Bernanos

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Georges Bernanos

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Georges Bernanos, né le 20 février 1888 à Paris et mort le 5 juillet 1948 (60 ans) à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain français. Il est enterré au cimetière de Pellevoisin (Indre).

Il est le père de l'écrivain Michel Bernanos. Son fils cadet Jean-Loup Bernanos (décédé en 2003, et qui consacra sa vie à l'œuvre de son père) est aussi l'auteur d'une biographie (Georges Bernanos, à la merci des passants) et d'une iconographie qui font référence.

Sommaire

Biographie

Son père, Émile Bernanos, est un tapissier décorateur d'origine lorraine. Sa mère, Hermance Moreau, est d'une famille de paysans berrichons (Pellevoisin). Il garde de son éducation une foi catholique et des convictions monarchistes. Il passe sa jeunesse à Fressin en Artois. Cette région du Nord marquera profondément son enfance et son adolescence, et constituera le décor de la plupart de ses romans. Choqué par les reculades du Royaume-Uni et de la France culminant au moment des accords de Munich, il s'exile au Brésil, avant d'être l'un des premiers inspirateurs de la Résistance. Il meurt en laissant le manuscrit d'un dernier livre, paru de façon posthume : La France contre les robots.

Premiers engagements

Catholique fervent, nationaliste et monarchiste passionné, il milite très jeune dans les rangs de l'Action française en participant aux activités des Camelots du roi pendant ses études de lettres, puis à la tête du journal L'Avant-Garde de Normandie jusqu'à la Grande guerre. Réformé, il décide tout de même de participer à la guerre en se portant volontaire dans le 6e régiment de dragons (cavalerie) ; il aura de nombreuses blessures au champ d'honneur.

Après la guerre, il s'éloigne d'une activité militante, mais se rapproche de nouveau de l'Action française lors de la condamnation romaine de 1926 et participe à certaines de ses activités culturelles. En 1932, sa collaboration au Figaro du parfumeur François Coty entraîne une violente polémique avec l'Action française et sa rupture publique avec Charles Maurras.

Premières œuvres

Dans les années 1920, il travaille dans une compagnie d'assurances, et ce n'est qu'après le grand succès de son roman Sous le soleil de Satan (1926) qu'il peut se consacrer entièrement à la littérature. Ayant épousé en 1917 Jeanne Talbert d'Arc, lointaine descendante d'un frère de Jeanne d'Arc, il mène alors une vie matérielle difficile et instable dans laquelle il entraîne sa famille de six enfants et son épouse à la santé fragile. Il écrit en dix ans l'essentiel de son œuvre romanesque où s'expriment ses hantises : les péchés de l'humanité, la puissance du mal et le secours de la grâce.

Il publie ensuite, toujours chez Plon, L'Imposture et sa suite, La Joie, qui reçoit le prix Fémina.

Journal d'un curé de campagne

En 1936, paraît Journal d'un curé de campagne, qui sera couronné par le Grand prix du roman de l'Académie française, puis adapté au cinéma sous le même titre par Robert Bresson (1950). Ce livre est l'expression d'une très profonde spiritualité. Il témoigne d'un style limpide et épuré, tout en intériorité. La figure du curé d'Ambricourt rejoint celle de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, portée sur les autels par Pie XI en 1925. Il est possible qu'elle soit aussi inspirée par un jeune prêtre (l'Abbé Camier), mort prématurément, que Bernanos a côtoyé dans son enfance. De Thérèse, son personnage suit la petite voie de l'enfance spirituelle. Le « Tout est grâce » final du roman n'est d'ailleurs pas de Bernanos lui-même, mais de sa prestigieuse aînée. Ce roman lumineux, baigné par "l'extraordinaire dans l'ordinaire", est l'un des plus célèbres de son auteur. Probablement parce qu'il s'y révèle lui-même, de manière profonde et bouleversante, à travers la présence du curé d'Ambricourt. Il est vrai que Bernanos a la particularité d'être toujours extrêmement proche de ses personnages, tel un accompagnateur témoignant d'une présence extrêmement attentive, et parfois fraternelle (voir, à ce sujet, la préface des Les Grands Cimetières sous la Lune).

L’exil

Installé aux Baléares pour des raisons financières, il assiste au début de la guerre d’Espagne et prend parti pour, puis contre les franquistes dans Les Grands Cimetières sous la Lune. En effet, se trouvant directement confronté, sur le terrain, aux prémices de la guerre d'Espagne, Bernanos est le témoin des massacres de religieux par des républicains, ce qui entraînera tout d'abord de sa part une certaine admiration pour le soulèvement franquiste. Celle-ci ne durera pas plus de trois mois car il sera très vite horrifié par les exactions de Franco. Il les dénonce avec force dans Les Grands Cimetières sous la Lune, ce qui lui vaudra d'être condamné à mort par le "caudillo" qui, écrit-il, est pour lui une "canaille". Ce pamphlet va aussi lui mettre à dos une grande partie des tenants de la droite nationaliste de l'époque, en particulier son ancienne famille politique, l'Action française, dont toutefois il s'était déjà éloigné dés 1919 avant de rompre avec elle de manière fracassante, en 1932, par sa polémique avec Charles Maurras (voir "l'A-Dieu à Maurras"). Dans les Les Grands Cimetières sous la Lune, Bernanos condamne le comportement inhumain des serviteurs et des complices de Franco et les massacres perpétrés par les phalangistes au nom du Christ (Cela brûle, mais cela éclaire, dira alors le futur Pape Eugenio Pacelli), ainsi que le soutien apporté aux nationalistes espagnols par Maurras et l'Action française.

Il quitte l'Espagne en mars 1937 et retourne en France. Le 20 juillet 1938, il choisit de s'exiler en Amérique du sud. Il prévoit initialement de se rendre au Paraguay. Il fait escale à Rio de Janeiro au Brésil en août 1938. Il y demeurera de 1938 à 1945. En août 1940, il s'installera à Barbacena, dans une petite maison au flanc d'une colline dénommée Cruz das almas, la Croix-des-âmes. Il s'éloigne alors du roman et publie de nombreux essais et « écrits de combat » dans lesquels l'influence de Charles Péguy se fait sentir.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il soutient la Résistance et l'action de la France libre dans de nombreux articles de presse où éclate son talent de polémiste et de pamphlétaire.

En 1941, son fils Yves rejoint les Forces françaises libres à Londres. Son autre fils, Michel, jugé trop jeune par le Comité de la France Libre de Rio, partira l'année suivante.

Quand il retourne en France, il déclare aux Brésiliens : « Le plus grand, le plus profond, le plus douloureux désir de mon cœur en ce qui me regarde c’est de vous revoir tous, de revoir votre pays, de reposer dans cette terre où j’ai tant souffert et tant espéré pour la France, d’y attendre la résurrection, comme j’y ai attendu la victoire ».

La Libération

Il continue de poursuivre une vie errante (Bernanos a déménagé une trentaine de fois dans sa vie) après la Libération.

Le général de Gaulle, qui l'a invité à revenir en France ("Votre place est parmi nous" lui fait-il savoir dans un câble daté du 16 février 1945) veut le placer au gouvernement (Ministère de la Culture). En dépit d'une profonde admiration pour lui, le romancier décline son offre. De Gaulle confiera plus tard, à propos de Bernanos : "Celui-là, je ne suis jamais parvenu à l'attacher à mon char...". Pour la troisième fois, on lui propose alors la Légion d'honneur, qu'il refuse également. Lorsque l'Académie Française lui ouvre ses portes, il répond ; « Quand je n'aurai plus qu'une paire de fesses pour penser, j'irai l'asseoir à l'Académie ».

Lors de son retour en France, Bernanos est, en fait, écœuré par l'épuration et l'opportunisme qui prévaut à ses yeux dans son pays. N'ayant pas l'échine souple, il reste en marge. Il voyage en Europe pour y faire une série de conférences, dans lesquelles il alerte ses auditeurs, et ses lecteurs, sur les dangers du monde de l'après-Yalta, de l'inconséquence de l'homme face aux progrès techniques effrénés qu'il ne pourra maîtriser, et des perversions du capitalisme industriel (voir "La liberté pourquoi faire" ? et "La France contre les robots").

Il part en Tunisie, en 1947. Bernanos y rédige quelque temps avant sa mort (due à un cancer du foie) un scénario cinématographique adapté du récit La Dernière à l'échafaud de Gertrud von Le Fort, lui-même inspiré de l'histoire véridique de carmélites guillotinées sur la place du Trône, appelées les « carmélites de Compiègne », en y ajoutant le personnage fictif de Blanche de la Force (translittération de von Le Fort).

Bien davantage qu'un scénario, ce texte, considéré à juste titre comme "le testament spirituel de Bernanos" fut d'abord un classique du répertoire théâtral, avant de devenir le livret de l'opéra homonyme du compositeur Francis Poulenc, créé en 1957. Il a également servi de base au film de Pierre Cardinal, en 1983 ("Dialogues des Carmélites", avec Suzanne Flon, Madeleine Robinson, Nicole Courcel, et Anne Caudry) . Bernanos y traite de la question de la grâce, de la peur, du martyr.

Œuvre

Le monde romanesque

Bernanos situe souvent l'action de ses romans dans les villages de l'Artois de son enfance, en en faisant ressortir les traits sombres. La figure du prêtre catholique est très présente dans son œuvre, et est parfois le personnage central, comme dans Journal d'un curé de campagne. Autour de lui, gravitent les notables locaux (châtelains nobles ou bourgeois), les petits commerçants et les paysans. Bernanos fouille la psychologie de ses personnages et fait ressortir leur âme en tant que siège du combat entre le Bien et le Mal. Il n'hésite pas à faire parfois appel au divin et au surnaturel. Jamais de réelle diabolisation chez lui, mais au contraire, comme chez Mauriac, un souci de comprendre ce qui se passe dans l'âme humaine derrière les apparences.

Le style pamphlétaire

Aussi isolé - en tout cas en France - qu'un Don Quichotte, il dénonça les trahisons, qu'elles s'expriment dans le sens autoritaire et agricole du gouvernement de Vichy, qu'il appelle "la France potagère" (voir Essais et écrits de combat dans La Pléiade), qu'elles soient l'oeuvres de catholiques espagnols et du clergé franquiste, dans leur complicité criminelle (Les Grands Cimetières sous la Lune) , ou qu'elles résultent de la « technique » dans son aspect le plus liberticide (La France contre les robots). Le mot « imbéciles » (au pluriel) revient souvent sous la plume de Bernanos dans ses essais. Par cette « injure fraternelle », il manifeste sa « pitié » pour « les petits cancres de la nouvelle génération réaliste » (les néo-maurrassiens des années 1930), et, plus tard, pour « les affreux cuistres bourgeois de gauche » (les communistes et les démocrates-chrétiens), mais aussi pour tous ceux chez qui la propagande des médias, le manque de courage personnel et la manipulation par des abstractions excessives (tentation de bon nombre "d'intellectuels"...) avaient fini par remplacer l'expérience humaine réelle et concrète. Par ailleurs, Bernanos dresse aussi un portrait sans concession de "l'homme de droite", dont le conservatisme et l'individualisme le dégoûtent. "Qui dit conservateur", écrit-il, "dit surtout conservateur de soi-même". Enfin, son aversion pour l'indifférence, surtout lorsque celle-ci est justifiée, et institutionnalisée, lui fait dire : "le réalisme, c'est le bon sens des salauds". Son style ne peut être qualifié de « parlé », bien qu'il s'adresse dans une écriture souvent vive et véhémente à un lecteur imaginaire. Ample et passionné (ses pages sur le Brésil ou sur Hitler ne peuvent laisser indifférent), sa lecture nécessite toutefois une certaine connaissance de l'histoire de France.

Sur la question de l'antisémitisme, il est essentiel de ne pas se contenter de lire les écrits, peu nombreux et publiés essentiellement au tout début des années 1930 dans La Grande Peur des biens pensants, qui peuvent choquer. Pour mieux comprendre l'évolution de Bernanos sur ce plan, on recommandera donc également ses textes parus juste avant et pendant la guerre, où il dénonce les campagnes antisémites en France, l'extermination des juifs, l'assassinat de Georges Mandel, etc. On peut aussi découvrir l'article qu'il écrivit en mai 1944 à ce sujet, dans lequel on trouve la phrase : « antisémite : ce mot me fait de plus en plus horreur. Hitler l'a déshonoré à jamais ». C'est donc du mot et non du fait dont Georges Bernanos parle dans ce texte, contrairement aux diverses analyses qui ont pu généralement en être effectuées. Dans la revue "Les Temps Modernes", un très bel article d'Adrien Barrot , qui reprend et développe des propos d'Alain Finkielkraut, donne une interprétation profonde, et juste, de cette phrase, sujette à ambiguïté. Sur le même thème, dans une interview parue en 1987 pour la revue Nouvelles Cités[1], Elie Wiesel résumait le parcours de Bernanos en déclarant que celui-ci était « peu à peu venu vers les juifs », et « qu'il eut le courage de s'opposer au fascisme, de dénoncer l'antisémitisme, et de dire justement ce qu'il a dit et écrit de la beauté et de l'honneur d'être juif ».[2].

A ce sujet, et en réponse à l'éditeur Jean-Paul Enthoven et Alexandre Adler qui avaient mentionné l'antisémitisme de Bernanos, Philippe Lançon a écrit dans Libération un article intitulé « Bernanos et les biens-pensants » contre ceux qu'il appelle « les chasseurs mondains d'antisémites ».[3]

Les huit romans

Théâtre

Essais et « écrits de combat »

Intégrale de l'œuvre

  • Romans suivis de Dialogues des Carmélites, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1961.
  • Essais et écrits de combat, tome I, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1971.
  • Essais et écrits de combat, tome II, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1995.

Correspondance

  • Le combat pour la liberté. Correspondance inédite, tome I (1904-1934), Paris, Plon, 1971.
  • Le combat pour la liberté. Correspondance inédite, tome II (1934-1948), Paris, Plon, 1971.
  • Lettres retrouvées. Correspondance inédite, tome III (1904-1948), Paris, Plon, 1983.

Bibliographie

  • Albert Béguin, Bernanos par lui-même, Paris, Seuil, 1958.
  • Collectif, Cahier Bernanos, dirigé par Dominique de Roux, Paris, L'Herne, 1963
  • Jean-Loup Bernanos, Georges Bernanos, À la merci des passants, Paris, Plon, 1986.
  • Michel Estève, Georges Bernanos : un triple itinéraire, Paris, Hachette, 1981.
  • Michel Estève, "Le Christ, les symboles christiques et l'incarnation dans les romans de G. Bernanos".
  • Jean de Fabrègues, Bernanos tel qu'il était, Paris, Mame, 1962.
  • Marie Gil, Les Deux Écritures. Étude sur Bernanos, Paris, Éditions du Cerf, 2008.
  • Joseph Jurt, Les Attitudes politiques de Georges Bernanos jusqu'en 1931, Fribourg, Éditions Universitaires, 1968, 359 p.
  • « Une parole prophétique dans le champ littéraire », dans Europe, n° 789-790, janvier–février 1995, p. 75-88.
  • Sébastien Lapaque, Georges Bernanos encore une fois, L'Age d'Homme/Le Provinciales, 1998, puis Actes Sud, collection Babel, 2002
  • Sébastien Lapaque, Sous le soleil de l'exil, Georges Bernanos au Brésil 1938-1945, Paris, Grasset, 2003
  • Frédéric Lefèvre, Georges Bernanos, Paris,la Tour d'ivoire, 1926.
  • Philippe Le Touzé, Le mystère du réel dans les romans de Georges Bernanos, Nizet, 1979.
  • Jean-Louis Loubet del Bayle, L’Illusion politique au XXe siècle. Des écrivains témoins au XXe siècle, Paris, Economica, 1999.
  • Max Milner, "Bernanos", Paris, Desclée de Brouwer, 1967 ; réédition : Paris, Librairie Séguier, 1989.
  • Hans Urs von Balthasar. Le Chrétien Bernanos, traduit de l’allemand par Maurice de Gandillac, Paris, Seuil, 1956.
  • Cahiers de l'Herne : Bernanos, dirigé par Dominique de Roux, avec des textes de Thomas Molnar, Michel Estève et al., Paris, Pierre Belfond, 1967.
  • Études bernanosiennes, revue éditée par Minard.
  • Juan Asensio, La Littérature à contre-nuit, Paris, Sulliver, 2007. Contient Monsieur Ouine de Georges Bernanos et les ténèbres de Dieu.
  • Monique Gosselin-Noat, " Bernanos et Luther", Esculape et Dionysos. Mélanges en l'honneur de Jean Céard", Genève, Droz, 2008, p. 865-881.

Association

Association Internationale des Amis de Georges Bernanos : 30, rue des Dames, Paris XVIIe.

Iconographie

  • Jean-Loup Bernanos, Bernanos, Paris, Plon, 1988.

Liens externes

Notes et références

  1. Cité dans Le Mal et l'Exil, livre d'entretiens de Philippe de Saint-Chéron avec Elie Wiesel, publié aux éditions Nouvelles Cités, collection "Rencontres".
  2. Voir notamment le texte « L'honneur est ce qui nous rassemble » in Français si vous saviez
  3. Libération du 2 septembre 2008
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