Équipe réserve et centre de formation de l'Olympique de Marseille

Équipe réserve et centre de formation de l'Olympique de Marseille

Olympique de Marseille

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Olympique de Marseille Football pictogram.svg
Logo
Généralités
Surnom(s) OM, Ohaime, Les Phocéens
Date de fondation 1899[1]
Statut professionnel depuis 1932
Couleurs bleu et blanc
Stade Stade Vélodrome
(60 031 places)
Siège Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus
33, traverse de la Martine
BP 108
13 425 Marseille CEDEX 12
Championnat actuel Ligue 1
Président Flag of France.svg Jean-Claude Dassier (Depuis 2009[2])
Entraîneur Flag of France.svg Didier Deschamps (Depuis 2009[3])
Joueur le plus capé France Roger Scotti (451[4])
Meilleur buteur Suède Gunnar Andersson (187[5])
Site web www.om.net
Palmarès
National[6] Championnat de France (8)
Coupe de France (10)
International[6] Ligue des champions (1)
Coupe Intertoto (2)
Maillots
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Domicile
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Extérieur
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Troisième
Actualités
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Pour la saison en cours, voir :
Saison 2009-2010 de l'Olympique de Marseille

L'Olympique de Marseille (couramment abrégé en OM), est un club de football français fondé en 1899 par René Dufaure de Montmirail. L'Olympique de Marseille évolue au Stade Vélodrome depuis juin 1937 et s'entraîne au Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, à Marseille.

Avec huit titres de champion de France, dix Coupes de France et une Ligue des Champions (en 1993 contre le Milan AC), le club est l'un des plus titrés du football français. L'OM possède aussi la particularité d'avoir participé à la première édition du Championnat de France professionnel et de la Coupe de France.

L'Olympique de Marseille est actuellement présidé par Jean-Claude Dassier, l'actionnaire (ayant par moment joué le rôle de mécène) était Robert Louis-Dreyfus jusqu'au 4 juillet 2009, date de sa mort. Sa participation est revenue à la société Éric Soccer, propriété de ses héritiers.

L'équipe première, entraînée par Didier Deschamps depuis le 1er juin 2009, évolue en première division depuis 1996 et participe en 2009-2010 pour la onzième fois de son histoire à la Ligue des Champions.

Sommaire

Histoire

Repères historiques

Genèse

Selon André Gascard, joueur, entraîneur et dirigeant, puis archiviste de l'OM, le club omnisports de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail[7] en 1892[8], bien que son nom actuel soit adopté en 1899. Le club est en fait issu de la fusion du Football Club de Marseille et du club d'escrime L'Épée. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900[1]. Aux débuts du club omnisports, le rugby est le sport vedette, et c'est à ce moment que la devise du club « Droit au but » prend son origine. Affilié à l'USFSA depuis 1898, le football est véritablement pratiqué à partir de 1902 grâce à l'impulsion d'Anglais et d'Allemands[8]. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting, le Stade ou la Phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'Huveaune[9].

En 1904[10], l'OM remporte son premier championnat du littoral (concernant les clubs de Marseille et sa banlieue) et participe aux phases finales du onzième championnat de France. À cette époque, le terme « association » est le plus souvent employé tandis que le mot « football » désigne principalement le rugby, notamment en province. Dans le championnat de France, l'OM n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1907 et 1908[10], mais domine sans partage au niveau régional en décrochant cinq titres de champion du littoral d'affilée. Le club rival du Stade Helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France[10].

La Première Guerre mondiale va pratiquement interrompre toute activité sportive. Malgré ces événements, une toute nouvelle épreuve apparaît : la Coupe de France. Elle va faire de l'OM son plus illustre représentant. Le premier match voit l'OM battre l'Herculis de Monaco sur le score de 7 buts à 0[11]. Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1)[10]. L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

Premières victoires nationales

Localisation de Marseille

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et débute une politique d'achat de vedettes[9], imitant ainsi la politique du grand rival sétois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire retentissante de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts français[12].

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924 (succès 3-2 face au FC Sète en finale), 1926 et 1927[13], devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la République[14]. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateur en 1929 contre le Club français[15].

Aux débuts des années 1930, l'OM s'impose encore dans le Championnat Sud-Est. Tous ces succès permettent à l'OM d'adhérer au groupement des clubs professionnels et d'intégrer le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier[16].

Entrée dans l'ère du professionnalisme

Ce championnat national est divisé en deux poules. L'OM termine second de sa poule[17] derrière le futur champion de France, l'Olympique lillois, bien qu'ils les aient battus en match d'ouverture sur un score de 7 buts à 0[18].

La saison 1933-1934 des Marseillais est la saison du doublé raté, avec FC Sète comme bourreau des Marseillais. Le quotidien L'Auto annonce clairement en une dès le 29 avril 1934 : « L'Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Sète ne compte en effet qu'un petit point d'avance et une différence de buts défavorable alors qu'il reste encore trois matchs à jouer pour l'OM, aucun pour Sète. Il suffit à Marseille un match nul lors de ces trois matchs en retard pour fêter le titre. Les Sétois apprendront la nouvelle lors d'une tournée en Afrique, après une victoire contre ces mêmes Marseillais en finale de la Coupe de France[19] : l'OM a perdu ses trois matchs en retard, Sète est sacré champion de France[20].

L'OM remporte finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33)[17]. Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au Stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino Football Club (2-1)[21]. Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red Star[22]) et 1938[23]. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto pour le FC Sochaux[24], est renforcée par l'arrivée d'un jeune attaquant français, Mario Zatelli, qui deviendra au fil du temps un personnage emblématique du club, comme joueur puis entraîneur, du brésilien Vasconcellos et du Marocain Larbi Benbarek, surnommé la « perle noire »[25]. Les Olympiens sont vice-champions en 1938 et 1939.

Années 1940

Le football continue malgré la Seconde Guerre mondiale, et en 1941, Marseille termine premier du championnat de la zone Sud ; ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique : 100 buts[17] sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon, qui s'achève sur le score de 20-2 ; Emmanuel Aznar inscrit 8 buts[26]. Dans le même temps, le club remporte, après un échec en 1940 face au RC Paris[27] (2-1), sa cinquième Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard. La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au Stade de l'Huveaune face au FC Metz[28].

En 1948, l'OM redevient champion de France, onze ans après son dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)[29].

En 1949, le président de l'époque, Louis-Bernard Dancausse, lance un second club professionnel, le Groupe Sporting Club Marseillais, surnommé « Marseille II », qui deviendra une simple réserve de l'OM, et qui disparaîtra dans l'anonymat en 1951[30].

Fin des années 1950, première descente en Seconde division

En 1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment grâce à son buteur suédois Gunnar Andersson (meilleur buteur de ce championnat), et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FC : l'OM perd 3-1 au match aller avant de s'imposer 4-0 au match retour[31]. Cette saison est ponctuée d'une lourde défaite face à l'AS Saint-Étienne, venu s'imposer à Marseille 10 buts à 3[32].

En 1953, Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts, soit 56% des buts marseillais[33]. L'OM parvient en finale de deux compétitions : en Coupe de France en 1954, perdue 2-1 contre l'OGC Nice avec le retour de Benbarek, et en Coupe Charles Drago en 1957, gagnée 3-1 contre le Racing Club de Lens.

Malgré ces coups d'éclats en coupes, l'OM n'arrive pas à concrétiser sa valeur en championnat. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958[34], Marseille descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Même la Coupe ne réussit plus à l'OM : il tombe au premier tour face au Perpignan Canet Football Club (2-1), alors lanterne rouge de la deuxième division. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant dixièmes. Après une première tentative en 1961, ils remontent en première division en 1962, mais redescendent de nouveau en 1963, se classant derniers[17], malgré une première participation européenne en Coupe des villes de foires qui voit leur élimination dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise, sur un score cumulé de 4 buts à 3.

1965 : arrivée de Marcel Leclerc

Marcel Leclerc, industriel de Marseille, décide de reprendre la tête de l'OM en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent quatorzième du classement et sont humiliés au sixième tour de la Coupe de France, à domicile, par les amateurs du Gazélec Ajaccio (1-5). Cette saison marque aussi la plus faible affluence au Vélodrome à ce jour : le 23 avril 1965, seulement 434 spectateurs sont présents à Marseille pour assister à la confrontation OM-US Forbach[35]. Mario Zatelli, arrivé un an auparavant, occupe le poste d'entraîneur.

Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966, puis de remporter sa septième coupe de France en 1969[36]. Après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l'OM décroche le titre de champion de France en 1971, avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar (qui marque 44 buts, ce qui reste le record de buts inscrits en championnat sur une saison) et de Roger Magnusson[37]. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier.

En 1971, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions[38], mais est éliminé une première fois au deuxième tour par l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff puis par la Juventus de Turin[39] en 1972, l'année où Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe[40].

Cette période reste ancrée dans la mémoire collective marseillaise, notamment caractérisée par son président Leclerc qui lui permet de redonner des titres à un club en perte de vitesse. C'est sous sa présidence que le public marseillais peut voir évoluer Roger Magnusson, Josip Skoblar, Jean Djorkaeff et Jules Zvunka. Accusé de détournement de fonds, Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972[41].

Après une saison difficile avec une douzième place, notamment marquée par le départ de Magnusson pour le Red Star et une élimination sévère face au FC Cologne (défaite 6-0 à Cologne) en Coupe UEFA, le club finit vice-champion en 1975 avec les Brésiliens Paulo César Lima et Jair Ventura Filho (connu sous le nom de Jaïrzinho[42]), et remporte une neuvième coupe de France en 1976[43].

Les saisons suivantes, l'OM termine douzième puis quatrième et en 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM moribond[44].

1980-1986 : années noires

Le stade Vélodrome

Le début des années 1980 est plus que difficile pour les Phocéens, qui se voient relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire du club, placé en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les « Minots », vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José Anigo, Éric Di Meco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1)[45].

Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisièmes puis quatrièmes), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec les recrues Žarko Olarević, Saar Boubacar et François Bracci, et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts[46]. Le retour à l'élite est compliqué, mais les Marseillais arrivent à accrocher le maintien. La saison suivante, ils perdent la finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de Bordeaux (2 buts à 1 après prolongations)[47].

1986-1994 : Tapie aux commandes

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe[48]. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.

Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Éric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP embrasse François Mitterrand[49]. Les Monégasques obtiennent leur revanche en 1991 (défaite 1 but à 0).

Le onze de départ de la finale de la Ligue des Champions 1993.

En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp[50], puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main, surnommée « main du diable » par les Marseillais, validé par l'arbitre[51]. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)[52], après avoir notamment éliminé en 1/4 de finale le Milan AC, double tenant du titre.

L'AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des Champions à Munich (1-0), le 26 mai 1993[53] d'un but de la tête de Basile Boli. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».

L'ère Tapie s'arrête brusquement en 1993 avec l'affaire VA-OM.

Affaire VA-OM et conséquences

Article détaillé : Affaire VA-OM.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC[54], qui se joue quatre jours plus tard. L'affaire, qui est d'abord passée sous silence, l'OM jouant la finale, devient un véritable feuilleton médiatico-judiciaire durant tout l'été 1993.

Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM . L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentale[54]. Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l’émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division[54].

Après une brillante année en D2, l’OM termine à la première place du classement (notamment grâce à De Wolf, Cascarino et Ferreri). En Europe, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir battu l'Olympiakos Le Pirée[55]. Néanmoins, le club dépose le bilan avec une dette de 250 millions de francs[56] et reste une année de plus en seconde division.

Cette deuxième saison en D2 est plus laborieuse, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L’OM remonte en première division en 1996-1997.

Arrivée de Robert Louis-Dreyfus

Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Il fait signer Laurent Blanc, Andreas Köpke et Fabrizio Ravanelli, ce qui permet au club de retrouver la coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée[57].

Lors de la saison 1998-1999, l'OM fête son centenaire et investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pirès, Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux, avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09, soit 71 points après 34 journées) et atteint la finale de la coupe UEFA, qu'il perd contre le Parme AC (3-0)[58]. Cette saison est également marquée par un match mémorable : menés 4-0 au Vélodrome par Montpellier à l'heure de jeu, les Olympiens parviennent à s'imposer 5-4 sur un pénalty transformé par le capitaine Laurent Blanc[59].

Cette belle mais finalement infructueuse saison n'est pas confirmée par la suite : bien que l'effectif soit renforcé par le jeune espoir français Stéphane Dalmat, l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko et le prêt de l'international espagnol Iván de la Peña, il voit surtout la perte très préjudiciable de son capitaine Laurent Blanc, poussé vers la sortie dès le début de l'été. En Ligue des Champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United[60], mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté[61]. Il est remplacé par Bernard Casoni.

Compositions lors de la finale de la Coupe UEFA Valence-OM.

Lors des trois saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent. Le club frôle la relégation à deux reprises, terminant à la quinzième place du championnat en 2000 et 2001. En 2002, Alain Perrin arrive et permet au club de se hisser à la troisième place du classement, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, mais il démissionne suite à l'élimination du club au premier tour contre le FC Porto (futur vainqueur) et le Real Madrid (tenant du titre)[62]. L'OM poursuit sa route en coupe UEFA et, grâce notamment à Didier Drogba, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter Milan, le Liverpool FC et Newcastle United, ce dernier match ayant vu le Vélodrome connaître son affluence record : 58 897 spectateurs[63]. Marseille s'incline toutefois face à Valence CF en finale (2-0), après l'expulsion de son gardien Fabien Barthez. L'OM échoue une seconde fois en cinq ans en finale de la Coupe UEFA[64].

Pape Diouf aux commandes : podiums et finales

Le tifo des supporters de l'OM au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France 2006 contre le Paris SG.

Drogba parti à Chelsea, le club, dirigé par le Sénégalais Pape Diouf (l'actionnaire principal étant toujours Robert Louis-Dreyfus), connaît de nombreux changements dans son effectif et n'atteint que la cinquième place du championnat en 2005 et 2006. Il perd en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (2-1)[65]. C'est lors de cette saison qu'un joueur émerge sur le plan international : Franck Ribéry, qui devient titulaire en équipe de France pendant la coupe du monde 2006.

Pour la saison 2006-2007, Albert Emon, qui prône le jeu offensif devient l'entraîneur et le club, compte les arrivées de Djibril Cissé ou de Ronald Zubar. L'OM retrouve le haut du classement, prend la place de vice-champion (meilleure performance depuis 1999) derrière l'Olympique lyonnais, et dispute une nouvelle finale de coupe de France qu'il perd aux tirs aux buts contre le FC Sochaux[66]. Cette saison est marquée par l'éclosion de Cédric Carrasso et Samir Nasri aux côtés de Ribéry, Cissé et Niang.

Avec cette qualification pour la Ligue des Champions, et le départ du meneur de jeu Franck Ribéry au Bayern Munich pour 30 millions d'euros, l'OM se montre très actif lors du mercato d'été 2007-2008, avec notamment les arrivées de Boudewijn Zenden, Karim Ziani, Benoît Cheyrou ou encore Steve Mandanda. Avec ce recrutement ambitieux, l'OM devient aux yeux des médias le principal adversaire du champion en titre, l'Olympique lyonnais. Cet enthousiasme prend fin après un début de saison catastrophique (1 victoire en 9 matchs) qui entraîne le limogeage de l'entraineur Albert Emon et l'arrivée du Belge Éric Gerets, marquée par une victoire historique à Anfield contre le Liverpool FC[67]. En Coupe de France, les Marseillais tombent face au club de CFA 2 de l'USJA Carquefou en huitièmes de finale (1-0). Cette saison là, les Phocéens terminent finalement troisièmes.

La saison suivante est ponctuée par une course au titre avec les Girondins de Bordeaux qui se termine par le sacre des Girondins comme dix ans auparavant. En Coupe d'Europe, l'OM est éliminé en quart de finale de Coupe UEFA par le futur vainqueur de l'épreuve, le FC Chakhtior Donetsk. Éric Gerets annonce son départ du club en fin de saison pour le club saoudien d'Al Hilal Riyad et laisse son poste à l'ancien capitaine olympien Didier Deschamps[3]. Le 17 juin 2009, Pape Diouf quitte le club[68] à la suite de tensions avec le conseil de surveillance du club, et plus particulièrement avec son président Vincent Labrune. Il est remplacé le 22 juin 2009 par Jean-Claude Dassier[2]. La mort de Robert Louis-Dreyfus d'une leucémie le 4 juillet 2009[69] met fin à ses 13 ans de règne au club sans toutefois remporter le moindre titre majeur.

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspira de son sceau personnel, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du club. La devise « Droit au but » du défunt Football Club de Marseille[70] est reprise par le club et est placée en travers du blason.

Le logo de l'OM connaitra une version Art déco (1935-1972), plus kitsch (1972-1986) mais le principal changement reste l'apparition de l'étoile symbolisant la victoire en Ligue des Champions en 1993[70].

À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA.

Le 17 février 2004[70] est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone[71] et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en-dessous et en lettres dorées.

Couleurs

Dos du maillot Domicile 2007-2008

Le club phocéen arbore, à domicile, un maillot blanc, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympisme prôné par Pierre de Coubertin (les athlètes des Jeux olympiques de 1896 à Athènes étaient tous vêtus de blanc couraient tout de blanc vêtus). Le short est lui noir par souvenir de l'ancien Football Club de Marseille, et ce jusqu'au début des années 1920[72], où apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de Marseille.

En 1969 la tenue est modifiée avec l'apparition d'un col de couleur bleue, la deuxième couleur de Marseille ainsi que l'apparition du logo du Coq Sportif, premier équipementier du club. En 1971, le col bleu devient tricolore suite au titre de champion de France, une tradition disparue de nos jours. En 1974, avec l'arrivée d'Adidas, trois rayures bleues sont présentes sur les côtés du maillot et du short.

En 1980, le maillot devient blanc à rayures fines bleues tandis qu'en 1984, maillot jaune et short et bas noirs forment la troisième tenue des Olympiens.

En 1985, l'OM revient au maillot blanc avec deux bandes bleues sur les manches, le maillot extérieur étant le même avec les deux couleurs interverties. De plus, un troisième maillot est arboré en 1989 pour la Coupe de France à l'occasion du doublé Coupe-Championnat avec une large bande bleue horizontale sur le torse.

Dos du maillot Europe 2007-2008

Le maillot arboré de 1991 à 1994 possède trois bandes bleues sur l'épaule droite.

Depuis 1994, le bleu devient bleu ciel et le design des maillots est en constante évolution ; bandes bleu ciel sur le torse entre 1994 et 1998, croix bleue en 2000, 2004, 2005 et 2006 ou encore ensemble complètement blanc en 1998 ou en 2003.

En 1998, pour célébrer le centenaire du club, les joueurs portent un troisième maillot qu'ils portent lors de matchs de gala et de Coupe UEFA, il est de couleur dorée.

En 1999, le troisième maillot sera noir puis lavande lors de la saison 2003-2004.
En 2004, le troisième maillot est noir et jaune, en hommage aux « Minots » de la saison 1984-1985. Il sera mi-bleu marine mi-or la saison suivante, et totalement bleu marine en 2006-2007 (ce maillot passera totalement inaperçu à cause d'une campagne très courte en Coupe UEFA).

Détail du maillot pour la saison 2009-2010

Lors de la saison 2007-2008, le maillot extérieur marseillais ressemblait tellement au maillot de l'Argentine qu'il fut surnommé « l'Argentin » par les supporters marseillais. De plus, l'OM se met au orange - couleur des South Winners (groupe de supporters) - pour la Coupe d'Europe ; le club enregistre un record absolu de ventes de maillots avec 325 000 maillots vendus[73].

Pour la saison 2008-2009, le maillot domicile fait apparaître pour la première fois les armoiries de la Ville. L'extravagance du maillot extérieur avec un style jacquard rétro s'oppose quant à elle à la sobriété de la parure européenne avec un haut doré et un short noir.

Le maillot domicile de la saison 2009-2010 est dévoilé le soir de la dernière journée du championnat de la 2008-2009 lors du match contre le Stade rennais. Le logo originel apparaît sur un maillot blanc à fines rayures et avec un col en V. Le choix du premier logo est dû au 110e anniversaire du club cette saison[74].

Sponsors et équipementiers

Sponsor Neuf sur le maillot domicile 2007-2008

L'OM est sponsorisé depuis 1971. C'est d'ailleurs le premier club français à arborer une publicité sur le maillot avec le Nîmes Olympique[75]. Le premier accord fut signé avec But !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc, alors président du club. Depuis, le club provençal a arboré les noms de Le Toro (1972-1973), Michel Axel (1973-1976), du Centre Barneoud (1976-1977), du Mas d'Auge (1977-1980), du Zoo de Marseille (1980-1981), de Faure (1981-1982), d'Euromarché (1982-1983), de RMC (1983-1986), ainsi que du Mas d'Auge en 1986, de Maison Bouygues (1986-1988), d'Alain Afflelou (1988-1989), de Panasonic (1989-1992), d'Eurest (1992-1995), de Speedy (1995-1996), de Parmalat (1996-1997), d'Ericsson (1997-2001) ou encore de Khalifa Airways (2001-2003). De 2003 à 2008, les maillots domicile et extérieur eurent pour sponsor Neuf Telecom, entreprise appartenant à Robert Louis-Dreyfus. De plus, le maillot Europe fut sponsorisé par Europe 1 en 1987, France Loto en 1989, le Conseil général des Bouches-du-Rhône en 1994, Indesit en 2003 et Internity en 2006. En 2008, l'Olympique de Marseille est sponsorisé à domicile par Direct Énergie, à l'extérieur et en Europe par Neuf[76].
En ce qui concerne les équipementiers, c'est Adidas qui fournit le club depuis 1974, et ce jusqu'en 2014[77], avec cependant une interruption de 1994 à 1996. Reebok (de 1994 à 1995) puis le japonais Mizuno fournissent les équipements des Marseillais durant cette période. Avant eux, Le Coq Sportif (1969-1974) était responsable des maillots.

Palmarès

La liste suivante récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes. Les Marseillais n'ont pas souvent brillé en Coupe d'Europe avant les années 1990 lorsqu'ils terminent à la deuxième place de la compétition, avant de l'emporter en 1993. Deux finales de Coupe UEFA suivront.

Côté hexagonal, si l'AS Saint-Étienne reste le club le plus souvent couronné avec dix titres de champion de France professionnel, Marseille occupe avec huit titres la deuxième place à égalité avec le FC Nantes, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais, qui ont remporté sept titres chacun. Toutefois, les titres de champion de France ont été remporté sur des périodes assez courtes, assez irrégulièrement dans l'histoire du club avec notamment la période 1969-1975 et 1986-1992.

La Coupe de France a une saveur spéciale en France[78] et encore plus du côté marseillais car l'OM, avec dix titres, en détient le record de victoires, même si le trophée lui échappe depuis 1989[79].

  • Coupe de la Libération
Réserve
Jeunes

Records

L'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire.

Sur le plan européen, l'OM est le seul club français à avoir remporté la Ligue des Champions, en 1993 ainsi que celui qui a disputé le plus de finales européennes (4 en 1991, 1993, 1999 et 2004). Le club est aussi rentré dans l'histoire en étant le premier club français à battre le Liverpool FC à Anfield en 2007[67]. Ce même Liverpool FC est aussi à l'origine de la plus grosse défaite subie à domicile en Ligue des Champions (4-0)[108]. Le premier tour retour de la Coupe des villes de foires 1970-1971 entre l'OM et le Spartak Trnava est le premier match européen se terminant sur une séance de tirs au but (perdue par l'OM 3-2)[109].

L'OM a participé à la première édition de la Coupe de France de football ainsi que du Championnat de France de football professionnel[110]. L'Olympique de Marseille, premier club provincial à avoir remporté la Coupe de France, est le roi de la compétition avec 10 titres remportés (le dernier en 1989 contre l'AS Monaco) et 8 finales (la dernière contre le FC Sochaux en 2007). L'OM détient le record de buts marqués en une seule édition de la Coupe de France (63 buts en 1933-34) et a remporté l'édition 1927 en encaissant un seul but[110].

Le joueur le plus capé au sein de l'Olympique de marseille est le Français Roger Scotti avec 451 matchs toutes compétitions confondues[4]. Le franco-suédois Gunnar Andersson avec 187 buts[5], est le meilleur buteur de toute l'histoire du club et marque notamment le millième but de l'histoire de l'OM au cours de la saison 1953-1954[111]. Le meilleur buteur de l'histoire du club sur une saison est le soulier d'or européen 1970-1971 Josip Skoblar avec 44 buts en championnat. La meilleure défense de l'histoire du club, ainsi que de l'histoire du championnat, est celle de la saison 1991-1992 avec 21 buts encaissés en championnat, tandis que la meilleure attaque, celle de la saison 1948-1949 , a inscrit 95 buts[111]. Les Olympiens partagent aussi le record du plus grand nombre de victoires en championnat à l'extérieur (12 en 1971-1972 et 2008-2009) avec l'ASSE et l'OL.
L'équipe olympienne est celle qui a remporté le plus de victoires dans l'Hexagone (896 victoires en 59 saisons) et qui a inscrit le plus de buts (3326 buts). L'OM est le deuxième club ayant joué le plus de matchs dans l'élite (2056 matchs) derrière le FC Sochaux[112]. Enfin, l'OM est le dernier club français parmi les vingt participants du premier championnat de France à avoir été relégué en D2, lors de la saison 1959-60[110]

Le club enchaîne aussi des records de par sa grande popularité : le Stade Vélodrome connait depuis de nombreuses années la meilleure affluence de Ligue 1, avec notamment un record absolu en termes d'abonnés (44 115)[113] en 2003-2004 et une moyenne record de 52 996 spectateurs lors de la saison 2004-2005[114]. Le club possède ainsi la onzième meilleure affluence d'Europe[115], devant des clubs comme le Liverpool FC, l'AS Rome ou le Valence CF.
Marseille est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981[110]). Durant la saison 2007-2008, 365 000 maillots sont vendus à travers toute la France, ce qui place l'OM numéro 1 des ventes de maillots en France, Équipe de France de football compris, et numéro 5 européen pour les maillots Adidas, en égalant le Bayern Munich[116]. Le club bat son propre saison lors de la saison 2008-2009 avec 420 000 maillots vendus[117].

Personnalités historiques du club

Joueurs emblématiques

Basile Boli, buteur de l'OM lors de la victoire en finale de coupe d'Europe en 1993

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui pour la plupart ont connu également l'honneur d'être internationaux.

Jean Boyer est un attaquant français qui est le premier international français de l'OM. Il passe onze saisons à Marseille (1923-1934), devenant ainsi l'un des joueurs emblématiques de l'OM de l'entre-deux-guerres. Avec l'Équipe de France, il participe au tournoi olympique de football à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris après avoir participé à ceux de 1920 à Anvers.

La perle noire marocaine Larbi Benbarek, qui sera international français a été découvert très jeune par les recruteurs marseillais. Après avoir quitté la France durant la Seconde guerre mondiale et joué notamment à l'Atlético de Madrid où il décrocha 2 titres de champion d'Espagne, il revient à l'OM et dispute la finale de la coupe de France 1954 contre l'OGC Nice. Mario Zatelli est le premier grand avant-centre du club olympien en marquant 103 buts sous le maillot blanc. Il remporte deux titres de champion de France et une Coupe de France. Il continuera à contribuer à l'histoire du club mais en tant qu'entraîneur.

Le franco-suédois Gunnar Andersson est le plus grand buteur de l'histoire du club. En sept ans, il marque 187 buts sous le maillot olympien[5]. Olympien jusqu'en 1958, il termine sa carrière à Montpellier, Bordeaux (qu'il contribue à hisser en première division) et Aix, avant de sombrer dans la misère. Gunnar Andersson terminera difficilement sa carrière et sera un peu abandonné par le milieu, il travaillera comme docker sur le port, et il disparaîtra à seulement 41 ans, mort d'une crise cardiaque près de la rue Breteuil à l'automne 1969. La légende dira qu'il avait un billet pour voir jouer l'OM contre le Dukla Prague en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes dans sa poche[118].

Le Suédois Roger Magnusson a été prêté par la Juventus de Turin à l'OM en 1969 parce que les règlements du football italien interdisent alors la présence de footballeurs étrangers. Il est surnommé le « magicien » dans les années 1970 pour ses dribbles qui mystifient les défenses adverses et enchantent les supporters. Il a formé avec le buteur croate Josip Skoblar (« l'aigle dalmate », soulier d'or européen avec 44 buts marqués) une paire redoutable qui a contribué au doublé coupe-championnat de 1972. Il a également gagné avec l'OM la coupe de France de 1969 et le titre de champion de France de 1971.

Marius Trésor, l'international guadeloupéen, a commencé sa carrière à Ajaccio puis joue pour l'Olympique de Marseille avec lequel il remporte la Coupe de France 1976.

Cinq fois meilleur buteur du championnat de 1988 à 1992, Ballon d'or 1991, et élu Olympien du siècle par les supporters en 1997[119], Jean-Pierre Papin est le symbole des années fastes de l'Olympique de Marseille. Il inscrit un triplé lors de la finale de la Coupe de France 1989 et marque 184 buts toutes compétitions confondues[120]. Pourtant, ses débuts dans le club phocéen ont été mitigés, les supporters marseillais le surnommant entre autres « J'en Peux Plus ».

Didier Deschamps, capitaine de l'OM lors de la victoire en coupe d'Europe en 1993

Transféré à l'OM en 1989, Didier Deschamps fait une saison aux Girondins de Bordeaux en 1990, avant de retourner à Marseille. Trois fois champion de France en 1990,1991 et 1992, c'est en Ligue des Champions qu'il entre dans l'histoire du football français en étant le premier capitaine d'un club français à soulever la Coupe d'Europe.

En 1989, Bernard Tapie obtient le transfert de Chris Waddle pour près de 45 millions de francs. Il se révèle à l'automne 1989 et l'anglais est définitivement adopté par les supporters marseillais qui aiment son jeu, son sens du spectacle et du dribble. Le gaucher anglais a, de plus, un talent certain pour les coups de pied arrêtés. Il marque notamment le but vainqueur lors du quart de finale de C1 face à Milan.

En 1990, Basile Boli débarque à Marseille avec l'ambition avouée de remporter des titres dans un club ambitieux. Il est présent lors de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Disputée à Bari, en Italie, la rencontre se solde par un match nul 0-0 et la séance des tirs au but, dont les Yougoslaves sortirent vainqueur. Les larmes de Boli après le match sont le symbole de la défaite olympienne. Deux ans plus tard, Marseille se retrouve de nouveau en finale de la Coupe d'Europe contre le Milan AC. Boli, d'un coup de tête rageur expédie le ballon au fond des filets milanais et marque le seul but du match. Faisant écho aux larmes de Bari, la joie du joueur est immense lorsqu'il brandit la coupe et la présente aux supporters phocéens.

Abedi Pelé devient titulaire dans l'équipe olympienne en 1991, s'illustre notamment de façon très remarquée en 1/4 de finale de Coupe des clubs champions européens contre l'AC Milan au printemps 1991 et est le passeur décisif lors de la finale 1993. Son talent est reconnu en remportant trois années consécutivement le titre de ballon d'or africain en 1991, 1992 et 1993 (trophée récompensant le meilleur joueur africain de l'année). En sélection, il fait partie de l'équipe qui termine finaliste de la CAN 1992, sélection avec laquelle il est capitaine entre 1992 et 1998, et où il bat les records de sélections et de buts inscrits. Néanmoins, il n'aura jamais la possibilité de disputer au cours de sa carrière la Coupe du monde.

Fabien Barthez a tout connu à l'OM. Décisif lors de la finale de la Ligue des Champions 1993, puis champion de France de D2 en 1995, il part à l'AS Monaco puis à Manchester United avant de revenir à l'OM en 2004, avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA.

D'autres joueurs olympiens ont marqué l'histoire du club : Carlos Mozer, Enzo Francescoli, Rudi Völler, Andreas Köpke, Tony Cascarino, meilleur buteur du Championnat de D2 en 1995 et 1996, Laurent Blanc, dit « Le Président » et l'international italien Fabrizio Ravanelli qui ont terminé vice-champions et finalistes de la Coupe UEFA en 1999.

Dans les années 2000, l'OM permet à certains joueurs de se révéler comme l'Ivoirien Didier Drogba qui est le meilleur buteur en Coupe d'Europe en 2004. L'international français Franck Ribéry s'est révélé sous le maillot olympien avant d'aller au Bayern Munich. Le club voit aussi le retour aux sources de Djibril Cissé et l'éclosion d'un minot, Samir Nasri.

Entraîneurs notables

En 1964, Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969, un titre de champion de France en 1971 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire.

Jules Zvunka a porté le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues et seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour une 3e opération commando réussie avec une série de 11 matchs sans défaite[121].

En 1988, Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second entraîneur de l'ère Tapie, Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.

Raymond Goethals[122] a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier et le seul entraîneur à remporter la Ligue des Champions avec un club français. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983, plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993 il remporte, avec son équipe, la finale de la Ligue des Champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Présidents emblématiques

Marcel Leclerc débarque en 1965[123] dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But ![124]) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au Stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le Stade de l'Huveaune[125] où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite. En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-Port[126]. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat [127] de l'histoire du club. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé d'avoir détourné l'argent du club au profit de ses entreprises de presse[41].

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille ainsi que sa femme et Bernard Tapie seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986[128]. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotente, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard Banide, Gérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989, 1990, 1991, 1992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accèdera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper cette épopée.

Structures du club

Stades

Entrée du Stade Vélodrome

Stade Vélodrome

Article détaillé : Stade Vélodrome.

Le Stade Vélodrome est depuis 1937 le stade où évolue l'Olympique de Marseille. Le match d'inauguration joué le 13 juin 1937 face au Torino Football Club en amical se termina sur la victoire des Phocéens 2 buts à 1[21].

Le Stade Vélodrome est la propriété de la municipalité. Le stade connaît plusieurs liftings, en 1984 à l'occasion de l'Euro 1984 et 1998 pour la Coupe du monde, le transformant ainsi en une enceinte de 60.013 places, devenant ainsi le plus grand stade en France occupé par un club de football. Très critiqué et peu aimé par les Marseillais notamment pour son architecture (pas de toiture, aucune résonance acoustique), le Stade Vélodrome est l'objet depuis 2003 de plusieurs projets visant à le moderniser (couverture) et même l'agrandir.

La chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986[129]. We Will Rock You de Queen retentit à la fin de la mi-temps et Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lors d'un but de l'OM.

Stade de l'Huveaune

Article détaillé : Stade de l'Huveaune.

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du Stade de l'Huveaune[9]. Ce stade portera plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby.

Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée entre 1965 et 1967 suite au refus de la mairie de détaxer les matchs au Stade Vélodrome et lors de la saison 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984[130].

Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus

Entrée du centre

Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de la section professionnelle de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de Michel Hidalgo, ancien entraîneur de l'équipe professionnelle. En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien[131]. Le 26 août 2009, le centre est renommé « Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus », en l'hommage à l'ancien propriétaire du club [132]. Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais sont hébergés à la Bastide des Accates[133] dans le 9e arrondissement de la ville.

Entrée du musée-boutique du Stade Vélodrome.

Sièges

Avant le Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, l'OM a connu de multiples adresses.
Le club s'installe tout d'abord 7, rue de Suffren près du Vieux-Port, où se trouvait le défunt club d'escrime de l'Épée avant de sièger rue de la Tour à la Brasserie Saint-Georges en 1909, au Café de la Bourse en 1920, puis à la Brasserie des Sports sur la Place Castellane en 1924. L'OM sera domicilié 6, rue Edmond rostand puis 1, rue Reine-Élizabeth à l'angle de la Canebière (Marseille) jusqu'en 1949.
Puis pendant près de vingt ans, le club siège place Félix-Baret avant que Marcel Leclerc décide de s'installer dans l'enceinte du Stade Vélodrome. L'arrivée de Bernard Tapie entraîne un nouveau déménagement sur l'avenue du Prado. En 1996, le club s'installe à nouveau près de son stade sur la rue Négresko, avant de définitivement prendre place à La Commanderie en 2005[134].

Boutiques officielles

L'Olympique de Marseille possède 1 000 points de vente à travers la France, dont le musée-boutique du Stade Vélodrome. L'OM a aussi inauguré une boutique dans le centre-ville d'Alger en décembre 2008, ce qui en fait le premier club français à posséder une boutique officielle à l'étranger[135].

Politique de recrutement

Durant les années Tapie, le club n'hésite pas à recruter de grands joueurs français comme Alain Giresse ou Basile Boli et des internationaux étrangers tels que Karl-Heinz Förster, Abedi Pelé ou encore Rudi Völler.
Marseille connaît aussi un mercato étoilé entre 1997 et 1999 avec Rolland Courbis aux manettes : l'allemand Andreas Köpke, Florian Maurice, l'italien Fabrizio Ravanelli, les champions du monde Laurent Blanc, Robert Pirès et Christophe Dugarry. Mais cette période est entachée d'une affaire de transferts suspects, qui entraînera une condamnation de Rolland Courbis à deux ans de prison ferme ainsi que de Robert Louis-Dreyfus à dix mois avec sursis[136].

Mathieu Valbuena, ancien joueur de Libourne.

Depuis, le club se contente d'acheter des joueurs du niveau de la Ligue 1 tels que Mamadou Niang, Lorik Cana ou encore Benoît Cheyrou et Hatem Ben Arfa. De plus, la volonté du club est maintenant de recruter de jeunes joueurs de clubs de niveau inférieur pour en faire des joueurs importants dans la durée.
Dans cette logique, depuis le transfert de Mathieu Valbuena en 2006, l'OM entretient une relation privilégiée[137] avec le FC Libourne-Saint-Seurin. Le club olympien prête ou transfère plusieurs de ses jeunes au club girondin pour une saison (Mohamed Amine Dennoun et Garry Bocaly pour les plus récents) et en contrepartie Libourne se sépare d'un de ses éléments majeurs (Vincent Gragnic, Charles Kaboré).
L'OM recrute aussi des joueurs prometteurs qui, éclatant au Vélodrome, sont ensuite vendus au prix fort : Franck Ribéry, provenant du club turc de Galatasaray SK, est transféré pour 30 millions d'euros du côté du Bayern Munich[138] tandis que Didier Drogba, qui évoluait à l'En Avant de Guingamp, est vendu à Chelsea pour un transfert évalué à 38 millions d'euros[139], ce qui permet au club d'avoir une manne financière conséquente pour obtenir plusieurs joueurs. L'Olympique de Marseille compte aussi sur son centre de formation : Samir Nasri qui a été formé au club a évolué en tant que titulaire sous le maillot olympien pour ensuite être vendu aux alentours des 15 millions d'euros[140] aux Gunners.

Aspects juridiques et économiques

Statut juridique et légal

L'Olympique de Marseille se compose d'une association, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, et d'une société. L'Association OM, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, gère le centre de formation, la section amateur et des stages multisports pour les enfants de la région. La Société OM a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS)[141].

L'actionnaire principal du club était Robert Louis-Dreyfus, qui détenait 90% des actions émises jusqu'à sa mort le 4 juillet 2009 tandis que Jean-Pierre Foucault, président de l'Association OM, possède une seule action d'un montant de 9 centimes d'euros[142]. En 2008, la valeur de l'Olympique de Marseille était estimée à 200 millions d'euros par Louis-Dreyfus en 2008[143].

Depuis les années 2000, motivé par les résultats médiocres du club ainsi que l'affaire des transferts douteux de 1998, Robert Louis-Dreyfus veut vendre le club. Le 16 janvier 2007, l'Olympique de Marseille, par la voix de son président Pape Diouf, annonce le début du processus de vente du club par Robert Louis-Dreyfus à Jack Kachkar. Canadien d'origine arménienne et PDG d'Inyx Inc., une société de produits pharmaceutiques basée à New York, Kachkar aurait mis environ 115 millions d'euros [144] sur la table. Le 1er mars 2007, Jack Kachkar annonce qu'il a officiellement racheté l'OM à Robert-Louis Dreyfus. On apprend cependant quelques jours plus tard que Kachkar aurait du mal à réunir les fonds nécessaires au rachat du club phocéen. Robert Louis-Dreyfus lassé par les nombreux délais demandés par Jack Kachkar, et ne croyant plus aux futurs investissements promis pour assurer la pérennité de l'OM, décide ne plus vendre le club à l'homme canadien. Le 2 juillet 2008 Dreyfus suspend la vente du club et rejette une offre de 100 millions d'euros venant d'investisseurs de Dubaï présentant pourtant la « transparence nécessaire sur la provenance des fonds »[143]. Dreyfus finira finalement sa vie en étant toujours propriétaire du club.

Sur le plan international, le club était notamment membre fondateur du G14, organisation des clubs les plus importants et riches d'Europe, avant sa dissolution en janvier 2008. L'OM est désormais membre de l'Association européenne des clubs[145].

Direction du club

La SASP possède un conseil de surveillance qui a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club. Ce conseil, présidé par Vincent Labrune, nomme le Président et les membres du directoire.
Jean-Claude Dassier, ancien directeur de l'information de TF1, est le président de l'Olympique de Marseille. Antoine Veyrat, président de la société de télécommunications LD Collectivités, est directeur général du club. Corinne Gensollen est en charge de la branche commerciale de l'OM, Nathalie Paoli est directrice de la communication, tandis que l'organisation et la sécurité sont assurées par Guy Cazadamont. José Anigo, ancien joueur et entraîneur de l'équipe professionnelle, est quant à lui directeur sportif[146].

Saison Budget
1997-1998 26 M€
1998-1999 26 M€
1999-2000 67.6 M€
2000-2001 105 M€
2001-2002 91.4 M€
2002-2003 53.2 M€
2003-2004 64.8 M€
2004-2005 96.6 M€
2005-2006 60.7 M€
2006-2007 81.8 M€
2007-2008 89 M€
2008-2009 85 M€

Budget du club

Le budget pour la saison 2008-2009 de l'Olympique de Marseille est de 85 millions d'euros[147]. Ce budget, indépendant d'une possible qualification en phases de poules de la Ligue des Champions, est le second budget de Ligue 1.

Lors de la saison 2007-2008, le club a dégagé un bénéfice net de 8,2 millions d'euros[148] (130,2 M€ de recettes et 121,9 M€ de dépenses). L'Olympique de Marseille est fortement dépendante des droits audiovisuels, les matchs des Phocéens étant les plus diffusés : 49% des recettes proviennent des droits télé. Le sponsoring est lui à l'origine de 18% des recettes du club. Le bilan des transferts est quant à lui positif (7,1 M €). Le merchandising, géré par la société OM Exploitation, a rapporté 44,6 millions d'euros, soit 34% des recettes du club. Les salaires du personnel (joueurs, staff et autres) représentent 40 % des dépenses du club, 10% de ces dépenses étant des charges sociales. Les autres frais prennent en compte le déplacement (4.9 %), l'organisation des matchs, les marchandises ou encore les impôts et les taxes.

Relation entre le club et Adidas

L'Olympique de Marseille et Adidas ont une relation extrêmement étroite. Tout d'abord, Bernard Tapie et Robert Louis-Dreyfus ont à la fois été présidents du club et de l'équipementier sportif allemand. En 1996, Adidas est désigné pour la reprise du club qui était sous la tutelle de la ville de Marseille. Adidas assure un budget de fonctionnement annuel progressif évoluant entre 110 et 160 millions de francs sur cinq ans, conformément au cahier des charges imposé par Jean-Claude Gaudin[149].
L'équipementier fournit le club depuis 1974 (leur contribution s'interrompt suite à l'affaire VA-OM et reprend dès 1996). Le contrat liant le club à Adidas court jusqu'en 2012[77].

Effectif actuel

L'effectif professionnel de la saison 2009-2010, entraîné par Didier Deschamps et son adjoint Guy Stéphan, compte 6 joueurs formés au club. 12 joueurs internationaux figurent dans l'équipe, dont 2 français.
L'entraîneur des gardiens Laurent Spinosi a sous son aile 4 joueurs dont Steve Mandanda,un des actuels gardiens de l'Équipe de France de football.
Taye Taiwo et Mamadou Niang sont les joueurs ayant évolué le plus longtemps sous les couleurs de l'OM, avec respectivement 193 et 179 matchs au 25 juin 2009[150].

mise à jour: 11 septembre 2009[151]

Poste Nom Naissance Nationalité sportive[152] Sélection[153] Club précédent
1 Gardien Rudy Riou 22 janvier 1980 France France France Toulouse FC
16 Gardien Hilaire Muñoz 21 avril 1983 France France France SO Cassis Carnoux
30 Gardien Steve Mandanda 28 mars 1985 France France France France Le Havre AC
40 Gardien Elinton Andrade 30 mars 1979 Brésil Brésil Roumanie Rapid Bucarest
2 Défenseur Garry Bocaly* 19 avril 1988 France France France espoirs France Montpellier HSC
3 Défenseur Taye Taiwo 16 avril 1985 Nigeria Nigeria Nigéria Nigeria Lobi Stars
4 Défenseur Julien Rodriguez 11 juin 1978 France France Écosse Glasgow Rangers
5 Défenseur Vitorino Hilton 13 septembre 1977 Brésil Brésil France RC Lens
19 Défenseur Gabriel Heinze 19 avril 1978 Argentine Argentine Argentine Espagne Real Madrid
20 Défenseur Charley Roussel Fomen 9 juillet 1989 Cameroun Cameroun Cameroun Cameroun Panthère du Ndé
21 Défenseur Souleymane Diawara 24 décembre 1978 Sénégal Sénégal Sénégal France FCG Bordeaux
22 Défenseur Cyril Rool 15 avril 1975 France France France OGC Nice
24 Défenseur Laurent Bonnart 25 décembre 1979 France France France Le Mans UC
27 Défenseur Pape M'Bow* 22 mai 1988 Sénégal Sénégal Sénégal Espoirs France AS Cannes
Défenseur Cédric D'Ulivo* 29 août 1989 France France Formé au club
6 Milieu de terrain Édouard Cissé 30 mars 1978 France France Turquie Beşiktaş JK
7 Milieu de terrain Benoît Cheyrou 3 mai 1981 France France France AJ Auxerre
8 Milieu de terrain Lucho González 19 janvier 1981 Argentine Argentine Argentine Portugal FC Porto
10 Milieu de terrain Hatem Ben Arfa 7 mars 1987 France France France France Olympique lyonnais
12 Milieu de terrain Charles Kaboré 9 février 1988 Burkina Faso Burkina Faso Burkina Faso France FC Libourne-Saint-Seurin
17 Milieu de terrain Stéphane Mbia Etoundi 20 mai 1986 Cameroun Cameroun Cameroun France Stade rennais
18 Milieu de terrain Fabrice Abriel 6 juillet 1979 France France France FC Lorient
28 Milieu de terrain Mathieu Valbuena 28 septembre 1984 France France France FC Libourne-Saint-Seurin
34 Milieu de terrain Kevin Osei* 26 mars 1991 France France Formé au club
Milieu de terrain Mohamed Amine Dennoun* 9 mai 1986 France France France FC Libourne-Saint-Seurin
9 Attaquant Brandão 16 juin 1980 Brésil Brésil Ukraine Chakhtior Donetsk
11 Attaquant Mamadou Niang Capitaine 13 octobre 1979 Sénégal Sénégal Sénégal France RC Strasbourg
14 Attaquant Bakari Koné 17 septembre 1981 Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire France OGC Nice
23 Attaquant Fernando Morientes 5 avril 1976 Espagne Espagne Espagne Espagne Valence CF
31 Attaquant Guy Gnabouyou* 1er décembre 1989 France France Formé au club
Poste Nom Naissance Nat. Sélection Club précédent

Capitaine = capitaine

Gardien de butDéfenseurMilieu de terrainAttaquant

(*) Joueurs formés au club

Soutien et image

Supporters

Tifo des supporters du virage Nord du stade Vélodrome.

Les supporters de l’Olympique de Marseille sont prépondérants dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune dans les années 1920. Mis en sommeil durant les années 1950 et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc. Sonnés par les secousses de la fin des années 1970, les supporters de l'OM effectuent un retour en force avec la présidence Tapie. La vague Ultra en provenance d'Italie donne alors naissance à de nombreux groupes : South Winners, CU84 ou Yankee, notamment. L'enthousiasme ne se dément pas malgré les travaux du Vélodrome avant la Coupe du Monde 1998 et de nouvelles déconvenues qui marquent la fin de la présidence Tapie. Les supporters des Bouches-du-Rhône sont loin d'être les seuls supporters du club phocéen ; selon des sondages Ipsos[154] puis TNS Sofres[155], l'OM est le club le plus populaire de France. L'OM est aussi fortement soutenu au Maghreb (c'est le club européen préféré, devant le FC Barcelone[156]) et en Afrique noire et comptabilise des clubs de supporters aux États-Unis[157] ainsi qu'en Russie[158].

Rivalités

Rivalités au niveau régional et local

Lors de la fondation du club au début du XXe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents dans la ville : d'ailleurs le premier match des Olympiens se terminera sur une sévère défaite 4-0 contre l'Union Sportive Phocéenne. Mais le grand rival de l'OM est à l'époque le Stade Helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats devant son dauphin olympien. Néanmoins la Première Guerre mondiale entraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville. Au niveau régional, une rivalité s'est installée avec les clubs azuréens de l'AS Monaco (surtout dans les années 1990) et de l'OGC Nice ainsi qu'avec le Sporting Toulon Var.

Rivalités au niveau national

L'opposition OM-AS Saint-Étienne dans la première moitié des années 1970 est l'un des premiers grands duels du football français. Présidés par deux hommes de tempérament, Marcel Leclerc et Roger Rocher, les deux hommes s’arrachent les meilleurs joueurs (comme Bernard Bosquier et Georges Carnus du côté olympien). Les matches dépassent parfois les limites du raisonnable, tant sur le terrain (Salif Keita fait un bras d'honneur à Roger Rocher en 1972[159]) que dans les tribunes avec des bagarres et des incidents multiples.

Dans les années 1980, c'est encore la rencontre entre deux présidents charismatiques aux ambitions démesurées qui fait naître une rivalité : le Bordeaux de Claude Bez et le Marseille de Bernard Tapie font régulièrement la une. Cette oppposition se prolonge en 1999 avec le duel pour le titre de champion qui verra au final la victoire des Girondins, qui marquent dans les dernières minutes de la dernière journée contre le Paris Saint-Germain.

Au début des années 1990, Canal+ commence à promouvoir auprès du grand public les confrontations entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, faisant de ces matchs de grands rendez-vous sportifs pour tout le football français. Il s'instaure peu à peu une grande tension entre les supporters olympiens et parisiens qui perdure encore aujourd'hui, et qui reposerait sur l'opposition Paris/Province. À chaque Classico (nom donné à cette rencontre par analogie avec le Clásico espagnol), d'importantes mesures de sécurité sont prises pour empêcher au maximum des affrontements entre les supporters des deux camps.

Article détaillé : OM-PSG.

Relation avec les médias

Ronald Zubar au micro de Laurent Paganelli (Canal+).

L'OM est l'un des clubs les plus diffusés sur Canal+ ; d'ailleurs pour la première fois, tous les matchs de préparation de l'OM sont diffusés sur Canal+ Sport ou Sport+ lors de la saison 2008-2009. Ces retransmissions sont reconduites pour la saison suivante. Le match Stade rennais-OM de la saison 2008-2009 est le premier match de football diffusé par Orange[160]. Durant cette saison, Canal+ et Orange Sport utilisent entièrement leur quota de diffusion du club olympien ; de ce fait 12 matchs sont diffusés sur Canal et 7 sur Orange[161]. De plus, M6 diffuse sur le territoire français le parcours européen du club en Coupe UEFA et en tour préliminaire de la Ligue des Champions jusqu'en 2009[162]; Canal+ Events détient ces droits pour la diffusion à l'étranger[163]. Enfin, TMC détient le record d'audience pour un match sur la TNT avec le seizième de finale retour de la Coupe UEFA 2008-2009 FC Twente-OM avec 1,2 million de téléspectateurs[164]. Le club est donc extrêmement médiatisé ; d'ailleurs durant les années Tapie, Patrick Le Lay alors président de TF1 aurait dit : « L'Olympique de Marseille, c'est comme Patrick Poivre d'Arvor ou Anne Sinclair, c'est une star de la chaîne, on n'y touche pas ou sinon on me trouve en face »[165]. Les journaux régionaux, notamment La Provence (qui a signé en novembre 2008 un partenariat privilégié[166] avec le club), font régulièrement leur une sur l'Olympique de Marseille.

De plus, le club possède des médias officiels regroupés dans un pôle nommé OM Médias, dirigé par le journaliste Dominique Grimault, dont le siège se trouve au Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus. Ce pôle comprend un site officiel OM.net[167], un magazine officiel (OM mag, anciennement nommé Droit au but, diffusé par Panini tiré à 55 000 exemplaires et au prix de 3,90 euros[168]), un programme officiel distribué lors des matchs au Vélodrome (OM Match), une ligne officielle (OM 3229), une page Twitter officielle[169], ainsi qu'une chaîne de télévision OM TV. L'OM est d'ailleurs un pionnier dans ce domaine, OM TV étant seulement la deuxième chaîne officielle d'un club de football créée dans le monde[170], la première étant MUTV, la chaîne du club anglais de Manchester United. La chaîne est depuis juillet 2008 commercialisée à l'étranger par l'intermédiaire de Canal+ Events[163].
La radio officielle de l'Olympique de Marseille est la station locale Radio Star[171].

L'OM dans la culture populaire française

L'OM est fréquemment cité comme référence au football dans l'univers du cinéma avec des films populaires.

Le match du film Les Rois du sport sorti en 1937, où figure notamment Fernandel, se déroule au Stade de l'Huveaune avec la participation de l'équipe olympienne. Plus récemment, plusieurs répliques de la série Taxi de Luc Besson, se déroulant à Marseille, font directement référence au club, ainsi que le maillot de foot que porte l'acteur principal Samy Naceri dans le premier volet. De plus, Taxi 4 débute par le convoyage de Djibril Cissé, attaquant de l'OM, pour un match se déroulant au Stade Vélodrome, se moquant au passage des rumeurs de transfert. Il est aussi fait référence au club dans le film Le Dîner de cons ; François Pignon (joué par Jacques Villeret), supporter de l'AJ Auxerre, doit ainsi crier plusieurs fois « Allez l'OM ! », pour que son collègue de travail Lucien Cheval (joué par Daniel Prévost) supporter de l'OM, accepte de l'aider. Enfin, Didier Bourdon joue le rôle d'un vigneron supporter de l'OM dans Une grande année, ayant même appelé son chien Tapie.

L'OM est aussi présent dans le domaine de la musique. Le hip-hop marseillais s'inspire du club phocéen avec des titres comme Ce soir on vous met le feu d’IAM ou encore En avant les Marseillais des Psy 4 De La Rime au sein de la compilation OM All Stars sortie en 2004 et qui comprenait les plus célèbres des rappeurs phocéens chantant tour à tour sur le sujet olympien. Ces dernières années, les clips de Halla, Halla de Soprano, où apparaît le président Pape Diouf, et Que des Winners de Zephir ont été tournés au Stade Vélodrome. Dans un registre plus rock, on peut citer le Santa Maradona de la Mano Negra avec son clip dans les travées du Vélodrome, ou, plus ragga, le lo Oaï de Massilia Sound System.

Autres équipes

Équipe réserve et sections jeunes

En 2008-2009, l'équipe réserve de l'OM évolue en Championnat de France Amateurs 2 dans le groupe E et est entraînée par Michel Flos. Elle a remporté le Championnat de France des réserves professionnelles en 2002[84] et fut vainqueur du Championnat DH Méditerranée en 1958 et 1959. La réserve a eu l'occasion de s'illustrer en Ligue 1 en 2006, lors du Classique OM-PSG. En effet, Pape Diouf décide d'aligner l'équipe de CFA2 au Parc des Princes pour protester contre le fait que le Paris SG n'ait pas mis assez de places à disposition des supporters marseillais. Ce match des minots, où les Parisiens étaient largement favoris, se conclut par un étonnant 0-0.

L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint en finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937[99] puis remportent la Coupe Gambardella en 1979[99] face au Racing Club de Lens (2-0).

Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets[105] contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets[106] face au Racing Club de Strasbourg (2-1). Depuis 2002, trois catégories d'âge sont concernées par un championnat de France : moins de 18 ans, moins de 16 ans et moins de 14 ans. 2008[100] marque une première dans l'histoire des sections de jeunes de l'Olympique de Marseille avec le titre de champion de France remporté par les 16 ans nationaux face au Paris Saint-Germain (1-0). L'équipe réussit à conserver son titre en 2009, ce qui constitue une première dans cette compétition[101] . L'équipe des 14 ans a quant à elle été deux fois championne fédérale (en 2007[102] et 2009[103] tandis que les poussins ont remporté la Coupe nationale des poussins[107] en 1987, 1991, 1995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.

Jacques Abardonado, Samir Nasri, Mathieu Flamini, Rolland Courbis, Éric Di Meco, Cédric Carrasso ou encore Seydou Keita ont été formés à l'Olympique de Marseille.

Anciens de l'OM : OM Star Club

L'OM Star Club, créé en 1996[172], est une équipe composée d'anciens du club disputant régulièrement des matchs de gala. L'OM Star Club se compose à la fois d'anciennes gloires du club tels que Manuel Amoros, Basile Boli, Jocelyn Angloma, Jean-Philippe Durand, Jean-Marc Ferreri, Bernard Casoni, Abedi Pelé pour ne citer qu'eux, mais aussi Frédéric Meyrieu, Philippe Thys, Bruno Germain, Bernard Pardo, Marc Libbra et Jean-Charles De Bono. Le manager de l'équipe est Daniel Xuereb (qui est aussi joueur).

Section féminine

La section féminine de l'OM n'a jamais vraiment brillé dans le Championnat de France, la meilleure performance étant une demi-finale perdue face à l'AS Étrœungt en 1979[173]. Cette section a a aujourd'hui disparue, le foot féminin marseillais étant aujourd'hui représenté par le Celtic de Marseille Féminin.

Autres sports

Logo de l'OM Athlétisme

L'OM est à la base un club omnisports, il a connu plusieurs sections au cours de son histoire en outre du football telles que le rugby, l'athlétisme, l'escrime, le basket-ball, la lutte, la boxe, le cyclisme, le tennis, la natation, la pelote basque[7], l'aviron, le cricket, le sport automobile ou encore le water polo[174].
Les joueurs de rugby marseillais n'ont pas brillé sur la scène nationale, se contentant d'un titre de champion de France Promotion en 1938[175] remporté face au Football Club Moulinois Rugby sur un score de 11 à 3. Néanmoins, les Phocéenns remportent neuf titres de champions du littoral[176] et finissent vice-champion du littoral en s'inclinant face au RC Toulon en 1909[177].
La section basket-ball masculine n'est restée que deux ans dans l'élite[178] (de 1952 à 1954) mais a remporté un titre de Champion de France Excellence en 1952[179], l'équivalent de la pro B actuelle. Les Marseillaises ont quant à elles été finalistes de la Coupe de France en 1958[180].
Issu du SMUC en 1989 et présidé par Jean-Claude Tapie, frère de Bernard, l'OM Vitrolles a joué brièvement au plus haut niveau français et européen de handball avant de disparaître[181]. L'OM fait d'ailleurs un doublé européen en 1993, les handballeurs olympiens décrochant la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de handball face au KC Veszprém. Ils échoueront la saison suivante en finale face au FC Barcelone.
Aujourd'hui, seule la section athlétisme subsiste[182] en étant le seul club français à avoir remporté la Coupe d'Europe des clubs champions de cross-country en 2001. Les Olympiens ont aussi été vice-champions en 2005 et troisièmes en 2002, 2003 et 2006[183].

Galerie de photos

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Notes et références

  1. a  et b Alain Pécheral, La grande histoire de l'OM (Des origines à nos jours), L'Équipe, 2007, 507 p. (ISBN 2916400079), p. 10-11 
  2. a  et b AFP, « V. Labrune confirme à l’AFP la nomination de J-C Dassier » sur om.net, 22 juin 2009. Consulté le 22 juin 2009
  3. a  et b Olympique de Marseille, « Didier Deschamps succèdera à Erik Gerets » sur om.net, 5 mai 2009. Consulté le 5 mai 2009
  4. a  et b Les Olympiens classés par nombre de matches sur omstatsclub.com. Consulté le 15 juillet 2009
  5. a , b  et c Les meilleurs buteurs de l'Olympique de Marseille sur omstatsclub.com. Consulté le 15 juillet 2009
  6. a  et b Seules les compétitions officielles sont indiquées ici
  7. a  et b L'histoire de l'Olympique de Marseille sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  8. a  et b « L'Olympique de Marseille », dans Football magazine, no 23, décembre 1961, p. 12 
  9. a , b  et c Collectif, Olympique de Marseille - Un club à la une, L'Équipe, 2005 (ISBN 2915535019), p. 7 
  10. a , b , c , d , e , f  et g (en) Frédéric Pauron, « France 1892-1919 » sur rsssf.com, 24 avril 2004. Consulté le 11 novembre 2008
  11. Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 334 
  12. La Saison 1922-1923, l'OM recrute des vedettes sur om4ever.com, 2007. Consulté le 11 novembre 2008
  13. Collectif, Coupe de France: La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 45-47 
  14. Collectif, Olympique de Marseille - Un club à la une, L'Équipe, 2005 (ISBN 2915535019), p. 6 
  15. Finale du Championnat de France 1929 OM Club Français 3 à 2 sur om4ever.com, 2008. Consulté le 11 novembre 2008
  16. La Saison 1931/1932, l'OM Champion du Sud-Est adhère au professionnalisme sur om4ever.com, 2007. Consulté le 11 novembre 2008
  17. a , b , c  et d (en) France - First Division Results and Tables 1932-1998 sur rsssf.com, 23 février 2005. Consulté le 11 novembre 2008
  18. Première journée du championnat de France 1932-1933 sur lfp.fr. Consulté le 11 novembre 2008
  19. Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 350 
  20. Collectif, 100 ans de football en France, Atlas, 1982, 320 p. (ISBN 2731201088), p. 131-132 
  21. a  et b Laurent Oreggia, « Le Vélodrome a 70 ans! » sur om.net, 13 juin 2007. Consulté le 11 novembre 2008
  22. Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 351 
  23. Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 354 
  24. Statistiques de Laurent Di Lorto sur footballdatabase.eu. Consulté le 11 novembre 2008
  25. Larbi Ben Barek, la perle noire sur om4ever.com, 2008. Consulté le 11 novembre 2008
  26. Marseille 20-2 Avignon : feuille de match sur om-passion.com. Consulté le 11 novembre 2008
  27. La Saison 1939-1940 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  28. a  et b Historique du FC Metz : 1945 sur fcmetz.com. Consulté le 11 novembre 2008
  29. Saison 1948-1949 de l'OM sur om-passion.com. Consulté le 11 novembre 2008
  30. Collectif, Dictionnaire historique des clubs de football français, Pages de foot, mars 1999, 500 p. (ISBN 2913146015), p. 209-210 
  31. Saison 1951-1952 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  32. Historique de l'Olympique de Marseille en Ligue 1 sur lfp.fr. Consulté le 11 novembre 2008
  33. Saison 1952-1953 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  34. Saison 1957-1958 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  35. 434 spectateurs au Vélodrome sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  36. Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 385 
  37. Saison 1970-1971 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  38. Emmanuel Jean, « Les grands moments en C1 : Le jour où l'OM défia le grand Ajax » sur om4ever.com, 7 août 2007. Consulté le 11 novembre 2008
  39. Premier tour de la Coupe d'Europe des clubs champions 1972-1973 sur uefa.com, 4 septembre 2008. Consulté le 11 novembre 2008
  40. Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 388 
  41. a  et b L'Affaire Leclerc sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  42. Il terminera sa carrière dans l'Hexagone avec une suspension d'un an pour avoir bousculé l'arbitre en quart de finale de Coupe de France contre le Paris-SG
  43. Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 392 
  44. Saison 1978-1979 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  45. Saison 1980-1981 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  46. Saison 1983-1984 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  47. Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 402 p. (ISBN 2915535620), p. 385 
  48. France Football, n° 2078 du 4 février 1986, Interview de Bernard Tapie
  49. 1989 L'OM bat Monaco 4 à 3, le Triomphe de JPP sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  50. Demi-finales de la Coupe des Coupes 1988 sur uefa.com, 20 août 2008. Consulté le 11 novembre 2008
  51. Collectif, 50 ans de coupes d'Europe, L'Équipe, 2005, 136-137 p. (ISBN 295196059X) 
  52. Une Étoile Rouge au firmament sur uefa.com, 1er janvier 2006. Consulté le 11 novembre 2008
  53. Premières pour Marseille sur uefa.com, 1er janvier 2006. Consulté le 11 novembre 2008
  54. a , b  et c Alain Pécheral, op. cit., p. 317 
  55. Premier tour de la Coupe UEFA 1994-1995 sur uefa.com, 12 septembre 2008. Consulté le 11 novembre 2008
  56. Laurent Oreggia, Tout (et même plus) sur l'OM, Hugo et Compagnie, janvier 2009, 128 p. (ISBN 9782755603262), « Il était une fois », p. 8 
  57. Saison 1997-1998 de l'OM sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  58. Parme intouchable à Moscou sur uefa.com, 2 janvier 2006. Consulté le 11 novembre 2008
  59. L'OM bat Montpellier à l'issue d'un match complètement fou sur om4ever.com. Consulté le 11 novembre 2008
  60. Laurent Oreggia, « Les grands moments en C1 : Le jour où l’OM a battu les invincibles » sur om.net, 2 juillet 2007. Consulté le 11 novembre 2008
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    Supplément Clubs de légende : Spécial OM
     
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  81. L'OM a également terminé en tête du championnat de France en 1993 mais s'est vu retirer son titre suite à l'affaire VA-OM. Le titre est resté vacant suite au refus du vice-champion (le PSG, détenu alors par Canal+) d'en réclamer l'attribution, la chaîne cryptée ne voulant pas se fâcher avec ses abonnés de province. On lira sur cette affaire : « Dans cette affaire, le PSG va plutôt choisir l'« intérêt supérieur de Canal+ » et s'obstiner dans son refus» (Jean-François Pérès et Daniel Riolo, OM-PSG, PSG-OM. Les meilleurs ennemis, enquête sur une rivalité, Mango Sport, 2003, p.131-133). Qui plus est le PSG a refusé de représenter la France en Ligue des Champions et a donc été remplacé par l'AS Monaco.
  82. Le titre de champion de France Zone Libre 1941 n'est pas comptabilisé, comme tous les championnats de guerre.
  83. Le match se terminant sur un résultat nul (2-2), le Challenge des Champions est partagé entre les deux équipes que sont l'OM et le Stade rennais.
  84. a , b  et c Championnat de France Amateur sur fff.fr. Consulté le 11 novembre 2008
  85. La FFF n'a instauré le championnat professionnel que lors de la saison 1932-1933 (remporté par l'Olympique lillois). De ce fait, le premier titre de l'OM n'est pas comptabilisé.
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Annexes

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  • (fr) VHS, OM 90, champion !, 1990, Éditions Cbs Fox
  • (fr) VHS, OM 91, une saison exceptionnelle, 1991, Éditions Cbs Fox
  • (fr) VHS, Jean Pierre Papin, Mes plus beaux buts !, 1991, Éditions Anaconda
  • (fr) VHS, 92, 2 ballons d'or et toujours champions !, 1992, Éditions Cbs Fox
  • (fr) VHS, Chris Magic Waddle, 1992, Éditions Fox Vidéo
  • (fr) VHS, Champions League 92-93, Olympique de Marseille, 1993, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) VHS, 26 mai 1993, La finale inoubliable !, 1993, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) VHS, OM, Les années champion !, 1994, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) VHS, 100 ans de stars à l'OM, 1995, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) VHS, l'OM, Un siècle de légende, 1997, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) VHS, Marseille, Championnat de France 97/98, 1998, Éditions Canal+ Vidéo
  • (fr) VHS, L'Olympique des Marseillais, 1999, Éditions Film Office
  • (fr) VHS, Marseille, Championnat de France 98/99, 1999, Éditions Canal+ Vidéo
  • (fr) DVD, L'OM, Un club de légende, 2002, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) DVD, OM, Les années champion !, 2003, Éditions TF1 Vidéo
  • (fr) DVD, Allez l'OM !, au cœur du club de légende, 2004, Éditions Wild Side Vidéo
  • (fr) DVD, OM - Les Maîtres du jeu , 2006, Éditions Fravidis
  • (fr) DVD, OM - Les Espoirs Du Vélodrome, 2007, Éditions Fravidis
  • (fr) DVD, OM - À jamais les Premiers - Droit au but, 2008, Éditions France Télévisions Distribution

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