Teub

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Pénis

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Pénis humain (classe des mammifères)

Le pénis (ou la verge) est l’organe mâle de copulation et de miction chez les mammifères. Il constitue avec les testicules, l’appareil génital externe du mâle.

Cet article traite essentiellement du pénis humain.

Sommaire

Chez les animaux

Pénis d’étalon en érection.

La plupart des marsupiaux, sauf les deux espèces les plus grandes des kangourous, ont un pénis bifurqué, c’est-à-dire qu’il se divise en deux colonnes indépendantes.

Les dauphins possèdent un contrôle important sur leur pénis, qu’ils utilisent pour tâter le fond de l’eau.

Le pouce-pied possède le pénis le plus long en proportion à la longueur de l’organisme : il atteint 20 fois la longueur de l’animal.[réf. nécessaire]

Les reptiles et les geckos possèdent deux pénis appelés hémipénis, logés dans des poches à la base de la queue.

Dans certaines traditions culinaires, le pénis entre dans la composition d’un plat préparé (ahkoud ou akoud en Tunisie), mélangé avec des tripes.

Chez l’Homme

Structure

Le pénis humain se constitue de trois couches de tissu :

Le bout distal du corps spongieux élargi et côniforme constitue le gland du pénis (glans penis). Le gland est entouré par le prépuce (preputium), un pli de peau qui peut se retirer pour découvrir le gland. Le prépuce s’attache au-dessous du gland par une bande de peau, le frein (frenum/frenulum). La portion intérieure du prépuce inclut une zone hautement innervée, récemment découverte, qui s’appelle la bande striée[1].

Le prépuce aide dans l’insertion du pénis pendant le coït, sert à garder le gland humide et permet une motion glissante qui améliore le plaisir sexuel pour l’homme. Pour divers motifs culturels, religieux et médicaux, le prépuce est souvent enlevé ; son ablation s’appelle la circoncision. La circoncision entraîne d’habitude l’ablation de la bande striée ainsi que l’ablation ou l’endommagement du frein.

L’urètre (urethra), qui constitue la dernière partie du tractus urinaire, traverse le corps spongieux ; sa sortie, le méat urétral (meatus urethralis), se trouve au bout du gland. L’urètre sert également à la miction et à l’éjaculation du liquide séminal. Ce liquide contient le sperme, qui se prépare dans les testicules et est réservé dans l’épididyme (epididymis). Lors de l’éjaculation, le sperme est propulsé par le canal déférent (vas deferens), qui passe en haut de la vessie urinaire. Les vésicules séminales (vesicula seminalis) y ajoutent des fluides, et le canal déférent rejoint l’urètre dans la prostate (prostata). La prostate et les glandes de Cowper (glandulae bulbo-urethrales) y ajoutent d’autres fluides, et le liquide est expulsé via le pénis.

Chez l’homme, l’éjaculation accompagne la plupart du temps l’orgasme. Le pénis est homologue au clitoris femelle, puisque les deux se développent à partir de la même structure embryonnaire. Le pénis comme le clitoris est capable d’érection lors de stimulation sexuelle, ce qui permet le coït.

Comparaison avec les autres mammifères

L’anatomie du pénis humain se distingue de celle du pénis de la plupart des autres mammifères par l’absence de baculum, un os qui sert à ériger le pénis avant l’acte de copulation. Les corps caverneux du pénis humain se gorgent de sang pour atteindre l’érection. L’homme ne peut donc pas rétracter son pénis dans son corps. Le pénis humain est un peu plus important, relativement à la masse corporelle, que celui des autres mammifères.

Érection

Pénis au repos puis en érection
Pénis en érection avec son prépuce
Article détaillé : Érection.

L’érection est le durcissement et le rallongement du pénis qui a lieu chez l’homme en état d’excitation sexuelle. L’érection permet la copulation et plusieurs autres activités sexuelles. Lors de l’érection d’un pénis non circoncis, le prépuce peut se rétracter naturellement. Mais certains pénis ayant un prépuce long conservent le gland recouvert en érection. Si décalotter manuellement le gland se fait facilement et/ou si les relations sexuelles ne présentent aucune douleur, c’est une situation parfaitement normale. Dans les autres cas, il peut s’agir d’un phimosis ou d’un frein prépucial trop court qui nécessite une consultation médicale.

Taille

Article détaillé : Taille du pénis humain.

La taille moyenne du pénis humain est d’environ 15 centimètres lors d’érection totale[réf. nécessaire], mais cette taille connaît de très importantes variations entre les hommes : il peut mesurer moins de 8 centimètres ou atteindre plus de 20 centimètres sans qu’aucune de ces deux situations soit anormale[réf. nécessaire]. La taille du pénis au repos (flaccide) est elle aussi très variable (4 centimètres à 12 centimètres[réf. nécessaire]) et ne permet pas de préjuger de la taille du pénis en érection. Les records naturels de taille du pénis humain en érection connus à ce jour sont : Ron Jeremy (25 cm), Rocco Siffredi (21,5 cm), John C. Holmes (28 cm selon ses femmes) et Lexington Steele (28 cm selon ses dires). Long Dong Silver (45 cm) serait muni d’une prothèse. Le séducteur Porfirio Rubirosa était assure-t-on très bien doté par la nature. Ainsi, le moulin à poivre de grand modèle était appelé un « Rubirosa » dans certains restaurants chics de Paris à ce que raconte dans « Snob Society », Francis Dorléans, aux éditions Flammarion, 475 p. , 2009).

Selon une récente étude réalisée du 7 au 14 avril 2008, les Français auraient en moyenne les pénis les plus longs au sein de l’Union Européenne, soit 15,48 centimètres et la plus épaisse avec 13,63 centimètres de circonférence, soit 4,34 cm de diamètre. L’étude a porté sur 10 477 hommes de 25 pays européens et a été réalisée par l’« Institut für Kondom-Beratung » (l’Institut de conseil sur les préservatifs)[2]. Selon une autre étude réalisée en 2007 par le professeur Nuno Monteiro Pereira, les Portugais auraient en moyenne un pénis de 15,82 cm en érection[3]. D’autres études sont en projet.

Variations bénignes du pénis

Il est normal et fréquent qu’un pénis en érection ne pointe pas directement en avant, bien que le pénis soit tout droit.

Une grande variété d’angles entre le pénis érigé et le corps est possible ; il peut être presque vertical ou horizontal, ou pendre, même, sans pour cela être flasque. Tout dépend de la tension du ligament suspenseur (ligamentum suspensorium) et de l’âge du sujet : le vieillissement des tissus érectiles tend à diminuer la verticalité du pénis lorsqu’il est en érection. Certains exercices prescrits par un sexologue peuvent renforcer en partie le ligament suspenseur.

Le gland peut se présenter sous différentes formes, être plus ou moins large que le tube et présenter des spécificités congénitales chez certains individus comme l’hypospadias (méat urinaire mal positionné) ou une couronne perlée.

D’autre part, le raphé médian (ou raphé périnéal) est lui aussi plus ou moins visible selon les individus.

Sexualité

Le bout du pénis, le gland, est la principale zone érogène des hommes. Les chercheurs Masters et Johnson ont observé et mesuré avec des appareils spécialisés plus de 10 000 réponses sexuelles auprès de 694 hommes et femmes. Ils ont montré que le pénis de l’homme (et le clitoris de la femme) étaient les principales régions à l’origine du plaisir sexuel, et les principales à procurer l’orgasme[4].

C’est pour cette raison que le pénis est la région du corps la plus stimulée au cours des activités sexuelles (comportement érotique). Les activités préférées des hommes sont les activités de pénétrations (pénétrations vaginales ou anales, fellation), qui procurent un maximum de stimulations intenses (tactiles, pression, chaleur) sur l’ensemble du pénis (gland, prépuce, corps caverneux et spongieux). Ces activités procurent le maximum de plaisir érotique[5].

L’accouplement se réalise en insérant le pénis en érection dans le vagin de la partenaire, et en augmentant l’excitation sexuelle par des mouvements de va-et-vient jusqu’à éjaculation. L’insertion du pénis dans l’anus d’autrui est la sodomie. L’excitation de son propre pénis, ou du pénis d’autrui, à l’aide des mains est la masturbation. L’excitation du pénis d’autrui avec la bouche est la fellation.

Gland
Article principal : Comportement érotique.

Pathologies

Phimosis et paraphimosis

Pénis en érection avec phimosis, le prépuce ne découvre pas tout le gland.

Le phimosis est un prépuce trop étroit ne permettant pas de décalotter complètement et rendant difficile le rapport sexuel. Le phimosis peut se traiter soit par méthodes d’élargissement manuelles du prépuce, soit par préputioplastie, soit par circoncision.

Le paraphimosis est un « blocage » du prépuce en position décalottée.

Troubles du développement du pénis

micropénis
très petit pénis

L’hypospadias est un trouble du développement du pénis ; il implique une mauvaise position du méat à la naissance qui existe sous plusieurs formes, plus ou moins importantes. Il peut être corrigé chirurgicalement dans les cas les plus lourds pour avoir une sexualité normale (fécondité) à l’âge adulte, ce n’est pas toujours indispensable, mais parfois nécessaire. C’est d’ailleurs variable selon les pays (en France, cette opération se pratique couramment depuis les années 1970 par prélèvement de tissus et greffe pour recréer un méat en position naturelle).

Un micropénis est un pénis anormalement petit causé généralement par un trouble endocrinien (déficit hormonal).

Dysfonctionnements sexuels

L’impuissance, aussi appelée la dysfonction érectile, peut réduire la capacité d’entrer en érection ou de maintenir une érection suffisante pour diverses activités sexuelles. Plusieurs traitements pharmaceutiques sont disponibles pour cette condition, dont le Sildénafil (Viagra). Le diabète ainsi que le vieillissement normal peut causer l’impuissance.

Le priapisme est une érection pathologique douloureuse qui ne cède pas. Il constitue une urgence médicale ; s’il n’est pas traité dans les plus brefs délais, le pénis peut subir des dommages permanents. Le priapisme est un symptôme de plusieurs pathologies, dont la drépanocytose.

Autre

Dans la maladie de La Peyronie, un ou plusieurs nodules fibreux croissent à l’intérieur du pénis, provoquant une douleur lors de l’érection ou du coït et une angulation de la verge.

La compression du nerf pudendal se caractérise par une douleur en position assise et par une perte de sensation au pénis (ou au clitoris) et une absence d’orgasme. Le nerf pudendal peut être endommagé par des selles de bicyclette longues et dures et par des accidents.

La fracture du pénis peut survenir si le pénis en érection est plié excessivement. Un son de craquement ou d’éclatement peut s’entendre, et une douleur immédiate y est ordinairement associée. Il faut chercher une aide médicale immédiate, par laquelle on peut normalement éviter des effets persistants.

Le diabète peut entraîner la neuropathie périphérique, qui peut causer un fourmillement au pénis et réduire ou éliminer sa sensibilité. Les sensations réduites peuvent causer des blessures chez les deux partenaires lors du coït, et leur absence peut rendre impossible le plaisir sexuel par stimulation du pénis. Puisque ces problèmes sont causés par des dégâts permanents aux nerfs, la prévention par des soins adéquats du diabète constitue le traitement primaire. Une récupération limitée peut arriver avec le traitement du diabète.

Modifications anatomiques

Circoncision

Pénis circoncis
Pénis circoncis
Article détaillé : Circoncision.

La circoncision du pénis est la modification la plus répandue, généralement pratiquée chez l’enfant. Elle peut être pratiquée pour des motifs médicaux, dans le cas d’un phimosis, par exemple, hygiénique, ou sur des critères religieux.

Piercing

Plus rarement, le pénis peut être percé et modifié par d’autres formes d’art corporel. Le perçage pénien inclut le perçage Prince Albert, le perçage Apadravya, le perçage Ampallang, et d’autres.

D’autres modifications physiques au pénis existent, bien que considérées comme très extrêmes. Outre la pénectomie, la plus sévère parmi elles est la subincision, la bifurcation du gland pour le rendre similaire à celui d’un kangourou. Trouvant son origine chez les aborigènes australiens, elle a été adoptée par quelques personnes en Europe et en Amérique.

Étui pénien

Le costume traditionnel en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans une partie de l’Océanie est l’« étui pénien » qui entoure le pénis et peut se prolonger sur près d’un mètre.

L’étui pénien est préconisé pour la prise en charge de l’incontinence urinaire masculine. Il est déroulé sur le pénis comme un préservatif. Il est autoadhésif et a un embout relié à une poche pour recueillir les urines. Ces poches peuvent être vidées si nécessaire et se maintiennent sur le mollet ou la cuisse à l’aide de filets ou d’attaches de jambe spécifiques.

Voir aussi

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Voir « pénis » sur le Wiktionnaire.

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Médias

Liens externes

Notes et références

  1. Prépuce :: bande striée :: page d’accueil
  2. (de)Institut für Kondomberatung: Penisgrößenstudie
  3. (pt)[1]
  4. MASTERS William H., JOHNSON Virginia E. : Human sexual response, Bantam Books 1980.
  5. [pdf]Serge Wunsch, Thèse de doctorat sur le comportement sexuel Paris Sorbonne 2007[réf. incomplète]
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