- Guillon
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Guillon
Le pont de Guillon : un pont du XVIe siècle.Administration Pays France Région Bourgogne Département Yonne Arrondissement Avallon Canton Guillon
(chef-lieu)Code commune 89197 Code postal 89420 Maire
Mandat en coursClaudie Champeaux
2008 - 2014Intercommunalité Communauté de communes de la Terre Plaine Démographie Population 454 hab. (1999) Densité 38 hab./km² Géographie Coordonnées Altitudes mini. 203 m — maxi. 328 m Superficie 11,94 km2 Guillon est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.
Sommaire
Géographie
Guillon est un village bourguignon, situé dans le sud du département de l'Yonne à moins de 2 km de la Côte-d'Or et proche de la Nièvre.
Le centre du village est sur la rive droite du Serein, dans une boucle de la rivière que l'on traverse par un pont de pierre du XVIe siècle.
Chef lieu de canton, il est composé des hameaux de Courterolles, Perrigny et Montot.
Histoire
Pendant la guerre de Cent Ans, Guillon fut occupé par l'armée anglaise jusqu'à ce que soit signé entre la Bourgogne et l'Angleterre un traité connu sous le nom de "traité des moutons d'or". La Bourgogne ainsi libérée du joug anglais dut payer 200 000 moutons d'or. Lors de cette transaction Édouard III séjourna au château de Guillon. Il s'agit de l'un des seuls épisodes historiques liés à ce château.
Administration
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité mars 2008 Claudie Champeaux mars 2001 mars 2008 Claudie Champeaux mars 1996 mars 2001 Maud Lethi André Bonnet RI puis UDF Conseiller général de 1970 à 2001 Toutes les données ne sont pas encore connues. La commune de Guillon fait partie de la Communauté de communes de la Terre Plaine dont le siège social est à Guillon. La communauté de communes adhère au Pays avallonnais (selon la loi Voynet).
Démographie
Lieux et monuments
- L'église Saint-Rémy[2]
L'église comporte un chœur de la fin du XIIe siècle, une nef reconstruite au XVe siècle, après un incendie en 1418, ainsi qu'un clocher datant du XIVe siècle.
Le chœur, flanqué à l'extérieur d'une tour massive datant également du XIIe siècle, est soutenu par d'épais contreforts.
On accède à la nef par un portail du XIVe siècle, qui présente un arc plein-cintre surbaissé, encadrant sur le tympan une statue de la Vierge inscrite dans un trilobe. Au-dessus, un arc en ogive embrasse le tout et fait reposer ses extrémités, au niveau de la statue, sur deux têtes saillantes, l'une d'homme, l'autre de femme. L'arc plein-cintre s'appuie de chaque côté sur deux colonnettes à chapiteaux, taillées dans le calcaire rouge.
A l'intérieur, au fond, on trouve les fonts baptismaux, datant du XIIe siècle, et classés monument historique. C'est une cuve massive de pierre dure, taillée à huit pans, et couverte d'une boiserie récente. A la partie moyenne se détachent sur les arêtes et en relief des têtes.
Derrière ces fonts baptismaux se trouve une statue de la Vierge des vignerons, en bois sculpté. Datée du XVIIe siècle, elle porte l'enfant-Jésus sur son bras. Chacun tient un sarment où pend une grappe de raisin rouge. Cette œuvre nous rappelle que jadis, la région était une terre de vignes.
Lors de la restauration du chœur, d'une partie de la nef et des chapelles latérales, en 1992, on a découvert sous du badigeon de fines décorations de frises de couleur sur un fond de ciel étoilé bleu et or. Cette ornementation au-dessus du chœur et sur les pierres des voûtes, datant sans doute du XIXe siècle, a été mise à jour et restaurée.
Les deux vitraux qui éclairent le fond du chœur figurent la vie de saint Rémi, dont la statue de pierre est située au-dessus de la petite porte de l'église.
- Pont du XVIe siècle
Construit au début du XVIe siècle, l'actuel pont à 8 arches fit l'objet de réfections en 1627 et en 1666. Grâce aux finances de la province de Bourgogne, il prend en 1775 son aspect architectural définitif. Il a été restauré en 1755 et 1994.
Les 8 arches, de hauteur et de portée différentes, en font un ouvrage remarquable par son pittoresque, tant dans sa silhouette harmonieuse que dans la palette colorée qui le compose.
Ce pont qui se reflète en amont sur le large plan d'eau du Serein est construit en pierres de couleurs différentes : pierre rouge brun sans doute d'extraction locale, pierre grise du type de Chassignelles et pierre blanchâtre du type Anstrude Bierry-les-Belles-Fontaines.
Alésia à Guillon
Selon l'historien Bernard Fèvre, les collines du Montfault et de la Montagne de Verre surplombant Guillon ne seraient autres que celles d'Alésia[3] ; toujours selon B. Fèvre, le village d'Alise-Sainte-Reine ne correspondrait pas aux descriptions que donne Jules César du dernier lieu de bataille de la Guerre des Gaules.
Dans son ouvrage[4], s'appuyant sur le texte de César, B. Fèvre reconstitue en détail le siège d'Alésia sur et autour de ces collines. Il affirme notamment que les 23 redoutes mentionnées par César ont été retrouvées, ni une de plus ni une de moins, autour de la double colline.
B. Fèvre fait notamment remonter les vieux murs se trouvant sur le Montfault aux environs de 1 200 avant J.-C., date à laquelle Alésia a été fondée par Héraclès selon Diodore de Sicile. La plupart des historiens s'accordent toutefois à considérer qu'on ne peut suivre ces passages de Diodore de Sicile comme une source historique fiable : Diodore se livre à un travail d'historicisation des mythes justifié par des liens avec son actualité[5]. Reprendre le texte de Diodore de façon littérale est sans doute une erreur en matière de méthodologie historique.
Cela n'a pas empêché cette théorie d'être reprise récemment par l'auteur Sylvain Tristan[6], qui affirme qu'Alésia a été l'héritière du peuple à l'origine des monuments mégalithiques (disparu vers 1 200 av. J.-C.). D'après cet auteur, ces collines se trouveraient sur le tracé de lignes géodésiques hypothétiques d'une géométrie à 366 degrés supposée qui aurait été utilisée par ce peuple.
Aucune de ces hypothèses n'a fait l'objet de publication scientifique et reconnue. Depuis les fouilles franco-allemandes des années 1990, il est reconnu par la communauté des archéologues et historiens qu'Alésia est située à Alise-Sainte-Reine.
Personnalités liées à la commune
- Bernard Fèvre, ardent défenseur de la théorie plaçant Alésia à Guillon.
Voir aussi
- le village dépend des Paroisses de Montréal, Guillon, Sainte-Magnance (Yonne)
- Liste des communes de l'Yonne
Notes et références
- http://cassini.ehess.fr/: notices communales avec tous les recensements
- Notice descriptive dans l'église de Guillon
- Nouvel Observateur, 20 janvier 1984. Fabien Gruhier, « On se bat toujours pour Alésia »,
- ISSN 1159-9359) Complexe du siège d'Alésia en Terre-Plaine, Association Alexandre Parat, décembre 1997, (
- « Mythe et histoire : l'exemple du livre IV de la bibliothèque historique de Diodore de Sicile », L'information littéraire, 2002-2, pp. 6-11. P. Giovanelli-Jouanna,
- ISBN 2-7538-0050-2) Tristan, Sylvain. Les Lignes d'or. Pourquoi TOUTES les capitales des premières grandes civilisations furent érigées sur ces axes. 2005. Paris: Alphée. (
Liens externes
Catégorie :- Commune de l'Yonne
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