- Ligne 162 (Infrabel)
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Pour les articles homonymes, voir Ligne 162.Ligne 162 Ligne de Namur à Sterpenich (frontière luxembourgeoise)
via Libramont et Arlon
Carte de la lignePays
BelgiqueVilles desservies Namur, Ciney, Libramont, Arlon Historique Mise en service 1854 - 1859 Concessionnaires (Grande) Cie du Luxembourg (1846 - 1973)
État Belge / Infrabel
(groupe SNCB) (à partir de 1973)Caractéristiques techniques Longueur 146,8 km Vitesse de référence 130 km/h (160 km/h - avec restrictions - une fois la modernisation achevée) Écartement Voie normale (1,435 m) Électrification 3 000 Vcc Nombre de voies Double voie Signalisation Latérale SNCB + TBL1 Trafic Propriétaire Infrabel Exploitant(s) SNCB Trafic Voyageurs (Omnibus, InterCity, Internationaux)
Fret (trafic résiduel)Schéma de la ligne Légende


→ L 130 : Tamines, Charleroi 


→ L 161 : Gembloux, Bruxelles 


→ ex L 142 : Ramillies,Tirlemont 





0,00 Namur 

















→ L 125 : Andenne, Huy, Liège 


La Meuse 





→ L 154 : Dinant, Givet (F) 
2,10 Jambes-Est 
5,00 Dave-Saint-Martin 
7,80 Naninne 
10,90 Sart-Bernard 
11,60 N4 
11,90 A4 / E411 
14,00 Courrière 
11,90 A4 / E411 
16,70 Assesse 
18,30 Florée 
20,50 Natoye 


26,30 → ex L 128 : Spontin, Yvoir 


Chemin de fer du Bocq 
26,40 Braibant (arrêt touristique) 
27,10 Halloy (arrêt touristique) 


28,70 → ex L 126 : Huy Sud, Statte 
29,00 Ciney 

32,00 Leignon 
32,90 Chapois 
39,10 Haversin 
45,80 Hogne 
48,90 Aye 


51,00 → L 43 : Rivage, Liège 
51,20 Marloie 
57,60 Jemelle 


58,70 → ex L 150 : Houyet, Dinant 
60,00 Forrières 
62,80 Lesterny 
65,90 Grupont 
72,10 Mirwart 
76,20 Poix-Saint-Hubert 
80,00 Hatrival 
87,80 N89 / E46 


88,50 Y Serpont / Recogne 


89,30 → L 165 : Bertrix, Virton 
89,70 Libramont 


89,90 → ex L 163 : Bastogne, Gouvy 



94,40 A4 / E411 
94,80 Verlaine 
98,50 Neufchâteau 
100,30 N40 
100,40 Hamipré 
105,00 Cousteumont 
107,10 Lavaux 
111,10 Mellier 
114,80 Marbehan 


115,00 → L 155 : Virton, Écouviez (F) 
115,90 Rulles 
118,50 Houdemont 
119,00 A4 / E411 
121,60 Habay 
125,80 Hachy 
128,00 Fouches 





130,50 Stockem formation 


132,70 Stockem 





133,70 Atelier traction 
134,00 Viville 
135,80 Arlon 
137,60 Weyler 
140,30 Autelbas 


140,40 → L 167 : Athus, Rodange (L) 
142,60 Barnich 
145,50 Sterpenich 
146,80 Belgique - Luxembourg 
Ligne 5 vers Luxembourg modifier 
La ligne 162 relie Namur à la frontière luxembourgeoise, à l’est d’Arlon. Elle forme avec la ligne 161 une radiale nord - sud appelée « Ligne du Luxembourg ».
Cette ligne est la colonne vertébrale du transport en commun en province de Luxembourg et compte d’importants nœuds d’interconnexion avec les bus du TEC comme Arlon, Jemelle ou Libramont.
Construite à l’économie par la Grande compagnie du Luxembourg (un consortium d’investisseurs anglais souhaitant acheminer la malle des Indes par le rail), cette ligne qui ne comporte ni tunnels, ni ouvrages d’art importants présente un tracé très sinueux sur certains tronçons, avec par exemple quatre courbes serrées de près de 90 degrés à Mirwart.
Électrifiée en 1956, elle n’a depuis plus fait l’objet d’investissements importants, de sorte que c’est la « grande ligne » belge ayant la plus faible vitesse de référence (130 km/h). C’est également la plus longue…
Sommaire
Historique
- Dès 1835, l’État Belge développa son réseau de chemin de fer en étoile autour de la ville de Malines. Le sud du pays, faiblement peuplé, ne sera concerné que dans la seconde phase du développement, qui implique des concessionnaires privés à partir de 1844.
- La loi du 18 juin 1846 accorda la concession du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et Longwy, avec antennes vers l’Ourthe et Bastogne. La Grande Compagnie du Luxembourg est créée pour construire l’infrastructure.
- Le 28 août 1854, une première section, reliant la gare bruxelloise du quartier Léopold sur le territoire d’Ixelles et La Hulpe, prolongé l’année suivante vers Gembloux et Rhisnes, sur les hauteurs de Namur.
- Les capitaux anglais de la compagnie s’avèrent rapidement insuffisants, et la compagnie manque plusieurs fois de mettre la clé sous le paillasson. Des banquiers belges et des représentants des intérêts locaux des régions traversées rejoignent la compagnie qui progresse à bon rythme.
- La ligne 162 proprement dite est inaugurée en 1858, en trois phases : Namur - Ciney, Ciney - Grupont et Grupont - Arlon. La frontière grand-ducale est atteinte l’année suivante.
- En 1873, l’État doit intervenir financièrement dans la pose de la seconde voie qui vient de démarrer. La Compagnie du Luxembourg est nationalisée.
- avec son profil difficile, la ligne est de tout temps le terrain de jeu de locomotives à vapeur puissantes, telles les types 36 et 10, les plus puissantes de la SNCB avant guerre.
- En 1935, la SNCB inaugure la traction électrique entre Bruxelles et Anvers, avec des plans pour électrifier ses lignes principales. Si la Seconde Guerre mondiale interrompt ces projets, ils reprennent après la remise en état du réseau et en 1956, les premières automotrices prennent la ligne d’assaut, la SNCB commandera même les locomotives de la série 23 pour y remorquer les trains de marchandises.
- En 1980, l’arrivée des automotrices « break » préfigure la révolution que sera le plan IC-IR de 1984, avec la généralisation du trafic voyageur cadencé. Malheureusement, de nombreuses haltes (surtout au sud de Libramont) fermeront simultanément.
- En 2000, le matériel roulant est renouvelé avec l’arrivée des automotrices AM96, suivi en 2003 par une augmentation de la capacité des trains d’heure de pointe à l’aide de voitures à deux niveaux M6.
- En 2009, des travaux de remise à niveau démarrent, notamment avec le remplacement de la caténaire et des passages supérieurs. L’objectif est d’augmenter la vitesse de référence (qui est de 130 m/h depuis 1956) à 160 km/h, et surtout de réduire le nombre de « points singuliers » où la vitesse autorisée est parfois sérieusement réduite.
- En 2011, normalement, les vénérables automotrices "double", datant des années 1960 - 1970 et assurant les trains locaux, seront remplacées par des automotrices Desiro, fabriquées par Siemens.
Utilisation
Le trafic est composé
- d’une relation voyageurs « Intercity » Bruxelles - Namur - Ciney - Marloie - Jemelle - Libramont - Marbehan - Arlon - Luxembourg cadencée à l’heure ;
- d’une relation « omnibus » Namur - Ciney cadencée à l’heure, et prolongée vers Arlon toutes les deux heures. (fréquences réduites de moitié le weekend) ;
- d’une relation « RegioExpress » Arlon - Luxembourg exploitée par les CFL et ne marquant pas d’arrêts commerciaux en Belgique (outre Arlon) ;
- de trains internationaux Bruxelles - Strasbourg (prolongés éventuellement vers la Suisse et de moins en moins nombreux) ;
- de quelques aller-retour quotidiens de renforcement aux heures de pointe entre Jemelle et Namur (prolongés vers Bruxelles), d'un aller-retour entre Luxembourg et Namur (prolongé vers Bruxelles) et également d'un trajet "scolaire" entre (Bruxelles puis) Namur et Arlon (NB : la plupart de ces trains de renforcement assurent les mêmes arrêts que les trains « Intercity » );
- de plusieurs trains de pointe quotidiens entre Luxembourg et Arlon, et un train est même prolongé jusque Libramont.
Depuis la réfection de la ligne « Athus Meuse » qui a capté l’essentiel du trafic « fret » entre la Belgique d’une part, l’est de la France, la Suisse et l’Italie de l’autre, la ligne 162 n’est plus fréquentée que par les trains de marchandises de desserte locale. C’est également la raison pour laquelle la gare de triage de Stockem (Arlon) n’est presque plus utilisée.
Projets futurs
La ligne n’est réellement rentable qu’à ses extrémités, de sorte qu’Infrabel, le gestionnaire du réseau ferré belge est peu enclin à y investir. Un projet de liaison entre capitales européennes (Bruxelles - Luxembourg - Strasbourg) nommé Eurocap Rail existe toutefois dans les cartons, mais il manque une réelle volonté d’avancer, le financement étant limité et les besoins nombreux. En conséquence, les euro députés font depuis 2008 la « transhumance » entre les sessions parlementaires de Bruxelles et de Strasbourg en TGV via Paris.
Le Projet de la Branche nord de la LGV Rhin-Rhône (Luxembourg-Metz-Dijon) pourrait faire accélérer le projet d'une LGV entre Bruxelles et Luxembourg, cette ligne constituerait une alternative à la LGV Nord[réf. à confirmer] [1] qui serait proche de la saturation dans les prochaines décennies. Elle pourrait servir par exemple à des liaisons TGV entre Bruxelles, Lyon et le Sud-est de la France (Provence, Alpes et Côtes d'Azur).
Infrabel entame un « grand entretien » de la ligne en 2009-2010. Il consiste à renouveler la voie et la caténaire, remplacer de nombreux ponts, lever certaines restrictions de vitesses locales et augmenter la vitesse de référence à 160 km/h là où c’est possible sans frais importants. La voie fait également l’objet d’une sécurisation en nivelant certaines parois rocheuses jugées instables.
Il est également question de ré-électrifier cette ligne en 25 kV monophasé, comme ce fut fait pour la ligne Athus-Meuse, mais le montage financier reste à finaliser.
Annexes
Sources
- belrail.be - Ligne 162
- Le rail au pays d'Arlon - Roland Marganne in Le Rail, juillet 2003.
- (nl)Wim deridder - Spoorlijnen in Belgïe
- (nl)Paul Kevers : Belgische spoorlijnen
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