- Bragelogne-Beauvoir
-
Bragelogne-Beauvoir Administration Pays France Région Champagne-Ardenne Département Aube Arrondissement Arrondissement de Troyes Canton Canton des Riceys Code commune 10058 Code postal 10340 Maire
Mandat en coursAndré Griffon
2008-2014Intercommunalité Communauté de communes de la Région des Riceys Démographie Population 278 hab. (2008) Densité 12 hab./km² Géographie Coordonnées Altitudes mini. m — maxi. m Superficie 23,39 km2 Bragelogne-Beauvoir est une commune française, située dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne.
Ce petit village situé dans le Canton des Riceys est né de la fusion de deux communes en 1973 : Bragelogne et Beauvoir-sur-Sarce dans le cadre de la loi du 16 juillet 1971.
Ses habitants sont appelés les Doubet-Talibautiers et Doubet-Talibautières.
Sommaire
Géographie
La Sarce traverse la commune dans le vestige du vannage aval de l'ancien moulin de Gaviot.
Histoire
Bragelogne est citée dès le Xe siècle sous le nom de "Brachenoile" et Beauvoir au XIIe siècle sous le nom de "Grangia de Bello Visu" (pouvant se traduire par grange ancienne avec beau point de vue). Beauvoir prend le nom officiel de Beauvoir-sur-Sarce en 1919
Les deux communes faisaient partie du fief "Saint Vincent" qui relevait des comtes de Tonnerre et en arrière fief des évêques de Chalon (sur Saône), après que Gui III, Comté de Tonnerre eu reconnu à la fin du XIIe siècle que les domaines dépendant auparavant du duc de Bourgogne étaient désormais de la mouvance de l'Église de Chalon.
On relève une famille de Bragelogne, seigneurs de Bragelogne au XIIIe siècle puis du XVIe siècle au XVIIIe siècle.
Au XIIIe siècle, Agnès de Plancy, dame de Bragelogne, épouse Gaucher de Rochefort, seigneur du Puiset et de Tanlay et apporte ainsi Bragelogne aux Rochefort qui le possèderont jusqu'à leur extinction au milieu du XIVe siècle.
Le château (motte féodale) est cité, en 1317, comme maison forte appartenant à Jean de Rochefort. En 1360, il est occupé par les anglo-navarrais et le traité de Brétigny en stipule l'évacuation. Il fut détruit sous Jean sans Peur, les profonds fossés sont encore bien visibles sur le site actuellement propriété privée. Les premières franchises accordées aux habitants de Bragelogne datent de 1231 et furent confirmées en 1308 par Robert de Rochefort, sire de Bragelogne et Agnès de Tanlay son épouse, elles portaient sur les charrois. Les Rochefort furent également seigneurs de Beauvoir. Beauvoir est signalé par ailleurs comme fief des seigneurs de Bagneux-la-Fosse.
En 1580, Antoinette de Faoucq fait don de prairies et de terres labourables à la fabrique de l'église de Bragelogne pour en améliorer les revenus.
Les registres paroissiaux des BMS qui constituaient l'État civil sous l'ancien régime sont signés "Grattepain, curé" et on constate que les registres de l'État civil républicain sont signés, pendant de nombreuses années après la Révolution, "Grattepain, procureur". Le curé Grattepain n'aurait donc, semble t-il, pas été réfractaire au nouveau régime.
Jusqu'en 1833, le hameau de Ramel occupant la rive droite de la Sarce à l'entrée ouest de Beauvoir-sur-Sarce y compris le moulin faisait partie de la commune de Bragelogne, c'est une ordonnance royale du 1er octobre 1833 qui rattacha ce hameau à la commune de Beauvoir-sur-Sarce.
En 1973, Bragelogne et Beauvoir-sur-Sarce, s'associent et deviennent Bragelogne-Beauvoir dans le cadre de la loi du 16 juillet 1971[1] sur les regroupements de communes, dite loi Marcellin. Auparavant, une proposition de fusion avait été avancée entre Les Riceys et Beauvoir-sur-Sarce et une association entre Brachenoile, Channes et Beauvoir-sur-Sarce a également fait l'objet de discussions préliminaires mais ces préliminaires n'ont pas abouti.
Héraldique
Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
De gueules à la fasce d'argent, à une faux et une clef en sautoir brochant sur le tout, accompagnée d'un raisin en chef et d'une coquille en pointe, le tout d'or; Sur le tout du tout, de sable au lion d'argent armé et lampassé de gueules[2].
Cette création s'inspire des données héraldiques, concernant les principales familles ayant tenu la terre de Bragelogne et de Beauvoir sous l'ancien régime,notamment au niveau des émaux et des pièces utilisés. Elle veut également s'inscrire dans le présent économique et touristique de Bragelogne-Beauvoir.
- L'écu rappelle les armoiries des de Bragelogne qui furent seigneurs de Bragelogne au XIIIe siècle puis du XVIe siècle au XVIIIe siècle (de gueules à la fasce d'argent chargée d'une coquille de sable et accompagnée de deux molettes d'or au chef et d'une de même en pointe), Le blason des de Bragelogne est également celui de l'actuelle famille de Bragelongne et n'était donc pas utilisable par la commune.
- Le raisin placé au chef signale que l'activité dominante des deux villages est la viticulture. On relève au XVIIe siècle un Jacquillat, Seigneur de Bragelogne, dont les armoiries portent un raisin d'or ce qui signale la présence de la vigne au cours des siècles précédents.
- La coquille qui figurait sur la fasce des armoiries des de Bragelogne et placée ici en pointe rappelle la filiation historique et signale que Bragelogne est situé sur un des accès à la "voie de Vézelay" pour le pèlerinage de "Saint-Jacques de Compostelle". La façade de l'église Saint-Pierre aux liens de Bragelogne est d'ailleurs ornée de quatre coquilles.
- La clef rappelle que Bragelogne et Beauvoir faisaient partie du fief "Saint Vincent" qui relevait des comtes de Tonnerre dont les armes se lisent (de geules à deux clefs d'argent en sautoir), blason qui demeure celui de l'actuelle famille de Clermont-Tonnerre et n'était donc pas utilisable par la commune.
- La faulx rappelle les armes des de Faoucq, Seigneurs de Bragelogne, au XVIe siècle (d'azur à trois faulx d'argent emmenchées d'or).
- Le sur le tout du tout de sable reprend la couleur de la coquille des armes des de Bragelogne.
- Le lion évoque les Rochefort qui possédèrent Bragelogne depuis le mariage en 1287 d'Agnès de Plancy, Dame de Bragelogne et de Gaucher de Rochefort, Seigneur du Puiset et de Tanlay, jusqu'à leur extinction au milieu du XIVe siècle; Les Rochefort furent également seigneurs de Beauvoir.
Un sceau datant de 1287 pour Gaucher de Rochefort,Seigneur du Puiset et de Tanlay est également évoqué mais sans aucune précision non plus. Ce Gaucher de Rochefort ne semble pas apparenté aux Rochefort du Forrez portant les armoiries: d'azur à trois fleurs de lys d'or; au chef du même chargé d'un lion issant de gueules. En absence de certitude quant aux armes de Gaucher de Rochefort ou de son ascendance, c'est un lion stylisé qui a été retenu avec un choix d'émaux correspondant à ceux du blason des de Bragelogne
Administration
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité à préciser à préciser Paul Chauchefoin (Bragelogne) --- Agri-Viti. à préciser à préciser Paul Émile Clément (Beauvoir-sur-Sarce) --- Retraité à préciser à préciser Lucien Mouilley (Bragelogne) --- Viticulteur mars 1953 août 1973 Guy Finot (Beauvoir-sur-Sarce) --- Agri-Viti. à préciser mars 1971 Raymond Ménétrier (Bragelogne) --- Viticulteur mars 1971 mars 1995 Jacky Rollin (Bragelogne) --- Artisan mars 1995 en fonction André Griffon[3] (Bragelogne-Beauvoir) --- Retraité Toutes les données ne sont pas encore connues. Démographie
En 2008, Bragelogne-Beauvoir comptait 278 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 23 175e rang au niveau national, alors qu'elle était au 22 408e en 1999, et le 173e au niveau départemental sur 433 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bragelogne-Beauvoir depuis 1793. Avant la fusion, à Bragelogne, le maximum de la population a été atteint en 1800 avec 619 habitants. Après la fusion, le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 281 habitants.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[4], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[5]. Pour Bragelogne-Beauvoir, le premier recensement a été fait en 2006[6], les suivants étant en 2011, 2016, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Bragelogne-Beauvoir, est un recensement exhaustif[7].
Ci-dessous la démographie de Beauvoir-sur-Sarce avant la fusion :
Ci-dessous la démographie de Bragelogne, puis de Bragelogne-Beauvoir à partir de 1975 :
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 24,2 %) ;
- 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 7,4 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 33,9 %).
Lieux et Monuments
- Aire de Gaviot (plan d'eau pèche en 1re catégorie, terrain de foot)
- Croix de la Chapelle (calvaire du 19e siècle lieudit Derrière la Cure)
- Croix de la Croisette (calvaire du 19e siècle lieudit la Croisette)
- Croix de Sainte Elisabeth (calvaire du 19e siècle lieudit Sainte Elisabeth)
- Croix du Pré carré (calvaire du 19e siècle lieudit les Encintres)
- Croix du Réméré (calvaire du 19e siècle lieudit Bas du Réméré)
- Église Notre Dame, Beauvoir sur Sarce, Rue Notre-Dame
- Église St Pierre aux liens, Bragelogne, place des Anciens Combattants et Victimes de guerre)
- Ferme de Gaviot, encore appelée ferme du moulin (ancienne exploitation agricole habitée jusqu'en 1935)
- Ferme Sainte Elisabeth (toujours exploitée et habitée)
- Lavoir, Beauvoir sur Sarce, Rue de la Fontaine
- Lavoir, Bragelogne, Route des Bruyères
- Mairie annexe, Beauvoir-sur-Sarce, Rue de la Fontaine
- Mairie, Bragelogne, place de la Mairie
- Monument aux Morts, Beauvoir sur Sarce, Rue Ramel
- Monument aux Morts, Bragelogne, Place des Anciens Combattants et Victimes de guerre
- Moulin Cholet à l'ancien hameau de Ramel (moulin à eau en service jusqu'en 1950 pour la farine fourragère)
- Moulin de Gaviot (moulin à eau démantelé à la fin du 19e siècle)
- Petit lavoir, Bragelogne, Chemin des grandes Vignes
Personnalités liées à la commune
- Jean-Charles Desessartz (1729-1811), docteur régent de la faculté de Paris
- Marie-Hélène Guichard Lallement (1929-), artiste peintre[13]
Voir aussi
Bibliographie
- Alphonse Roserot, Dictionnaire historique de la Champagne méridionale des origines à 1790, Édition de l'Ouest, 1948
- Monique Pelissot, Les Riceys d'hier et d'aujourd'hui
Article connexe
Lien externe
Notes et références
- Loi du 16 juillet 1971 au Journal Officiel
- Fichier Chandon de Briaille (Archives départementales de l'Aube)
- Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
- Calendrier des recensements des communes du département de l'Aube sur www.insee.fr, Insee. Consulté le 27 février 2011
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 27 février 2011
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 27 février 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 27 février 2011
- Évolution et structure de la population à Bragelogne-Beauvoir en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 février 2011
- Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 février 2011
- voir extrait de la biographie de l'artiste, par Bernard Gauthron - Paris, sur http://www.artactif.com/guichard-mhelene
Wikimedia Foundation. 2010.