Pommerit le Vicomte

Pommerit le Vicomte

Pommerit-le-Vicomte

Pommerit-le-Vicomte

L'église de Pommerit-le-Vicomte et l'if millénaire
L'église de Pommerit-le-Vicomte et l'if millénaire

Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d’Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Lanvollon
Code Insee abr. 22248
Code postal 22200
Maire
Mandat en cours
Alain Gautier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Lanvollon - Plouha
Démographie
Population 1 799 hab. (2006[1])
Densité 54 hab./km²
Gentilé Pommeritain, Pommeritaine
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 12″ Nord
       3° 05′ 14″ Ouest
/ 48.62, -3.0872222222
Altitudes mini. 34 m — maxi. 119 m
Superficie 33,03 km²

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Pommerit-le-Vicomte (en breton « Pañvrid Ar Beskont ») est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.
La localité a pu parfois être notée sous la variante graphique Pommerit-le-Vicompte, dès 1668.

Sommaire

Géographie

Le Trieux est une rivière située à l'ouest de la commune et qui en fait une des limites administratives avec les communes de Trégonneau et Squiffiec.

De nombreux moulins à eau se trouvaient le long de cette portion. Certains existent toujours mais reconvertis en habitation, d'autres ne laissent leur trace que par la présence de leur bief.

Liste des neuf moulins à eau, d'amont en aval :

  • moulin de Ferrière, dit du Perrier ;
  • moulin Neuf ;
  • moulin Barzic ;
  • moulin de Pommerit ;
  • moulin du Poirier ;
  • moulin de Kerhonn ;
  • moulin du Restmeur : ce moulin dépendait à une époque du château du Restmeur ;
  • moulin de Kerbrézellec : il ne reste presque plus de trace de ce moulin, qui dépendait de la ferme de Kerbrézellec. Il se trouvait près de la passerelle actuelle.
  • moulin de Kermanac'h, dit moulin Durand.

Histoire

Origine

L'origine romaine supposée n'est pas attestée par l'archéologie. Dès le XIIe siècle, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, de la commanderie du Palacret, possèdent sur le territoire de sa trève Saint-Gilles, le membre de Kerdanet, et la chapelle Saint-Jean qui en dépend. Les hospitaliers sont sans doute à l'origine d'une léproserie, dont les lieux-dits Cracoussery (du breton kakous, lépreux), Parc-ar-C'hlandry (de klanvdi, maladrerie) et La Corderie conservent le souvenir. Au Moyen Âge, l'histoire locale est liée à celle de la famille du Châtelier, dont un des membres se voit attribué, au plus tard à la fin du XIIIe siècle, le titre de vicomte.

Pommerit-le-Vicomte (en latin : Pomerit Vicecomitis) est cité dès 1330 au diocèse de Tréguier, lors du procès de canonisation de Saint-Yves. La paroisse de Pommerit-le-Vicomte, avec sa trève de Saint-Gilles, est mentionnée en 1426. Pommerit-le-Vicomte, avec la paroisse voisine de Saint-Gilles-Les-Bois (autrefois Saint-Gilles-Le-Vicomte) constitue le berceau de la famille de Kermoysan qui y possédait notamment la terre et le manoir de Goasmap, puis du Rumeur. Tugdual de Kermoysan en est un des plus illustres représentant

En janvier 1489, à l'époque de la prise de Guingamp par les Français, un combat opposa, près du pont de Squiffiec, les troupes commandées par Jean, vicomte de Rohan, et celles de la Duchesse Anne, lors duquel périrent beaucoup de seigneurs bretons. Une petite lande, aux confins de Pommerit et de Pelet, porterait encore, selon la tradition, le nom de Placen-traou-bataille ou « Lieu bas de la bataille ».

Le 20 mai 1571, par un mariage entre Claude (ou Claudine) du Châtelier et Charles Gouyon de la Moussaye, (marquis de la Moussaye en 1615), la vicomté de Pommerit échut aux Gouyon de la Moussaye.

Cette branche, issue de Claudine et Charles, s'étant éteinte sans prospérité masculine, le marquisat de la Moussaye passa à une branche cadette des Gouyon.

Le 29 septembre 1681, Henri Gouyon, marquis de la Moussaye, comte de Quintin, vendit le comté de Quintin et la vicomté de Pommerit à Guy-Aldonce de Durfort, comte de Lorge et maréchal de France.

Par lettres données à Versailles en mai 1691, la vicomté de Pommerit fut incorporée au comté de Quintin et celui-ci érigé en duché en faveur du maréchal de Lorge.

En 1715, Saint-Gilles, qui était une paroisse succursale de celle de Pommerit, devient paroisse indépendante.

1790 - 1801 : Pommerit-le-Vicomte, chef-lieu de canton

Le 15 janvier 1790, sur les conclusions de l'abbé Sieyès, député du Tiers, l'Assemblée Nationale, redécoupant les circonscriptions territoriales issues de l'Ancien Régime et la féodalité, décréta que la France serait partagée en 83 départements. Le département des Côtes-du-Nord fut divisé en districts et chaque district en cantons. Pommerit, sous le nom de Pommerit-les-Bois, fut donc érigée en chef-lieu de canton.

Cette commune élit sa première municipalité au début de 1790.

Le canton de Pommerit fut compris, le 30 avril 1790, dans le district de Pontrieux. Les autres cantons étant : Lézardrieux, Paimpol, Lanvollon, Plouha, La Roche-Derrien, Saint-Gilles-les-Bois et Yvias.

Le canton de Pommerit incluait les communes de Gommenec'h, Le Merzer, Trévérec et Pommerit. Dans celui de Lanvollon : Lannebert, Pléhédel, Pludual, Tréméven et Lanvollon.

Cette multiplicité entraînait bien des dépenses, chaque district ou canton ayant son administration spéciale et sa juridiction. Certains étaient d'une superficie minuscule. Le Consulat modifia les subdivisions départementales en arrondissements plus étendus que les districts et réduisit aussi le nombre de cantons. D'autres changèrent de chef-lieu pour raison de commodité des communications.

Pommerit-le-Vicomte disparut alors de la liste des cantons pour redevenir simple commune en 1801.

Pommerit-les-Bois

Le nom de la commune devint Pommerit-le-Bescond à partir d'octobre 1793. Mais cette modification, adoptée par la municipalité, parut insuffisante au district de Pontrieux, Bescond voulant dire vicomte en breton. Le district, qui par son arrêté du 28 nivôse an II (17 février 1794), imposa à la commune le nom de Pommerit-les-Bois.

L'ordonnance royale du 8 juillet 1814 prescrivit aux communes qui avaient changé de nom pendant la révolution de reprendre celui qu'elles avaient antérieurement à 1790. Ce fut fait et le nom de Pommerit-le-Vicomte fut rétabli. Il est vrai que ladite ordonnance fut annulée par un décret impérial du 14 avril 1815, mais ce décret cessa d'avoir effet à la fin des Cent-Jours (25 juin 1815) et n'eut guère le temps d'être appliqué.

Républicains et royalistes

Le 8 février 1800, en revenant de la région de Plouha, les Chouans de la région de Tréguier-Lannion, sous les ordres du chef Taupin (ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier) s'emparèrent du château du Restmeur où ils s'établirent.

Informé, le cantonnement de Pontrieux (composé d'une partie de la compagnie franche et d'une partie de la Garde Nationale) marcha vers le Restmeur. Alertés et préparés au combat, les Chouans affrontèrent les Bleus, dès leur arrivée près du château.

Après un dur combat, les Républicains battirent en retraite après la perte de trois hommes et la blessure du capitaine Daniel.

Le jardinier du château du Restmeur, étant allé fêter la victoire au cabaret, rentra ivre au Restmeur et répondit imprudemment "Républicain" au "Qui-vive" du factionnaire, qui tira et fit de lui l'une des dernières victimes de ces journées tragiques.

Le lendemain, 9 février, vers 7 heures du matin, les Chouans abandonnèrent le Restmeur et, par le pont de Squiffiec, se dirigèrent vers le bourg de Tréglamus, où ils furent attaqués, le 1er mars au matin, par la troupe de Belle-Isle-en-Terre. Le chef Taupin fut tué. Les combats du Restmeur et de Tréglamus furent les deux derniers des Chouans avant la pacification définitive de la région.

Splendeur et déclin

L'industrie importante de la commune était l'industrie du lin. Beaucoup de familles pauvres étaient venues y chercher un travail. Mais la concurrence des fils belges et anglais, préparés mécaniquement, anéantit l'industrie linière locale.

La misère s'installa alors et Pommerit ne comptait pas moins de cinq cents mendiants, sur une population de 3 000 âmes. Le lin, encore cultivé un certain temps, fut exporté et non plus préparé sur place.

La commune exportait, par le port de Pontrieux, des grains à destination du midi de la France, et de la graine de trèfle pour la Belgique. Elle expédiait aussi des graisses et du bois de chauffage pour Paimpol et les environs.

Il y avait également, dans la partie sud-ouest de Pommerit, un gisement assez étendu d'argile à poterie. La couche supérieure de cette argile était grossière mais, au-dessous de deux ou trois mètres, on trouvait une argile fort belle qui pouvait être employée pour la fabrication de la faïence fine. Ce gisement allait alimenter les nombreuses poteries de la commune de Pabu.

En 1880, on ramassait encore des miséreux morts de froid et de faim sur la route de Pabu. L'hiver fut si long et si fort qu'il aurait permis le passage d'une charrette sur le Trieux ! La glace était si épaisse qu'elle résistait à la chute des arbres et l'on vit des riverains tailler des troncs et fagoter sur cette rivière gelée.

En 1904, la misère reste grande et s'il arrive aux artisans d'être momentanément riches, ils possèdent peu et leur métier ne leur permet pas d'économiser pour les mauvais jours. Dès que leur santé les empêche de poursuivre leur activité, ils viennent automatiquement grossir les rangs des indigents.

Les laboureurs (propriétaires exploitants), vivant dans une aisance toute relative, sont fort peu nombreux et les fermiers des terres nobles ou bourgeoises sont accablés de charges puisqu'ils supportent le paiement pour compte de l'impôt foncier et remettent aussi à d'autres tout le profit de leur labeur. Ils sont par conséquent presque aussi malheureux que ceux qu'on leur demande de secourir.

Tradition jusqu'en 1914

[réf. nécessaire] Les populations de certains villages, comme Pabu et Plouisy par exemple, se connaissaient parfaitement, se fréquentaient, se mariaient, cousinaient et s'amusaient ensemble. Ces localités n'entretenaient pratiquement aucune relation affective avec Pommerit-le-Vicomte, seules existaient celles dictées par les nécessités du labeur. Quand les gars de Pommerit s'aventuraient à Pabu, dans l'espoir de courtiser une belle Pabuaise, ils étaient arrêtés au Lann où, formés en deux groupes, Pommeritains et Pabuais se flanquaient de belles raclées. On dit même que, lorsqu'il arrivait que les gars de Pommerit soient vaincus, on les reconduisait chez eux en leur lançant des cailloux. Il arrivait même qu'ils furent refoulés au-delà du bois, jusqu'à Kermilon ! Là, avec l'arrivée des renforts des deux côtés, les choses devenaient plus sérieuses et faisaient surtout du bruit car on s'empoignait généralement à la lutte, mais rares étaient les mauvais coups.

Au terme de ces combats, tout redevenait calme... jusqu'à une prochaine fois !

Autres dates

  • En 1451 et 1455, Jean du Châtelier, vicomte de Pommerit, assista, en qualité de chevalier banneret, aux parlements généraux tenus par le duc Pierre II.
  • En 1826, le 27 juin, un orage épouvantable occasionna dans la commune des dégâts qui furent évalués à la somme de 23 236 francs. On constata que plusieurs des grêlons qui furent ramassés avaient la grosseur d'un œuf de pigeons.
  • En 1919, le 26 octobre, fut bénie la première pierre de la nouvelle église Notre-Dame.
  • En 1921, le 27 octobre, fut bénie l'église nouvellement construite.
  • En 1943, le 7 mai, les habitants de Pommerit-le-Vicomte manifestèrent massivement en faveur de la Résistance. À la suite de cette manifestation, le maire, Marcel Renaut, fut suspendu.
  • En 1944, le 15 juillet, cinq résistants tentèrent de forcer un barrage établi par une patrouille allemande. Dans ce combat, ils furent tués et leur voiture fut incendiée.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2008 Alain Gautier Gauche Retraité
2006 2008 Alain Gautier Gauche
2001 2006 Jean Le Floc'h PS Conseiller général
1995 2001 Jean Le Floc'h PS
1989 1995 Jean Le Floc'h PS
1983 1989 Jean Le Floc'h PS
1977 1983 Jean Le Floc'h PS
1971 1977 François Nicolas PS
1965 1971 François Nicolas PS
1965 Francis Poulouin Gauche
Joseph Page Droite Conseiller général
1852 Al. Floyd
1846 1852 J. Le Page
1832 1846 J. Maze
1830 1832 A. Floyd
1826 1830 L. Marquier
1802 1826 F. Ellien
1801 1802 Y. Le Tanaff
1800 1801 Jean Le Page
Toutes les données ne sont pas encore connues.
  • mars 2006 : Jean Le Floc'h annonce sa démission (pour raison personnelle) de son mandat de maire ;
  • avril 2006 : Alain Gautier, alors premier adjoint en charge de la voirie, est élu maire par le conseil municipal.

Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1 857 1 724 1 631 1 713 1 690 1 728
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Patrimoine

Religieux

Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame a conservé son clocher, inscrit aux monuments historiques, de 34 m du XVIIIe siècle où l'on peut déchiffrer une curieuse inscription rédigée à rebours « cette tour fut faite par un irlandais en 1712 ». De très beaux confessionnaux du XVIIe siècle, des albâtres du XVe siècle et des statues anciennes de St-Michel et St-Antoine attirent l'attention dès l'entrée dans l'édifice. Un superbe if de 1 700 ans orne le parc de l'église, ainsi qu'une chaire extérieure originale du XVe siècle. Depuis le 15 février 2007, un éclairage met en valeur le clocher.

Chapelle Notre-Dame du Folgoat

Cet édifice a été reconstruit en 1839. La chapelle précédente, datant du XVe siècle, avait été donnée à la fabrique (Conseil de Paroisse) le 26 décembre 1826, par Pierre et Yves Le Tanaff-Le Corvoisier (ce serait peut-être Le Corvaisier) et leurs héritiers. Par délibération du 12 mars 1827, le Conseil avait accepté cette donation avec les gages qu'elle comportait. Le 6 juin 1827, l'édifice était érigé en chapelle de secours.

Contrairement à ce qu'il en est pour la chapelle du Paradis qui appartient à la commune, la chapelle du Folgoat est propriété du Centre communal d'action sociale. La toiture a été entièrement refaite en 1959, puis en 2006 ; la remise en état du chœur, du dallage et de l'autel a été réalisée en 1986-1987 et les vitraux ont été restaurés en 1998.

Autrefois, de nombreux pèlerins y accouraient et parfois même de fort loin. Les enfants qui tardaient à marcher y étaient conduits et placés sous la protection de la Vierge du Folgoat.

Il est également raconté que, d'après les dires d'un ancien recteur de Trévérec, il existerait un baril d'or enfoui dans un champ tout proche, dénommé Parc ar Chapel. Une pierre plate, enterrée à faible profondeur, désignerait son emplacement. Des fouilles y ont été faites, mais en vain !

Chapelle Notre-Dame du Paradis

Cette chapelle aux multiples gargouilles (classée Monument Historique en 1912) fut fondée par les du Châtelier, seigneurs de Pommerit, dont l'écu figure au-dessus de la porte principale. Édifice rectangulaire du début du XVe siècle, la chapelle du Paradis est remarquable. Commencée en 1398, elle fut achevée en 1405. Cette chapelle, d'une jolie architecture, est entièrement en pierres de taille et l'on remarque sur la porte sud ainsi que sur la tour les armes des Duchâtel, anciens seigneurs de Tonquédec et Vicomtes de Pommerit.

Érigée en chapelle de secours le 17 octobre 1818, elle fut restaurée en 1819 (à l'aide d'une souscription qui donna environ 4 000 francs). Vers 1720, elle menaçait ruine et on la rebâtit en partie. Elle fut restaurée à nouveau en 1931, époque où l'on déboucha et vitra le fenestrage du chevet.

Sous la seconde restauration, le 25 mai 1818, Marie-Mauricette de Cremeur, qui habitait le château de Munehorre, en Pabu, fit don à la paroisse de Pommerit-le-Vicomte de la magnifique chapelle du Paradis, située en la même commune ; chapelle qu'elle avait achetée pour la sauver lors de sa vente comme bien national le II frimaire An III (30 novembre 1794).

Chapelle Notre-Dame-de-Grâces du Restmeur

La chapelle Notre-Dame du Restmeur en Pommerit-le-Vicomte dépendait jusqu'à la fin du XVIIIe siècle de l'évêché de Tréguier. Elle fait partie d'un ensemble architectural plus vaste appelé Le Restmeur construit entre 1730 et 1790.

Elle fut construite par Jean François de la Monneraie entre 1757 et 1763 dans un style Louis XVI naissant et fut probablement consacrée la même année par Joseph-Dominique de Chaylus, Évêque de Tréguier. Sa décoration intérieure fut terminée en 1780. Située à l'entrée ouest d'une cour d'honneur, sur laquelle se trouvent des écuries de style Louis XIV et un château de style Louis XVI, elle fait vis-à-vis à un pavillon des invités de facture identique.

Peu percées, les baies de Notre-Dame du Restmeur sont à arc cintrés et clavés. L'ensemble est surmonté d'un toit à croupe possédant une lucarne à œil-de-bœuf aux volutes sculptées.

Les murs étaient revêtus d'enduit de chaux, les feuillures des harpes des chaînages sont marquées.

Cette Chapelle comporte un plafond et des murs peints en trompe-l'œil dans un style néo-classique avec une voûte à caissons et rosaces en trompe-l'œil et un retable de style Louis XVI.

Le sol était initialement en tomettes. Le plancher a été rajouté et l'autel a été arraché en 1984.

L'ensemble (intérieur et extérieur), en très mauvais état, a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1997 et est ouvert à la visite du public.

Autres

  • Croix de Folgoat, XVIIe siècle

Monuments

Le château du Restmeur

Le château de Restmeur (XVIIIe siècle) fut un manoir typiquement breton du XVe siècle qui a été acheté en 1724 par Jean de La Monneraie, Grand Prévost de Bretagne. Cette propriété, très importante, s'étendait sur cinq communes. Elle restera dans la même famille jusqu'en 1803.

Jean de la Monneraie construsit les écuries en 1730, son fils détruisit le manoir à partir de 1755 pour construire une première version Louis XV du Château, la Chapelle Notre-Dame du Restmeur, le pavillon du chapelain et le pavillon des invités. Son petit-fils Jean Dimas entreprit des travaux d'amélioration sur la façade sud en 1788 qui se terminèrent en 1790.

Aujourd'hui Le Restmeur est un ensemble très harmonieux du XVIIIe siècle présentant les principaux styles du siècle des Lumières, en cours de restauration depuis 1985 par Jean Baptiste et Christine de Bellescize.

L'ensemble, avec le parc, est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1997 et ouvert à la visite publique l'été. Il a été successivement la propriété de la famille de La Monneraye (de 1723), de Mme de Boissard (en 1803), d'Amédée de Kergariou, de la baronne de Lespinasse (en 1824), du marquis de Keroüartz (en 1871) et des Bellescize depuis 1985.

Il y eut une bataille entre chouans et républicain au Restmeur en 1800 qui fit quatre morts (Les chouans étaient commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier).

Le 10 mai 1944, quatre jeunes résistants étaient à la ferme du Restmeur quand les Allemands arrivèrent. Le gardien du Château les ayant aperçus courut les prévenir. Ils s'enfuirent dans le bois. L'un d'entre eux, Henri Corbel, 22 ans, craignant de compromettre les fermiers, revint chercher son pistolet oublié sur la table. En s'échappant de nouveau il fut blessé à la jambe, interrogé sur place, torturé et exécuté une heure plus tard. Le lendemain, le 11 mai 1944, une grande Croix de Lorraine fut déposé sur le perron de la Chapelle du Restmeur où le recteur de Pommerit célébra la messe devant tout le village rassemblé.

Le château de Kerbic

Kerbic est initialement un modeste manoir. Acquis au XVIIe siècle par les Raison, il a depuis lors été transmis par succession passant des Raison de Kerbic aux Floyd puis La Motte Rouge et Henry de Villeneuve.

L'édifice a été remanié et agrandi par ses propriétaires successifs aux XVIIIe et XIXe siècles. Kerbic comporte aujourd'hui un bâtiment principal exposé au sud, encadré de deux longères formant une cour carrée. Un jardin clos de murs ayant conservé les vestiges de défenses sommaires complète l'ensemble à l'est.

En 1596, Gilles Chaillou, seigneur de Kermouster en Pommerit-le-Vicomte acquiert quelques pièces de terre situées près du manoir de Kerbic. Vers 1647, Claude Chaillou, fille du seigneur de Kermouster, épouse Jean Raison. Le 25 avril 1647, Écuyer Jean Raison, seigneur de Kerviou et son épouse Claude Chaillou « faisant à présent le plus continuellement résidence au lieu et manoir noble de Kermouster » font l'acquisition à proximité immédiate de leur demeure du « lieu et manoir noble de Kerbic avec toutes les dépendances, franchises, prairies embellissements, pourpris, bois de hautes futaies et de décorations ».

En 1666, Jean Raison fait aveu pour la terre de Kerbic à Messire Henri Gouyon, Seigneur Marquis de la Moussaye, Comte de Quintin et de Pommerit-le-Vicomte. Cet aveu porte « droit de colombier et de fuie, de banc en la chapelle du Paradis du côté de l'épître, avec armes à la vitre et d'un banc et chapelle en l'église de Pommerit-le-Vicomte du côté de l'évangile près de celui du Rumeur avec armes à la vitre et au mur ».

En 1801, Adélaïde Renée Raison de Kerbic épouse Armand Floyd de Tréguibé de la Salle. Les Floyd émigrèrent du Pays de Galles en France au début du XVIIe siècle pour fuir les persécutions anti-catholiques qui suivirent en Angleterre la conspiration des poudres en 1605. Le nouveau châtelain de Kerbic fut adjoint au maire de Pommerit-le-Vicomte le 12 août 1809, puis conseiller d'arrondissement et maire de la commune jusqu'à son décès. Sans enfant, Adolphe de Floyd, fils du précédent, lègua Kerbic en 1883 au vicomte Alain de La Motte Rouge, neveu de son épouse. Sa fille Yvonne de La Motte Rouge épouse Jacques Henry de Villeneuve en 1924.

Autres

  • la fontaine Notre-Dame du Folgoat
  • le manoir du Cosquer, du XVe siècle

Culture

Pommerit-le-Vicomte est riche d'activités culturelles :

Jumelage

Le but du jumelage est de permettre aux personnes intéressées d’améliorer leur anglais et de découvrir l’Irlande et les Irlandais. Millstreet (environ 1 500 hab.) se situe à mi-chemin entre Killarney et Mallow dans le comté de Cork. Le Millstreet Country Park est un parc magnifique de 250 ha sur fond de la pittoresque montagne Clara.

Voir aussi

Archives et sources

Article connexe

Notes et références

Liens externes

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