- Raymond Poincare
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Raymond Poincaré
Raymond Poincaré 10e président de la République française Raymond Poincaré en 1914 Actuellement en fonction Mandat 18 février 1913 - 18 février 1920 Depuis le 18 février 1913 {{{début mandat2}}} - {{{fin mandat2}}} {{{début mandat3}}} - {{{fin mandat3}}} {{{début mandat4}}} - {{{fin mandat4}}} Élu(e) le 17 janvier 1913 Parti politique PRD - ARD (centre-droit) République IIIe République Constitution Lois constitutionnelles de 1875 Président(s) du
ConseilAristide Briand
Louis Barthou
Gaston Doumergue
Alexandre Ribot
René Viviani
Aristide Briand
Alexandre Ribot
Paul Painlevé
Georges Clemenceau
Alexandre MillerandPrédécesseur Armand Fallières Successeur Paul Deschanel Élu(e) le {{{élection2}}} Élu(e) le {{{élection3}}} Élu(e) le {{{élection4}}} Autres fonctions 79e,92e & 98e
Président du Conseil des ministresMandat
14 janvier 1912 - 21 janvier 1913Président {{{président1}}} Président de la République Armand Fallières Chef de l’État {{{chef de l'etat1}}} Monarque {{{monarque1}}} Gouverneur général {{{gouverneur1}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil1}}} Premier ministre {{{premier ministre1}}} Chancelier {{{chancelier1}}} Gouvernement Raymond Poincaré (1) Prédécesseur Joseph Caillaux Successeur Aristide Briand {{{fonction2}}} Mandat
15 janvier 1922 - 1er juin 1924Président {{{président2}}} Président de la République Alexandre Millerand Chef de l’État {{{chef de l'etat2}}} Monarque {{{monarque2}}} Gouverneur général {{{gouverneur2}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil2}}} Premier ministre {{{premier ministre2}}} Chancelier {{{chancelier2}}} Gouvernement Raymond Poincaré (2)
Raymond Poincaré (3)Prédécesseur Aristide Briand Successeur Frédéric François-Marsal {{{fonction3}}} Mandat
23 juillet 1926 - 26 juillet 1929Président {{{président3}}} Président de la République Gaston Doumergue Chef de l’État {{{chef de l'etat3}}} Monarque {{{monarque3}}} Gouverneur général {{{gouverneur3}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil3}}} Premier ministre {{{premier ministre3}}} Chancelier {{{chancelier3}}} Gouvernement Raymond Poincaré (4)
Raymond Poincaré (5)Prédécesseur Édouard Herriot Successeur Aristide Briand Ministre des Finances Mandat
23 juillet 1926 - 11 novembre 1928Président {{{président4}}} Président de la République Gaston Doumergue Chef de l’État {{{chef de l'etat4}}} Monarque {{{monarque4}}} Gouverneur général {{{gouverneur4}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil4}}} Premier ministre {{{premier ministre4}}} Chancelier {{{chancelier4}}} Gouvernement Raymond Poincaré (4) Prédécesseur Anatole de Monzie Successeur Henry Chéron {{{fonction5}}} Mandat
14 mars - 25 octobre 1906Président {{{président5}}} Président de la République Armand Fallières Chef de l’État {{{chef de l'etat5}}} Monarque {{{monarque5}}} Gouverneur général {{{gouverneur5}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil5}}} Premier ministre {{{premier ministre5}}} Chancelier {{{chancelier5}}} Gouvernement Gouvernement Sarrien Prédécesseur Pierre Merlou Successeur Joseph Caillaux {{{fonction6}}} Mandat
30 mai 1894 - 26 janvier 1895Président {{{président6}}} Président de la République Sadi Carnot
Jean Casimir-PerierChef de l’État {{{chef de l'etat6}}} Monarque {{{monarque6}}} Gouverneur général {{{gouverneur6}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil6}}} Premier ministre {{{premier ministre6}}} Chancelier {{{chancelier6}}} Gouvernement Gouvernement Dupuy (2) et (3) Prédécesseur Auguste Burdeau Successeur Alexandre Ribot Ministre des Affaires étrangères Mandat
15 janvier 1922 - 8 juin 1924Président {{{président7}}} Président de la République Alexandre Millerand Chef de l’État {{{chef de l'etat7}}} Monarque {{{monarque7}}} Gouverneur général {{{gouverneur7}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil7}}} Premier ministre {{{premier ministre7}}} Chancelier {{{chancelier7}}} Gouvernement Gouvernements Poincaré (2) et (3) Prédécesseur Aristide Briand Successeur Edmond Lefebvre du Prey {{{fonction8}}} Mandat
14 janvier 1912 - 21 janvier 1913Président {{{président8}}} Président de la République Armand Fallières Chef de l’État {{{chef de l'etat8}}} Monarque {{{monarque8}}} Gouverneur général {{{gouverneur8}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil8}}} Premier ministre {{{premier ministre8}}} Chancelier {{{chancelier8}}} Gouvernement Gouvernements Poincaré (1) Prédécesseur Justin de Selves Successeur Charles Jonnart Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes Mandat
26 janvier - 1er novembre 1895Président {{{président9}}} Président de la République Félix Faure Chef de l’État {{{chef de l'etat9}}} Monarque {{{monarque9}}} Gouverneur général {{{gouverneur9}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil9}}} Premier ministre {{{premier ministre9}}} Chancelier {{{chancelier9}}} Gouvernement Gouvernements Ribot (3) Prédécesseur Georges Leygues Successeur Émile Combes {{{fonction10}}} Mandat
4 avril - 3 décembre 1893Président {{{président10}}} Président de la République Sadi Carnot Chef de l’État {{{chef de l'etat10}}} Monarque {{{monarque10}}} Gouverneur général {{{gouverneur10}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil10}}} Premier ministre {{{premier ministre10}}} Chancelier {{{chancelier10}}} Gouvernement Gouvernements Dupuy (1) Prédécesseur Charles Dupuy Successeur Eugène Spuller Titulaire du fauteuil 34 de l'Académie française Mandat
18 mars 1909 - 15 octobre 1934Président {{{président11}}} Président de la République {{{président de la république11}}} Chef de l’État {{{chef de l'etat11}}} Monarque {{{monarque11}}} Gouverneur général {{{gouverneur11}}} Président(s) du
Conseil{{{président du conseil11}}} Premier ministre {{{premier ministre11}}} Chancelier {{{chancelier11}}} Gouvernement {{{gouvernement11}}} Prédécesseur Émile Gebhart Successeur Jacques Bainville Biographie Nom de naissance Raymond Nicolas Landry Poincaré Naissance 20 août 1860 Bar-le-Duc, Meuse (France) Décès 15 octobre 1934 Paris 16e (France) Nature du décès Embolie Nationalité {{{nationalité}}} Conjoint(s) Henriette Benucci Enfant(s) {{{enfants}}} Diplômé Facultés de droit des universités de Paris et Nancy Profession Avocat, journaliste Occupations {{{occupation}}} Résidence(s) {{{résidence}}} Religion Athée Signature {{{signature}}} Présidents de la République française
Présidents du Conseil des ministres françaisRaymond Poincaré, né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et mort le 15 octobre 1934 à Paris, est un homme d'État français, cousin du mathématicien Henri Poincaré.
Sommaire
Biographie
Ses débuts
Formé à la politique par Jules Develle dont il est 18 mois directeur de cabinet au Ministère de l'Agriculture en 1886, élu ensuite conseiller général dans la Meuse, Poincaré se forge une réputation d'homme politique modéré et conciliant dès son premier mandat de député de la Meuse en 1887. Cela n'empêche pas ce fils de polytechnicien, entré avec réticence sur la scène politique, de s'y imposer rapidement.
Après des études à Nancy puis à la faculté de droit de Paris, il entre au barreau de Paris en tant que stagiaire en 1879 ; il est nommé premier secrétaire de la Conférence et devient secrétaire de Me Du Buit, célèbre avocats d'affaires. En 1883, il prononce un discours à l'ouverture de la Conférence des Avocats dans lequel il fait l'éloge de Jules Dufaure, ancien bâtonnier et ancien président du Conseil décédé deux ans auparavant : « S'il est à souhaiter que l'éloge d'un mort illustre éveille chez nous le désir de l'imiter, le simple récit de la vie de Dufaure contiendra, je crois, pour notre génération, un précieux exemple de travail, d'indépendance et de dignité ». En 1895, il ouvre son propre cabinet, qui obtient rapidement un grand succès et détient une clientèle très prestigieuse pour les affaires de presse, les affaires littéraires — il est notamment l'avocat de l'écrivain Jules Verne — et le droit des sociétés — Poincaré a parmi ses clients les plus grandes entreprises industrielles et financières du moment.
Carrière politique
Il entre en politique en 1887, en étant élu député de la Meuse. En 1892, il est rapporteur de la commission des Finances, au moment du Scandale de Panamá.
À trente-six ans, il a déjà été trois fois ministre : de l'Instruction publique (1893), sous Dupuy, puis des Finances 1894-1895 après la victoire électorale des modérés, et de nouveau chargé de l'Instruction publique en 1895. Il est partisan de la laïcité mais à condition que celle-ci soit dégagée de tout anticléricalisme, ce qui l'éloigne naturellement des radicaux et des socialistes. En effet, Poincaré prône une « école neutre », dont la vocation aurait été de produire de vrais patriotes. Il peut être considéré comme le leader des modérés, qui arborent souvent l'étiquette « progressiste » et qui évoluent au fil du temps du centre gauche vers la droite républicaine, selon le phénomène du sinistrisme.
Durant l’affaire Dreyfus, il adopte une attitude prudente. Il fait d'abord partie de ceux qui souhaitent étouffer un scandale qu'ils jugent contraire à la raison d'État. Il se rallie finalement au camp dreyfusard, plus par légalisme que par conviction. Cela ne le rapproche pour autant pas de la gauche, avec laquelle il garde ses distances. Il ne soutient absolument pas la politique de Waldeck-Rousseau et encore moins celle d’Émile Combes. Il préfère ensuite le Sénat à la Chambre où il représente la Meuse entre 1903 et 1913 puis entre 1920 et 1934. Belle consécration, il est élu à l’Académie française en 1909, et est également professeur aux écoles HEI-HEP.
Du 6 au 12 août 1912, il est en visite officielle en Russie dans le cadre de l'alliance franco-russe et assiste à des revues militaires.
Président de la République
Élu président de la République le 17 janvier 1913, il présidera la France jusqu'en 1920, durant une période marquée par la Première Guerre mondiale, pendant laquelle il est l'artisan de l'Union Sacrée politique et sociale, aux côtés de René Viviani ou Georges Clemenceau.
Déjà, du 13 au 23 juillet 1914, il effectue un voyage officiel en Russie pour renforcer les alliances deux semaines après l'attentat de Sarajevo. Le 4 août, son message est communiqué aux Chambres par Viviani : la France « sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi, l'Union sacrée, et qui sont aujourd’hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l’agresseur, et dans une même foi patriotique ».
Il n'hésite pas, parfois au péril de sa vie, à venir au front (essentiellement dans la Meuse et dans la Somme) afin de juger du moral des troupes et des populations déplacées. Il visite à plusieurs reprises la partie de l'Alsace redevenue française dès le 7 août 1914 : au Col de la Schlucht, à Thann, Masevaux, Saint-Amarin et Dannemarie entre le 11 février 1915 et le 10 avril 1916.
Cependant, après la nomination de Clemenceau comme président du Conseil en 1917, son rôle devient plus discret.
Après sa présidence
Dès 1920, alors que son mandat n'est pas achevé, il se fait élire sénateur de la Meuse. Très vite, il accepte de redevenir président du conseil, à la place d'Aristide Briand qu'Alexandre Millerand, président nouvellement élu en 1920, a démis de ses fonctions, n’approuvant pas la façon dont il mène sa politique étrangère. Face à l’Allemagne qui refuse de payer les « réparations de guerre », il a recours à la force, faisant occuper la Ruhr ; mais sa politique de rigueur budgétaire le rend impopulaire et, en 1924, après la victoire du Cartel des gauches, il doit présenter sa démission, tout comme le président Millerand.
On le rappelle en 1926 devant l’ampleur de la crise financière. Il forme alors un ministère d’union, en conservant Briand aux Affaires étrangères, et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal est remplacé par le franc Poincaré d’une valeur cinq fois moindre, dévaluation qui se borne à entériner le change réel. Malade et fatigué, il démissionne et se retire de la scène publique en 1929. Mort à Paris en 1934, il est inhumé à Nubécourt, dans son département natal.
Mandats électifs
- Député de la Meuse (1887-1903)
- Sénateur de la Meuse (1903-1913 puis 1920-1934)
- Conseiller général de la Meuse
Fonctions gouvernementales
Il fut cinq fois président du Conseil :
- du 14 janvier 1912 au 21 janvier 1913 (1)
- du 15 janvier 1922 au 29 mars 1924 (2)
- du 29 mars 1924 au 1er juin 1924 (3)
- du 23 juillet 1926 au 6 novembre 1928 (4)
- du 11 novembre 1928 au 20 juillet 1929 (5)
Oeuvres de Raymond Poincaré
- Du droit de suite dans la propriété mobilière, 1883.
- Idées contemporaines, 1906.
- Questions et figures politiques, 1907.
- Messages, discours, allocutions, lettres et télégrammes (1914-1919), 1919.
- Histoire politique, chroniques de quinzaine, 4 vol., 1921-22.
- Au service de la France, neuf années de souvenirs, 1926-1934.
Bibliographie
- Raymond Poincaré, de l'Académie française, L'Invasion 1914, Paris, Plon (livre tiré à 100 exemplaires qui retrace le septennat du président).
- Henry Girard, Raymond Poincaré, chez lui, au Parlement, à l'Elysée, A. Méricant 1913
- René Dumesnil, Poincaré, Flammarion, vers 1930
- Gaston Gros, Mr. Poincaré mémorialiste (sa psychologie), Ed. Baudinière 1930
- Dr. Georges Samné, Raymond Poincaré, Politique et personnel de la IIIe République, Les oeuvres représentatives, 1933
- Fernand Payen, Raymond Poincaré, chez lui, au Parlement, au Palais, Grasset 1936
- Jacques Chastenet, Raymond Poincaré, Julliard, 1948
- Pierre Miquel, Poincaré, Paris, Fayard, 1961
- S. Jeannesson, Poincaré, la France et la Ruhr (1922-1924), histoire d'une occupation, Presses universitaires de Strasbourg, 1998
- Daniel Amson, Raymond Pöincaré, l'acharné de la politique, Tallandier, 1997
- John Keiger, Raymond Poincaré, Cambridge, Cambridge University Press, 1997
- François Roth, Raymond Poincaré, Paris, Fayard, 2000
- Benoît Yvert(dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.
Source
- Nicolas Honecker, Les Visites des chefs d'État français en Lorraine, Éditions Lacour, 2006
Voir aussi
- Historique des gouvernements de la France
- Hôpital Raymond-Poincaré (Garches)
- Au service de la France sur Wikisource.
Liens externes
- Sa fiche sur le site du ministère des Finances
- Notice biographique sur le site de l'Académie de Nancy-Metz
Chronologies
Précédé par Raymond Poincaré Suivi par Justin de Selves Ministre des Affaires étrangères 1912-1913 Charles Jonnart Aristide Briand Ministre des Affaires étrangères 1922-1924 Edmond Lefebvre du Prey Précédé par
Émile GebhartFauteuil 34 de l’Académie française
1909-1934Suivi par
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