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La Prévière
Mairie de La Prévière.Administration Pays France Région Pays de la Loire Département Maine-et-Loire Arrondissement Segré Canton Pouancé Code commune 49250 Code postal 49420 Maire
Mandat en coursMarie-Françoise Coconnier
2008 - 2014Intercommunalité Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée Démographie Population 256 hab. (2008) Densité 35 hab./km² Gentilé Epervier, Epervière Géographie Coordonnées Altitudes mini. 47 m — maxi. 100 m Superficie 7,24 km2 La Prévière est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Historiquement située en Anjou, à la frontière avec le duché de Bretagne, cette commune rurale se trouve être une des plus septentrionales du Maine-et-Loire, partageant sa frontière avec la Loire-Atlantique. Son économie sera longtemps associée aux forges de Pouancé qui s'étendaient sur les deux communes, jusqu'à leur disparition au milieu du XIXe siècle, entrainant un déclin démographique depuis lors.
Sommaire
Géographie
Localisation
La commune est située dans le Haut-Anjou, à 2,6 km de Pouancé, le chef-lieu de canton, et 26 kmde Segré, la sous-préfecture[1].
Topographie, géologie, relief
La commune se trouve sur un terrain à la fois schisteux, de formation silurienne venant du massif Armoricain, et également argileux.
Climat
La région du Haut-Anjou est caractéristique de la «douceur angevine»[2]. Le climat du Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine[3], les hivers y sont doux et les étés agréables. À l'arrivée des perturbations venant de l'océan, le Haut-Anjou et La Prévière sont en première ligne. Le nombre de jours de précipitation y oscille entre 140 et 150 par an[2].
Hydrographie
Le ruisseau des Rochettes prend sa source dans l’étang du même nom, et longe la frontière sud-est et est de la commune avec Armaillé avant de rejoindre la Verzée, qui forme la limite nord-est avec Pouancé. L’étang du Fourneau est constitué de deux ruisseaux : celui de la Retenue, qui entre sur la commune à l’ouest, et celui de Carbay, qui entre eux nord-ouest. L’étang du Fourneau donne alors naissance au ruisseau du Fourneau, qui part vers l’est rejoindre la Verzée. Au sud, une partie de l’étang de la Nymphe se trouve sur le territoire de la commune[4].
Toponymie
La première mention du village de La Prévière date des environs de 1095. La commune est alors mentionnée comme « Ecclesia de Privera », ou simplement « Privera ». Le nom évolue en « Previera » vers 1105, puis « Piperiaria » (1140), « Piparia » (1178-1205), « Pariocha de Piperia » (1225). En 1585, la paroisse est mentionnée en faisant référence à « Sanctus Laurentius de Piperia, galice de la Prévière ». Le village passera ensuite par de nombreuses dénominations (« L’Espervière » en 1610, « La Pervière » en 1615, « L’Apervière » en 1700), avant d’être nommée « L’Epervière » sur la carte de Cassini et de prendre sa dénomination définitive de « La Prévière » en 1779[1].
Histoire
Moyen Âge
La Prévière est dès le XIe siècle un fief important, appartenant à une famille qui en emprunte le nom ou celui d'un de leur autre fief, La Selle-Craonnaise. L'église est fondée dés le XIe siècle, et sera donnée en partie en 1095 par Aimeri Chapeau aux moines de Marmoutier, puis complètement à la fin du XIIe siècle par Hervé de la Prévière. En 1326, Jean de la Selle meurt sans héritiers. Le fief tombe entre les mains du seigneur de Pouancé, Robert d'Alençon, et est alors réuni à la baronnerie de Pouancé[1].
Ancien régime
1592 est une année troublée, la guerre et la misère en résultant fait fuir les paroissiens, tandis que l'abbé doit « enterrer la plupart desd. paroissiens. ». Au XVIIe siècle, la paroisse profite du dynamise des forges établies à Pouancé, et accueille une partie des sites de production, notamment des fourneaux, permettant de faire vivre une partie des habitants[1].
Révolution et chouannerie
L'abbé de la commune, Louis-Charles Piel, refusant le serment constitutionnel, est exilé à Jersey. Il est remplacé par l'abbé constitutionnel Antoine Fault, qui renonce finalement en 1794. Les offices religieux sont effectués par l'abbé George Dutertre, qui officie de manière clandestine dans la région de Craon, ainsi que par plusieurs religieux des paroisses environnantes. Les habitants de la commune prennent part à la chouannerie, en s'organisant autour du capitaine de paroisse, Pierre-Jean Besnier, dit « d'Autichamp », cultivateur. Au printemps 1795, une colonne républicaine d'environs 120-130 hommes, se rendant à Pouancé, est attaquée par un nombre égal de chouans venant de La Prévière et des communes environnantes, au sud de la commune, au niveau de l'étang des Rochettes. Les républicains perdent une quarantaine d'hommes[1].
Plusieurs légendes restent attachées à la période révolutionnaire. Le Tombeau de l'Émigré est érigé en 1850 à la mémoire d'un « homme courageux mort pour son Dieu et son Roi », et s'y recueillir devait permettre de guérir les malades. La Branche verte, une branche d'hêtre dont les feuilles restaient vertes en hiver, aurait vue la pendaison d'une jeune fille violentée et pendue par les cheveux à la branche par les républicains. L'arbre a été abattu en 1986[1].
Époque contemporaine
En 1855, l'église est reconstruite, et les nouvelles cloches sont baptisées par l'évêque deux ans plus tard. Le XIXe siècle se traduit surtout par le déclin de la commune après la fermeture des forges de Pouancé en 1866. Le monument au morts est érigé en 1920, portant le nom de 12 habitants tués pendant la Première Guerre mondiale, auquel fut rajouté un habitant tué lors de la Seconde Guerre mondiale. L’électricité arrive dans la commune en 1930 et l’eau courante potable en 1962[1].
Administration
La Prévière est située dans le canton de Pouancé, arrondissement de Segré, dans le département du Maine-et-Loire. Le commune comptant moins de 500 habitants, son Conseil municipal est constitué de 11 élus.
Liste des maires
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité 1792 An X René Aubry An X 1807 Mayance démission 1807 1810 Mathieu Nourry mort en fonction 1813 1831 Louis-Pierre Besnier 1831 1842 Gaucher démission 1842 1846 Jean Allard 1846 1852 Théodore Cosnard 1852 1854 Gaucher 1854 1865 Pierre Mignot 1865 1876 Marquis d'Aligre 1876 1881 Esprit Bellanger 1881 1896 Pierre Mignot 1896 1904 Louis Trouilleau 1904 1919 Auguste Houdoyer 1919 1945 Robert Cosnard 1945 1953 Eugène Gaultier 1953 1982 Paul Cosnard 1983 ? Florian Carlo 1995 2005 René Prodhomme 2005 Marie-Françoise Cocconnier Toutes les données ne sont pas encore connues. Intercommunalité
La commune adhère, comme les autres communes du canton de Pouancé, à un Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM) créé en 1966. Celui-ci devient la Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée en 1995[5].
Démographie
Évolution démographique
Dans son Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, Célestin Port livre le compte de la population de La Prévière sous l'Ancien Régime. La population est exprimée en « feux », c'est-à-dire en foyer de famille. Pour estimer le nombre d'habitants, il faut appliquer un coefficient multiplicateur de 5.
Évolution démographique
(Source : Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire)1688 1700 1713 1725 1789 62 feux 52 feux 62 feux 46 feux 56 feux, 280 habitants
En 2008, La Prévière comptait 256 habitants (soit une diminution de 11 % par rapport à 1999). La commune occupait le 24 172e rang au niveau national, alors qu'elle était au 21 676e en 1999, et le 340e au niveau départemental sur 363 communes. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à La Prévière depuis 1793.Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[6], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[7]. Pour La Prévière, le premier recensement a été fait en 2005[8], les suivants étant en 2010, 2015, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour La Prévière, est une évaluation intermédiaire[9].
Le maximum de la population a été atteint en 1851 avec 425 habitants.
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 29,9 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
- 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Économie
Selon l'INSEE, la commune comptait en 2009, hors exploitations agricoles, cinq entreprises dont une dans la construction, trois dans le commerce, le transport, la réparation automobile et les services divers, et une dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale[11].
On comptait 17 exploitations agricoles en 2007[11]. Le nombre d'exploitations a diminué entre 1988 et 2000, passant de 23 à 17, mais la superficie cultivée a, elle, augmenté dans cette période, passant de 627 hectares (moyenne 27 hectares par exploitation) à 894 hectares (53 hectares par exploitation). Treize exploitations élevaient des bovins, le nombre de tête passant 1 070 à 1 501 entre 1988 et 2000, et douze des volailles, dont le nombre passe de 30 647 à 120 358 sur la même période[11].
Équipements et services
Enseignement
Seule une école publique, « Les Éperviers », dépendant de l'académie de Nantes accueille les enfants de maternelle et primaire. Les collèges se trouvent à Pouancé et les lycées se situent à Châteaubriant ou Segré.
Santé
Il n'y a pas de médecin ni d'infirmier installé à La Prévière. Les plus proches sont basés à Pouancé, de même que l'hôpital. Les cliniques les plus proches se situent à Châteaubriant, de même que le service maternité.
Autres équipements, commerces et tourisme
La commune dispose pour unique équipement sportif d'un terrain de football, ainsi que d'une bibliothèque pour équipement culturel. L'unique commerce est un bar restaurant, « Le Fourneau »[15]. Pour le tourisme, la commune est affiliée au Syndicat d'Initiative du Haut-Anjou Pouancéen, syndicat intercommunal. Une chambre d'hôte se trouve sur la commune[16].
Lieux et monuments
L'église Saint-Laurent a été construite sur les bases d'une ancienne église du XVIIe siècle. Les plans de l'église actuelle sont établis dés 1851 et l'édifice est achevé en 1856[F 1]. La mairie occupe depuis 1974 un bâtiment construit en 1854. Celui-ci est constitué de deux niveaux d'étages plus un niveau de combles. Une tour centrale compte cinq niveaux[F 2].
Les vestiges dans anciennes forges sont encore partiellement visibles. Au lieu-dit La Chaussée de l'étang, on trouve encore les anciennes maisons des employés du haut-fourneau, datant du XIXe siècle, installées sur la digue qui a formé l'étang du Fourneau. Non loin, au lieu-dit Le Fourneau, se trouve encore une ancienne halle à charbon, datant de 1827. Elle accueillait du charbon de bois destiné à alimenter le haut-fourneau. On y trouve encore des déchets de fonderie[F 2].
Voir aussi
Notes et références
- Jean-Luc Flohic (dir.), Aude Guiheneuc et Rémy Toulouse, Le Patrimoine des communes de Maine-et-Loire, 2001.
- p. 1038
- p. 1037
- Autres références.
- Dictionnaire historique, géographie et biographique du Maine-et-Loire, Célestin Port, éd. 1996
- Douceur angevine
- Comité départemental météorologique
- La Prévière sur geoportail.fr. Consulté le 3 mars 2011
- Communauté de Communes de la région de Pouancé-Combrée sur cc-pouance-combree.fr. Consulté le 3 mars 2011
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
- Calendrier des recensements des communes du département de Maine-et-Loire sur www.insee.fr, Insee. Consulté le 4 juin 2011
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 4 juin 2011
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 4 juin 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 4 juin 2011
- Évolution et structure de la population à La Prévière en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 4 juin 2011
- Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 4 juin 2011
- La Prévière sur Communauté de Commune de la région Pouancé-Combré. Consulté le 3 mars 2011
- Hébergement sur tourismepouanceen.wifeo.com. Consulté le 3 mars 2011
Liens externes
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