Crise de la dette publique grecque

Crise de la dette publique grecque

La crise de la dette publique grecque est issue de la crainte des créanciers de la Grèce sur sa capacité à rembourser sa dette publique ainsi que de payer les intérêts de cette dette. Elle résulte à la fois de la crise économique mondiale et de facteurs propres au pays : fort endettement (environ 120 % du PIB) en 2010, déficit budgétaire qui dépasse les 13 % du PIB[1]. Cette crise a été aggravée par le manque de transparence dont a fait preuve le pays dans la présentation de sa dette et de son déficit, notamment par la levée de fonds hors bilan, par le biais d'instruments financiers mis au point par la banque d'investissement Goldman Sachs[2]. Ce qui fait la spécificité de la crise grecque par rapport aux autres pays de la zone euro, c'est l'ampleur de ses problèmes structurels et notamment sa difficulté à prélever l'impôt. Cela conduit Bruxelles à créer une task force de hauts fonctionnaires pour aider l’État grec dans ces domaines[3].

Cette crise marque de façon plus globale le début de la crise de la dette dans la zone euro. Pour aider la Grèce et éviter que la crise n'atteigne le Portugal et l'Espagne, les pays de la zone euro et le FMI décident d'aider la Grèce et arrivent le 2 mai 2010 à un accord portant sur des prêts d'un montant de 550 milliards d'euros, conditionnés[4] à la mise en place par la Grèce d'un ajustement structurel. Par ailleurs, la crise grecque pousse les pays à réformer les structures de la zone euro.

Depuis mai 2011, la Grèce a dû à nouveau faire appel aux pays européens et au FMI. La crise connaît une seconde période de tensions. En particulier, elle entraîne de nouveaux débats entre Européens. Le gouvernement français étant prêt à aider à nouveau la Grèce, le gouvernement allemand voulant que les banques et les financiers qui ont prêté sans réellement prendre en compte la situation du pays soient également mis à contribution[5]. Parallèlement, le gouvernement grec est soumis à la pression de la rue[6] et l'ONU avertit, dans un rapport publié le 21 juin, que les politiques de réduction radicale des déficits publics menacent l'emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique très incertaine. La solution prônée pour la Grèce serait ainsi contre-productive[7].

Les causes économiques de la crise

La crise économique de 2008-2010

Article détaillé : crise économique de 2008-2010.

L'économie de la Grèce était une des plus dynamiques de la zone euro de 2000 à 2007 avec un taux de croissance de 4,2 % grâce notamment à l'apport de capitaux étrangers[8]. Une économie dynamique et une baisse des taux d'intérêts (grâce à son entrée dans la zone euro) permettaient à la Grèce de financer d'importants déficits structurels. Depuis son entrée dans la zone euro, la dette publique a toujours été supérieure à 100 % du PIB[9]. La crise financière de 2007-2010 et la crise économique qui a suivi ont particulièrement touché la Grèce. Ses deux principaux secteurs économiques, le tourisme et le transport maritime, ont été sévèrement affectés et ont vu leur revenu chuter de 15 % en 2009[9].

Le taux de chômage en Grèce s'est élevé à 10,3 % au quatrième trimestre 2009 contre 7,9 % un an plus tôt. Les jeunes entre 15-29 ans ainsi que les femmes sont les plus touchés avec un taux respectif de 20,4 % et 14 %, soit près du double de celui des hommes[10].

Ampleur de la dette publique

Dettes souveraines rapportées au PIB à fin 2011

La dette publique s'élevait à 142,5% du PIB à la fin du premier trimestre 2011 et devrait représenter 158 % du PIB à la fin de 2011.

Sous-estimation

La commission européenne a demandé à la Grèce de s'expliquer sur les instruments financiers auxquels elle aurait eu recours pour dissimuler l'ampleur de sa dette[11]. Selon Christoforos Sardelis, qui dirigeait l'Agence de gestion de la dette publique grecque de 1999 à 2004, la Grèce aurait utilisé sur les conseils de Goldman Sachs des contrats de swaps de change pour décaler artificiellement de plusieurs années le paiement des intérêts de sa dette[11],[N 1],[12]. En 2002, Goldman Sachs aurait ainsi permis à la Grèce de lever un milliard de dollars de financements hors bilan[2]. Cette crise a entraîné une baisse de l'euro qui favorise les exportations et la reprise[13], mais aussi pénalise les importations (dont pétrole) et enfin provoque une crise de confiance de la monnaie européenne.

L'économiste Florin Aftalion souligne qu'alors que les dirigeants d'Enron ont été condamnés par la justice à des peines de prison, personne ne semble se soucier de demander des comptes aux dirigeants grecs qui ont présenté des budgets qui ne reflétaient pas la réalité[14].

Pour placer ses obligations de la dette publique le gouvernement grec compte sur les investisseurs étrangers qui détiendraient 70 % des titres de la dette grecque[15]. Il a été suggéré que le déficit chronique avait des racines historiques et culturelles dont certaines remonteraient à la méfiance envers l'Empire ottoman (dont la Grèce était un sujet), méfiance qui se serait reportée sur les autorités étatiques[16]. L'évasion fiscale est estimée à 20 milliards de dollars par an[17].

Les problèmes structurels

La Grèce est, pour l'ancien Commissaire au marché intérieur et à la concurrence Mario Monti[18], un pays « réfractaire au marché unique et à la concurrence » qui « n'a su combattre les corporatismes et les rentes de situation, dans les secteurs privé et public ». Quoi qu'il en soit, l'inflation a été forte dans le pays et a provoqué une perte de compétitivité qui a conduit à un fort déficit de la balance commerciale. Si l'on prend une base 100 en 1997, les prix à la consommation sont à 119,2 en 2009 en Allemagne et de 146,4 en Grèce[19]. Or l'appartenance à la zone euro ne lui permet pas de regagner en compétitivité en dévaluant et l'oblige à pratiquer une politique de rigueur. Le déficit de la balance courante dépasse en 2008 les 16% du PIB « autrement dit, les Grecs s'étaient mis à consommer beaucoup plus qu'ils ne produisaient et devaient trouver quasiment 40 milliards d'euros à l'étranger pour financer cette consommation »[20].

Par ailleurs les gouvernements successifs depuis les années soixante-dix et la fin de la dictature n'ont pas cherché à créer un véritable état de droit[21]. L'adhésion du pays à l'Union européenne en 1981 a été voulue par des personnalités politiques dont Valéry Giscard d'Estaing bien que le pays ne fût pas prêt : les impôts n'étaient pas payés, le cadastre inexistant, la « magouille personnelle » était partout, l'administration pléthorique[21]. Le gouvernement grec a ensuite beaucoup fait pour entrer dans l'Euro « mais les réformes n'ont pas été faites »[21] et chaque partie a continué à « défendre son pré carré dans un corporatisme traditionnel » tandis que l'administration représente 7% du PIB quand la moyenne européenne est de 3%[21].

La première phase critique du printemps 2010

L'accord Grèce UEM FMI

Les mesures prises

Le 23 avril 2010, la Grèce requiert l'aide du FMI et de l'UEM. Après négociation un accord est trouvé le 2 mai 2010. Athènes obtient des crédits de l'Union européenne et du FMI à hauteur de 110 milliards d'euros sur trois ans (80 milliards d'euros prêtés par les pays de la zone euro et 30 milliards par le FMI)[22].

En contrepartie, la Grèce prend une série de mesures dont l'application sera étroitement surveillée[23] par les bailleurs de fonds : le FMI et les pays de la zone euro. Parmi les mesures faisant partie de l'accord, nous pouvons citer :

  • la suppression des 13e et 14e mois dans la fonction publique compensée par une prime annuelle de 1 000 euros pour les fonctionnaires gagnant moins de 3 000 euros[23] et
  • gel des salaires des fonctionnaires pendant trois ans[24]
  • si le treizième mois est maintenu dans le secteur privé, la flexibilité du marché du travail sera renforcée[23]
  • la durée de cotisations retraites sera portée de 37 annuités à 40 annuités en 2015[23]
  • ouverture de professions fermées[25]
  • taxe sur les résidences illégales[25]
  • nouvelle hausse de la TVA qui doit être portée à 23 %[23]

Les réactions

Réaction des Grecs

Le 23 avril, alors qu'Eurostat révise à la hausse le déficit budgétaire du pays, des manifestations ont lieu à travers le pays pour protester contre les mesures d'austérité[26].

Fin avril 2010, pour le quotidien Kathimerini c'est l'ensemble du système politique grec tel qu'il existe depuis 1974 et la chute de la dictature militaire qui est en cause. Pour lui, la classe politique devrait coopérer avec l'Union européenne et le FMI pour « construire des institutions plus fortes, mettre au point des mécanismes de lutte contre l'évasion fiscale et relancer le développement économique sur des bases saines »[27].

Le 5 mai pour protester contre les mesures d'austérité imposées pour eux par le FMI et l'Union européenne les deux principaux syndicats grecs organisent une grève générale[28], la troisième depuis février[29]. À cette occasion, une manifestation dégénère et cause la mort de trois employés d'une banque incendiée par des cocktails Molotov. Malgré tout, pour certains observateurs[29],[30], la participation aux manifestations, a été, eu égard aux standards grecs, assez modeste.

Réaction des marchés

Le comportement de spéculation des marchés financiers a été critiqué par les chefs de gouvernements européens, mais aussi le rôle des agences de notation (Standard & Poor's notamment), accusées d'avoir alimenté la spéculation[31]. Certains acteurs économiques sans mettre en question la nécessité qu'il y a à ce que les agences de notation revoient leur méthode et que leur transparence soit mieux assurés, pensent que les politiques cherchent aussi à se défausser de certaines de leurs responsabilités.

Entre le 1er décembre 2009 et le 11 novembre 2011, le taux des obligations grecques à dix ans est passé de 4,84 % à 41,41 %[32]. Cette augmentation s'inscrit-t-elle dans le cadre d'opérations de spéculation sur les dettes souveraines européennes ? En octobre 2011 la dette s'élevait avant décote à 158 % du PIB, alors que dans le même temps le Japon avec un niveau d'endettement de 229 % du PIB avait des taux d'obligations de 1 %[33], et une dette détenue à 92 % au Japon[34]. L'augmentation des taux grecs ne peut donc être uniquement expliquée par un risque accru qui serait lié à un accroissement de la dette du pays mais il faut aussi le lier à des phénomènes spéculatifs et à l'origine étrangère des prêteurs (à 71 %)[35]. Les dégradations des agences de notation, entre mai 2010 et octobre 2011, concomitantes avec une augmentation des taux paraissent difficilement explicables. En effet le risque de défaut de remboursement n'avait en réalité pas augmenté pour les prêteurs : le 3 mai 2010 il y avait eu par exemple une déclaration de soutien de la BCE qui indiquait « accepter les titres grecs, quelle que soit leur notation, en garantie (collatéral) contre des prêts »[36]. De plus la totalité des titres obligataires avaient été couverts par des assurances de type CDS (Credit Default Swap) par leurs possesseurs. Une étude du FMI en mars 2011, met en lumière l'importance des notations des dettes souveraines par les agences dans le déclenchement des augmentation de taux[37]. La Grèce est à ce jour le pays le plus mal noté au monde par les agences de notation américaines[38]. Le solde primaire budgétaire était par ailleurs depuis le deuxième semestre 2009 équivalent à celui de la France en pourcentage du Pib[39][40]. Dans le rapport d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, en décembre 2010[41], Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a déclaré : « il n’est pas exclu que les mouvements aient été amplifiés par des opérations spéculatives utilisant des instruments sophistiqués comme les CDS ou les ventes à découvert. »

Quelques acteurs du marché craignent également un scénario « à l'Argentine ». En 1991, l'Argentine avait lié sa monnaie, le peso argentin, au dollar US pour vaincre son inflation. À partir de 1997, suite à la crise asiatique et russe, les primes de risque sur ce pays avaient augmentés rendant le poids du service de sa dette plus lourd alors que, par ailleurs, ses concurrents voyaient leur compétitivité augmenter suite à des dévaluations. Dans un premier temps en janvier 2000, le pays a dû recourir au FMI tout en refusant de dévaluer. Finalement, le pays avait dû dévaluer et faire défaut sur sa dette[42]. C'est le scénario que Paul Krugman[43] privilégie.

Réaction de politiques

Pour Angela Merkel, « ce qui est arrivé en Grèce est complètement inadmissible : que pendant des années on puisse falsifier ses statistiques »[44]

Autres

Selon Franck Biancheri, analyste politique et futurologue, qualifié par les journaux parfois de monsieur apocalypse[45], la Grèce serait « victime d'une guerre menée par les Anglo-Saxons[46] ».

Le plan de 750 milliards et la décision de la BCE

Dans la nuit du 9 au 10 mai 2010, pour faire face à la peur des marchés et éviter que la crise grecque s'étende à l'Espagne, au Portugal voire à l'Italie, l'Union européenne en coopération avec le FMI se dote d'un fonds de stabilisation de 750 milliards d'euros ; la commission européenne est autorisée à emprunter 60 milliards d'euros, 440 milliards apportés par les États et 250 milliards apportés par le FMI[47]. Durant la journée du dimanche 9 mai 2010, le président Barack Obama soucieux des répercussions sur les autres pays de la crise, téléphone deux fois à Angela Merkel et une fois à Nicolas Sarkozy pour leur faire part que les États-Unis voulaient une « action résolue »[48]. Dès dimanche matin la Fed avait ouvert des lignes de crédit aux banques centrales afin d'éviter qu'elles manquent de dollars[48]. Le 10 mai, la BCE décide de permettre aux banques centrales de la zone d'acheter de la dette publique et de la dette privée sur les marchés secondaires.

Deuxième phase critique : printemps 2011

Les raisons des tensions

En mai, il apparaît que le pays ne pourra pas revenir sur les marchés en 2012 et que de nouveaux financements doivent être trouvés. En effet, malgré ses efforts le pays n'arrive pas à réduire la fraude fiscale et voit sa récession aggravée par l'austérité. Les Européens et le FMI qui redoutent qu'un défaut de la Grèce ne vienne provoquer une nouvelle tourmente financière sont prêts à venir en aide au pays mais, ils lui demandent de nouveaux efforts. Pour aider la Grèce, plusieurs options sont possibles : une restructuration ou un rééchelonnement de la dette, c'est la solution préférée par les pays du Nord, ou un nouveau prêt européen, c'est la solution préférée par le gouvernement français, la BCE et les banques.

Les positions des acteurs

Les gouvernements

La Finlande, les Pays-Bas et l'Allemagne sont en faveur d'une restructuration de la dette grecque car ils voudraient que ce ne soit pas seulement les contribuables qui prennent in fine les risques. Le 6 juin, le ministre allemand des finances dans un courrier adressé à la BCE, au FMI et aux ministres des finances de la zone euro demande un rééchelonnement de la dette grecque de façon à ce qu'il y ait un « un partage équitable du fardeau entre les contribuables et les investisseurs privés »[49]. Au contraire, Christine Lagarde, ministre des finances de la France est hostile «  au principe de restructuration »[50].

Le 17 juin, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy rapprochent leurs points de vue sur la façon de procéder dans le cas grec ce qui apaise les marchés financiers[51]. Fin juin, les banques françaises font une proposition assez bien accueillie en Europe. Elle consiste « à renouveler seulement 70% de la dette souveraine grecque venant à échéance dont 50% via des obligations à 30 ans et les 20 pour cent restants par des titres à faible coupon adossés à des créances sur le Fonds de stabilité financière européen »[52]. Le 5 juillet, l'agence Standard & Poor's considère cette solution comme un défaut éventuellement partiel de la Grèce[53].

Pour Guillaume Duval, les gouvernements manqueraient « d'attachement au projet européen » et auraient du mal à faire progresser l'intégration politique qui pourrait permettre de juguler la crise. Pour cet auteur, « si la zone euro venait à éclater, il n'y aurait en tout cas pas grand-chose à en attendre pour les peuples européens »[54].

Les banques

La BCE et les banques s'opposent à l'idée de restructuration. En effet, cela voudrait dire que la Grèce ferait défaut et surgit alors le spectre d'une crise de liquidité semblable à celle connue lors de la crise bancaire et financière de l'automne 2008 et du mouvement de panique dont elle aurait été la cause[55],[56]. De plus les Credit default swap auraient été activé dans cette hypothèse. En mai 2010 l'exposition des banques françaises à la dette grecque s'élevait à 57 milliards d'euros, dont 29,5 milliards pour le Crédit agricole[57]. En mai 2010, pour la Banque nationale de Paris, les engagements vis à vis de la Grèce (dette publique et secteur privé) représentaient 0,6 % des engagements totaux du groupe, pour un montant total de 8 milliards d'euros.

Les peuples

En Grèce une partie du peuple s'oppose à l'austérité qui lui est demandée et manifeste[58].

Les autres peuples européens sont concernés. Car si la Grèce est insolvable et si, dans une perspective fédérale, il est décidé d'allouer des fonds publics à la Grèce ce sont leurs impôts qui seront utilisés. Pour Jean-Marc Vittori, dans les années prochaines, il faudra injecter plus d'argent et « les gouvernements devront tout de même se résoudre à l'annoncer. Sinon le retour de bâton des électeurs sera terrible »[59] En Allemagne, des plaintes devant la Cour constitutionnelle portant sur la constitutionnalité des mécanismes de gestion des crises mis en place dans la zone euro depuis le début de la crise grecque doivent être examinées durant le second semestre 2011[60].

Le vote du parlement et les questions qui demeurent

Le mercredi 29 juin, le parlement vote par 155 voix contre 138 (des députés de la Nouvelle Démocratie conduits par Antonis Samaras qui a refusé également de participer à un gouvernement de coalition) de nouvelles mesures d'austérité conçues de « concert avec la Troïka des bailleurs de fonds » (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI). Ce plan prévoit de réduire la masse salariale des fonctionnaires pour un montant d'au moins 800 millions d'euros en 2011, les dépenses de l'État de 100 millions d'euros, de même, il est prévu une baisse des sommes allouées à la protection sociale, tandis que les rentrées fiscales devraient augmenter de 2,450 milliards d'euros[61]. Ce vote rend possible le versement de sommes prévues dans le premier plan qui étaient liées à des conditionnalités ainsi que l'ouverture des négociations sur un nouveau plan de soutien

Au-delà de la question de la réalisation de ce plan d'austérité et de la rentrée des impôts, se pose, de façon lancinante, la question de la solvabilité du pays.

  • Pour Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE « La Grèce n'est pas insolvable si elle applique le plan d'assainissement qui comprend en particulier de nombreuses privatisations qui pourront réduire la dette »[62]
  • Pour Martin Wolf, les pays européens cherchent à gagner du temps et à protéger les banques. Il écrit « Permettre à Athènes de retourner sur les marchés grâce à une cure de rigueur est une illusion. Le but, c'est de gagner du temps ». Par ailleurs il souligne qu'« il est beaucoup moins embarrassant de déclarer que l'on aide la Grèce alors qu'on aide ses propres banques »[63]. Pour lui, malgré les efforts du pays, le plan de 2010 « n'a pas réussi à rendre le pays à nouveau solvable »[63].
  • Pour Anton Brender, « en gagnant du temps, on a une chance d'arriver à restructurer, à un moment où la vulnérabilité de l'Espagne aura disparu ». Au contraire, pour Antoine Brunet d'AB marchés, « si la restructuration de la dette grecque avait été réalisée en octobre 2009, le risque systémique aurait sans doute été moins grand qu'aujourd'hui. Et si on attend un an de plus le risque sera plus grand »[64]

Le deuxième plan de soutien à la Grèce

Le jeudi 21 juillet, les Européens et le FMI ont adopté les grandes lignes d'un second plan de sauvetage.

  • Au niveau financier, le pays va bénéficier de 109 milliards d'euros de fonds publics : 79 venant du FESF et du FMI et 30 des privatisations. Par ailleurs, le secteur privé doit participer pour 49,7 milliards d'euros. les taux des prêts du FESF sont ramenés de 4,5% à 3,5% et leur durée de remboursement est allongée[65].
  • Au niveau structurel, il est créé une « task force » destinée à soutenir la Grèce dans la mise en œuvre des réformes votées et à essayer de redynamiser la croissance en Grèce en employant au mieux les Fonds européens (aides régionales notamment) non encore utilisés[66].

Accord du 27 octobre 2011

Après d'âpres négociations, liées notamment à la volonté exprimée lors d'un vote au Bundestag de la quasi-totalité des partis allemands de limiter les garanties allemandes aux pays en crise et de ne pas « faire payer » uniquement les contribuables, mais également les banques, un accord est trouvé le 27 octobre au matin. Il prévoit :

  • un abandon par les banques privées de 50% de la dette publique qu'elles détiennent sur la Grèce (la BCE et le FMI ne sont pas concernés). Cet accord a été particulièrement difficile à atteindre du fait de la résistance des banques. Il a fallu que M. Dallara, directeur de l'Institut international de la finance y soit incité par Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Herman Van Rompuy[67] ;
  • les banques doivent être recapitalisées pour un montant de 106 milliards d'euros (30 milliards pour la Grèce, 26,1 milliard pour l'Espagne, 14,7 milliards pour l'Italie, 8,8 milliards pour la France et 5,1 milliards pour l'Allemagne)[68]. La recapitalisation sera faite soit par appel à l'épargne, soit par les États, soit, en dernier ressort, par le FESF ;
  • le FESF n'est pas autorisé à devenir une banque mais un effet de levier va être recherché par « un rehaussement de crédit pour de nouvelles émissions par les Etats membres » et/ou en faisant appel de façon complémentaire à des investisseurs privés ou souverains, en coopération avec le FMI[69].

Le premier ministre Georges Papandréou, face au mécontentement populaire et à ce qu'il perçoit comme des abandons de souveraineté décide de soumettre l'accord à référendum[70]. Il abandonnera l'idée quatre jours plus tard quand, la classe politique grecque prenant conscience que les autres pays envisagent sérieusement la sortie de la Grèce de la zone euro[71], se prononce contre ce projet et envisage un gouvernement d'union nationale[72].

Analyses des économistes

Discussions des conséquences des plans d'austérité

Des plans d'austérité aussi draconiens ont-ils déjà été couronnés de succès ? D'après Les Échos du 3 mai[73], deux pays ont réussi une telle politique : la Suède dans les années 1990 et le Canada entre 1995 et 1998. Toutefois, il existe deux différences. D'une part, ces pays s'étaient imposés ces mesures volontairement et donc les avaient acceptées. Des économistes[Qui ?] craignent justement un manque d'une telle volonté politique[réf. nécessaire]. D'autre part, dans le cas de la Suède, ce pays avait vu sa monnaie se déprécier[74] ce qui l'avait aidé. Or la Grèce ne peut pas laisser sa monnaie se déprécier ; par contre, elle peut éventuellement sortir de la zone Euro.

Pour certains, la crise grecque servirait à justifier une politique budgétaire d'austérité[75] imposée au pays en échange de prêts européens et multilatéraux à coûts modérés[76]. Ces opposants à une politique d'austérité soulignent d'une part que l'impact négatif des mesures restrictives annihile les effets positifs des taux d'intérêt réduits et, d'autre part que les troubles sociaux qu'elles engendrent ont un impact négatif sur l'investissement et la croissance de long terme.

Pour André Sapir, professeur à l'université libre de Bruxelles, membre du think tank Bruegel, la crise grecque montre d'une part que le mécanisme de prévention de crise (le pacte de stabilité et de croissance) n'a pas fonctionné et, d'autre part qu'il n' y a pas dans la zone euro un mécanisme de gestion des crises. Concernant le premier point, il se prononce pour une autorité supranationale européenne et concernant le second point pour « un fonds de solidarité (…) alimenté par les seuls États de la zone euro »[77].

D'autres estiment qu'à terme, le retour à l'orthodoxie financière prôné par le gouvernement allemand et la BCE et la politique de rigueur généralisée qui en découle nécessiteront une révision du traité de Lisbonne, car ils pourraient avoir pour conséquence de réduire les prérogatives budgétaires et fiscales des États-membres au-delà des dispositions du traité dans sa forme actuelle[78].

Enfin, certains observateurs accusent quant à eux l'Allemagne de ne pas faire le jeu de la communauté européenne. Les économistes Frédéric Lordon et Bernard Maris suggèrent ainsi qu'un retrait de l'Allemagne de la zone euro serait préférable au retrait de la Grèce proposé par l'Allemagne[79],[80].

Sortie de la zone euro et dévaluation

Dès 2010, certains économistes ont commencé à avancer que face à l'ampleur de la dette et à l'importance de la charge des intérêts, la seule issue pour le pays serait de sortir de la zone euro et de dévaluer, seule solution, selon ces auteurs, permettant de redonner un souffle à la Grèce et à l'économie de repartir. Les positions allant dans ce sens ont augmenté en 2011 à mesure que les problèmes du pays s'accroissaient.

Wilhelm Hankel, professeur émérite d'économie à l'université de Francfort[81] soutient dans un article du Financial Times que la meilleure solution à la crise de la dette publique eût été une sortie de la zone euro suivie d'une dévaluation. Pour lui, l'austérité ou la sortie de l'euro sont les deux solutions possibles pour faire face à des différences de taux sur les obligations de la dette publique. Pour cet économiste, si la Grèce reste dans la zone euro, alors les taux d'intérêt élevés liés aux déficits budgétaires pèseront sur la demande et freineront l'économie.

Pour Jacques Sapir (mai 2010), il ne fait pas de doute que la Grèce va faire défaut. L'économiste français ne perçoit dans la dévaluation qui suivrait aucune catastrophe, mais un moyen pour le pays de retrouver sa compétitivité eu égard à sa structure économique[82].

Conditions de déclaration d'un défaut de paiement

L'International Swaps and Derivatives Association[83] est l'institution composée des représentants d'un certain nombre d'organismes financiers qui est habilitée à déclencher les clauses de défaut de paiement des contrats Credit default swap (Cds) associés aux obligations émises pour le paiement de la dette grecque. Cependant dans un communiqué du 27 octobre 2011, l'association a déclaré : « la proposition de re-échelonnement de la dette n'était pas encore au stade auquel le comité décisionnaire de l'ISDA serait susceptible de déterminer si un événement de crédit a eu lieu »[84].

D'après l'agence de notation Fitch Ratings, le 31 octobre 2011[85] : « l'échange de dette avec décote (50 % désormais) se fait dans des conditions de stress », ce qui doit entraîner la déclaration du défaut de paiement. M. Dallara, pour sa part, le représentant des banques (directeur de l'Institut international de la finance, IIF) lors des négociations qui ont abouti dans la nuit du 26 au 27 octobre à l'accord sur la dette grecque, a déclaré au journal Welt am Sonntag : « Je suis très confiant que plus de 90 % des banques participeront au programme convenu entre les dirigeants de la zone euro et les banques, qui prévoit une réduction de 50 % de la dette nationale grecque détenue par les investisseurs privés. Je ne peux pas parler au nom des autres créanciers des secteurs de l'assurance et des hedge funds. Là, davantage de travail de persuasion reste certainement à faire »[86].

Cependant d'après Hubert de Vauplane, avocat expert en droit financier[87] : « c’est parce que les banques acceptent volontairement une décote de 50 % de créances qu’elles détiennent dans leurs livres sur la Grèce que celle-ci n’est pas juridiquement en défaut », et que les CDS ne sont pas déclenchés. Ce contexte juridique explique donc en partie les termes de l'accord européen du 27 octobre 2011 : renonciation volontaire des banques sur leurs titres obligataires en échange d'une recapitalisation. L'accord laisse donc supposer qu'un montant très important de contrats CDS a été vendu outre atlantique et que leur déclenchement n'est pas souhaitable. Ainsi d'après Forbes (magazine) du 15 juillet 2011, se basant sur une estimation de BullionVault, le montant (notionnel) des CDS souscrits pour la dette grecque atteindrait au moins 680 milliards d'euros[88].

Conséquences sanitaires

Selon une étude britannique, on constate depuis le début de la crise « des tendances très inquiétantes, un doublement des cas de suicides, une hausse des homicides, une augmentation de 50% des infections au virus HIV et des gens qui nous disent que leur santé a empiré mais qu'ils ne peuvent plus consulter de médecins même s'ils devraient le faire ». Faute de moyens de subsistance, le recours à la prostitution est également en augmentation[89].

Chronologie

Ci-dessous un bref résumé des principaux événements marquants de la crise de la dette souveraine grecque[90].

2009

  • Octobre : Après des élections, un nouveau gouvernement grec est élu. Il est dirigé par le PASOK qui a obtenu 43,92 % des suffrages et 160 des 300 sièges du parlement grec.
  • 5 novembre : les premières estimations du budget font apparaître un déficit de 12,7 % du PIB, le double de ce qui était initialement annoncé.
  • 8 novembre : le projet de budget 2010 vise à ramener le déficit à 8,7 % du PIB. Il prévoit aussi que la dette grecque atteindra 121 % du PIB en 2010 contre 113,4 % en 2009.
  • 8 décembre : Fitch Ratings dégrade sa note financière pour la Grèce de A- à BBB+.
  • 16 décembre : Standard & Poor's abaisse sa note de A- à BBB+.
  • 22 décembre : Moody's abaisse sa note de A1 à A2.

2010

Février 2010

  • 2 février : le gouvernement étend le gel des salaires publics à ceux qui gagnent moins de 2 000 euros par mois.
  • 24 février : une grève générale d'un jour contre les mesures d'austérité touche le secteur public et les transports
  • 25 février : mission conjointe de l'union européenne et du FMI en Grèce.

Mars 2010

  • 5 mars : nouvelles mesures d'austérité destinées à économiser 4,8 milliards d'euros avec notamment une augmentation de la TVA qui passe à 21 %, une réduction de 30 % des primes du secteur public, le gel des pensions, et une augmentation des taxes sur l'essence, le tabac et l'alcool.
  • 11 mars : grève dans les secteurs public et privé.
  • 15 mars : les ministres des finances se mettent d'accord sur un mécanisme d'aide à la Grèce mais restent muets sur les détails.
  • 18 mars : Papandréou déclare que la Grèce ne pourra pas diminuer ses déficits si les taux restent aussi élevés et menace de s'adresser au FMI.
  • 19 mars : José Manuel Barroso presse les pays de la zone Euro de mettre au point un train de mesures d'aide à la Grèce.
  • 25 mars : Jean-Claude Trichet déclare que la Banque centrale européenne acceptera comme collatéral des obligations grecques notées BBB- (auparavant, la limite inférieure était A-) jusqu'en 2011.

Avril 2010

  • 11 avril : les responsables politiques des pays de la zone euro se mettent d'accord sur un plan d'aide à la Grèce qui repose sur des prêts bilatéraux (durée trois ans, taux d'intérêt environ 5 %) d'un montant de 30 milliards d'euros. Les prêts seront accordés par les pays au prorata de leur participation au capital de la BCE.
  • 13 avril : la BCE apporte son soutien au plan d'aide à la Grèce.
  • 23 avril : la Grèce demande officiellement l'activation du plan d'aide.
  • 27 avril : S&P rétrograde la note des obligations portugaises.
  • 28 avril : S&P dégrade les obligations espagnoles de AAA à AA-

Mai 2010

  • 1er mai : manifestation de protestation contre les mesures d'austérité à Athènes.
  • 2 mai : la Grèce annonce son quatrième plan d'austérité.
  • 3 mai : la Banque centrale européenne annonce qu'elle acceptera les obligations de la dette publique grecque comme collatéral quelle que soit sa note[91]
  • 5 mai : troisième grève générale depuis février[29]. À cette occasion, une manifestation dégénère et cause la mort de trois employés d'une banque incendiée par des cocktails Molotov.
  • 7 mai : après plusieurs semaines de débats, le Conseil européen valide le plan d'aide à la Grèce de 110 milliards de prêts sur 3 ans
  • Nuit du 9 au 10 mai 2010 : pour faire face à la peur des marchés et éviter que la crise grecque ne s'étende à l'Espagne, au Portugal voire à l'Italie, l'Union européenne en coopération avec le FMI se dote d'un fonds de stabilisation de 750 milliards d'euros (La commission européenne est autorisée à emprunter 60 milliards d'euros, 440 milliards sont apportés par les États et 250 milliards par le FMI)[47]
  • 10 mai, la BCE décide de permettre aux banques centrales de la zone d'acheter de la dette publique et de la dette privée sur les marchés secondaires.

Juin-juillet 2010

  • 14 juin : Moody's dégrade la note de la dette à Ba1. La note est de BB+ pour S&P et BBB- pour Fitch.
  • 8 juillet sixième grève générale de l'année pour protester contre le plan d'austérité[92]

2011

  • 15 janvier : la banque centrale d'Irlande fait savoir qu'elle a procédé, depuis septembre, à diverses opérations de refinancement des banques commerciales sans contrepartie, pour environ 50 milliards d'euros. Ces opérations se caractérisent par de la création de monnaie scripturale, avec le consentement officiel de la BCE et en conformité avec les traités européens[93]. Ces mesures exceptionnelles sont liées à une fuite importante des dépôts bancaires irlandais vers l'étranger depuis plusieurs mois.
  • 25 janvier : le Fonds européen de stabilité financière (FESF) effectue ses premières émissions d'obligations avec succès. L'opération a permis de lever près de 5 milliards d'euros, pour plus de 45 milliards proposés par les marchés[94].
  • 23 février 2011. Grève générale en Grèce pour protester contre l'austérité[95].
  • Sommet européen du 12 mars 2011. En échange d'une accélération de son programme de privatisations, la Grèce devrait voir la durée des emprunts octroyés par les pays européens passer de 4,5 ans à 7,5 ans et les taux passer à 4,2 % contre 5,2 % initialement[96]
  • Mai 2011. Lors d'un sommet de six ministres des Finances européens au château de Sennigen au Luxembourg, un nouveau plan de sauvetage aurait été évoqué[97].
  • 13 juin, Standard & Poor's abaisse la note grecque à CCC, estimant que le pays pourrait restructurer sa dette d'une façon qui pourrait être assimilée à un défaut[98].
  • 17 juin, remaniement gouvernemental. Evángelos Venizélos, figure du PASOK et principal opposant interne du Premier ministre, est nommé ministre des Finances et Vice-Premier ministre.
  • 27 octobre plan d'aide qui prévoit un abandon par les banques privées de 50% de la dette publique qu'elles détiennent sur la Grèce en échange d'une recapitalisation pour un montant de 106 milliards d'euros.
  • 31 octobre, le Premier ministre Papandréou annonce un référendum sur le nouveau plan d'aide européen d'aide décidé le 27 octobre.
  • 4 novembre, le ministre des Finances annonce l'abandon du projet de référendum, Papandréou s'engageant à démissionner après un vote de confiance prévu le soir même au Parlement.

Notes

  1. La banque aurait conçu un « véhicule spécial Titlos » permettant selon le Wall Street Journal de « profiter de l'effort de la BCE d'injecter des liquidités dans le secteur bancaire » (De Gasquet 2010).

Sources

Références

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  2. a et b L'AGEFI - 17 février 2010
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  4. Thesing et Krause-Jackson 2010
  5. Buaer 2011
  6. Prandi 2011
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  8. Auteur inconnu, greeceinfo 2010
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  10. Auteur inconnu, Libération 2010
  11. a et b Counis 2010
  12. Biseau et Quatremer 2010
  13. De Vergès 2010
  14. Aftalion 2010
  15. Auteur inconnu, The Economist 2010
  16. Clogg 2002
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  22. Auteur inconnu, les Échos 2010
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  24. Guichard 2010
  25. a et b Auteur inconnu, in.gr 2010
  26. Grésillon 2010
  27. Auteur inconnu, Les Échos 2010
  28. Auteur inconnu, Libération 2010
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  31. Bekmezian 2010
  32. Geocodia, taux Grece
  33. Geocodia, taux Japon
  34. Qui detient les dettes publiques-Fondapol, page 17/36
  35. Qui detient les dettes publiques-Fondapol, page 18/36
  36. http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/04/incertitudes-sur-la-contribution-et-l-exposition-des-banques-a-la-dette-grecque_1346233_3234.html
  37. "Sovereign Rating News and Financial Markets Spillovers: Evidence from the European Debt Crisis"
  38. "Classements des dettes souveraines par les agences de notation"
  39. "Graphique 8, Niveau limite des taux d'intérêts, page 4/4"
  40. "Graphique 3c, Finances Italiennes en 3D, page 3/4"
  41. Rapport Commission, page 42/598
  42. Reverchon 2010
  43. Krugman 2010
  44. Site le Monde du 16/05/2010 consulté le 16/05/2010
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  48. a et b Auteur inconnu, Les Échos 2010
  49. Karl de Meyer, « Le ministre des Finances allemands propose de rééchelonner la dette grecque », Les Échos du 9 juin, 2011
  50. Cécile Prudhomme, « La CE s'inquiète et s'agace du débat sur une restructuration de la dette grecque », Le Monde du 27 mai 2011
  51. Mathieu Rosemain, « L'accord franco-allemand sur la Grèce offre un sursis précaire aux marchés financiers », Les Échos du 20 juin 2011
  52. « Dette grecque : la solution française reçoit un accueil plutôt favorable en Europe », Les Échos, 28 juin 2011
  53. Standard & Poor's brandit la menace d'un défaut de paiement de la Grèce, RFI, 4 juillet 2011
  54. Guillaume Duval, L'Europe au bout du rouleau ? in Alternatives économiques n°304 juillet-août 2011
  55. Jean-Marc Vittori, « Le fantôme de la Grande Panique », Les Échos du 21/06/2011
  56. François Vidal, « Le pari grec », Les Échos du 16 juin 2011
  57. "Journal le Figaro, page 3/9""
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  59. Jean-Marc Vittori, « Tragédie grecque », Les Échos du 17 mai 2011
  60. Frédéric Lemaître, « En Allemagne, la fronde contre l'aide aux États "défaillants" prend de l'ampleur », Le Monde du 21 juin 2011
  61. Massimo Prandi, « Un plan conçu de concert avec la Troïka des bailleurs de fonds », Les Échos du 30 juin 2011
  62. Jean-Philippe Lacour, interview de Lorenzo Bini Smghi, Les Échos du 30/06/2011
  63. a et b Martin Wolf, « Grèce : l'Europe joue la montre », Les Échos du 28 juin 2011
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  66. Anne Bauer, « Les principales dispositions de l'accord conclu par les chefs d'État de la zone euro », Les Échos des 22 et 23 juillet 2011
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  68. MarieDancer, La Croix du 28/10/2011, Les forces et les faiblesses du nouveau plan pour l'Euro
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Bibliographie

Ouvrages

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Articles

Les Échos
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  • « PIGS pour Portugal, Irlande, Grèce et Espagne », dans Les Échos, 8 décembre 2009 [texte intégral] 
  • « Grèce : plan historique de 100 milliards d'euros », dans Les Échos, 3 mai 2010 
  • Florence Autret, « Soixante-douze heures pour sauver l'Euro », dans Les Échos, 11 mai 2010 [texte intégral] 
  • Jessica Berthereau, « Des précédents montrent qu'une réduction drastiques des déficits publics est possible », dans Les Échos, 3 mai 2010 [texte intégral] 
  • Yves Bourdillon, « Athènes s'engage sur un plan d'austérité de 30 milliards d'euros en trois ans », dans Les Échos, 3 mai 2010 [texte intégral] 
  • Catherine Chatignoux, « La crise a obligé la zone euro à bouleverser les règles du jeu », dans Les Échos, 11 mai 2010 [texte intégral] 
  • Alexandre Counis, « Bruxelles demande à Athènes des explications sur ses tours de passe-passe comptables », dans Les Échos, 13 février 2010 [texte intégral] 
  • Isabelle Court, « L'euro faiblit alors que les taux grecs se détendent fortement », dans Les Échos, 4 mai 2010 [texte intégral] 
  • Pierre de Gasquet, « Goldman Sach reconnaît que ses opérations sur les swaps auraient dû être plus "transparentes" », dans Les Échos, 24 février 2010 [texte intégral] 
  • Gabriel Grésillon, « Les derniers chiffres du déficit grec affolent les marchés et font chuter l'euro », dans Les Échos, 23 avril 2010 [texte intégral] 
  • Gabriel Grésillon, « En Grèce, George Papandréou doit répondre à une dégradation du climat social », dans Les Échos, 6 mai 2010 [texte intégral] 
  • Richard Hiault, « André Sapir "Les mesures d'austérité grecques sont ambitieuses et beaucoup plus réalistes que les précédentes" », dans Les Échos, 3 mai 2010 [texte intégral] 
  • Guillaume Maujean, « Le plan de secours de 750 milliards d'euros fait flamber les marchés financiers », dans Les Échos, 11 mai 2010 [texte intégral] 
  • Philippe Ricard et Alain Salles, « À Athènes, les hommes de Bruxelles sont aux manettes », dans Les Échos, 4 octobre 2011 
  • Anne Buaer et PM, « Sauvetage de la Grèce : des positions qui se rapprochent dans la douleur », dans Les Échos, 15 juin 2011 
  • Massimo Prandi, « L’exécutif grec ne cède pas à la rue, qui lui demande de renoncer à l'austérité », dans Les Échos, 15 juin 2011 
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  • Marie de Vergès, « La baisse de l'euro, une aubaine pour la reprise », dans Le Monde, 4 mars 2010 [texte intégral] 
  • Jean-Pierre Vesperini, « La moins mauvaise des solutions serait sans doute la sortie de l'Allemagne », dans Le Monde, 11 mai 2010 
Le Nouvel Observateur
La Tribune
  • « La rumeur qui fait peur », dans La Tribune, 4 mai 2010 
  • Florin Aftalion, « Monsieur Papandréou et les spéculateurs », dans La Tribune, 25 mars 2010 
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  • (en) Paul Krugman, « Greek End Game », dans The New York Times, 5 mai 2010 [texte intégral (page consultée le 15 mai 2010)] 
  • Sonia Arnal, « Franck Biancheri: « La Grèce est victime d'une guerre menée par les Anglo-Saxons » », dans Le Matin, 8 mai 2010 [texte intégral] 
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  • Guillaume Guichard, « Crise grecque : Athènes prépare un traitement de choc », dans Le Figaro, 30 avril 2010 [texte intégral] 
  • Patrick McGroarty, « Crise grecque pas comparable à Portugal,Espagne -min Fin alld », dans Investir, 28 avril 2010 [texte intégral] 
  • Guillaume Duval, « Comment la zone euro en est-elle arrivée là ? », dans Alternatives économiques, no 289, mars 2010 [texte intégral] 
  • Émilie Lévêque, « Le Portugal va-t-il sombrer dans la crise grecque ? », dans L'Expansion, 28 avril 2010 [texte intégral] 
  • Nathalie Lacube, « Sophia Tsiliyanni : « L'immense majorité des manifestants était pacifique » », dans La Croix, 6 mai 2010 [texte intégral] 
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  • « L'ONU dénonce la cure d'austérité », dans L’Écho, 22 juin 2011 
  • Jürgen Btz, « L'Espagne rejoint la Grèce et le Portugal dans la ligne de mire des marchés », dans The Canadian Press, 28 avril 2010 [texte intégral] 
  • (en) « TIMELINE-Greece's debt crisis », dans Reuters, 2010 [texte intégral] 
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  • Guillaule Duval, « Grèce : pourquoi l'incendie est reparti », dans Alternatives économiques, no 304, juillet-août 2011 
  • Pierre de Charentenay, « Une Grèce en retard politique », dans La Croix, 22 juin 2011 

Think Tank

  • (en) Daniel Gros et Thomas Mayer, « How to deal with sovereign default in Europe: Towards a Euro(pean) Monetary Fund », dans CEPS, 2010 [texte intégral] 
  • « L'Europe, la crise grecque et nous », dans Fondapol, 2010 [texte intégral] 

Sites

Compléments

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