- 24 Heures du Mans
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Pour les articles homonymes, voir 24 heures du Mans (homonymie).Infobox compétition sportive 24 Heures du Mans 
Logo de l'épreuveGénéralités Sport compétition automobile Création 1923 Organisateur(s) Automobile Club de l'Ouest Éditions 79 Périodicité annuelle Lieu circuit des 24 Heures Site web officiel Site officiel Pour la dernière compétition, voir :
24 Heures du Mans 2011modifier 
Les 24 Heures du Mans sont une course automobile d'une durée de 24 heures, se déroulant en juin sur un circuit routier, au sud de la ville du Mans, dans le département de la Sarthe en France. Cette épreuve existe depuis 1923.
Sommaire
Introduction
En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest œuvre à la réalisation d'une compétition dont le caractère devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance. Pendant l'épreuve, des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit.
La première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près de la ville du Mans. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. Aujourd'hui, les « 24 Heures du Mans » ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport et Sport-Prototypes.
Le circuit
Article détaillé : Circuit des 24 Heures.La piste, mesurant 13,629 km, emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudières, longue de presque 6 km et où les prototypes maintenaient une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute (le record de vitesse du circuit est de 405 km/h). Cette portion du circuit a été divisée en trois lignes droites par l'installation de deux chicanes en 1990. Ces chicanes ont pour but de limiter la recherche de la vitesse maximale par des réductions d'appuis aérodynamiques trop importants et de limiter par conséquence les différences de vitesse entre concurrents. L'envol de certains véhicules était dû à la géométrie de la piste avec un changement de plan qui pouvait créer un décrochage aérodynamique suivant leurs configurations et réglages aérodynamiques. La bosse a été aplanie pour l'édition 2001.
Le record de la plus haute vitesse moyenne sur un tour en course appartient à Loïc Duval sur Peugeot 908 HDi FAP avec un temps de 3 min 19 s 074, soit 246,463 km/h de moyenne, réalisé lors de l'édition 2010[1].
Organisation de la course
Plaque en bronze avec les empreintes et signatures des pilotes vainqueurs de l'édition 1992
Quand Le Mans se met à l'heure de la course, ce ne sont pas seulement 24 heures mais une semaine complète d'événements. Tout commence avec le pesage des véhicules, sur les quinconces des Jacobins. Les essais et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. Le vendredi, s'ensuivent le Classic British Welcome[2] à Saint-Saturnin, une commune proche de la ville, et, en fin de journée, la fameuse parade des pilotes qui présente l'ensemble des équipages engagés pour la course dans le centre ville, avec l'inauguration d'une nouvelle plaque de bronze avec les empreintes des vainqueurs de l'année précédente.
Le samedi et tout au long du week-end de la compétition, les animations sont nombreuses, tels la fête foraine, les concerts, le village, et bien sûr la course.
Les directeurs de course
- Charles Faroux : de 1923 à 1956
- Jacques Loste : de 1957 à 1968
- Charles Deutsch : de 1969 à 1980
- Marcel Martin : de 1981 à 2000
- Daniel Poissenot : depuis 2001
Différents styles de départ
- Départ arrêté en ligne : 1923 à 1924
- Départ arrêté en épi dit « Le Mans » : 1925 à 1969
- Départ arrêté en épi avec pilote à bord : 1970
- Départ lancé : depuis 1971
Le départ des voitures dans le style « Le Mans », bien que le plus spectaculaire, les pilotes s'élançant en courant vers leurs voitures placées en épi sur le côté opposé, fut remis en cause en 1968 à la suite de l'accident de Willy Mairesse dû probablement à une portière mal fermée de sa Ford GT 40. L'année suivante, pour marquer son opposition à ce type de départ, Jacky Ickx traverse la piste en marchant et s'élance en dernier. Cela ne l'empêchera pas de finir premier. En 1970, le départ est légèrement amélioré avec les pilotes déjà à bord des voitures. L'année suivante, le départ voiture arrêtée est définitivement abandonné.
Depuis 1949, le départ est donné par une personnalité, différente chaque année, et non plus par un membre de l'ACO. On peut nommer entre autres deux présidents de la République française : en 1949, Vincent Auriol et en 1972, Georges Pompidou ; des personnalités du monde du cinéma : en 1971, Steve Mac Queen, en 1996, Alain Delon et en 2003, Luc Besson ou dans le monde sportif : en 1978, Raymond Poulidor, en 1982, Luigi Chinetti, en 2000, Jacky Ickx, en 2009, par le président de Ferrari Luca di Montezemolo, en 2011, par le président de la FIA Jean Todt. En 2008, le départ a même été donné depuis la station spatiale internationale[3].
Accidents
Article détaillé : Liste des accidents mortels aux 24 Heures du Mans.Avec les vitesses élevées qui sont associées au Mans, la piste a vu un certain nombre d'accidents ; certains ont été mortels aux pilotes mais aussi aux spectateurs. Le pire moment dans l'histoire du Mans est l'accident survenu durant l'édition du 11 juin 1955[4] au cours de laquelle plus de 80 spectateurs, ainsi que le pilote Pierre Levegh, sont tués par l'envol de la Mercedes 300 SLR de ce dernier. Ce carnage provoque un choc dans le monde des sports automobiles qui conduit à la suppression de beaucoup de courses principales et mineures en 1955, telles que les Grands Prix de France, d'Allemagne et de Suisse, ce dernier pays bannissant jusqu'en 2007, toute compétition motorisée sur circuit sur son territoire. Cet accident a apporté de nouvelles règlementations sur la sécurité des pilotes et des spectateurs dans toutes les catégories de sports motorisés.
En 1986, Jo Gartner se tue au volant d’une Porsche 962C qui s'est brisée sur les barrières de la ligne droite de Mulsanne. Son accident mortel est le plus récent pendant la course elle-même, toutefois il y eut un autre décès en 1997, celui de Sébastien Enjolras sur WR lors des essais préliminaires suite à l'envol de sa voiture qui était retombée sur le rail de sécurité.
Dans un des accidents récents les plus notables, la fatalité frappera de nouveau Mercedes-Benz, bien que sans conséquence mortelle. La CLR Mercedes-Benz qui courait en 1999 souffrait d’instabilité aérodynamique qui transformait ces voitures en avions sous certaines conditions. Après une première alerte le jour des qualifications, où la CLR numéro 4 conduite par Mark Webber décolle de l'avant et s'immobilise le long des rails, Mercedes déclare avoir résolu le problème. Cependant, lors du « warm up » quelques heures avant la course, la même voiture réparée avec le même pilote reprend un envol et se retrouve sur le toit, puis un nouvel accident se produit en course. La CLR numéro 5 de Peter Dumbreck s’envole à plusieurs mètres de hauteur en tournoyant, passe au-dessus des rails de sécurité et va s’échouer dans les bois plusieurs mètres plus loin. Aucun conducteur n'est sérieusement blessé dans ces trois accidents, mais Mercedes-Benz retire rapidement la voiture restante en course et, par la suite, arrête son programme de développement de voitures de sports prototype.
Catégories
Les voitures qui participent à cette épreuve sont réparties en plusieurs catégories :
- Prototypes
- LM P1 (anciennement LMP900)
- LM P2 (anciennement LMP675)
- Grand Tourisme
- LM GTE (anciennement GT2) divisée en deux classes : GTE Pro et GTE Am
« LM » signifie « Le Mans » et « LM P » « Le Mans Prototype ». « GTE » signifie « Grand tourisme Endurance », « Pro » pour « professionnel », « Am » pour « amateur ».
Palmarès
Records
Victoires par pilote
Rang Pilote Victoires Année 1
Tom Kristensen8 1997, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008 2
Jacky Ickx6 1969, 1975, 1976, 1977, 1981, 1982 3
Derek Bell5 1975, 1981, 1982, 1986, 1987
Frank Biela2000, 2001, 2002, 2006, 2007
Emanuele Pirro2000, 2001, 2002, 2006, 2007 6
Olivier Gendebien4 1958, 1960, 1961, 1962
Henri Pescarolo1972, 1973, 1974, 1984
Yannick Dalmas1992, 1994, 1995, 1999 9
Woolf Barnato3 1928, 1929, 1930
Luigi Chinetti1932, 1934, 1949
Phil Hill1958, 1961, 1962
Hurley Haywood1977, 1983, 1994
Klaus Ludwig1979, 1984, 1985
Al Holbert1983, 1986, 1987
Rinaldo Capello2003, 2004, 2008
Marco Werner2005, 2006, 2007 Victoires consécutives par pilote
Rang Pilotes Victoires
consécutivesAnnées 1
Tom Kristensen6 2000 à 2005 2
Woolf Barnato3 1928 à 1930
Olivier Gendebien1960 à 1962
Henri Pescarolo1972 à 1974
Jacky Ickx1975 à 1977
Emanuele Pirro2000 à 2002
Frank Biela2000 à 2002
Marco Werner2005 à 2007 Victoires par nation (pilotes)
Rang Nation Victoires 1
Royaume-Uni42 2
France39 3
Allemagne26 4
États-Unis18
Italie6
Belgique12 7
Danemark9 8
Autriche4 9
Australie3
Pays-Bas11
Finlande2
Japon
Nouvelle-Zélande
Suède15
Argentine1
Canada
Espagne
Mexique
SuisseVictoires par constructeur
Rang Constructeur Victoires Année 1
Porsche16 1970, 1971, 1976, 1977, 1979, 1981, 1982, 1983, 1984,
1985, 1986, 1987, 1994*, 1996*, 1997*, 19982
Audi10 2000, 2001, 2002, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2011 3
Ferrari9 1949, 1954, 1958, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965 4
Jaguar7 1951, 1953, 1955, 1956, 1957, 1988, 1990 5
Bentley6 1924, 1927, 1928, 1929, 1930, 2003 6
Alfa Romeo4 1931, 1932, 1933, 1934
Ford1966, 1967, 1968, 1969 8
Matra Simca3 1972, 1973, 1974
Peugeot1992, 1993, 2009 10
Lorraine-Dietrich2 1925, 1926
Bugatti1937, 1939 12
Chenard et Walcker1 1923
Lagonda1935
Delahaye1938
Talbot-Lago1950
Mercedes-Benz1952
Aston Martin1959
Mirage1975
Renault-Alpine1978
Rondeau1980
Sauber-Mercedes1989
Mazda1991
McLaren1995
BMW1999 * En 1996 et 1997, Porsche n'était que motoriste de la voiture gagnante, avec un châssis TWR. En 1994, la Dauer 962 GT1 était très largement dérivée de la Porsche 962 Groupe C.
Victoires consécutives par constructeur
Rang Constructeur Victoires
consécutivesAnnées
de - à1
Porsche7 1981 - 1987 2
Ferrari6 1960 - 1965 3
Audi5 2004 - 2008 4
Bentley4 1927 - 1930
Alfa Romeo1931 - 1934
Ford1966 - 1969 7
Jaguar3 1955 - 1957
Matra Simca1972 - 1974
Porsche1996 - 1998
Audi2000 - 2002 11
Lorraine-Dietrich2 1925 - 1926
Porsche1970 - 1971
Porsche1976 - 1977
Peugeot1992 - 1993
Audi2010 - 2011 Victoires par nation (constructeurs)
Rang Nation Victoires 1
Allemagne28 2
Royaume-Uni17 3
France15 4
Italie13 5
États-Unis4 6
Suisse1
JaponParticipations par pilote
Rang Pilotes Participations 1
Henri Pescarolo33 2
Bob Wollek30 3
Yojiro Terada29 4
Derek Bell26 5
François Migault25 6
Claude Ballot-Lena23 7
Claude Haldi22
Pierre Yver
Jan Lammers8
Andy Wallace21 9
David Hobbs20
Max Cohen-OlivarVictoires par équipe
Victoires Équipe Années 11
Joest Racing1984, 1985, 1996, 1997, 2000, 2001, 2002, 2006, 2007, 2010, 2011 9
Porsche1976, 1977, 1981, 1982, 1983, 1986, 1987, 1994, 1998 7
Scuderia Ferrari1954, 1958, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964 4
Bentley Motors Ltd.1927, 1928, 1929, 1930
Jaguar1953, 1955, 1988, 1990 3
Matra Sports1973, 1973, 1974
Peugeot Sport1992, 1993, 2009 2
Ecurie Ecosse1956, 1957
Shelby-American Inc.1966, 1967
John Wyer Automotive Engineering1968, 1969 Victoires par véhicule
Victoires Véhicule Années 5
Audi R82000, 2001, 2002, 2004, 2005 4
Alfa Romeo 8C 23001931, 1932, 1933, 1934
Ford GT401966, 1967, 1968, 1969
Porsche 9561982, 1983, 1984, 1985 3
Jaguar Type D1955, 1956, 1957
Ferrari 250 TR1958, 1960, 1961
Matra Simca MS6701972, 1973, 1974
Porsche 9361976, 1977, 1981
Audi R10 TDI2006, 2007, 2008 2
Lorraine-Dietrich B3-61925, 1926
Bentley Speed Six1929, 1930
Bugatti Type 571937, 1939
Porsche 917K1970, 1971
Porsche 962C1986, 1987
Peugeot 905 Evo 1B1992, 1993
Porsche WSC-951996, 1997 Numéros vainqueurs
- Le numéro le plus souvent premier est le « 1 », neuf fois victorieux en 79 éditions devant le « 2 » le « 3 » le « 4 » et le « 7 », tous six fois victorieux[6].
- Jusqu'à 2011 les seuls numéros à avoir gagné deux années de suite étaient le « 7 » et le « 1 ». À chaque fois le numéro était attribué au même concurrent, voire à la même voiture (même châssis) Porsche 956 n°7 en 1984 et 1985, et TWR Porsche n°7 en 1996 et 1997 avec le Joest Racing, Audi n°1 en 2001 et 2002.
- En 2010 le numéro 9 est devenu le troisième numéro à gagner deux années de suite. Cependant, ce numéro n'a pas été porté par la même voiture (Peugeot 908 HDi FAP en 2009 et Audi R15+ en 2010).
- Les numéros furent longtemps attribués par ordre décroissant de la cylindrée des voitures, mais ce n'est plus le cas, des « tranches de numérotation » sont réservées aux catégories : 1 à 24 pour les LM P1, 25 à 49 pour les LM P2 et 50 à 99 pour les LM GTE. Il est donc de moins en moins probable que les « gros » numéros sortent.
- Depuis 2006 des Aston Martin GT1 portent les numéros « 007 », « 008 » ou « 009 » en référence à l'agent « 007 » très attaché à cette marque, malgré l'existence des numéros 7 8 ou 9 en LMP1[7].
- Le plus gros numéro porté au Mans est le 203 de 1987 à 1990
- Le fameux numéro 13 fut au départ en 1923 et 1925 puis absent jusqu'à ce que le constructeur manceau Yves Courage (et lui seul) le reprenne 13 fois de 1983 à 2007. Il réapparait cependant en 2009 sur la Lola-Aston Martin du Speedy Racing Team Sebah et depuis les 24 Heures du Mans 2010 sur la Lola B10/60-Rebellion de la même équipe devenue le team Rebellion Racing.
Numéro Année Constructeur Victoires 1 1929
1939
1967
1982
1986
1992
2001
2002
2007
Bentley
Bugatti
Ford
Porsche
Porsche
Peugeot
Audi
Audi
Audi9 2 1937
1966
1978
1988
2008
2011
Bugatti
Ford
Renault Alpine
Jaguar
Audi
Audi6 3 1927
1957
1983
1990
1993
2005
Bentley
Jaguar
Porsche
Jaguar
Peugeot
Audi6 4 1928
1930
1935
1954
1956
1977
Bentley
Bentley
Lagonda
Ferrari
Jaguar
Porsche6 5 1925
1950
1959
2004
Lorraine-Dietrich
Talbot-Lago
Aston Martin
Audi4 6 1926
1955
1962
1969
Lorraine-Dietrich
Jaguar
Ferrari
Ford4 7 1974
1984
1985
1996
1997
2003
Matra Simca
Porsche
Porsche
TWR Porsche
TWR Porsche
Bentley6 8 1924
1932
2000
2006
Bentley
Alfa Romeo
Audi
Audi4 9 1923
1934
1968
2009
2010
Chenard et Walcker
Alfa Romeo
Ford
Peugeot
Audi5 10 1961
Ferrari1 11 1933
1960
1973
1975
1981
Alfa Romeo
Ferrari
Matra Simca
Mirage
Porsche5 14 1958
Ferrari1 15 1938
1972
1999
Delahaye
Matra Simca
BMW3 16 1931
1980
Alfa Romeo
Rondeau2 17 1987
Porsche1 18 1953
Jaguar1 20 1951
1964
1976
Jaguar
Ferrari
Porsche3 21 1952
1963
1965
Mercedes-Benz
Ferrari
Ferrari3 22 1949
1971
Ferrari
Porsche2 23 1970
Porsche1 26 1998
Porsche1 36 1994
Dauer Porsche1 41 1979
Porsche1 55 1991
Mazda1 59 1995
McLaren1 63 1989
Sauber-Mercedes1 Galerie
Divers
- Dès la deuxième édition, il fut décidé que l'épreuve se déroulerait lors du deuxième week-end de juin, en raison des performances des phares de l'époque. Cette organisation du deuxième week-end de juin a subi des modifications ultérieures, dues davantage à des circonstances extérieures. En 1968, l'épreuve s'est tenue en septembre en raison des événements de mai. En 1998, l'épreuve a eu lieu le premier week-end de juin afin de ne pas se superposer à la Coupe du monde de football organisée en France. Depuis 1998, l'organisation a été assouplie, la course a lieu soit le deuxième, soit le troisième week-end de juin.
- De 1924 à 1928, les véhicules devaient effectuer un certain nombre de tours (20 en 1924) avec la capote fermée.
- En 1926, trois La Lorraine B3-6 aux trois premières places des 24 Heures du Mans avec pour chacune une moyenne supérieure à 100 km/h. Ce fut la première fois que cette moyenne fut franchie.
- En 1930, première participation féminine : Mmes Mareuse et Siko, 7e sur Bugatti 1 496 cm³.
- En 1931, l'Alfa Romeo 8C des anglais Lord Earl Howe en Sir Henry Birkin parcourut pour la première fois plus de 3 000 km en 24 heures.
- Lors de sa victoire en 1950, Louis Rosier disputa pratiquement toute la course en solitaire, ne laissant son fils piloter que durant deux tours. En 1952, Levegh disputant seul la course sur une Talbot-Lago, faillit battre les Mercedes d'usine, abandonnant lors de la dernière heure sur une casse mécanique provoquée par un rétrogradage raté alors qu'il occupait la tête de la course. C'est à la suite de cet exploit que l'écurie Mercedes lui avait proposé un volant d'usine lors de la tragique édition de 1955, l'associant à des pilotes aussi prestigieux que Juan Manuel Fangio, Stirling Moss et Karl Kling.
- En 1953, c'est la limite des 4 000 km en 24 heures qui fut franchie par quatre voitures dont trois Jaguar XK120 C.
- L'édition 1955 fut endeuillée par un grave accident ayant causé 92 morts : 83 sur le site (dont un gendarme sur la piste) et 9 autres dans les jours qui suivirent. Des débris (moteur, train avant et capot) de la Mercedes 300 SLR de Pierre Levegh furent catapultés dans les tribunes de la ligne droite des stands à la suite d'une collision avec l'Austin-Healey de Lance Macklin. La course se poursuivit normalement (à l'exception du retrait volontaire de l'écurie Mercedes). Toutefois cet accident provoqua un important émoi médiatique et eut des conséquences notables sur l'histoire du sport automobile, en entraînant l'interdiction des courses automobiles sur circuit sur le territoire Suisse pendant plus de cinquante ans, et en incitant la firme Mercedes-Benz (dont le retour sportif avait été mal accepté en France, le succès des flèches d'argent d'avant-guerre étant encore associé à la période hitlérienne) à ne plus participer à des compétitions automobiles de haut niveau pendant une trentaine d'années. La course fut par ailleurs remportée par Mike Hawthorn, dont la responsabilité semblait engagée dans l'accident, ce qui déclencha une polémique médiatique contre le pilote britannique. La question des responsabilités de Macklin ou de Hawthorn ne fut jamais clairement élucidée.
- En 1966, la moyenne de 200 km/h pendant 24 heures fut battue par deux Ford MkII. Les deux machines franchirent la ligne d'arrivée en même temps, selon les ordres du team manager qui souhaitait avoir une double-victoire au Mans pour le constructeur américain. Mais le règlement de l'épreuve stipulant que la première place revenait à l'équipage et à la voiture ayant parcouru la plus grande distance durant 24 heures, la victoire fut attribuée à la voiture n°2 car elle s'était qualifiée en 4e position, soit deux rangs plus loin que sa consoeur, et avait donc parcouru une distance légèrement plus importante pendant ces 24 heures.
- L'année suivante, c'est la limite des 5 000 km en 24 heures qui fut franchie par trois voitures : une Ford Mk IV et deux Ferrari 330 P4.
- Jusqu'en 1970, la procédure de départ (reproduite dans de nombreuses autres épreuves d'endurance) imposait aux pilotes de traverser la piste en courant pour rejoindre leur voiture, stationnées en épi sur la ligne de départ. Cette tradition rendait spectaculaire le départ des courses automobiles, mais fut la cause de nombreux accidents, certains pilotes préférant ne pas boucler leur harnais de sécurité afin de figurer parmi les mieux placés à l'issue des premiers tours. Lors de l'édition 1969, Jacky Ickx boycotta cette procédure[8] en traversant la piste en marchant, cela afin de s'élancer délibérément dernier. Cela ne l'empêcha pas de remporter (avec Jackie Oliver) à l'arrachée la course, devant la Porsche 908 de Hans Herrmann et Gérard Larrousse. Ce geste de protestation fut concomitant à un changement du règlement technique de la FIA, qui permettait aux constructeurs d'aligner des prototypes de 5 litres de cylindrée, surpuissants (leurs performances étaient supérieures à celles des F1 de la même époque), mais dont l'engagement exigeait une réflexion approfondie et commune à l'ensemble des sports mécaniques, sur le degré de professionnalisme avec lequel la sécurité des pilotes et des spectateurs était prise en compte. L'impact du geste de Ickx fut d'autant plus légitime que, cette même année, le départ de la course fut précisément le théâtre d'un accident coûtant la vie au pilote britannique John Woolfe, qui pilotait la toute nouvelle Porsche 917, voiture emblématique de cette époque.
- L'édition 1970 a servi de sujet et de cadre au tournage du film Le Mans avec Steve McQueen.
- Le record absolu de l'épreuve (en termes de distance parcourue) fut longtemps celui réalisé au cours de l'édition 1971 par Helmut Marko et Gijs van Lennep, avec 5 335,313 km (soit 222,304 km/h de moyenne) sur une Porsche 917. Il demeura difficile à battre du fait de la modification du tracé l'année suivante (contournement de la section de Maison-Blanche) et l'installation de chicanes (pour des raisons de sécurité) dans la ligne des droites des Hunaudières en 1990.
- Record battu en 2010 par l'Audi R15 Plus TDi n°9 qui parcourt 5 410,71 km en accomplissant 397 tours soit exactement le même nombre de tours que la Porsche 917 en 1971.
- Graham Hill, vainqueur sur Matra en 1972, est à ce jour le seul pilote à avoir remporté les trois compétitions automobiles considérées comme les plus prestigieuses (triple couronne) : le Grand Prix automobile de Monaco de Formule 1, le Mans et les 500 Miles d'Indianapolis. Mario Andretti, détenteur d'un titre de champion du monde de Formule 1, et également vainqueur à Indianapolis, a lui aussi disputé le Mans à plusieurs reprises, mais n'a pas pu se classer mieux que troisième (avec son fils Michael sur Porsche 956 en 1983) et deuxième (sur Courage-Porsche en 1995). En 2007 et 2008 Jacques Villeneuve tenta, sans succès, de rejoindre Graham Hill (à noter cependant que si Villeneuve fut champion du monde de F1, il ne gagna jamais à Monaco) au volant d'une Peugeot 908 HDi FAP.
- L'édition 1979 a vu l'acteur Paul Newman se classer deuxième avec une Porsche 935 du Dick Barbour Racing.
- Jean Rondeau est le seul pilote à s'être à ce jour imposé au Mans (victoire en 1980, associé à Jean-Pierre Jaussaud) sur une voiture de sa conception (Groupe VI : Distance parcourue : 4 608 km à la moyenne de 192 km/h).
- En 1985, l'écurie privée Joest alignant une Porsche 956 « client » réussit l'exploit de devancer, à « la régulière », les voitures engagées par l'usine.
- En 1988, Roger Dorchy réalise la vitesse record de 405 km/h en course sur la ligne droite des Hunaudières avec une WM P88 à moteur Peugeot.
- Mazda, avec un moteur rotatif (Moteur Wankel), devient le premier constructeur japonais victorieux en 1991.
- En 1992 et 1993, Peugeot remporte l'épreuve avec sa 905 au terme d'une lutte avec Toyota. Première et troisième en 1992, la marque réalise un triplé historique en 1993, ce fut la dernière victoire d'une écurie française avant que Peugeot réalise un doublé avec ses 908 en 2009.
- Michael Schumacher participe à l'édition 1991, peu de temps avant le début de sa carrière en F1. Il signe à cette occasion une prestation très convaincante : 5e sur Sauber-Mercedes (avec Karl Wendlinger et Fritz Kreutzpointer), et détenteur du meilleur tour en course sur le circuit de l'époque.
- L'édition 1999 fut marquée par l'envol des deux Mercedes CLR du team AMG, au niveau de la courbe rapide précédant le virage d'Indianapolis et de la ligne droite des Hunaudières suite à un manque de stabilisateurs pour la première et à une perte de l'un des stabilisateurs lors d'une touchette avec une Porsche 911 GT2 (ancienne appellation) pour la deuxième.
- Parmi les pilotes les plus malchanceux ayant participé à l'épreuve figure certainement Bob Wollek (disparu en 2001) : quadruple vainqueur des 24 Heures de Daytona, vainqueur des 12 Heures de Sebring, il est monté sept fois sur le podium sans jamais figurer parmi les vainqueurs de l'épreuve mancelle.
- L'édition 2002 a servi en partie de sujet et de cadre au tournage du film Michel Vaillant avec Sagamore Stévenin.
- Le 13 décembre 2005, Audi présente l' R10, équipée d'un moteur diesel, qui effectue ses débuts au Mans à l'occasion de l'édition 2006. Aidée par sa faible consommation et son couple énorme, c'est une vitrine pour introduire en masse la technologie diesel sur le premier marché automobile au monde, les États-Unis, au moment où la norme imposera une faible teneur en soufre.
- La coutume veut que la piste soit envahie par les spectateurs lors du podium final. Les écuries automobiles retirent alors tout ce qui peut être pris par les fans comme souvenirs (panneaux indiquant le numéro et le nom de la voiture, etc.).
- L'édition 2005 fut particulièrement chaude, un mécanicien d'une Aston Martin DBR-9 dut utiliser un extincteur pour refroidir l'habitacle de la voiture. En 2004, année également chaude, les thermomètres installés dans les Chevrolet Corvette affichaient 62 °C au moment du départ. En 2005, les ingénieurs américains ont utilisé des feuilles d'aluminium pour protéger les deux véhicules des rayons du soleil. Depuis l'édition 2009, la climatisation est obligatoire dans les voitures fermées.
- Audi place pour la première fois un moteur diesel sur le podium des 24 Heures avec ses deux R10 TDI qui finissent en première et troisième positions de l'édition 2006.
- Quinze éditions consécutives (1994 à 2008) ont été remportées par une voiture disposant d'un moteur allemand (neuf fois Audi, quatre fois Porsche et deux fois BMW) ; la Bentley anglaise victorieuse en 2003 avait un moteur dérivé du moteur Audi de la R8 et la Mclaren de 1995 un moteur BMW.
- Les quatorze dernières éditions furent remportées par des voitures équipées de pneus Michelin.
Nombre de spectateurs par année
année spectateurs année spectateurs année spectateurs année spectateurs 1955 300 000 1974 200 000 1987 180 000 2000 210 000 1962 300 000 1975 120 000 1988 280 000 2001 190 000 1963 300 000 1976 150 000 1989 230 000 2002 200 000 1964 350 000 1977 170 000 1990 240 000 2003 220 000 1965 280 000 1978 180 000 1991 250 000 2004 200 000 1966 350 000 1979 140 000 1992 180 000 2005 230 000 1967 310 000 1980 160 000 1993 110 000 2006 240 000 1968 300 000 1981 170 000 1994 140 000 2007 250 000 1969 400 000 1982 250 000 1995 170 000 2008 258 500 1970 300 000 1983 100 000 1996 170 000 2009 235 000 1971 290 000 1984 150 000 1997 170 000 2010 238 150 1972 280 000 1985 150 000 1998 190 000 2011 249 500[10] 1973 250 000 1986 150 000 1999 200 000 2012 - Notes et références
- 24 Heures du Mans 2010 : Chiffres en stock… - Site officiel de l'équipe Oreca.
- Saint Saturnin Classic British Welcome
- « Une procédure de départ de la course extraordinaire », Le Mans Sarthe Wright, 14 juin 2008.
- Tragédie au 24 heures du Mans 1955 sur ina.fr
- Cf. l'article sur son fondateur Adrien de Turckheim
- Le guide Information presse - Media guide, édité par l'Automobile Club de l'Ouest, Département communication
- Base de données du palmarès des 24 Heures du Mans - Site officiel
- Jacky Ickx sur la sécurité aux 24 Heures du Mans 1969 sur ina.fr
- Auto - 24 H du Mans : Porsche de retour en 2014 - L'Équipe, 30 juin 2011
- 249 500 spectateurs - Site officiel des 24 Heures, 12 juin 2011
Bibliographie
- (en) (fr) Pierre Vallet, Le Mans : instants, livre de photographies, textes de Jacky Ickx et Pierre Neveux, Automobile club de l'Ouest/Éditions Carpe Diem, 2004 (ISBN 978-2-9521997-0-4), 80 p.
Annexes
Articles connexes
Lien externe
- (fr) (en) (ja) Site officiel des 24 Heures du Mans
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- Course automobile
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