b http://hdrstats.undp.org/en/countries/data_sheets/cty_ds_MDG.html
  90. Taux de mortalité grandissant des nouveau-nés. Ou encore trop d'enfants sans suivi parental
  91. http://fr.wikipedia.org/wiki/Francophonie#Nombre_de_francophones_dans_les_pays_membres_de_l.27OIF_en_2005
  92. Article 4 de la Loi constitutionnelle n° 2007-001 du 27 avril 2007 portant révision de la Constitution
  93. l'anglais n'est plus langue officielle depuis 2010 [6] et [7] consulté le 12 septembre 2011
  94. Adelaar, K. Alexander, "Chapter 4. Borneo as a Cross-Roads for Comparative Austronesian Linguistics", The Austronesians Historical and Comparative Perspectives (Peter Bellwood, James J. Fox et Darrell Tryon éds.), Australian National University, 2006
  95. Non communiquée : valeur Non Connue.
  96. 1€ ~ 2 400 ariarys malgaches~ 13 000 francs malgaches
  97. a, b, c et d http://www.madagascar-tribune.com/Pres-de-trois-milliards-d-Ariary,13616.html
  98. http://www.madagascar-tribune.com/2-962-970-dollars-d-aide-depuis-le,13794.html)
  99. http://www.aide-et-action.org/ewb_pages/m/madagascar_programme.php
  100. http://www.partage.org/ewb_pages/p/pays_madagascar.php
  101. http://www.asa-madagascar.org/
  102. http://croix-rouge-mada.yatou.net/
  103. Don de l'ambassade de France au resto du cœur Madagascar à Antananarivo
  104. http://www.adfe.org/adfe/?page_id=44 OU http://www.assemblee-afe.fr/
  105. par élève à statut externe du primaire au lycée, http://www4b.ac-lille.fr/~lfds/scolarite.html
  106. à caractère consulaire et coopération gouvernement république française et malgache de 1972 à 1988 avec uniquement des professeurs éducation nationale nommés au journal officiel
  107. http://www.cirad.fr/fr/le_cirad/histoire/index.php ou http://www.cirad.mg/?pg1=presentation
  108. http://www.secours-islamique.org
  109. http://www.puits-en-madagascar.org
  110. http://www.gret.org/decouvrir_gret/index.htm
  111. http://www.gret.org/pays/result_mada.asp?pays=121
  112. *
  113. http://www.zomare.com/ecole.html
  114. http://www.acimeframe.com/presentation.php
  115. conseil général
  116. Diego-suarez ou antseranana
  117. http://www.madagascar-contacts.com/cns/saf.htm
  118. http://www.icco.org

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

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