République de Cuba

République de Cuba

Cuba

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República de Cuba (es)
République de Cuba (fr)
Drapeau de Cuba Armoiries de Cuba
(Détails) (Détails)
Devise nationale : La patrie ou la mort, nous vaincrons
(en espagnol : Patria o muerte, venceremos)
carte
Langue officielle Espagnol
Capitale La Havane
Plus grande ville La Havane
Forme de l’État
 - Président
République
Raúl Castro Ruz
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 103e
110 861 km²
Négligeable
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 66e
11 423 952 hab.
110,9 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
- Révolution cubaine
De l'Espagne
10 octobre 1868
10 décembre 1898
1er janvier 1959


Gentilé Cubain, cubaine


IDH (2005) Augmentation 0,838 (élevé) ( 51e)
Monnaie Peso cubain (CUP)
Fuseau horaire UTC -5
Hymne national La Bayamesa
Domaine internet .cu
Indicatif
téléphonique
+53


Cuba, officiellement la République de Cuba, est un pays d'Amérique centrale formé de l'île de Cuba (la plus grande île des grandes Antilles), de l'île aux Pins (appelée île de la Jeunesse depuis 1976) et de quelques autres petites îles. Il est situé, au nord des Antilles, à la confluence de la mer des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l'océan Atlantique ; au sud de la côte est des États-Unis et des Bahamas ; à l'est du Mexique et à l'ouest des îles Turques et Caïques ; au nord des Îles Caïmans et de la Jamaïque. Derrière Hispaniola, Cuba est la deuxième île la plus peuplée des Caraïbes avec 11 300 000 habitants. Sa capitale est La Havane, sa langue officielle l'espagnol et deux monnaies y sont utilisées : le peso cubain et le peso cubain convertible. L'île a été une colonie espagnole de 1492 à 1898. Depuis 1959, Cuba est une république socialiste.

Sommaire

Étymologie

Selon plusieurs historiens, l'origine la plus sérieuse reste que le nom Cuba viendrait du mot Taino cubanacán signifiant « place centrale ». Contrairement à ce qui est affirmé parfois, Christophe Colomb n'a pas appelé l'île Juana en l'honneur de la fille des Rois Catholiques espagnols mais, selon Bartholomé de Las Casas, en l'honneur de leur fils, le prince Don Juan : « En 1492, Colomb a découvert Cuba lors de son premier voyage. L'Amiral de la Mer Océane, vice roi des terres qu'il vient de découvrir, nomme Juanna cette terre qu'il croit être une île rattachée au continent asiatique. Colomb l'a nommée ainsi en l'honneur de l'infant don Juan, fils d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, afin de les remercier. » Le 4 octobre 1497, le prince don Juan décède. On envisage, en Espagne, de renommer l'île.

Le premier document qui comporte le nom de Cuba est la carte de Juan de la Cosa, dessinée dans la première moitié de l'année 1500. L'île a aussi été appelée, ultérieurement, Fernandina, en l'honneur du roi Ferdinand, époux de la reine Isabelle de Castille. Après la la mort du prince don Juan, Ferdinand d'Aragon a renommé l'île par un décret du 28 février 1515. Malgré le décret du roi Ferdinand l'île a conservé le nom de Cuba.

Histoire

Premier voyage de Christophe Colomb
Article détaillé : Histoire de Cuba.

Avant l'arrivée des conquistadors, Cuba était peuplée d'Amérindiens : les Siboney et les Tainos. Les Siboney étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé de belles peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur la Isla de la Juventud. Les Taino vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme primitive d'organisation sociale. L'Espagne conquit l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492. La domination espagnole durera jusqu'à la signature du traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne payera un lourd tribut : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une bonne douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains.

En 1763, il n'y avait pas plus de trente-deux mille esclaves dans toute l'île. La culture sucrière, sans être négligeable, était très loin du niveau des colonies françaises comme Saint-Domingue ou anglaises comme la Jamaïque. Après la longue guerre qui dure de 1791 à 1803 contre les esclaves noirs beaucoup de propriétaires blancs de Saint-Domingue fuient à Cuba où ils apportent capitaux et savoir-faire. De 1792 à 1860, on introduit à Cuba plus de sept cent vingt mille esclaves, plus qu'au cours des deux siècles précédents[1]. Ensuite, les planteurs francophones viennent grossir le flot des Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Même si, au XVIIe siècle, la population avait augmenté avec l'arrivée des colons espagnols et des esclaves africains, Cuba était encore, au début du XVIIIe siècle, une petite colonie. Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Pocock et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'œuvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.

Dans les régions plantées de palmiers royaux, trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris 6 fois par jour, pouvant gagner 5 fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Juste retour des choses : au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.

Rien ne doit se perdre. Une fois le précieux sirop extrait des cannes, les hommes jettent dans les chaudières les tiges pour fabriquer la vapeur qui fait tourner l'usine. Les résidus visqueux tombés au sol sont nettoyés au jet d'eau. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes ; en 1987, plus de 7 millions. Les sacs de 50 kilos sont expédiés durant la guerre froide surtout vers les pays de l'Est mais également en Libye. Cuba est devenu le premier exportateur mondial de canne à sucre.

Alors que la traite était officiellement abolie, plus de 360 000 esclaves furent débarqués entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves. C'est seulement en 1886 que fut supprimé l'esclavage[2], fondement de l'économie coloniale, source des richesses de toute l'aristocratie créole.

Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des dix ans qui débuta en 1868 ; Les États-Unis intervinrent dans la guerre d'indépendance cubaine qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population) pour aider les indépendantistes et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt » et Politique de bon voisinage).

Fidel Castro prend la tête d'une armée rebelle en 1956 et renverse le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959. Il dirige Cuba jusqu'au 31 juillet 2006 puis c'est son frère Raúl Castro Ruz qui, après avoir assuré l'intérim du pouvoir, est élu le 24 février 2008 président du Conseil d'État et du Conseil des ministres par l'Assemblée nationale. L'année 2009 marque le 50e anniversaire de la révolution, célébrée par des festivités à Santiago le 1erjanvier.

Les États-Unis sont, en 1959, l'une des premières nations à reconnaître diplomatiquement le nouveau gouvernement, mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès le mois de mai de la même année, lors de la nationalisation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba.

La baie des Cochons

Par la suite, du 17 au 19 avril 1961 eut lieu la fameuse tentative de débarquement à la baie des Cochons de 1 400 réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec. Les États-Unis mirent alors en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba. Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards USD par an jusqu'en 1990) en échange de son alignement sur sa politique (envoi de forces cubaines dans plusieurs pays d'Afrique dont la République Démocratique du Congo dit ex-Zaïre, soutien aux mouvements révolutionnaires d'Amérique latine). Cuba fait face à une grave crise économique depuis la disparition du « grand frère soviétique ».

Figures connues

Fidel Castro

Géographie

Carte de Cuba
Article détaillé : Géographie de Cuba.

La République de Cuba est située entre la mer des Caraïbes et l'Atlantique Nord, au sud de la Floride et des Bahamas. C'est un archipel composé de l'île de Cuba, longue de 1 220 km (qui fait d'elle la plus grande île des Antilles), de l'île des Pins (île de la Jeunesse) et d'environ 1600 îlots. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 77 km d'Haïti à l'est ; à 140 km de la Jamaïque, au sud-est ; à 180 km des États-Unis, au Nord-Est ; et à 210 km du Mexique, à l'ouest. La République comprend l'île entière ainsi que la Isla de la Juventud (Île de la Jeunesse), mais l'entrée de la baie de Guantanamo est occupée depuis 1898 (officiellement loué depuis 1903) par les États-Unis qui y ont installé une importante base navale (que les États-Unis maintiennent malgré l'opposition du gouvernement cubain).

Climat

Cuba est régulièrement frappée par des cyclones pendant l'été et l'automne. Le 8 juillet 2005, l'ouragan Dennis a fait 16 morts selon les autorités et provoqué d'importants dégâts. Plus d'un million et demi de personnes furent obligées d'évacuer. Avec des vents de 300 km/h, il est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 catégories. La saison cyclonique 2008 a beaucoup pesé sur l'économie cubaine, surtout l'agriculture et l'élevage : les destructions causées par les cyclones sont évaluées par le dirigeant Raul Castro à 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros)[3]. 500 000 foyers ont été affectés, 156 000 hectares de canne à sucre ont été détruits et 500 000 ont été inondés[3].

Face à des situations de crises régulières que causent les ouragans, le peuple cubain et l'État ont acquis une certaine expérience et mis en place une logistique permettant de protéger les maisons des vents sauvages et des tsunamis assez fréquents dans l'île.

L'île située au sud du tropique du cancer jouit essentiellement d'un climat subtropical qui est presque partout rendu agréable par les alizés. La moyenne de température s'élève à 25,5 °C ou 78 °F. L'air ambiant est très humide[4]. La saison sèche va de novembre à avril. Le mois d'août est le plus pluvieux. Mais il ne pleut jamais plus de quarante-huit heures consécutives.

Provinces et villes

Articles détaillés : Villes de Cuba et Provinces de Cuba.

Le pays est divisé en 14 provinces : Holguín, Santiago de Cuba, Villa Clara, Granma, Camagüey, Pinar del Rio, La Habana, Matanzas, Guantanamo, Las Tunas, Sancti Spíritus, Ciego de Avilla, Cienfuegos et la Ciudad de La Habana, plus la municipalité spéciale Isla de la Juventud ou Isla de Pinos.

Les principales villes du pays sont :

Politique

Cuba se présente comme un pays socialiste, et se veut être une république unitaire des ouvriers et paysans[5] et une république parlementaire - où le Parti communiste est le seul parti politique reconnu par la Constitution. Toutefois, ce dernier n'a pas le pouvoir de désigner des candidats aux élections. Cela diffère des systèmes politiques européens où les partis investissent des candidats.

Fidel Castro fut premier ministre de 1959 à 1976, puis, à l'abolition de cette charge, président du conseil d'État de 1976 à 2008. Il est depuis 1965 premier secrétaire du Parti Communiste Cubain et depuis 1976 représentant à l'Assemblée nationale de la municipalité de Santiago de Cuba. Raúl Castro a été investi par l'Assemblée nationale à la tête de l'Etat en juillet 2008, succédant à son frère Fidel Castro.

Le parlement cubain est l'Assemblée nationale (Asamblea Nacional del Poder Popular). C'est l'organe suprême du pouvoir de l'État, doté des droits de voter les lois et de modifier la Constitution. Ses 614 membres sont élus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d'État et son président (le chef d'État et de gouvernement, actuellement Raúl Castro) par un vote à bulletin secret. Selon la Constitution, les députés doivent rendre des comptes régulièrement à leurs électeurs et sont révocables par ceux-ci.[6]

L'embargo des États-Unis sur Cuba (décrit de façon polémique à Cuba par le terme espagnol « el bloqueo » qui signifie « le blocus ») est un embargo économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines. En 2008, il est toujours en place, faisant de lui le plus long embargo commercial de l'histoire moderne. Il a été renforcé sous la présidence de George W. Bush[7], mais légèrement assoupli sous la présidence de Barack Obama : en mars 2009, le Congrès autorise les citoyens américains d'origine cubaine à se rendre à Cuba une fois par an[8] ; puis, le 13 avril 2009, le président annonce la fin des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Américano-Cubains vers l'île[8]. Il est toujours interdit d'envoyer de l'argent à des membres de la fonction publique ou de l'armée cubaine[8], et l'embargo est, pour sa plus grande partie, maintenu.

L'embargo ne concerne pas les médicaments sous réserve qu'ils obtiennent une licence[9]. Le gouvernement cubain soutient néanmoins devant l'Assemblée générale de l'ONU que les États-Unis font un embargo sur les médicaments, et violeraient donc les Conventions de Genève.[10] L'embargo ne porte pas non plus sur les matériels de télécommunications et les produits agro-alimentaires[11],[8], faisant des États-Unis le premier exportateur pour l'économie cubaine, particulièrement dans le secteur alimentaire : le montant des exportations américaines vers l'île s'élève aujourd'hui à 500 millions de dollars par an[11]. En 2008, entre 35 à 45 % des importations alimentaires à Cuba viennent des États-Unis, qui sont devenus les premiers fournisseurs de nourriture de l'île[3]. Mais, d'après le rapport de Cuba à l'ONU en 2001, les restrictions sur l'importation des aliments et médicaments empêchent l'île de subvenir totalement aux besoins de la population[12]. Notamment, le paiement des aliments doit se faire à l'avance, sans crédit et dans une autre monnaie que le dollar, ce qui restreint les possibilités d'achat et augmente les coûts.[13]réf. à confirmer : 

Plaque du quartier cubain de Miami

1,7 million de Cubains soit 15 % de la population totale[3] vivent à l'étranger (voir section 'Emigration'). Le comté de Miami-Dade est le principal foyer d'exilés[14] cubains dans le monde. En valeur absolue, l'émigration cubaine vers les États-Unis est la deuxième[15] ou la troisième[16] du continent américain derrière le Mexique et le Canada[17] mais la onzième en valeur relative, devant le Mexique en 1998 (taux d'émigration de 1,58 pour mille habitants pour Cuba contre 1,37 pour mille habitants pour le Mexique[18]), mais derrière lui sur la période 1991-1996.

Cuba est également connu pour sa médecine et son éducation gratuites[19]. C'est pourquoi cent Québécois sont allés se faire soigner à Cuba en 2008[20]. Le peuple cubain jouit également d'une absence quasi-totale de chômage : tout Cubain peut ainsi accéder à un foyer et une quantité de nourriture suffisante, bien que la population soit encore fort pénalisée dans le domaine des autres produits que ceux de première nécessité.

Libertés

Les libertés fondamentales d'expression, d'association et de circulation[21] sont réduites, ce qui aurait contribué à provoquer l'exode de centaines de milliers de Cubains, réfugiés notamment en Floride. Selon Christian Nadeau, dans les années 1990, le pouvoir a maintenu un contrôle strict de la société civile et augmenté la présence policière[22]. Toujours selon Christian Nadeau, en 1996, Raul Castro a proclamé la fermeture politique totale de Cuba et la réforme constitutionnelle de 2002 a verrouillé toute possibilité de dissidence[23]. Selon Yannick Bovy, la répression s'est alors intensifiée à l’égard de toute opinion contraire à celle du gouvernement[24].

Pourtant, selon Ignacio Ramonet du Monde diplomatique, lorsque Raul Castro arriva à la tête de l'État en 2006, il lança un vaste débat à l'échelle du pays pour déterminer les attentes principales de la population. De nombreuses critiques y furent formulées contre certains aspects de la politique menée[25].

À la Commission des droits de l'homme de l'ONU, Cuba était toujours l'objet de critiques pour violations des droits de l’Homme[26]. Sur ce point, Cuba a dénoncé une « manipulation » de la part du gouvernement américain : les résolutions condamnant Cuba étaient présentées par les États-Unis et leurs alliés, et votées à une courte majorité, sous pression du gouvernement américain selon Cuba.[27]

En juin 2007, le Conseil des droits de l'homme a supprimé le poste de rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme à Cuba, occupé par la juriste française Christine Chanet. En 2006, Cuba est élue membre du Conseil par l'Assemblée générale de l'ONU, lorsque celui-ci remplace la Commission. Le 12 mai 2009, Cuba a été réélue pour une seconde période de trois ans.

En 2007, le pays est classé 165e sur 169 par Reporters sans frontières pour le peu de liberté qu'il y est laissé à la presse[28], mais l'objectivité de ce classement est contestée par certains partisans du gouvernement comme Salim Lamrani[29]. Des opposants au régime sont en prison : actuellement 62 personnes sont incarcérées pour des raisons politiques[21] condamnées par un tribunal cubain pour avoir reçu de l'argent de l'ambassade américaine afin de nuire à leur pays[30], ce qui relève de la trahison. Les détracteurs du gouvernement cubain les qualifient de « prisonniers politiques », tandis que ses partisans préfèrent le qualificatif de « mercenaires ».

Selon Sara Roumette, capter les chaînes étrangères de télévision reste interdit par le gouvernement[31]. La vente des ordinateurs aux particuliers était très limitée jusqu'en mai 2008[32], et les cybercafés affichent des tarifs prohibitifs et ne permettraient pas d'accéder aux sites étrangers tandis que l'accès à internet serait soumis à autorisation..[réf. nécessaire] Ainsi, Freedom House, une ONG américaine, classe Cuba comme pays dernier pour sa liberté d'expression sur internet, en dessous de l'Iran, de la Chine ou de la Tunisie. L'ONG écrit ainsi : «Le seul accès à Internet disponible pour la plupart des Cubains passe par les courriels, mais ceux-ci sont tous analysés par l'État»[33]. Cuba détient par conséquent le taux d'accès à internet le plus bas d'Amérique latine[31] (17 internautes pour mille habitants contre 630 aux États-Unis et 430 en France[34]).

Le gouvernement explique cette déficience technique par des raisons pratiques et énergétiques, notamment l'embargo qui rend difficile l'accès à Internet[35], plutôt que par des choix politiques. Salim Lamrani conteste les accusations de censure d'Internet formulées contre Cuba, insistant sur le fait que des bloggeurs opposés au gouvernement publient régulièrement des articles depuis Cuba, et que ces articles sont lus par beaucoup de cubains (selon les chiffres de RSF), ce qui serait selon lui impossible s'ils n'avaient réellement pas accès à Internet.[36].

En 2008, selon le Comité pour la protection des journalistes (basé à New York), Cuba est le second pays au monde avec le plus de journalistes emprisonnés, ce qui fait du pays le 4e pire pays pour le traitement des blogueurs[37]. Guillermo Fariñas a fait une grève de la faim de sept mois contre la censure de l'Internet. Amnesty International écrit pour sa part que tous les médias sont aux mains du pouvoir et que cela rend impossible toute expression d'une voix dissidente[38].

Cuba n'a pas officiellement aboli la peine de mort : la dernière exécution remonte à 2003[21] et quarante prisonniers attendent toujours leur exécution dans le couloir de la mort[21].

L'armée cubaine, appelée Forces Armées Révolutionnaires compte 50 000 hommes[39].

Élections

Les dernières élections municipales se sont tenues le 21 et 28 octobre 2007, ayant désigné pas moins de 15 000 délégués dans les 169 assemblées municipales. Selon la Constitution cubaine, c'est le seul scrutin permettant aux électeurs cubains de désigner directement leurs candidats lors de réunions publiques. En pratique, les délégués n’ont obtenu aucun pouvoir supplémentaire lors de la réforme constitutionnelle de 1992[40],[22]. De plus, selon une étude de Christian Nadeau, le Parti Communiste Cubain serait affecté par des problèmes de corruption[41].

Lors des élections générales du 20 janvier 2008, les délégués municipaux ont désigné à leur tour les candidats à l'Assemblée Nationale du pouvoir populaire (614 députés), et aux 14 Assemblées Provinciales (1200 délégués sur tout le pays). Parmi ces candidats, les députés sont élus au suffrage universel direct.

L'Assemblée nationale a ensuite élu les 31 membres du Conseil d'État qui, selon la constitution cubaine, ont investi le 24 février 2008, Raúl Castro président de la république de Cuba.

Les cinq de Miami

Actuellement, cinq agents de Cuba sont détenus aux États-Unis : René Gonzalez Sehweret, Gerardo Hernandez Nordelo, Ramón Labañino Salazar, Fernando González Llort et Antonio Guerrero Rodríguez. Arrêtés en septembre 1998, ils ont été condamnés en décembre 2001 à Miami, pour, notamment, conspiration en vue de commettre des actes d'espionnages et des délits.

La défense a dénoncé de nombreuses irrégularités et violations de la loi, tant dans le déroulement du procès que dans le traitement des inculpés. Selon le gouvernement cubain, ces agents n'avaient pas pour mission d'espionner les États-Unis (et plusieurs officiers américains ont témoigné dans ce sens[42]), mais d'infiltrer des organisations terroristes basées à Miami et liées à la Fondation nationale cubano-américaine. Celles-ci auraient organisé, entre autres, les attentats à la bombe ayant frappé La Havane en 1997[43], d'après les aveux de Luis Posada Carriles, terroriste d'origine cubaine qui revendique les attentats[44].

Le gouvernement cubain fait actuellement de la libération des « cinq de Miami » l'une de ses priorités au niveau international.

Économie

Article détaillé : Économie de Cuba.
Puits de pétrole cubain
le pont de Bacunayagua, le plus haut de Cuba

Au lendemain de la prise de pouvoir, le gouvernement nationalise 90% du secteur industriel et 70% des terres agricoles[45]. Le gouvernement cubain met en place une économie planifiée. La plupart des moyens de production sont contrôlés par l'État et la plupart de la main-d'œuvre est employé dans le secteur public. Ces dernières années le secteur privé s'est développé. En 2000, le secteur public représentait 77,5% des emplois et le secteur privé 22,5% alors qu'en 1981 le rapport était de 91,8% et 8,2%[46]. L'investissement est réglementé et la plupart des prix sont fixés par les autorités publiques.

La chute de l'Union soviétique et du COMECON qui priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux et l'embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l'économie cubaine. L'économie cubaine dépendait de l'aide et des débouchés du COMECON. L'Union soviétique achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix. En 1992, le niveau des échanges avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7% du niveau de 1989. Dans le même temps, le PNB cubain chuta de plus de 35%, les revenus par habitant de 39%. Sans pétrole et par manque de matériel, l'agriculture cubaine fut décimée ; les coupures de courant étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation étaient répandues.

Face à cette crise économique, Cuba libéralisa un peu son économie. Le développement d'entreprises privées de commerce et de manufactures fut permis, ainsi que la légalisation du dollar américain dans les magasins pour un temps (non permis depuis 2004). Le tourisme fut aussi encouragé. En 1996, l'activité touristique représentait plus que la culture de la canne à sucre en termes de devises. 1,9 million de touristes ont visité l'île en 2003, pour l'essentiel des touristes venant du Canada ou de l'Union européenne, générant 2,1 milliards de dollars de revenus[47]. La productivité cubaine demeure insuffisante et les performances de l'économie entravées par le manque de moyens de transport[39].

En avril 2005, Cuba et le Venezuela créent l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), organisation de coopération sociale, politique et économique. Celle-ci a depuis été rejointe par la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras. En avril 2009, les pays membres approuvent l'idée de la création d'une monnaie commune, le "SUCRE" (acronyme pour 'Système Unique de Compensation REgional', du nom d'Antonio José de Sucre), visant à réduire leur dépendance au dollar[48].

Relations économiques avec les États-Unis

Voir aussi Relations entre Cuba et les États-Unis.

Les États-Unis sont le troisième fournisseur de Cuba avec 11% des importations en 2004-2006[49],[50]. En 1998, le président américain Bill Clinton déclara que Cuba n'était plus une menace pour les États-Unis et assouplit l'embargo[51]. La même année, les vols directs avec Cuba purent reprendre[52]. Depuis 2001, suite à l'allègement de l'embargo, les sociétés américaines peuvent vendre certains produits agroalimentaires et des médicaments à Cuba. La plupart des importations agroalimentaires à Cuba viennent des États-Unis[53]. Les agriculteurs américains souhaitent par ailleurs renforcer leurs exportations vers Cuba[54].

Le gouvernement américain a autorisé la mise en vente aux États-Unis de deux vaccins élaborés à Cuba, devenu un grand exportateur de médicaments génériques[55]. Washington possède une Section d'intérêts des États-Unis à La Havane[53]. Enfin, les Cubains exilés en Floride envoient sur l'île des Remesas, c'est-à-dire de l'argent sous forme de mandats. Après avoir été légalisé comme les autres monnaies étrangères en août 1993, le dollar américain a été interdit de nouveau en 2004[51] (de fait, il n'est pas 'interdit', il ne peut pas être utilisé comme moyen de paiement direct, il doit être converti en Peso dans un bureau de change agréé). Ce sont les États-Unis qui interdisent à Cuba les transactions en billets USD. En avril 2004, la banque suisse UBS a été condamnée à une amende de 100 millions de dollars pour avoir violé cet embargo.

Lors de sa visite à Cuba, le pape Jean-Paul II avait bien fait comprendre qu'il était contre cet embargo[56]. Le président élu Barack Obama s'est déclaré favorable à un allègement de l'embargo imposé à Cuba, mais cette mesure est soumise à l'autorisation du congrès. L'embargo a été légèrement assoupli sous la présidence de Barack Obama: en mars 2009, le Congrès autorise les citoyens américains d'origine cubaine à se rendre à Cuba une fois par an[8] ; puis, le 13 avril 2009, le président annonce la fin des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Américano-Cubains vers l'île[8]. Il est toujours interdit d'envoyer de l'argent à des membres de la fonction publique ou de l'armée cubaine[8], et le blocus est, dans sa plus grande partie, maintenu.

Population

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de Cuba.

Principaux indicateurs démographiques(2004) [57]:

  • Taux de natalité :11 pour mille habitants
  • Taux de mortalité : 7 pour mille habitants
  • Taux de mortalité infantile : 6 pour mille[34]
  • Espérance de vie des hommes : 75 ans
  • Espérance de vie des femmes : 79 ans
  • Taux d'alphabétisme des femmes : 99,7% [58]
  • Taux d'alphabétisme des hommes : 99,7%[58]
  • Indicateur de développement humain (2007) : 0,838 (51e place mondiale[34]

Émigration

En 1980, plus de 120 000 Cubains partent vers la Floride ; parmi eux, de nombreux prisonniers de droit commun sont expulsés par le régime[51]. Entre 1990 et 1995, 142 000 Cubains sont partis de Cuba, la plupart vers les États-Unis ; entre 1994 et 2000, ce nombre s’est élevé à 210 000 personnes[59].

Aujourd'hui, deux millions de Cubains, soit 11 % de la population du pays, vivent à l'extérieur de l'île[60]. Selon Salim Lamrani, le nombre de Cubains ayant quitté l'île, non pas depuis 1959 mais depuis le début de l'histoire de l'émigration cubaine vers les États-Unis, dépasserait depuis 2004 le million de personnes[61]. De plus, sont classés comme Cubains, les personnes nées à Cuba mais aussi les descendants de ces personnes même nés aux États-Unis. Cuba est au dixième rang d'émigrant vers les États-Unis, derrière le Canada[62].

La communauté cubaine de l'agglomération de Miami compte environ 650 000 personnes en 2006 (y compris celles nées aux États-Unis)[63].

Société cubaine

D’après le recensement de 2002, 65 % des Cubains sont blancs, 10 % sont noirs et 25 % métis[2]. Selon un chercheur au Centre d'études des États-Unis (Esteban Morales), la discrimination des Noirs s’est accentuée à Cuba à partir des années 1990[2]. Il y a 19 % des parlementaires qui sont noirs et 5 membres du Bureau politique sur 24[64]. Les Afro-cubains sont victimes de racisme dans la capitale, en dépit des efforts du pouvoir pour l’éviter[65].

La crise que connaît Cuba depuis les années 1990 a entraîné une augmentation des inégalités sociales. Le salaire moyen mensuel d'un Cubain est actuellement de 15 dollars[66]. La population la plus pauvre a recourt au recyclage et au système D car le salaire ne suffit plus. Le marché noir, lié au rationnement de la nourriture, la prostitution et la criminalité sont des phénomènes qui se développent dans l'île[66]. Le système repose en outre sur une corruption généralisée[67].

Éducation

Université à la Havane.

Fidel Castro a, dès 1961, nationalisé les universités, et autres écoles, et les a rendues gratuites. Il n'y a pas de frais pour les étudiants. Cependant, avec les difficultés de 1990, l'éducation de qualité s'est montrée dure à appliquer.

Avant la révolution cubaine, le taux d'alphabétisation à Cuba, était déjà de 78 %, alors que la moyenne mondiale était de 44 %[68],[69]. Selon le PNUD, Cuba se situe au troisième rang mondial avec un taux d'alphabétisation de 99,8 % aujourd'hui[70]), à égalité avec l'Estonie et devant les États-Unis (93,3 %).

Pendant les années 1960-1980, les étudiants furent contraints de participer aux travaux agricoles (récolte de la canne à sucre), d'assister aux réunions syndicales et de partir en mission en Afrique[71]. Une partie de la matière grise formée dans les universités cubaines émigra pour échapper aux conditions de vie[71]. La moitié des médecins cubains étaient en mission à l'étranger[55].

La plus ancienne université du pays est celle de La Havane fondée en 1728. Parmi les autres établissements d'enseignement supérieur, on peut citer, par ordre d'importance, l'université de Santiago de Cuba, l'université de Santa Clara (Universidad Central de Las Villas ayant pour antennes l'université de Cienfuegos et des centres universitaires de Sancti Spiritus), l'université de Camagüey, l'université de Pinar del Río, l'université de Ciego de Ávila, l'université de Granma, l'université de Holguín, l'université de Matanzas et l'université catholique de Santo Tomás de Villanueva.

Mais le nombre d'universités a considérablement augmenté depuis 1959.

L'homosexualité à Cuba

Selon Marcel Hatch, militant communiste et pour les droits des homosexuels, avant la révolution de 1959, « la vie des lesbiennes et des gays était marquée par un isolement extrême et une répression inscrite dans la loi et renforcée par le dogme catholique »[72]. Il décrit le milieu clandestin des homosexuels de l'époque comme "un bouillon de prostitution pour le tourisme des Etats-Unis".

Il soutient que la révolution lança un processus pour l'amélioration de leur condition en proclamant l'égalité des sexes, mais que "le machisme latin, la bigoterie catholique et l’homophobie stalinienne" empêchèrent un véritable progrès dans ce sens. D'après José Luis Llovio-Menéndez, Fidel Castro a prononcé à cette époque des discours homophobes, assimilant l'homosexualité à une « décadence bourgeoise » et dénonça les « maricones » (« pédés ») comme des « agents de l'impérialisme »[73]. Le journal Lunes de Revolución fut interdit, ses écrivains gays publiquement dénoncés et renvoyés[74]. Le dramaturge Virgilio Piñera a été arrêté pour délit d'homosexualité en 1961 durant la nuit des trois P (pour « proxénètes, prostituées, pédérastes »)[75] ; son œuvre fut censurée par le pouvoir[76][77].

Pendant 18 mois[72], entre 1965 et 1967, des centaines d'homosexuels hommes et femmes (dont Reinaldo Arenas), et de travestis dispensés du port des armes (tout comme les objecteurs de conscience et les analphabètes), furent envoyés dans des unités militaires d'aide à la production (UMAP) à la place du service en caserne. Pour les auteurs du Livre noir du communisme, il s'agissait de camps de concentration où ils devaient être « rééduqués[78] » : les prisonniers vivaient des conditions très difficiles, ils étaient astreints au travail forcé, étaient mal nourris et subissaient des mauvais traitements[78]. Selon un témoignage recueilli par Ernesto Cardenal, ce serait Fidel Castro lui-même qui a décidé de la fermeture des camps en 1967, après s'être rendu compte des crimes qui y étaient commis[79]. Les homosexuels ont été ensuite interdits dans l'éducation et dans la représentation artistique de Cuba à l'étranger. Des purges homophobes ont été organisées, notamment à l'université de La Havane[78].

Mariela Castro, nièce de Fidel Castro et militante LGBT, donne une autre version des UMAP : « Ce n’était pas des camps, c’étaient des unités militaires d’appui à la production qui s’étaient créés, comme une sorte de service militaire pour faciliter l’obtention d’une qualification aux fils d’ouvriers et de paysans qui à la sortie leur permettrait l’accès à un travail mieux rémunéré. Cela était l’idée qui avait été proposée au nouveau ministère des Forces armées Révolutionnaires. C’était une période avec beaucoup de confusions, une nation révolutionnaire était en train de se créer en même temps que des attaques de terrorisme d’État dont le peuple cubain était l’objet : c’était très difficile. Ce fut une des initiatives et dans certaines de ces unités se trouvaient des gens qui humiliaient les homosexuels, qui considéraient qu’il fallait les faire travailler pour qu’ils deviennent des « hommes ». Il fallait les « transformer », ça c’était l’idée de l’époque, et elle était ancrée dans le monde entier. Même les psychiatres pratiquaient des thérapies pour les faire devenir hétérosexuels. »[80] Elle ajoute cependant que l'enfermement dans ces camps fut une « violation des droits de ces personnes »[80].

Depuis la fin des années 70, la situation de l'homosexualité a beaucoup évolué à Cuba. Les « actes homosexuels » ont été officiellement dépénalisés en 1979, et les dernières références homophobes ont été supprimées de la loi cubaine en 1997[81]. Depuis 1986, la "Commission Nationale sur l’Education Sexuelle" présente un programme d'éducation sur l’homosexualité et la bisexualité.[72]

Répression de l'homosexualité dans le monde.

En 1992, Vilma Espin, femme de Raul Castro, a dénoncé publiquement la répression et les discriminations qui ont longtemps visé les homosexuels. Ce combat a été repris par sa fille Mariela Castro, un des ses quatre enfants, actuellement présidente du Centre national cubain d'éducation sexuelle. La même année, Fidel Castro précise : « Pour ma part, je ne souffre pas de cette sorte de phobie contre les homosexuels. Je n'ai jamais été en faveur ni n'ai fait la promotion ni soutenu de politique contre les homosexuels. C'est un ressentiment qui correspond, je dirais, à une époque issue du machisme. [...] Nous avons vraiment évolué et on peut le constater surtout chez les jeunes, mais on ne peut pas dire que la discrimination sexuelle ait totalement disparue et nous ne devons pas faire semblant qu'elle n'existe plus. »[82] Dans cet entretien, il reconnaît l'importance qu'a pris l'homophobie à Cuba, tout en l'expliquant et en la condamnant.

Signe de cette évolution significative, il est à noter que Cuba fit partie des 66 pays de l'ONU à signer une déclaration en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité, en décembre 2008[83].

La médecine cubaine

Beaucoup d'étrangers viennent se faire soigner à Cuba. Tous les hôpitaux ainsi que les traitements sont gratuits. Les Cubains sont aussi très avancés dans le domaine de la biotechnologie. Dès 1963, des médecins cubains ont été envoyés en Algérie, indépendante depuis peu[84]. 35 pays du Tiers-monde ont bénéficié de l'aide médicale (ainsi qu'éducative) de Cuba en 1979. Cuba offrit aux enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl des soins gratuits, dès 1990; au total, 20000 Ukrainiens ont été traités[85]. En octobre 2005, après le tremblement de terre qui a ébranlé le Pakistan, de nombreux blessés (plus de 1'500'000 !) furent soignés par les médecins cubains.[84]

Cuba a réussi à former plus de 78 000 médecins et à aider une centaine de pays. Cette coopération concerne actuellement 78 nations[86]. Les Nations unies ont salué la contribution de Cuba dans le domaine de la santé[87]; actuellement plus de 20 000 médecins cubains sont à l'étranger dans le cadre d'opérations d'aide au développement, particulièrement au Venezuela qui en accueille 14 000.[84]

A Cuba, on trouve un médecin pour 166 habitants[88], contre un médecin pour 1385 habitants en 1970. En 1999, le gouvernement a créé l’École latino-américaine de médecine (Elam) qui accueille gratuitement 7'200 d’étudiants venus de 24 pays.[84][4]

Cuba est un des six pays au monde produisant une protéine nommée interferon (INF). Il produit aussi le facteur de croissance épidermique, utilisé dans des crèmes très efficace contre les brûlures; le vaccin contre l'hépatite B; le vaccin antiméningocique tape B et l'estreptoquinasa recombinante, une médecine d'action contre la crise cardiaque du myocarde. Aussi les médicaments sont élaborés contre le tromboembolismos, les chutes dans le système immunologique, l'hypertension, le cholestérol et quelques formes de cancer[89].

Les cubains peuvent depuis 2008 faire une opération afin de changer de sexe. Cette opération est gratuite comme tout le reste de la médecine cubaine[90].

Cependant, le journal britannique The Economist note en décembre 2008 que le pays est « encore une fois au bord de la faillite » et que, en particulier, le secteur médical est entré dans un déclin prononcé[91].

Le 5 juillet 2004, les dirigeants de Cuba et du Venezuela lancent un programme de coopération médicale qui porte le nom d'Operación Milagro ("Opération Miracle"). Ce programme consiste à proposer des soins ophtalmologiques gratuits pour les peuples d'Amérique du Sud, mais aussi du reste du monde. Rendre la vue à de nombreux aveugles est l'un des buts affichés. Selon les chiffres fournis par Cuba, à ce jour plus de 1500000 personnes issues de 35 pays ont bénéficié de l'opération[92].

La mortalité

La mortalité a fortement diminué entre 1950 et 2005 (- 3,9 points), mais elle a légèrement augmenté entre 1990 et 2005.

Le taux de mortalité infantile est passé de 80,6 pour mille naissances vivantes en 1950-1955 à 7,3 en 2000-2005[88].

L'espérance de vie s'est améliorée entre 1950 et 2005. Aujourd'hui, elle est de 78 ans à la naissance. Cuba est néanmoins dépassée en Amérique par les Antilles françaises, les Îles Vierges américaines, le Costa Rica, le Chili et le Canada dont l'espérance de vie dépasse 78 ans[93].

Evolution de quelques indicateurs démographiques[88]
Années Natalité[94] Mortalité[94] Espérance de vie moyenne[95]
1950-1955
29,7
11,1
59,5
1960-1965
35,1
8,8
64,5
1970-1975
26,7
6,5
71
1980-1985
16,2
6,4
73,9
1990-1995
14,9
6,8
75,3
2000-2005
11,7
7,2
78

Culture

Article détaillé : Culture de Cuba.
cigare Cubain

Avant la Révolution cubaine, la capitale possédait 135 salles de cinéma dont la plupart ont été fermées : il n’en reste plus qu’une vingtaine dans cette ville de 2,2 millions d’habitants[96]. Après la prise de pouvoir de Fidel Castro, le nombre de titres de presse se réduit considérablement[97] ; en 1965 : il ne reste plus que deux journaux tous deux dépendants du Parti communiste : Granma et Juventud Rebelde[97].

L'île de Cuba est réputée notamment pour :

  • les cigares, notamment les Habanos et les Cohiba, cigares cubains de renommée mondiale.
  • le rhum, surtout le Havana Club (dont le añejo, i.e. vieilli de 7 ans). Le rhum est une eau-de-vie brûlante obtenue par fermentation et distillation du jus de canne.
  • la musique cubaine a produit un grand nombre de genres musicaux dont le mambo et le cha-cha-cha, le son dont Buena Vista Social Club a permis la redécouverte, le boléro. Aujourd'hui elle s'exprime avant tout par la timba (proche de la salsa) et le reggaeton. Elle s'inspire aussi de la rumba congolaise, pour cause, la forte communauté originaire d'Afrique centrale (ex-Zaïre) depuis l'esclavage.

Des chansons comme Guajira Guantanamera, Hasta siempre, Quizás, quizás, quizás sont mondialement célèbres...

Genres par ordre chronologique : Conga | Punto guajiro | Guaracha | Tumba francesa | Contradanza | Rumba | Habanera | Trova | Changui | Danzón | Boléro | Son | Guajira | Mambo | Jazz afro-cubain | Filin | Cha-cha-cha | Pachanga | Nueva Trova | Songo | Timba

Che Guevara devenu une îcone
  • les vieilles voitures américaines (classées dans le patrimoine cubain, c.-à-d. qu'on ne peut les acheter et les faire sortir de l'île)
  • le révolutionnaire argentin Ernesto Guevara dit le « Che », aux côtés duquel Fidel Castro mena la révolution cubaine.
  • la santeria, religion syncrétique d'origine africaine, très présente dans la société cubaine. Selon l'historienne et anthropologue María I. Faguaga, la majorité de la population tient compte des prophéties publiées chaque année dans la Lettre de l'année publiée par les babalaos, les prêtres de la santería[98].
  • les Cubains sont peu équipés en matériel informatique (3,3 ordinateurs pour 100 habitants, c'est-à-dire l'un des taux les plus faibles du monde)[99]
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de la Libération Día de la Liberación
26 juillet 26 juillet 1953, attaque de la Moncada Día de la Rebeldía Nacional
10 octobre Le Cri de Yara De 1969 à 1998, le gouvernement
avait supprimé le jour de Noël[100]

Religion

Articles détaillés : Religion à Cuba et Santeria.
Cathédrale San Cristobal à la Havane

La religion à Cuba reflète la diversité culturelle de l'île. D'après certains chercheurs, 85 % des Cubains croient en quelque chose, alors qu'ils ne sont que 15 % à pratiquer régulièrement une religion[101].

Après la révolution de 1959, Cuba est devenu un état officiellement athée et a limité la pratique religieuse. Le régime expulsa ou incarcéra plusieurs centaines d'ecclésiastiques[101]. Le nouveau gouvernement persécuta les pratiquants de la Santeria et les tint à l'écart du Parti communiste[64]. Depuis les années 1990, les religions connaissent un regain de vitalité dans l'île[101]. La crise provoquée par l'effondrement du bloc soviétique poussa de nombreux pauvres à se tourner vers la charité des églises. En 1992, Fidel Castro renonça officiellement à l'athéisme d'État[102]. De 1969 à 1998, le gouvernement avait supprimé Noël des jours fériés[103]. En janvier 1998, le pape Jean-Paul II a effectué une visite historique sur l'île, invité par le gouvernement cubain et l'Église catholique. Le régime a assoupli ses positions contre la religion puisqu'il est désormais possible pour les catholiques de devenir membres du PCC et de montrer publiquement des symboles religieux[104]. Cependant, un Bureau des Affaires religieuses, qui dépend du PCC, surveille toujours les activités des Églises qui doivent obtenir la reconnaissance des autorités[102].

Cuba est traditionnellement un pays catholique. Parfois le catholicisme est très influencé par le syncrétisme. Une croyance syncrétique commune est la Santería, qui est originaire de Cuba. 60 % de la population a reçu le baptême mais seuls 1,5 % sont des catholiques pratiquants[101]. L'Église catholique romaine est composée de la conférence des évêques catholiques cubains (COCC), menée par Jaime Lucas Ortega y Alamino, cardinal et archevêque de La Havane. Elle est formée de onze diocèses, 56 ordres de nonnes et 24 ordres de prêtres.

Selon une étude du Centre de Recherches Psychologiques et Sociologiques, Cuba compterait un demi million de protestants sur une population totale de 11,2 millions de personnes. On recenserait par ailleurs 90 000 Témoins de Jéhovah, cinq synagogues pour environ 1500 Juifs[101]. Plusieurs centaines de milliers de Cubains pratiquent des cultes afrocubains[101], qui connaissent un succès important. Parmi les rituels venus d'Afrique, la Santeria, est la plus répandue. Parmi les autres cultes africains pratiqués à Cuba figure le Palo Monte, pour lequel on utilise des herbes et autres éléments naturels à des fins magiques, ainsi que l'Abakua, qui est plus qu'une société secrète de secours mutuel réservée aux hommes.

Codes

Cuba a pour codes :

Notes et références

  1. http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/cuba_dans_l_empire_espagnol.asp
  2. a , b  et c Mauricio Vicent, « CUBA • La révolution n'a pas eu raison du racisme », dans El Pais, cité dans Courrier international du 19-11-2008, [lire en ligne]
  3. a , b , c  et d Paulo A. Paranagua, « La crise mondiale et trois cyclones ont aggravé la pénurie alimentaire à Cuba » dans Le Monde du 05-12-2008, [lire en ligne], mis en ligne le 04-12-2008
  4. Géographie et Climat de Cuba
  5. Constitution de la République de Cuba
  6. Le système politique cubain, Ministerio de Relaciones Exteriores de Cuba
  7. Rapport de Cuba sur la résolution 58/7 de L’Assemblée Générale des Nations Unies, Granma, 30 septembre 2004
  8. a , b , c , d , e , f  et g « Barack Obama lève les restrictions de voyage des Américano-Cubains vers Cuba », dans Le Monde du 13-04-2009, [lire en ligne]
  9. Une société pharmaceutique, Chiron, a été condamnée pour avoir exporté vers Cuba des produits pharmaceutiques sans la licence prévue à cet effet ; les exportations de médicaments sont légales mais soumises à licence cf Chiron fined for exports to Cuba, Judy Silber, 9 juillet 2004. Quand elle a demandé une autorisation pour exporter légalement ces vaccins, elle en a obtenu une : Medicc Review
  10. Déclaration de Felipe Perez Roque à l'ONU, 8 novembre 2005
  11. a  et b James McKinley, « Ces Américains qui commercent avec Cuba », dans International Herald Tribune, cité dans Courrier International du 14-11-2007, [lire en ligne]
  12. Rapport de Cuba sur la résolution 55/20 de l'Assemblée générale de l'ONU, sur Cuba Solidarity Project, 23 juillet 2001
  13. Conversations avec Ricardo Alarcon de Quesada, Salim Lamrani, Edtions le Temps des Cerises, 2006, p.132
  14. Le mot exilés est utilisé pour désigner les émigrés cubains : voir par exemple (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.25 ; Émilie Descout, « La Fondation nationale cubano américaine. », Transatlantica, 2003, State of the Union, [En ligne]. Mis en ligne le 27 mars 2006, référence du 4 avril 2009. URL : http://transatlantica.revues.org/document616.html ; Leonard Weinglass, « La singulière histoire de cinq Cubains » dans Le Monde diplomatique de décembre 2005, [lire en ligne], p.16-17 ; « La Havane dialogue avec les exilés » dans L'Humanité du 5 mai 1993, [lire en ligne]
  15. Chiffres 1997 : Mexicains : 146 900, Cubains : 33 600, Dominicains : 27 100 (source :le recensement des Etats-Unis de 2000</)
  16. Chiffres 1998 : Mexicains : 131 600, Dominicains : 20 400, Cubains : 17 400 (source :le recensement des Etats-Unis de 2000</)
  17. Entre 1961 et 1970, 256 000 Cubains se sont installés sur le sol américain, 246 800 entre 1971 et 1980, 159 200 entre 1981 et 1990 selon le recensement des États-Unis de 2000
  18. En 1998, 131 600 Mexicains sur une population de 95,831 millions ont émigré aux États-Unis, soit 1,37 pour mille habitants ; 17 400 Cubains sur une population de 11,116 millions ont émigré aux États-Unis soit 1,56 pour mille habitants ; source : recensement des États-Unis de 2000
  19. http://www.un.org/french/pubs/chronique/2006/numero3/0306p73.htm
  20. Se faire soigner à Cuba, Canoë infos, 23 mars 2009
  21. a , b , c  et d (fr) Cuba, Amnesty International. Consulté le 04-10-2008
  22. a  et b (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.20
  23. (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.3
  24. Yannick Bovy, Éric Toussaint, 2001. Cuba : Le Pas suspendu de la Révolution, Mons (Belgique) : Éditions du Cerisier. p.144
  25. Temps nouveaux à Cuba, Ignacio Ramonet, publié dans le hors série de l'Humanité, Il était une fois la Révoluion, 2009
  26. (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.22
  27. Cuba, Fidel et le Che ou l'aventure du socialisme, D.Bleitrach et J.-F.Bonaldi, le Temps des Cerises, chapitre V.5
  28. (fr) Classement mondial de la liberté de la presse 2007, Reporters sans frontières. Consulté le 04-10-2008
  29. « La supercherie RSF » par Salim Lamrani, sur CSP, novembre 2007
  30. « Quand une respectable fondation prend le relais de la CIA », Le Monde diplomatique, juillet 2007
  31. a  et b Sara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a… », dans Géo, n°339, mai 2007, p.97
  32. Génération Nouvelles Technologies le 6 mai 2008
  33. [1]
  34. a , b  et c (en) Human Development Report 2007/2008, 2007, United Nations Development Programme. Consulté le 23-12-2008
  35. « Cuba aura accès à Internet, malgré l'embargo », PC Inpact, 17 juillet 2008
  36. Les mensonges de RSF sur Cuba, Salim Lamrani, 2 juin 2009
  37. Comité pour la protection des journalistes, « CPJ's 2008 prison census: Online and in jail », 4 décembre 2008
  38. Amnesty International, « Cuba: Fundamental freedoms still under attack », 17 mars 2006
  39. a  et b Janette Habel, « Les défis posés à Raul », dans Géo, n°339, mai 2007, p. 98
  40. Yannick Bovy, Éric Toussaint, 2001. Cuba : Le Pas suspendu de la Révolution, Mons (Belgique) : Éditions du Cerisier, p.103-104
  41. (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.29
  42. Entretien avec Ricardo Alarcon de Quesada, Salim Lamrani, Editions Le Temps des Cerises, 2006
  43. Radio Havane Cuba, 12 avril 2007
  44. The New York Times, 12 juillet 1998, p. 1
  45. Encarta 2003
  46. http://www.oxfamamerica.org/newsandpublications/publications/research_reports/art3670.html/pdfs/social_policy.pdf [pdf]
  47. Cuba (novembre 2007)
  48. L'Humanité, 17 avril 2009, p.10
  49. (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.9
  50. Pascal Boniface L'Année stratégique 2007 : analyse des enjeux internationaux, Dalloz-Sirey, Paris, 7 septembre 2006, 611 pages, (ISBN 2247069517)
  51. a , b  et c Janette Habel, Yves Bongarçon, « Les trois âges du castrisme », dans Géo, n°339, mai 2007, p.101-102
  52. René Cárdenas Medina, « El espacio social de la religión en Cuba y la visita de Juan Pablo II ». La Habana : Centro de Investigaciones Psicológicas y Sociológicas (CIPS): Estudios Sociorreligiosos, 1998, p.10
  53. a  et b Sara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a… », dans Géo, n°339, mai 2007, p.90
  54. (fr) [pdf] Christian Nadeau, « Étude socio-économique et politique : Cuba (1989 - 2005) », Décembre 2005, Institut d’études internationales de Montréal. Consulté le 04-04-2009, p.25
  55. a  et b Sara Roumette, « Pas forcément l'idée que l'on en a… », dans Géo, n°339, mai 2007, p.92
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  57. Population et sociétés, Bulletin annuel d'information de l'INED, n°414, juillet-août 2005, [lire en ligne] [pdf]
  58. a  et b L'état du monde 2007
  59. Chávez Negrín, Ernesto. 2001. « Transformaciones sociodemográficas en la Cuba de los noventa ». La Habana : Centro de Investigaciones Psicológicas y Sociológicas (CIPS): Departamento de Estudios sobre Familia, p.11
  60. Collectif, Charles Ronsac (dir.), Le Livre noir du communisme, Robert Laffont, 2000, ISBN 2-221-08861-1, p.777
  61. Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les États-Unis, p.43
  62. Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les États-Unis, p.49
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  99. Sylvie Kauffmann, Martine Jacot, Brice Pedroletti, « La censure sur Internet : États contre cyberdissidents », dans Le Monde du 29 août 2007, [lire en ligne]
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  101. a , b , c , d , e  et f Mauricio Vicent, « Les églises sortent de l'ombre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.74
  102. a  et b Mauricio Vicent, « Les églises sortent de l'ombre », dans Géo, n°339, mai 2007, p.76
  103. « Les Rois mages malvenus à Cuba », dans Libération du 9 janvier 2007, [lire en ligne]
  104. Yannick Bovy, Éric Toussaint, 2001. Cuba : Le Pas suspendu de la Révolution, Mons (Belgique) : Éditions du Cerisier, p.122, 277, 295-297

Bibliographie

  • Fidel Castro Biographie à deux voix (2007) - De Ignacio Ramonet
  • Washington contre Cuba (2005), Salim Lamrani, Howard Zinn, Noam Chomsky, Éditions Le Temps des Cerises (ISBN 978-2-84109-587-2)
  • Cuba face à l'empire (2006), Salim Lamrani, Éditions Timéli (ISBN 978-2-940342-15-0)
  • La Filière terroriste du FBI contre Cuba (2006), Jean-Guy Allard, Éditions Timéli (ISBN 2-940342-19-9)
  • Cuba est une île (2004), Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj avec la participation de Jacques-François Bonaldi, Le Temps des Cerises (ISBN 2-84109-499-8)
  • Le Pas suspendu de la Révolution. Approche critique de la réalité cubaine (2001), ouvrage collectif coordonné par Yannick Bovy et Éric Toussaint, Éditions du Cerisier, Mons, Belgique. Préface de Manuel Vazquez Montalban. Photos de Yannick Bovy et Mathieu Sonck. [www.zogma.org]
  • Cuba especial (2001) - Éditions Quinoa
  • Fidel Castro, Cuba et les États-Unis (2006), Conversations avec Ricardo Alarcon de Quesada, Salim Lamrani, Éditions Le Temps des Cerises (ISBN 2-84109-636-X)
  • 1902-2002. Centenario de la República Cubana, William Navarrete et J. de Castro, Ed. Universal, Miami, 2002, 542 pages (ISBN 0-89729-979-5)
  • La Lune et le caudillo, Jeannine Verdès-Leroux, Ed. Gallimard, Paris, 1989 (ISBN 978-2-07-078018-1)
  • Cuba la faillite d'une utopie, Olivier Languepin, Ed. Gallimard, Folio, Paris, 2007 (ISBN 978-2-07-034598-4)
  • La Prostitution à Cuba, Sami Tchak, éd. L'Harmattan, Paris, 1999 (ISBN 978-2-7384-8185-6)
  • Coucher de soleil sur La Havane - La Cuba de Castro 1959-2007, Pierre Rigoulot, Éditions Flammarion, Paris 2007 (ISBN 978-2-0806-8407-3)
  • Cuba Yankee, Stéphane Guibourgé, Éditions Nicolas Chaudun, 2005 (ISBN 2-35039-005-5)
  • Jacobo Machover, « Cuba : la peur, l’exil et l’entre-deux », dans Raisons politiques, Presses de Sc. Po., no 3, 2001, p. 101-112 (ISSN 272462906X) [texte intégral (page consultée le 15-03-2009)] 
  • « Cuba : l'après-Castro », dans Enjeux internationaux, Pôles sud, no 13, 2006, p. 18-54 (ISSN 1379-4205) [texte intégral (page consultée le 04-04-2009)] 

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