Carces

Carces

Carcès

Carcès

Façades de style provençal, rue du Maréchal Foch
Façades de style provençal, rue du Maréchal Foch

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Brignoles
Canton Cotignac
Code Insee abr. 83032
Code postal 83570
Maire
Mandat en cours
Jean-Louis Alena
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Comté de Provence
Site internet http://www.carces.fr
Démographie
Population 2 848 hab. (2006)
Densité 80 hab./km²
Gentilé Carçois
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 37″ Nord
       6° 11′ 01″ Est
/ 43.47694444, 6.18361111
Altitudes mini. 110 m — maxi. 396 m
Superficie 35,76 km²

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Voir la carte administrative

Carcès (en occitan provençal Carces selon la norme classique et la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les habitants s'appellent les Carçois et les Carçoises.

Sommaire

Géographie

Situation

Village du centre Var situé au confluent de l’Argens et du Caramy principalement connu pour le lac de la Fontaine d'Ajonc (appelé communément « lac de Carcès ») de plus de 100 hectares et 8 kilomètres de rives.

Carcès est un village de 2 453 habitants et d'une superficie de 3 576 hectares (soit 69 habitants au kilomètre carré, d'après les sources INSEE 1999), à une altitude de 115 mètres. C'est une station climatique[réf. nécessaire] qui a été la troisième ville de France éclairée à l'électricité (depuis 1889)[réf. nécessaire]. L’usine électrique communale était située sur le confluent de l'Argens (qui se jette à la mer à Fréjus) et du Carami. Les sites pittoresques et les bords ombragés de ses rivières, ainsi que de nombreux sentiers pédestres balisés, attirent chaque année de nombreux amoureux de la nature.

Communes limitrophes

Rose des vents Montfort-sur-Argens Cotignac Entrecasteaux Rose des vents
Correns N Le Thoronet
O    Carcès    E
S
Le Val Vins-sur-Caramy Cabasse
Enclave: {{{enclave}}}

Histoire

Moyen Âge

Sur l'éperon qui domine le confluent de l'Argens et du Carami ainsi que les quatre voies d'accès au village, les premiers seigneurs de Carcès, les Châteaurenard, dressèrent en l'an 1000 le premier fort. Dans deux chartes de 1085 et 1099, Bertrand et Bérenger, évêques de Fréjus, restituèrent à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Sainte-Marie-de-Pignans de Sainte-Marie-de-Barjols et toutes les églises situées dans la vallée de Carcès (dont Notre-Dame-de-Carami de Carcès). En 1235, lorsque Raymond Béranger fit faire le recensement des chevauchées qui lui étaient dues dans le diocèse de Fréjus, le château de Carcès fut taxé à un chevalier. La seigneurie de Carcès appartenait à cette époque à Guillaume de Cotignac, et passa successivement, comme celle de Cotignac, dans la famille de Pontevès à partir de 1240, qui éleva un château dont il reste aujourd'hui des ruines importantes. Puis dans les familles de Simiane, de Rohan-Soubise et de Condé.

Pendant les guerres de religion à partir de 1562. Le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques les « Carcistes » ou « Marabouts », nom qui signifiait « cruels et sauvages ». Il combattait les Razats du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne. Les deux camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant autres cruautés. Le Parlement condamna d'abord la conduite des carcistes et permit de « courir sur eux et de les tailler en pièces ». À cet ordre, une partie de la Provence prit les armes et, en peu de jours, soixante-six carcistes périrent devant Cuers, quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée et Carcès ne dut son salut qu’à l’arrivée en Provence de Catherine de Médicis.

Maison de Carcès avec façade en carreaux de faïence

Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en comté, avec remises des terres de Cotignac, Flassans, Pourqueirolles, Château-Neuf, Blioux, La Molle, Tavernes, Brue, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières appellations ressortissant au parlement d'Aix : siège qui fut établi le 22 novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les guerres de religion.

La société patriotique de Carcès

Fondée le 4 août 1792, la Société patriotique s'établit au quartier dit de Sous-Ville dans une salle où Barras donna des conférences pour exalter la foi révolutionnaire des Carçois. Pour montrer leur patriotisme, ils gravèrent sur les murs de la salle du Club les « Commandements révolution­naires de la Montagne » dont s'inspirè­rent les sociétés secrètes du XIXe siècle.

Légende de la Cabro d’Or

Naguère en Provence, il n'y avait pas de paysans sans chèvre, et même en ville, des chèvres se promenaient dans les rues. Tous les matins, jusqu'à 9 ou 10 heures, les bergères des alentours arrivaient dans la ville et s'installaient avec leurs chèvres, sur les places publiques pour traire à la demande en criant : « Bouen lach fresc ! » (Bon lait frais !) Plus tard dans la journée, les bergères revenaient pour vendre des « recuites » et du lait caillé : « Lei broussos de Rove ! » (brousses très réputées de la race des chèvres de Provence « La Rove »).

Mais si les paysans provençaux avaient généralement du moins une chèvre à la ferme, il en était une qu'ils ne pouvaient jamais attraper : c'était la « Cabro d'Or », elle faisait la chronique des veillées, des paysans l'auraient vue près d'une grotte, sur une colline, au bord d'une source, car seule cette chèvre fée connaissait l'endroit où se cachait le trésor et pouvait s'en emparer celui qui l'attraperait ! Cette légende, en Provence, remonte à l'époque des Sarrasins, mais à Carcès, l'on raconte que par temps de pleine lune et de mistral, la silhouette d'une « Rove » se profilerait parmi les pierres du château, et, le rosé aidant, elle pourrait bien vous conduire jusqu'au trésor de la « Cabro d'Or » enfoui par les Templiers dans quelque souterrain du château.

Économie

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1985 Jean-Louis Alena Parti socialiste
juin 1995 réélu en 2001 Jean-Louis Alena Parti socialiste
2001 réélu en mars 2008 Jean-Louis Alena Parti socialiste
mars 2008 Jean-Louis Alena Parti socialiste

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[1])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
1912 2026 1807 2092 2270 2453 2709 2848
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • la vieille ville (cité médiévale)
  • la Tour de l'Horloge et la fontaine des quatre saisons sur la place de la mairie
  • l'église Sainte Marguerite
  • la chapelle Notre-Dame de Carami (Notre-Dame de Bon-Secours)
  • le confluent de l'Argens et du Caramy
  • le théâtre plein ciel Laurent Gerra
  • la place de la Capelette (aujourd'hui place Gabriel Péri)

Église de Carcès

L'ancienne église de Carcès, fondée en 1085 et consacrée en 1152 par une bulle du pape Eugène III, était située près du cimetière actuel et assura le service paroissial jusqu'en 1779. Comme elle menaçait de devenir une ruine (elle fut démolie en 1787) le culte fut transféré à la chapelle des Pénitents-Blancs, aujourd'hui dis­parue, puis, en 1781, à la chapelle des Augustins qui devint alors l'église actuelle de Carcès.

L'église actuelle, en 1561, le seigneur Jean de Pontevès (dont il devint comte en 1572) appela à Carcès quelques moines augustins de Brignoles et leurs fit bâtir une chapelle terminée en 1573. De style roman tardif, elle possède un beau portail Renaissance où fut ajouté au XIXe siècle le petit groupe de trois saints : Victor, Constant et Libérat. Dans l'acte de concession qui liait le comte aux religieux fut stipulé que la comtesse aurait sa chapelle particulière. Celle-ci fut construite à l'exté­rieur et une fenêtre, maintenant obstruée, fut percée dans le mur du chœur, permettant ainsi à la comtesse de suivre les offices. Le tout fut terminé en 1582. On peut encore voir le mur et la porte de cette chapelle derrière l'église. Le monastère situé à l'emplacement de l'actuelle poste était séparé de la chapelle par un cloître ; ces deux constructions ont disparu. En 1676, un moine d'origine carçoise, frère Perrin, religieux au Thoronet, ramena de Rome des reliques des saints Victor, Constant et Libérat, il fut décidé de placer la chapelle sous leur protection.

En 1781, la chapelle des Augustins devint l'église de Carcès par décision de monseigneur Beausset, évêque de Toulon. Après la tourmente révolutionnaire, l'église, où le culte avait repris en 1804, fut consacrée à sainte Marguerite.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, l'église s'agrandit par l'adjonction de chapelles latérales, la construction d'une tribune et le rehaussement du clocher de quatre mètres, car la cloche n'était pas entendue dans tout le village. Cette cloche, qui pèse plus de sept cents kilogrammes, date de 1546 : inscription: « JOHAN DE PONTEVES BARON DE COTIGNAC CESNOR DE CARCES », elle est classée monument historique depuis 1981. Le clocher s'enrichit de deux autres cloches, l'une baptisée Marguerite en 1847, l'autre baptisée Florence en 1950.

Lac de Carcès

Grâce au lac de la Fontaine-d'Ajonc (appelé communément « lac de Carcès »), qui stocke huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive, Toulon est alimenté pour neuf millions de mètres cubes, et la marine et les communes de la ceinture toulonnaise regroupées en deux syndicats intercommunaux (La Seyne, Hyères, Carqueiranne, La Crau, La Londe-les-Maures, Le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, Pierrefeu, Collobrières, La Valette-du-Var, La Garde, Le Pradet) pour dix-huit millions de mètres cubes. Il a été construit de 1934 à 1939. En 1935, la ville de Toulon concédait l'exploitation de la stérilisation de l'ozone (procédé de M. Otto qui permet d'avoir au final une eau potable et non chlorée) des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone. Les concessions initiales ont été grossies de vingt avenants au cours des années, ce qui a obligé à une nouvelle rédaction en 1980. Mais il a toujours été stipulé, dans les différentes versions, que la baignade et la navigation sur le lac étaient interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage d'eau durant la période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi en plus du niveau normal. À titre d'information, le barrage est asséché tous les dix ans. Les travaux prévus pour cet assèchement sont chiffrés à 690 000 euros, c'est-à-dire que la commune de Toulon n'entend pas abandonner les sources en eau du lac de Carcès qui couvrent la majeure partie de ses besoins, et que celui-ci n'est pas prêt de pouvoir être aménagé à des fins touristiques ou de loisirs.

Personnalités liées à la commune

  • Laurent Gerra, imitateur, est un habitué de "la Cabro d'Or", le restaurant mascotte du village.

Héraldique

Blason de la ville de Carces (83) Var-France.svg "D'argent, à un franc-quartier azur, chargé d'une étoile d'or."

Galerie

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sources

Bibliographie

Jacques Seillé, Histoire de Carcès. La vie d'un village provençal des origines au XXe siècle, édition personnelle, 1984.

Notes

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43° 28′ 37″ N 6° 11′ 01″ E / 43.47694444, 6.18361111

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