- Économie de la Guyane
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Guyane
Indicateurs économiquesMonnaie euro = 100 cents Année fiscale Janvier-Décembre Organisations internationales EU, OCDE, OMC, etc. Statistiques Produit intérieur brut (parité nominale) € 3.145 Mrd (2008)[1] Produit intérieur brut en PPA €2.765 Mrd. Rang pour le PIB en PPA 27ème région française Croissance du PIB 3,2 % (2009) PIB par habitant en PPA € 14 100 (2008) PIB par secteur agriculture :
industrie :
services :Inflation (IPC) -0,2 % [2] Pop. sous le seuil de pauvreté nd Indice de développement humain (IDH) n.a. Population active 70.701 (2009) Population active par secteur agriculture :
industrie :
services :Taux de chômage 21,1 % (2009) Principales industries construction, Extraction minière , la pêche, le riz, le bois, le rhum Commerce extérieur Exportations 120,0 millions d'euros (2009) Biens exportés Principaux clients Importations 950,1 millions d'euros (2009) Biens importés Principaux fournisseurs Finances publiques Dette publique Dette extérieure Recettes publiques €955 millions (2009) Dépenses publiques €1.835 millions (2009) Déficit public Aide au développement Sources :
Institut d’Emission des Des Departements D’outre-Mer
Sauf mention contraire, tous les chiffres sont exprimés en dollars des États-Unismodifier La situation économique de la Guyane est jugée difficile, avec un fort de taux de chômage de 20,6 % et un taux de couverture des importations par les exportations de 13,4 % en 2007. Les transferts sociaux ont un poids important dans l'économie.
Cependant depuis l'année 2004, on observe une croissance forte soutenue par une augmentation de l'activité spatiale et du secteur de la construction. Les secteurs industriels et de l'extraction minière sont également en croissance dans une moindre mesure. Le taux de chomage baisse régulièrement passant de 27,6 % en 2006 à 20,6 % en 2007. Les taux d'investissement public et mais surtout privé augmente, preuve du début de l'autonomie de l'économie guyanaise.
La démographie de la Guyane, avec une population en forte augmentation et jeune représente un enjeu majeur de l'économie guyanaise.
Sommaire
Secteur primaire
L'agriculture et l'élevage[3]
En 2009 la Surface agricole utile est estimé 24 570 hectares. En Guyane coexiste deux types d'agriculture:
- une agriculture traditionnelle manuelle présente sur tout le territoire, plus de 80 % des exploitants la pratiquerait sur un tiers de la Surface agricole utile.
- une agriculture mécanisée à vocation marchande située sur la bande littoral, notamment par les hmongs à Roura (bourg de Cacao)pour les fruits et légumes .
Les difficultés d'accès au foncier constituent toujours un enjeu majeur pour les agriculteurs compte tenu du fait que 90 % du territoire relève du domaine privé de l'État.
En 2009 la production locale de viande assure 24 % des besoins pour la filière porcine (441 tonnes en 2009), et 20 % pour la filière bovine (303 tonnes en 2009). Les élevages se regroupent principalement sur la commune de Macouria. Il existe qu'un seul abattoir en Guyane à Rémire-Montjoly. Afin de traiter les volumes de l'ouest guyanais, un projet de construction d'un abttoir et d'un atelier de transformation pour les productions végétales à Mana est en cours de réalisation, leur inauguration est prévue pour le second semestre 2011, le coût est évalué à environ 1 million d'euro chaque équipement. La filière volaille de chair est à la recherche de partenariat pour la création d'une unité d'abattage.
La canne à sucre est cultivée pour la fabrication du rhum à Saint-Laurent-du-Maroni, dans la dernière distillerie de Guyane, voir (Rhum Saint-Maurice).
La riziculture
La culture du riz se fait sur des polders qui se regroupent sur la commune de Mana. L'ensemble des exploitations représente environ 4 000 hectares, le rendement varit entre 4 à 5 tonnes par hectare. Le riz est consommé localement et exporté au Surinam et dans la Caraïbe. Depuis quelques années la production rizicole chute en raison d'attaque phytosanitaire.
Le bois[4]
La principale ressource naturelle de la Guyane est le bois. En effet la forêt couvre 96 % du territoire, soit plus de 8 millions d'hectares. Elle est composée de plus de 1200 espèces d'arbre, dont de nombreux bois précieux utilisés en menuiserie. Cette végétation est difficile d'accès en raison du manque de pistes forestières et de son caractère luxuriant. La quasi-totalité du massif forestier relève du domaine privé de l'État, dont la gestion est confiée au Parc amazonien de Guyane et à l'Office National des Forêts. La surface totale réservée à la production est de 2,4 millions d'hectares gérée par ce dernier.
Selon la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane la filière compte environ 210 entreprises (2009), qui emploient près de 900 personnes. Après une baisse entre 2004 et 2007, les volumes de grumes exploités sont en hausse depuis deux ans, passant de 55 946 m3[5] en 2007 à 84 300 m3 en 2009[6]. 80 % de la production de sciage est absorbée par le BTP, la seconde transformation (ameublement) absorbe le reste de la production, qui est écoulée sur le marché local et couvre qu'une faible quantité des besoins en produits manufacturés.
La pêche
En Guyane c'est une activité industrielle, avec la pêche de crevette et le vivaneau. Les bateaux débarquent leurs prises au port du Larivot, neuvième port de pêche français. La pêche crevettière souffre des cessations d'activité des grandes compagnies du secteur dues à une restructuration de la filière.
Il existe également une pêche artisanale, dont l'activité se fait dans toutes les villes et communes du littoral.
Secteur secondaire
Le tissu industriel est composé de PMI et quelques grandes entreprises, il est dominé par le secteur spatial et la construction.
L'activité spatiale
Article détaillé : Centre spatial guyanais.Le Centre Spatial Guyanais se trouve sur la commune de Kourou. C'est ici que les Ariane sont assemblées et lancées depuis 1979.
Les perspectives d'implantation du lanceur Soyouz avec un pas de tir sur la commune de Sinnamary, et du nouveau lanceur Vega laissent envisager un fort développement de l'activité spatiale.
Cependant le poids du secteur spatial dans l'économie locale diminue en raison de la diversification de cette économie locale. Ainsi en 1994 l'ensemble de ce secteur, c'est-à-dire les donneurs d'ordre du Centre spatial guyanais (CNES, ESA et Arianespace) et ses sous-traitants locaux représentaient 26 % du PIB de la Guyane. En 2003 il était de l'ordre de 16 %[7].
Le BTP
La construction est le secteur qui profite le plus de la croissance économique du département. Le secteur est poussé par une demande forte en logements neufs due à une croissance démographique élevée (Démographie de la Guyane). Le secteur est aidé par une commande publique soutenue (Réseau routier de Guyane, bâtiments publiques, etc...) et un secteur spatial dynamique (nouveau pas de tir Soyouz).
L'exploitation minière
Article détaillé : Orpaillage en Guyane.L'extraction aurifère est la seconde activité exportatrice en Guyane, avec plus de 50 millions d'euros exporté en 2006. La recherche de l'or a attiré des orpailleurs surtout sur les fleuves et les « placers ». Cette activité est un vecteur d'insécurité et d'immigration clandestine en provenance du Brésil, malgré les actions engagées par l'Etat pour endiguer le phénomène (Opération Anaconda en Guyane). Depuis mars 2008, les opérations « harpie » ont été lancées, avec, entre autres, neuf points de passage sur les routes et les fleuves, qui sont sous surveillance permanente de la gendarmerie.
L'économie de la Guyane devrait au cours des prochaines années être notablement modifiée gràce à la découverte récente de gisements pétroliers à 150 km au large des côtes.Secteur tertiaire
Administration et services publics
Les administrations sont les plus grands pourvoyeurs d'emploi en Guyane. On peut noter également le Centre hospitalier Andrée Rosemon qui emploie 1 467 personnes.
Commerce[8]
En Guyane ce secteur est dominé par la restauration et les commerces de distribution alimentaire tenus par des commerçants chinois. On remarque que la majorité de ces commerces sont des petites supérettes et épiceries (moins de 300 m²), appelées localement chinois. Cependant, depuis quelques années, l'offre en termes d'équipement commercial en Guyane tend un peu à se diversifier. Cela s'est traduit par l'ouverture en 2005 d'un hypermarché à Cayenne (sous l'enseigne Cora, devenu Géant Casino en 2010), la construction du centre commercial Montjoly en 2008, et du Super U de Cayenne.
Répartition des équipements de distribution alimentaire Petites supérettes
(moins de 300 m²)Grandes supérettes
(entre 300 et 400 m²)Supermarchés Hypermarché Centre commercial Grossistes ouvert au public 300 (estimation) 12 9 1 1 4 La majorité des produits de consommation courante est importée et soumise à l'octroi de mer. Bien qu'il n'y ait pas de TVA en Guyane, les intrants sont beaucoup plus chers qu'en France métropolitaine dû au surcoût lié à l'acheminement des marchandises.
Tourisme
Il existe une petite activité d'écotourisme, très éloignée du tourisme de masse que l'on retrouve en Martinique et en Guadeloupe. L'activité est en pleine structuration avec la création du Parc amazonien de Guyane début 2007 et la programmation de grands projets. La Guyane dispose d'un réel potentiel touristique avec les Îles du Salut, la Réserve naturelle des marais de Kaw, mais elle souffre d'une mauvaise image du département dans les médias et dans les esprits (Enfer vert).
Notes et références
- [1]
- http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ra2009_guyane-.pdf] [
- http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ra2009_guyane-.pdf Rapport annuel 2009 de l'IEDOM, l'agriculture et l'élevage p 74-78
- http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ra2009_guyane-.pdf Rapport annuel 2009 de l'IEDOM, les activité forestières p 84-87
- http://www.iedom.fr/IMG/pdf/tabbord_ceromguyane1009.pdf / tableau de bord économique de la Guyane Octobre 2009 (IEDOM, INSEE et AFD)
- http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ra2009_guyane-.pdf Rapport annuel 2009 de l'IEDOM, les activité forestières p 85
- INSEE Antilles-Guyane - Antiane Échos
- CCI Guyane
Liens externes
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