- Claude Charles Aubry de La Boucharderie
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Claude Charles Aubry de La Boucharderie Naissance 25 octobre 1773
Bourg-en-BresseDécès 8 novembre 1813 (à 40 ans)
LeipzigOrigine France Arme Artillerie Grade 1812 : général de division Années de service 1792 - 1813 Conflits Guerres napoléonniennes Hommages nom gravé sous l'Arc de Triomphe:20 ème colonne. modifier Claude Charles Aubry de La Boucharderie est un général français (né le 25 octobre 1773 à Bourg-en-Bresse – mort le 8 novembre 1813 à Leipzig). Il est le fils de Nicolas Aubry inspecteur général des Ponts et Chaussées de la province de Bresse qui possédait le château de Loyat actuelle mairie de Charnoz-sur-Ain et de Marie-Josèphe Gauthier.
Sommaire
États de services
Fils d'un ingénieur des ponts et chaussées, Aubry se destinait à la profession de son père, lorsque la Révolution française vint lui ouvrir une autre carrière.
Entré le 1er mars 1792 comme élève sous-lieutenant à l'École d'artillerie de Châlons, il en sortit le 1er septembre suivant en qualité de lieutenant en second pour entrer dans le 3e régiment d'artillerie à pied ; devint lieutenant en premier le 15 avril 1793, et fut nommé capitaine dans le 6e d'artillerie à cheval le 1er août de cette même année.
Aubry fit avec distinction les campagnes de 1792, 1793 et de l'an II, aux armées du Centre, de la Sarre et de la Moselle, sous les ordres de Kellermann, Moreau et Hoche. Sa conduite distinguée à l'affaire d'Arlon, le 18 germinal an III, lui mérita les éloges les plus flatteurs.
Il servit avec le même zèle et le même courage aux armées du Nord, sous Pichegru ; de l'Intérieur, sous Buonaparte, et du Rhin, sous Moreau, de l'an III à l'an V. Capitaine-commandant depuis le 23 frimaire an II, et n'ayant pu obtenir d'avancement pendant ces dernières guerres, cet oubli le découragea et il donna sa démission, qui fut acceptée le 12 germinal an V.
Il reprit de l'activité deux ans après, fut mis à la disposition du ministre de la Marine le 6 vendémiaire an VII, et passa avec son grade dans l'artillerie de marine le 24 ventôse suivant. Nommé chef de bataillon dans l'artillerie de terre le 2 fructidor de la même année, Aubry reçut l'ordre de se rendre à l'armée de réserve.
Il dirige le transport de l'artillerie à travers le col du Grand-Saint-Bernard en 1800, pour la deuxième campagne d'Italie de Bonaparte : c'est lui qui fait placer les canons dans des troncs d'arbres évidés, lesquels tirés par les soldats ou des chevaux glissèrent sur la neige. Chargé du commandement de l'artillerie de l'avant-garde, il se fit particulièrement remarquer au passage du Mincio, le 5 nivôse an IX. Le général Brune, témoin de sa conduite dans cet engagement, sollicita pour lui une paire de pistolets d'honneur, qu'il ne reçut pas.
Il participe l'année suivante, avec le 7e régiment d'artillerie à pied, à l'expédition de Saint-Domingue, sous les ordres du général Leclerc. En 1802, il remplit dans cette colonie les fonctions importantes de sous-directeur de l’artillerie et directeur de l’arsenal de Port-au-Prince. Il rend d'importants services depuis le 24 fructidor an X jusqu'au 21 floréal an XI. Le 29 fructidor an X, il conduisit avec beaucoup d'habileté une attaque dirigée contre les insurgés, près de Léogâne, le 18 nivôse an XI, il contribua puissamment à la prise du Port-de-Paix. Sa brillante conduite dans cette dernière affaire, où il fut gravement blessé, lui mérita, le 3 prairial même année, le brevet de major (lieutenant-colonel).
Rentré en France en 1803 avec les débris du l'armée expéditionnaire, le premier Consul le nomma, le 6 brumaire an XII, colonel du 8e régiment d'artillerie à pied, membre puis officier de la Légion d'honneur les 10 frimaire et 25 prairial suivant.
Désigné pour faire partie du camp de Boulogne, il s'y signala par divers travaux importants pendant les ans XIII et XIV, rejoignit à la fin de cette dernière année les troupes de la Grande Armée, et fit avec elles les campagnes de Prusse (1806), de Pologne (1807) et 1808.
Chef d'état-major du corps d'observation du Rhin, il passa ensuite à l'armée d'Allemagne. Chef d'état-major de l'artillerie de Masséna dans la campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809), il donna de nouvelles preuves de bravoure et de capacité, notamment à la bataille d'Essling, où il fit construire en trois heures, et sous le feu de l'ennemi, un pont sur le Danube. Il fut nommé général de brigade à la suite de cette belle opération (7 juin 1809).
Blessé grièvement à Essling, il reçut le titre de baron de l'Empire (14 avril 1810[1]). S'étant promplement rétabli, il passa dans les provinces illyriennes aussitôt après la paix de Schönbrunn, et fut chargé, dans ces contrées, de plusieurs inspections aussi fatigantes que périlleuses. L'Empereur lui donna en 1810 un emploi moins pénible, en le nommant directeur de l'école d'artillerie d'Alexandrie (Italie), avec une dotation de quatre mille francs. Aubry ne devait pas jouir longtemps de cette heureuse position.
Envoyé à la Grande Armée dès le commencement de 1812, il y commanda avec distinction l'artillerie du 2e corps, et reçut au début de la campagne de Russie (18 juin 1812), la décoration de commandant de la Légion d'honneur. Passé au commandement de l'artillerie du 11e corps de la Grande Armée le 28 août 1812, il prit une part honorable aux batailles de Smolensk, de Polotsk (17 et 18 août), de Valutino, de la Moskowa, et à celle de Wiazma le 3 novembre suivant. Aubry reçut le brevet de général de division le 21 novembre. Il se distingua surtout dans cette funeste expédition par le courage qu'il déploya, le 28 novembre, dans la soudaine construction de ce pont miraculeux[2] de la Bérésina qui permit le passage de la Bérésina et de sauver Napoléon Ier et les débris de son armée. Aubry qui, par son sang-froid, atténua les malheurs et les désordres de cette journée, reçut, pour récompense d'un si grand service, le titre de comte de l'Empire et le grade de général de division.
Il fit encore montre en cette qualité la campagne de Saxe en 1813, et se fit remarquer aux batailles de Lützen, de Bautzen, et surtout à Leipsick où il eut dans la troisième journée (18 octobre 1813), les deux cuisses emportées par un boulet. Fait prisonnier de guerre, le général Aubry mourut, le 10 novembre suivant, à l'hôpital de Leipzig, à la suite d'une douloureuse amputation de la cuisse droite.
Il est le neveu du général Jean-Bernard Gauthier, dit Gauthier de Murnan.
La caserne de Bourg-en-Bresse porte son nom.
Titres et distinctions
- Baron d'Empire : lettres patentes du 14 avril 1810[1]
- Comte d'Empire par décret impérial du 28 septembre 1813[3].
- Chevalier puis officier de la Légion d'honneur en 1804
- Commandeur de la Légion d'honneur le 18 juin 1812
- Il fait partie des 558 officiers à avoir son nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du baron de la Boucharderie et de l'Empire Coupé : au 1er, parti à dextre, d'argent à une épée en bande de sable, la pointe en haut, accostée de deux têtes de nègre du même, et à senestre, des Barons militaires de l'Empire ; au 2e, de sable à un pont de trois arches d'or soutenu d'une rivière d'argent et sommé d'un lion naissant d'or.[4],[5],[6],[7],[3]
Armes du comte de la Boucharderie et de l'Empire Coupé au premier, parti en dextre des comtes militaires, d’azur à l’épée haute en pal d’argent monté d’or, parti à senestre d’argent à une épée en bande de sable la pointe en haute, accostée de deux têtes de Maure du même, au deuxième, à un pont de trois arches d’or soutenu d’une rivière d’argent et sommé d’un lion naissant d’or.[réf. nécessaire]
Notes et références
- Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale : dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, 1893 [lire en ligne (page consultée le 9 mars 2010)]
- Moscou, pour en atteler les chevaux aux pièces d'artillerie, ou pour les manger, et ce pont jeté sur la Bérésina dut être établi en moins de vingt-quatre heures, sans autres moyens que des bateaux de pêcheurs et quelques solives de maisons démolies au même instant. Trois fois il fut brisé par les glaces, par le poids de l'artillerie, des équipages, la masse des fuyards qui s'y précipitaient, et trois fois les intrépides constructeurs le rétablirent sous le feu de l'artillerie ennemie. On avait été obligé d'abandonner tous les pontons sur la route de
- Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com
- Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
- Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
- Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien
- La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
Bibliographie
- Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, vol. 56, Michaud, 1834 [lire en ligne (page consultée le 10 mars 2010)] ;
- A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration, 1844 [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] ;
- Claude Vigoureux : Aubry, l'esprit des lieux : le général, la caserne, les régiments- Les cahiers d'Ainventaire 1999 M&G Éditions
- Service Historique de l'Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 556.
- Côte S.H.A.T., état de services, distinctions sur web.genealogie.free.fr : Les militaires
Catégories :- Naissance en 1773
- Naissance à Bourg-en-Bresse
- Général du Premier Empire promu en 1809
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Baron de l'Empire
- Comte de l'Empire
- Décès en 1813
- Mort lors des guerres napoléoniennes
- Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
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