Galéria

Galéria

42° 24′ 36″ N 8° 38′ 57″ E / 42.41, 8.64916666667

Galéria
Vue de Galéria
Vue de Galéria
Administration
Pays France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Calenzana
Code commune 2B121
Code postal 20245
Maire
Mandat en cours
Daniel Rossi
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Calvi Balagne
Démographie
Population 340 hab. (2008)
Densité 2,5 hab./km²
Géographie
Coordonnées 42° 24′ 36″ Nord
       8° 38′ 57″ Est
/ 42.41, 8.64916666667
Altitudes mini. 0 m — maxi. 1717 m
Superficie 135,16 km2

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Voir la carte administrative

Galéria est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Sommaire

Géographie

Galéria est une commune du littoral occidental corse au Sud de Calvi, au fond du golfe du même nom, proche de l'embouchure du Fango et au pied du Capu Tondu (825 m). C'est une station touristique de la Balagne.

Elle occupe l'extrémité Nord-ouest du Parc naturel régional de Corse, dans un de ses territoires de vie nommé « Filasorma-Marsolinu ».

Relief

À l'ouest, la commune possède une façade maritime limitée, au nord par l'embouchure du ruisseau de Cardiccia à L'Argentella, et au sud par la Punta Nera. C'est une côte inhospitalière dotée d'un petit port abri à Galéria, et de deux grandes plages de sable rose : la plage de la Marine et la plage de la Tour. Entre les deux, un promontoire rocheux sur lequel s'élève une tour génoise ruinée, en partie restaurée.

La côte comporte quelques îlots tels Ciuttonu (le 1er îlot à l'est a une superficie de 557 m²), et les îlots de Mursetta dont l'îlot nord est le plus grand avec une superficie de 8 295 m² et une hauteur de 26 m.

Golfe de Galéria

Ses limites terrestres au nord sont le ruisseau de Cardiccia jusqu'à Capu di L'Argentella (813 m) au pied duquel le ruisseau prend sa source. Elles se poursuivent vers les petits hameaux de Cerchisani et de Porta Vecchia aux abords de la D81 pour repartir ensuite sur une ligne de crêtes passant par Bocca a u Ghineparu, Capu Caviglia (Calenzana - 893 m), Bocca d'Avulanu, Capu Cardellu (1 087 m), Capu-di-Vegnu (Calenzana - 11 388 m), Punta di Bonassa jusqu'à Capu Formiculaghiu (1 713 m) l'extrémité orientale de la commune. Elles suivent ensuite la crête de Muntunaghiu, passent par Punta a Scala (Manso - 1 409 m), Punta a u Corbu (Manso - 1 123 m), Bocca di Luca, la crête de Chiumi Punta-di-Chiumi (727 m) pour redescendre jusqu'à Ponte-Vecchiu, un pont génois praticable sur le Fango. De ce pont, les limites suivent alors le cours du Fango en amont jusqu'à sa confluence avec le ruisseau de Perticatu, le cours du dit-ruisseau jusqu'à Bocca di Melza, puis repartent vers Capu Manganellu (1 023 m), la crête jusqu'à Punta Salisei (927 m), Punta di Capu Tondu (825 m), le col de Palmarella à 408 m d'altitude sur la D81, Punta di a Listerniccia, Capu Licchia (Osani) jusqu'à la mer à Punta Nera.

Le Fango

Le Fango descendant de Manso, traverse la commune pour se jeter à la mer dans le golfe de Galéria. Il crée une zone humide à Pianu di l'Olmu peu avant son embouchure, nommée Riciniccia, en bordure littorale du site naturel de la Vallée du Fango. Son cours est alimenté par les eaux du ruisseau de Marsulinu lui même grossi par celles du ruisseau de Prezzuna.

La commune est très boisée. La moitié sud de son territoire est couverte par la forêt communale du Filosorma et les forêts domaniales du Fango et de Tetti.

Son sol est granitique sur la majeure partie du territoire. Granit rouge et porphyre rouge rendent le paysage (collines, côte et plages) très coloré, comme pour les « piscines naturelles » le long du fleuve Fango.

Habitat

Casa di i Pueti à Prezzuna

L'essentiel des habitations est concentré sur le village de Galéria et autour de son port. Le bâti est relativement récent, datant du XIXe siècle. Les pievi de cette partie littorale de l'île (Sia, Armito, Chiomi), ont durant des siècles été désertées à cause des incessantes invasions barbaresques qui détruisaient tout, pillaient et enlevaient les gens pour en faire des esclaves.

Quelques petits hameaux occupent des terres exploitables de ce vaste territoire de nos jours classé.

  • À l'extrême nord du littoral, se trouve le petit hameau de l'Argentella. Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, existait Port Julia utilisé pour les exploitants des mines d’argent du massif de l’Argentella.
  • Fango se trouve au carrefour des routes D81 et D351 menant à Manso.
  • Calca se situe au sud-ouest de Galéria,
  • Nuvalezza à 800 mètres au NE du pont des 5 arcades,
  • Prezzuna est situé dans la vallée du ruisseau de Prezzuna. Il a été fréquenté au siècle dernier par les illustres poètes niolins Peppu Flori et Pampasgiolu di l'Acquale. Ce dernier repose au cimetière de Prezzuna, dominé par l'église Sainte-Lucie.
  • Chiusone est un hameau abandonné accessible par un sentier, situé dans le vallon de Lucca, celui du ruisseau de Prezzuna, à l'est de Prezzuna.
Article détaillé : Chiusone.
  • Cherchisani et Porta Vecchia, sont situés de part et d'autre du cours d'eau dans la vallée du Marsulinu au nord de la commune, proches de la D81.

La vallée du Marsulinu s'étend au sud de Calvi, « à cheval » sur les communes de Calenzana et Galéria. C'était l'ancienne pieve d'Armito qui a été très longtemps quasi inhabitée en raison des fréquentes invasions barbaresques durant des siècles.

Accès

Pont des 5 arcades sur le Fango

Qu'on arrive du nord (Calvi) ou du sud (Ajaccio), pour accéder au village de Galéria il faut emprunter la D81 jusqu'au carrefour dit Pont des Cinq Arcades et ensuite, prendre la D351 qui se termine en cul-de-sac au port même de Galéria.

On accède également à Galéria depuis Calvi en empruntant la D81b, la route du littoral, sinueuse mais offrant des paysages pittoresques.

Communes limitrophes

Histoire

Préhistoire

Le site était fréquenté dès la préhistoire. Un gisement préhistorique existe à l’Ambiu, à un kilomètre au sud du village de Galéria, sur une colline de 226 m de haut[1].

Antiquité

Moyen Âge

Vers 844, Boniface II marquis de Toscane et tutor Corsicæ, abandonne l'île aux Sarrasins qui pillaient ses côtes depuis 714. L'ensemble des structures civiles et religieuses de l'île subit des modifications en raison du dépeuplement causé surtout par l'occupation sarrasine au IXe siècle et les incessantes incursions barbaresques.

Au XIe siècle, pour assurer une meilleure tranquillité du commerce, Pise et Gênes combattent les bases sarrasines qui restent en Corse en 1015 une fois la reconquête de la Corse achevée.

1092 : Le pape Urbain II nomme l'archevêque Daibertus évêque de Pise métropolitain-suzerain des 6 diocèses corses. En 1133 Gênes obtient du pape Innocent II ceux de Nebbio, Mariana, Accia, Pise conservant Sagone, Ajaccio et Aleria. Le territoire représenté par les pievi de Chiomi et d'Armito relevait de l'autorité du diocèse de Sagone. Il était quasi inhabité.

En 1366 la podestérie de Balagna (cette expression apparaissait déjà en août 1324 dans l'inféodation faite par l'Aragon à Enrico et Opicinello de Cinarca[2]) comprenait les mêmes pievi que cent ans plus tard en 1454 : Chiomi, Armito, Olmia, Pino, Santo Andrea, Tuani, Jussani et Ostricone[3].

Temps modernes

L'histoire de la commune est fortement liée à la vallée du Niolu (transhumances). Les Génois ont marqué leur présence en laissant la tour ruinée de Galéria et un pont au lieu-dit Ponte-Vecchiu. Ce pont « à cheval » sur les communes de Manso et de Galéria, permettaient lors de l'impiaghjera, la descente dans la plaine, à de nombreux bergers niolins de se rendre dans des zones de pacages sans avoir à payer des droits.

Article détaillé : Sentier de la transhumance.

Galéria se situait dans la pieve de Chiomi, une pieve inhabitée vers 1520 sauf le village de Luzipeo[4].

Le site était fréquemment razzié par les Barbaresques. Pour assurer la sécurité les Génois avaient fait construire au XVIe siècle 4 tours, de nos jours ruinées, pour surveiller l'approche des barbaresques :

  • Torre Truccia, tour littorale au NO de Torre Mozza, défendant la plaine et les vallons des ruisseaux de Fiuminale et de Marconcellu ;
Pavillon de chasse du Prince Pierre à Luzipeo (Calenzana)
  • Torre Mozza à Luzipeo, au nord de l'étang de Crovani. Sur son emplacement le prince Pierre-Napoléon Bonaparte fit construire en 1852 un remarquable pavillon de chasse[5]. Celui-ci fut incendié et détruit pendant la chute de l'Empire. Il n'en reste que des ruines.
  • Tour de Galéria, tour littorale ronde, flanquée d'un magasin, dominant l'embouchure du Fango. Construits en 1551 à 1573, la tour et le magasin attenant étaient des édifices militaires. Elle était destinée à défendre la vallée du Fango (le village de Galéria n'existe que depuis le XIXe siècle),
  • Tour Maraghiu, plus à l'intérieur au NE de la tour de Galéria, défendant la vallée du Marsulinu (le village de Manso n'existe que depuis le XIXe siècle).

En 1537 Armito et Chiomi disparaissent des registres des tailles de Balagna.

1569 : Gênes dote l'île de "Statuts civils et criminels" qui resteront en vigueur presque jusqu'en 1789. le territoire qui faisait partie de la province de Balagna, était soumis au tribunal ecclésiastique de Sagone, l'un des cinq de l'île au début du XVIIIe siècle, et en matière civile, relevait de la juridiction de Calvi.

Article détaillé : Calvi (cité).

1576 - 1790 : la Pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Calvi est le siège du diocèse de Sagone. En 1790, le diocèse de Sagone est supprimé et rattaché au diocèse d'Ajaccio.

Le 7 juillet 1790 la Corse n’a plus qu’un seul évêque dont le siège est fixé à Bastia par l'Assemblée nationale.

Dans sa Storia veridica della Corsica manuscrit rédigé au XVIIIe siècle, le curé Francesco Maria Accinelli ne cite Galéria que pour son port et les forêts avoisinantes qui fournissaient de grandes quantités de bois dont les Calvais en faisaient un grand commerce[6]. Le lieu était pour ainsi dire inhabité, n'étant pas mentionné dans son œuvre comme relevant d'une juridiction quelconque. La pieve de Chiomi n'existait plus, mais les terres et forêts appartenaient à Calenzana, à Moncale et aux communautés du Niolu.

La pieve prendra le nom de pieve de Filosorma qui fusionnera, après la cession de la Corse à la France, avec la pieve d'Olmia pour former la pieve de Monte Grosso.

Le 26 février 1790, un décret de l’Assemblée nationale fixe le nom, l’étendue, les limites et les districts des 83 départements. La Corse est partagée en neuf districts (avant on disait juridictions) : Bastia, Oletta, A Porta, Cervioni, Corti, l’Isula Rossa, Aiacciu, Tallà et Vicu. Le district est partagé en cantons (avant on disait pievi), le canton en communes. Monte Grosso devient ainsi le canton de Calenzana qui est dans le ressort du tribunal de L'Île-Rousse.

Au XIXe siècle la commune de Galéria est créée.

Epoque contemporaine

En 1954 Galéria compte 458 habitants[4]. Elle fait partie du canton de Calenzana qui comprend les communes de Calenzana, Galéria, Manso, Moncale, Cassano, Lunghignano, Montemaggiore et Zilia.

Dans les années 1970, on doit à un pêcheur de Galéria, Nino le Sarde, d'avoir exterminé à coups de fusils les derniers phoques moines qui avaient trouvé refuge dans les grottes de Scandola (à cette époque la réserve n'existait pas).

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Daniel Rossi . .
mars 2008   Daniel Rossi . .
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
327 350 311 306 305 302 340
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Economie

Coucher de soleil sur le golfe de Galéria
Plage de la Marine

Galéria est devenu un site touristique prisé des vacanciers. Un bureau d'information est ouvert en saison au carrefour du Pont des Cinq Arcades. Les Réserve naturelle de Scandola et Réserve de Biosphère de la Vallée du Fangu sont des attraits majeurs à notre époque. La mer a permis la création d'activités recherchés par certains : nautisme, plongée sous-marine, promenade en mer vers Scandola et Girolata et qui permettent de prolonger la saison touristique. La marina s'est développée, offrant même un accueil pas toujours suffisant aux plaisanciers. La baignade est prisée dans les « piscines naturelles » de porphyre rouge tout le long du Fango. L'exploitation des mines argentifères de L'Argentella est depuis longtemps abandonnée. Il n'en reste que des édifices ruinés.

La pêche côtière se pratique en saison estivale pour répondre à la demande d'établissements ouverts la plupart que saisonnièrement.

La pêche à la langouste est la plus pratiquée. Elle est autorisée du 1er mars au 30 septembre, à la nasse le mois de mars puis au filet, excepté dans la zone de réserve de l'anse d'Elpa Nera.

Mais l'économie de la commune reste encore le pastoralisme (caprins, ovins et bovins) car son histoire reste fortement liée à la vallée du Niolu (transhumances). Sont appréciés les fromages de chèvres et de brebis de type Calinzanincu fabriqués, particulièrement ceux de chèvre produits dans le Marsulinu par Ghjaseppu Acquaviva de è Mustelle plusieurs fois primé (2006, 2007).

La vigne, autrefois cultivée au lieu-dit Guaïtella dans la basse vallée du Marsulinu, a totalement disparu du paysage.

Les services du P.N.R.C. sont implantés à Galéria. Depuis ce port où est basée leur unité, les agents assurent la surveillance par mer de la Réserve naturelle de Scandola.

Lieux et monuments

Patrimoine naturel

Réserve naturelle de Scandola

Article détaillé : Réserve naturelle de Scandola.

Elle est située à la fois sur Osani et sur Galéria, au sud de la commune. Elle a été déclarée patrimoine mondiale de l'humanité par l'UNESCO. En période estivale et par beau temps, du port de Galéria partent des bateaux d'excursion pour Scandola.

Réserve de Biosphère de la Vallée du Fangu

Galéria fait partie des 9 communes situées dans le périmètre de la Réserve de Biosphère[7].

Réserve biologique domaniale intégrale

La commune possède une réserve biologique de 77,9 ha nommée Malazanca (FR2400097), déclarée le 7 août 1988[8].

Rivière et Vallée du FANGO

Galéria partage avec Manso et Calenzana le site Natura 2000 appelé « Rivière et Vallée du FANGO ». Le site a une surface de 18 963 hectares sur les 26 825 hectares de la vallée[9]. Le site d’intérêt communautaire englobe une magnifique rivière méditerranéenne dans l’intégralité de son bassin versant, le Fango, dont les eaux, de bonne qualité, abritent une faune diversifiée (les cinq zones écologiques caractéristiques des cours d'eau sont représentées).

Riciniccia

Delta du Fango
Article détaillé : Riciniccia.

Il est un site naturel protégé à l'embouchure du Fango d'une superficie de 116 ha, propriété du Conservatoire du littoral[10].

Scandula du Conservatoire du littoral

Galéria partage avec Osani des terrains acquis (502 ha) par le Conservatoire du littoral dans la presqu'île de Scandola[11].

ZNIEFF

La commune est concernée par 6 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2ème génération :

Chênaie verte du bassin du Fango

Les communes de Galéria et de Manso se partagent la zone d'une superficie de 4 538 ha. Les formations boisées s'étendent principalement sur la rive gauche du fleuve entre 100 et 1 500 mètres, en situation d'ubac. La limite occidentale est matérialisée par le col de Palmarella et à l'est par le col de Capronale. La zone concernée comprend également deux autres secteurs séparés : la haute vallée de Prezzuna (Luca) d'une part et les bords de la Cavicchia d’autre part. La végétation arborée est dominée largement par le chêne vert qui est présent sous différents stades[12].

Côte rocheuse et falaises maritimes de punta Ciuttone et punta Ferraghjola

Le site de la Punta Ciuttone est localisé sur la côte rocheuse occidentale au nord de Galeria. Il s'étend sur environ huit kilomètres entre la plage de Galeria et la Baie de Crovani. La zone est limitée à l’est par la route D81b, sauf au niveau du vallon de Dispensa qu’elle englobe[13].

Crêtes et hauts versants asylvatiques du monte Cinto

Cette vaste ZNIEFF qui concerne 16 communes, comprend l'ensemble du haut massif du Cinto[14].

Delta du Fango

La zone est située sur la côte, entre la baie de Calvi au nord et le golfe de Porto au sud. Il s'agit d'un estuaire classique, exutoire du Fango qui prend sa source dans l'étage montagnard et conserve un écoulement permanent dans sa partie la plus aval. La présence d'un large cordon littoral formé de sable et de galets, permet le maintien d'un système potamique (plan d'eau à écoulement lent) que l'on retrouve au débouché de certains fleuves corses comme l'Ostriconi[15].

Maquis du bassin du Fango

Ce sont 9 678 ha de maquis couvrant 3 communes, représentant le bassin du Fango, entre 10 et 1 000 mètres d'altitude[16].

Punta Validori-Punta di Stollu

La zone est située à l’Ouest du village de Galéria. Elle a une superficie de 312 ha[17].

Patrimoine architectural

Architecture sacrée

Longtemps inhabité à cause des incessants raids barbaresques, le site ne recèle pas d'édifices religieux anciens.

  • L'église paroissiale Sainte-Marie, située au cœur du village. Sa restauration s'est achevée en fin 2009.
  • L'église Sainte-Lucie (Santa Lucia) à Prezzuna. Elle est attenante à une annexe de la mairie de Galéria, et à la Maison des Poètes (Casa di i Pueti à Peppu Flori à Pampasgiolu), deux grands poètes corses originaires de Lozzi. Elle domine le cimetière où repose le poète ((Pampasgiolu di l'Acquale.

Architecture civile

Ponte Vecchiu
  • Pont génois au lieu-dit Ponte Vecchiu, un pont carrossable pour franchir le Fango. De là, une piste permettait d'accéder aux pentes de Punta di Chiumi où se trouvent les ruines d'une ancienne chapelle Saint-Pierre (Manso).
  • Monument aux morts

Tour de Galéria

Tour de Galéria ou de Calcinaggia (ou Calcinaghja). Construits de 1551 à 1573, la tour littorale et le magasin attenant étaient des édifices militaires. Ils étaient encore en service au début du XVIIIe siècle siècle. En 1792 une explosion de munitions avait détruit l'ensemble. La tour a été partiellement restaurée et le magasin restauré en 1977 pour servir de gîte d'étape. Propriété de la commune, l'ensemble est protégé depuis le 22-04-1994 et inscrit aux MH[18].

Tour de Maraghiu

Tour génoise ruinée, construite à l'intérieur des terres au-dessus de la vallée du Marsulinu.

Autres

Casa Marina

Installée dans le centre du village de Galéria, à quelque 200 m du port, elle est une structure d'accueil et d'hébergement offrant des séjours nature à caractère pédagogique : découverte, apprentissage et approfondissement des connaissances du milieu littoral et marin autour de la Réserve de Scandola, du site naturel protégé de la Vallée du Fango Riciniccia à l'embouchure du Fango, de l'yeuseraie de Piriu et de la Vallée du Fango déclarée réserve mondiale de biosphère par l'UNESCO.

Gérée par le Parc naturel régional de Corse, cette structure d'une capacité d'accueil de 36 places est agréée par le ministère de l'Éducation Nationale et déclarée auprès de celui de la Jeunesse et des Sports.

Casa di i Pueti

L'ancienne école primaire de Prezzuna abrite désormais A Casa di i Pueti (Maison des Poètes) dédiée à Peppu Flori et Pampasgiolu di l'Acquale, deux illustres poètes corses du XXe siècle, originaires du Niolu. À l'arrière du bâtiment qui est accolé à l'église Sainte Lucie, se situe une annexe de la mairie de Galéria.

Plage de la Tour de Calcinaghja

Cette grande plage de galets qui sépare le site naturel protégé Riciniccia de la mer, est connue pour être fréquentée par de nombreux naturistes.

Fêtes et Loisirs

  • La fête patronale est le 15 août Santa Maria Assunta.
  • Le GR Tra Mare e Monti (Entre Mer et Montagnes) qui permet de relier Calenzana à Cargèse, traverse le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune

  • Michel Claude Weis

Notes et références

  1. Site porté sur les cartes IGN
  2. M.G. Meloni, "La Corona d'Aragona e la Corsica…", op.cit. p.606, d'après ACA, Cancelleria, Papeles Para Incoporuar, caja 27, doc.97)
  3. U. Assereto, "Genova e la Corsica (1358-1378)", op.cit, puis G. Petti Balbi, ibid., pp.45-46
  4. a et b Corse : Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  5. Des photos du Fonds Bonaparte : Excursion en Corse de Roland Bonaparte (1887) sont conservées au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Paris
  6. Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  7. Fiche Vallée du Fango (FR6300002) Réserve de Biosphère, zone centrale
  8. Fiche INPN Malazanca (FR2400097)
  9. Fiche FR9400577 - Rivière et Vallée du FANGO sur le réseau Natura 2000
  10. Fiche INPN EMBOUCHURE DU FANGU (FR1100052)
  11. Fiche INPN SCANDULA (FR1100057)
  12. (fr) ZNIEFF 940004204 - Chênaie verte du bassin du Fango sur le site de l’INPN.
  13. (fr) ZNIEFF 940013124 - Cote rocheuse et falaises maritimes de punta Ciuttone et punta Ferraghjola sur le site de l’INPN.
  14. (fr) ZNIEFF 940004233 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du monte Cinto sur le site de l’INPN.
  15. (fr) ZNIEFF 940004138 - Delta du Fango sur le site de l’INPN.
  16. (fr) ZNIEFF 940004236 - Maquis du bassin du Fango sur le site de l’INPN.
  17. (fr) ZNIEFF 940013123 - Punta Validori-Punta di Stollu sur le site de l’INPN.
  18. Notice no PA00132605, sur la base Mérimée, ministère de la Culture

Voir aussi

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Articles connexes

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