La Guerche-de-Bretagne

La Guerche-de-Bretagne
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47° 56′ 32″ N 1° 13′ 43″ W / 47.9422222222, -1.22861111111

La Guerche-de-Bretagne
Hôtel-de-Ville de La Guerche-de-Bretagne, côté jardins.
Hôtel-de-Ville de La Guerche-de-Bretagne, côté jardins.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne (chef-lieu)
Code commune 35125
Code postal 35130
Maire
Mandat en cours
Pierre Després
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Guerchais
Démographie
Population 4 220 hab. (2008)
Densité 366 hab./km²
Aire urbaine 28 707 hab. ()
Gentilé Guerchais, Guerchaise
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 32″ Nord
       1° 13′ 43″ Ouest
/ 47.9422222222, -1.22861111111
Altitudes mini. 51 m — maxi. 91 m
Superficie 11,53 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

La Guerche-de-Bretagne est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne[1].

Les habitants se nomment les Guerchais, et les Guerchaises[2].

Sommaire

Géographie

La Guerche-de-Bretagne est située en Bretagne historique (sur les Marches de Bretagne, zone frontière) et administrative, département d'Ille-et-Vilaine, à l'est du bassin de Rennes (Rennes à 35 km à l'O-NO), au sud du Pays de Vitré (Vitré à 22km au N), entre les cours de la Seiche (au nord) et de l'Ardenne (au sud).

Étymologiquement, guerche dérive du terme "werki". C'est un 'ouvrage fortifié', généralement en bois, bâti sur une butte naturelle ou artificielle . A La Guerche de Bretagne, il n'en subsiste aucun vestige, si ce n'est les restes de la motte féodale (terrains privés), vaste butte de terre aujourd'hui partiellement arasée, agrandissement de la motte originelle, et sur laquelle furent bâtis les châteaux successifs de La Guerche.

La plupart des toponymes "guerche" datent des VIIIe siècle et IXe siècle. D'après l'historien N.-Y. Tonnerre, la Guerche n'était pas une place forte créée contre les français ou les angevins, mais pour se protéger des invasions normandes. Pour d'autres, ce sont les Francs qui, au VIIIe siècle, ont implanté un vaste réseau de sites fortifiés aux limites de leur territoire. Ils auraient créé dans la région ces ouvrages frontaliers pour se protéger des Bretons (cf Meuret J.Cl. - Peuplement.pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne . SAHM).

La forêt de La Guerche (actuellement sur la commune de Rannée, cette forêt étant "la forêt du seigneur de La Guerche) est une relique de la forêt-frontière qui séparait autrefois la seigneurie de La Guerche (Duché de Bretagne) du Bas-Maine. N'existant probablement pas en tant que telle au début de notre ère, elle s'est développée à partir du Moyen Âge.


Communes limitrophes de La Guerche-de-Bretagne[3]
Visseiche Moutiers Moutiers
Moussé La Guerche-de-Bretagne[3] Moutiers
Moussé Rannée Brains-sur-les-Marches


Héraldique

Blason Blasonnement
De gueules aux trois léopards d’argent passant l’un sur l’autre.

Toponymie

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Montagne-de-la-Guerche[4].

Histoire

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Préhistoire

Les premières traces de peuplement découvertes à proximité de La Guerche datent de la période néolithique (de 5000 à 2000 av. J.-C.).

4000 av. J.-C. : l'influence des pays de la Loire est sensible. Il existe une circulation entre les deux régions et des échanges entre les peuples. Les mégalithes du secteur sont d'ailleurs pour la plupart situés dans un étroit couloir (probable itinéraire préhistorique), orienté nord-ouest/sud-est, passant au sud des forêts de La Guerche et du Theil. Ce couloir a survécu : il est aujourd'hui matérialisé par un véritable chemin d'origine médiévale : le chemin des Sauniers. Enfin, à quelques kilomètres au nord de cet itinéraire, sur la commune d'Essé, on trouve le fameux mégalithe dit de la Roche aux Fées (érigé vers -2500 av. J.-C., recouvert à l'origine par un tumulus).

L'occupation de la périphérie de La Guerche à cette période est certaine. Les vestiges d'habitats restent toutefois à confirmer, comme à la Bécannière (Drouges), où une hache de dolérite ayant été trouvée à proximité d'un site d'occupation probablement néolithique.

L'objet le plus ancien découvert à ce jour à La Guerche est une pointe de javeline. Les circonstances de sa mise au jour (fin du XIXe siècle) ne sont pas connues, ni le lieu de la découverte. Cette pointe a néanmoins été datée du Chalcolithique (vers -2500 à -2000 av. J.-C.), donc du Néolithique final, période de transition pendant laquelle on commence à travailler le métal (or et cuivre en particulier) avant l'Âge du bronze (-2000 à -800 av. J.-C.).

Entre 1300 et 1000 avant J.-C., une implantation humaine existe à Moutiers. Un ensemble important de haches à rebords (datant du Bronze moyen), ainsi que de haches à talon et de bracelets (Bronze moyen final) a été découvert dans ce qui pourrait avoir été le dépôt d'un fondeur.

En 1977, une hache à rebords a été trouvée à La Guerche, au lieu dit Les fontaines. Elle date de l'Âge du bronze moyen.

Un dépôt du Bronze final a aussi été découvert à La Guerche: celui-ci comprenait entre autres objets 13 haches à talon et 5 bracelets.

Âge du fer et époque gallo-romaine

A cette période, la région comprise entre Seiche et Ardenne est située au sud-est de la cité des Riedones. Mais la proximité immédiate d'autres territoires est à noter, comme à cette époque celui des Namnetes (au sud), des Aulerques (non loin de là, au nord-est) et des Andes (un peu plus au sud-est). Plus tard, de grandes provinces (Anjou et Maine) seront voisine de La Guerche. Cette situation limitrophe marquera l'histoire de la ville au cours des siècles.

Localement, les exemples d'occupation gauloise et gallo-romaine ne manquent pas. Pour cette période, c'est le site de l'actuelle forêt de La Guerche qui est le mieux connu. Plusieurs enceintes y ont été découvertes. Celle dite de la Ligne Anne ayant même fait l'objet de fouilles archéologiques approfondies, dirigées par J.-C. Meuret, qui date son occupation du IIe siècle av. J.‑C. au IIe siècle après J.-C.. Certaines de ces enceintes étaient fortifiées (talus-fossés). La plupart d'entre elles comprenaient des habitations, qu'il s'agisse d'artisans (métallurgistes et orfèvres), d'agriculteurs ou d'éleveurs. Ces deux dernières catégories pratiquaient la culture ou l'élevage autour de leurs habitations. Il semble donc que la forêt n'existait pas en tant que telle à l'époque. Le boisement était certainement clairsemé et discontinu, sans quoi ces activités agricoles et pastorales n'auraient pu exister. Bien que toujours occupé à l'époque gallo-romaine, le site ne semble pas avoir été profondément romanisé. Les échanges qui étaient réalisés avec l'Armorique, mais aussi avec la Gaule continentale toute proche, ont continué, certainement facilités par le passage à proximité de la voie romaine Angers-Rennes.


La voie romaine Angers-Rennes

Le tracé de cette voie romaine est aujourd'hui assez bien défini. Arrivant d'Angers (Juliomagus) par le nord de Brain sur les Marches, elle traverse l'actuelle forêt depuis Bourgogne à l'est jusqu'à la Petite grange à l'ouest, en passant par le Gué des Molans, où se trouvait une station-relais.

La voie continue vers Rennes-Condate, sous l'actuel chemin limitant les communes de Rannée et Drouges. Elle prolonge vers le nord-ouest, passant légèrement au nord de la Bécannière, puis par la Chaussée, et franchissait l'Ardenne au Gué Baudier. Elle franchit la départementale 47 au niveau de l'Ecottais. Plus au nord, un chemin séparant Moussé de Rannée reprend son tracé. La voie sépare ensuite Rannée d'Arbrissel, se dirige vers la Bussonnière (laissée 200m au nord) pour prendre la direction de la Haute puis de la Basse Chaussée, sur la commune de Visseiche. Là, elle arrive à la Seiche.

Des fouilles réalisées à cet endroit en 1996, sous la direction de G. Leroux, ont confirmé les relevés effectués par J.-C. Meuret sur la portion traversant la forêt de La Guerche. La chaussée centrale, légèrement bombée, mesure 6 à 8m de large. En surface, pas de dallage mais un gravillonnage, qui repose sur des lits successifs de cailloux devenant de plus en plus grossiers en profondeur. De chaque côté, un fossé, puis un talus au sol damé par le passage des voyageurs et de leurs chargements. Ceux-ci n'avaient en effet pas le droit d'emprunter la voie centrale, réservée à la circulation officielle (administrative ou militaire).

Mais ces fouilles du Pont de Visseiche ont permis de faire deux découvertes surprenantes.

La première est qu'à l'approche de la rivière, la voie reposait sur des fondations de bois, qui devaient stabiliser l'ensemble sur un sol humide. Deux niveaux de circulation successifs étaient visibles. Le premier reposait déjà sur des branches équarries. Le second était constitué de poutres transversales (de 9m de long) sur lesquelles reposaient des poutres longitudinales. L'ensemble était solidarisé par l'intermédiaire de poutres plantées verticalement tous les 3m, de chaque côté de la voie. À l'approche de la rivière, un mur de maçonnerie arrête la chaussée.

C'est ici que se trouve la seconde découverte: un pont, entièrement en bois, qui franchissait la rivière et ses abords (sur plusieurs dizaines de mètres de long)! Le tablier s'appuyait sur des piles de chêne de 30cm par 40cm de section, taillés en pointe sur 1m20 à 1m50, et enfoncés de 60 à 80cm dans le sol. Il s'agirait là de la première découverte d'un pont gallo-romain entièrement en bois.

Ainsi, la voie romaine arrive à Visseiche, l'antique Sipia, étape créée sur cet axe de circulation. Sipia était une petite ville (vicus) où les voyageurs pouvaient être ravitaillés et hébergés. Il est même possible qu'elle ait possédé des thermes. Quant à l'église actuelle, bâtie si proche de la voie, c'est peut-être l'illustration de la christianisation d'un sanctuaire antique.

Notons pour terminer que cette activité antique de Visseiche s'est prolongée, puisque le site était encore occupé aux époques mérovingienne et carolingienne. La voie continua d'ailleurs à être utilisée au Moyen Âge. C'est à partir du XIe siècle que son usage décline, la féodalité entraînant le morcellement des territoires, la création de nouveaux centres politiques et économiques, et donc la nécessité d'itinéraires de communication et de liaison différents, plus nombreux et plus courts.

Pour rejoindre Rennes par le sud-est, la voie romaine passe par Moulins (tracé de la départementale 463) et Piré.

Moyen Âge

De nécropoles mérovingiennes avérées, découvertes dans leur globalité comme à Visseiche ou n'ayant pu livrer que des vestiges isolés comme à Moutiers, mais aussi d'autres très probables comme à Rannée, existent aujourd'hui tout autour de La Guerche. Elles témoignent de l'importance de l'occupation humaine dans ce secteur, du VIe au VIIIe siècle. Les campagnes, sous influence franque, sont gagnées par la christianisation, comme le montre l'inhumation en sarcophage, avec orientation pieds vers l'est, parfois présence d'inscriptions funéraires, et même apparition de croix gravées. Après l'Antiquité, les hommes se regroupent. Le pouvoir religieux les y incite (on regroupe les vivants au travers du culte des morts), comme le pouvoir politique. C'est en effet à cette époque que les seigneurs locaux cherchent à valoriser leur territoire. Dans cette optique, ils créent par exemple l'actuelle forêt de La Guerche, en boisant des terres cultivables. Interdisant ainsi toute occupation de cet immense secteur, ils réorganisent à leur manière l'occupation de l'espace.

Au début du VIIIe siècle, les Francs implantent un vaste réseau de sites fortifiés aux limites de leur territoire. Ils auraient créé des ouvrages frontaliers pour se protéger des Bretons. Ils nomment ces sites werki, mot dont La Guerche serait dérivé.

La zone est marécageuse et plate. Elle ne se trouve pas à proximité immédiate d'une grande voie de communication (grande route ou ancienne voie romaine, rivière navigable, etc.), elle ne présente pas d'intérêt stratégique direct (contrôle d'un pont ou d'un gué) et l'activité agricole aux alentours proches est limitée (marécages, pas de vallée, ni de flanc de coteau). C'est pourquoi on n'y trouve pas de véritable trace d'occupation humaine au XIe siècle, hors site militaire. L'implantation d'un pouvoir politique au cœur de ce secteur potentiellement riche, situé sur les marches Bretagne-Anjou, renverse la situation. Une ville se crée, se développe et prospére.

Mainguéné est le premier seigneur de La Guerche, au XIe siècle. C'est un proche du souverain breton Modèle:Alain III. Celui-ci accorde à son vassal l'une de ses places fortes.

Après avoir obtenu son nouveau domaine, Mainguéné fait élever le premier “château” de La Guerche, bâti à 2 km au nord de l'église de Rannée (zone déjà occupé depuis plusieurs siècles, et paroisse dont dépend La Guerche). Une motte féodale est constituée au nord de l'actuelle rue Neuve, à la hauteur du cœur de la collégiale. Le premier bâtiment militaire qui la surmonte se limite probablement un simple donjon de bois. Ce donjon permet néanmoins la matérialisation du pouvoir du seigneur, et la militarisation de la frontière entre Vitré et Martigné-Chateaubriant.

De Mainguéné, on sait aussi que plus tard, il devient évêque de Rennes, succédant ainsi à son frère. En effet, à l'époque, leur famille détient la charge d'évêque, charge qu'elle conserve encore quelques décennies.

Son successeur, Sylvestre, proche du duc de Bretagne Conan II, est vers 1060 le deuxième seigneur de La Guerche, obtenant lui aussi l'évêché de Rennes, en 1075. Ainsi, la famille de La Guerche se constitue une importante fortune foncière, à partir de biens épiscopaux (essentiellement sur l'actuel territoire de la commune de Rannée).

Sylvestre est à l'origine de la fondation du prieuré Saint-Nicolas (dont quelques vestiges assez remaniés subsistent au nord de la rue de Rennes) qu'il donne à l'abbé de l’abbaye Saint-Melaine de Rennes. Ce dernier y installe des moines bénédictins. Le prieuré obtient aussi du seigneur divers revenus, pour l'essentiel liés aux perceptions de taxes.

Robert d'Arbrissel a-t-il participé de près ou de loin à la fondation du prieuré Saint Nicolas ? Personne ne peut le dire. Mais comment ce formidable prédicateur, nommé archiprêtre par Sylvestre lui même, archidiacre à Rennes puis ermite, fondateur d'abbayes, aurait-il pu ignorer la seigneurie de La Guerche, sur les terres de laquelle il passa de nombreuses années?

Vers 1100, aurait été créé le prieuré de la Selle.

En 1121, le seigneur de La Guerche est Guillaume Ier. Celui-ci épouse Emma de Pouancé vers 1130. La seigneurie de La Guerche se lie ainsi définitivement à celles de Pouancé et de Martigné, à cheval sur la Bretagne et l'Anjou!

A l'époque, le “château” (terme qui n'apparaît à La Guerche qu'en 1152) est déjà constitué de bâtiments solides, et doté d'une passerelle pour franchir le fossé de la motte.

Guillaume obtient les reliques de Saint Nicolas et les place dans son monastère guerchais. En échange, il renouvelle les privilèges accordés par son père aux religieux. A cette époque, des installations ont déjà eu lieu autour du prieuré, constituant le premier faubourg (faux-bourg) à quelques centaines de mètres à l'ouest du château seigneurial.

Un acte daté de 1121 (mentionnant un litige entre le seigneur et le prieuré) fait pour la première fois mention d'un marché implanté dans le bourg des moines, et demeurant sous leur contrôle.


La bataille du Pont de Visseiche

En 1135, Conan III, Duc de Bretagne, prend Vitré et chasse le Baron Robert II de son château (ses vassaux, qu'il traitait trop brutalement, s'étaient plaints au Duc de sa conduite). Robert cherche vainement à se réfugier à Fougères, puis auprès du Baron du Maine, puis encore au château de La Gravelle, et enfin à celui de Launay. Mais à chaque fois, le Duc traite avec les protecteurs de Robert, qui n'a finalement d'autre solution que de se réfugier chez Guillaume de La Guerche. Celui-ci est le fils qu'Emme, épouse de Robert, a eu en premières noces de Juhaël de Châteaubriant. Guillaume décide d'héberger son beau-père et sa mère, ainsi que leur fils le chevalier André, et de les protéger lui-même. Il ne cède pas aux pressions de Conan III, ce qui a pour effet de décider le Duc d'assiéger La Guerche, avec l'aide de son cousin le Comte d'Anjou. Nous sommes en 1143. Les troupes de Conan arrivent au pont de Visseiche et y installent leur campement. Ils attendent les hommes du Comte d'Anjou, qui sont alors entre La Selle et Moutiers. Guillaume sent l'étau se resserrer. Avec l'appui de T. De Mathefelon et du seigneur de Candé (entre autres), il décide d'une attaque surprise. S'étant rapproché de Visseiche en progressant par la forêt (il semble que celle-ci se prolongeait alors plus vers le nord-ouest), il attaque l'avant-garde des troupes du Duc. Celle-ci défaite, le Baron de La Guerche progresse jusqu'au pont, et met en déroute le reste de l'armée ennemie, capturant au passage quelques nobles vassaux du Duc, ainsi que l'évêque de Rennes Alain. Conan se replie sur Vitré, puis sur Rennes. Le Comte d'Anjou regagne sa province, après une étape à Châteaubriant. L'année suivante, Robert réussit à reprendre son château, et fait ensuite la paix avec son souverain.

A la mort de Guillaume Ier, son fils Guillaume II est obligé de confirmer les privilèges accordés au prieuré. Il concède aussi aux hommes des moines un droit d'étalage. Désormais, les gens du faux-bourg Saint Nicolas, au même titre que les marchands installés là depuis des années, pourront vendre sur leur marché des produits issus des terres du prieuré. La foire du faubourg est alors en plein essor, la proximité de contrées comme l'Anjou ou le Maine favorisant les échanges économiques.

En 1173, Henri II Plantagenêt fait incendier le château de La Guerche pour punir Geoffroy II d'avoir participé à une révolte contre son autorité.

Sous Guillaume III (1195-1223) le marché créé sous l'autorité du seigneur connaît une expansion sensible, tandis qu'on assiste au déclin de son concurrent, celui des moines, ce dernier disparaissant finalement. À cette époque existent déjà des halles, sur l'actuelle place du général de Gaulle. Celles-ci abritent les marchés et tiennent lieu de salle de justice pour le seigneur.

En 1197, Guillaume II se rallie aux barons et seigneurs bretons et participe à la prise du Mont Saint-Michel, pour venger l'assassinat d'Arthur par Jean Sans Terre.

C'est Guillaume III de la Guerche qui institue en 1206 un collège de 12 chanoines. Il les dote de revenus précis, et leur fait construire une église à proximité de son château (alors bâtiment de pierre, protégé d'une enceinte de murs et de tours, et où se tient sa cour, dans des bâtiments d'habitation) et de son bourg neuf (déjà protégé de douves). Il nous reste de cette première collégiale la base de la tour-clocher située au sud-est de l'édifice.

Guillaume fonde aussi, en 1219, le prieuré de la Trinité.

En 1222, Amaury de Craon prend La Guerche et son château à Guillaume. Mais l'angevin est fait prisonnier part le Duc de Bretagne l'année suivante. Guillaume peut donc reprendre possession de sa ville en 1223, pour mourir le 4 septembre de la même année.

A cette époque, les seigneurs de La Guerche (avec ceux de Châteaugiron, Vitré et Aubigné), ont le privilège de porter la chaire de l'évêque de Rennes lors de sa première entrée dans la cathédrale.

La Guerche, qui n'est toujours qu'une paroisse de la commune de Rannée, est une ville en plein essor. Son importance grandissant, il reviendra à Geoffroy III, fils de Guillaume III, de faire élever les remparts définitifs de la ville.

Geoffroy ayant perdu ses deux fils, il doit constituer pour sa fille une dot considérable (comprenant une grande partie des terres de sa baronnie) afin de marier celle-ci au seigneur de Vitré André III, avec qui il avait signé un traité de paix. La baronnie de La Guerche entre ainsi dans le domaine des barons de Vitré. C'est le début du déclin de la seigneurie de La Guerche qui, de démantèlement en revente ou en héritage, connaîtra au total 40 seigneurs de sa création à la Révolution.

C'est à cette époque qu'une très importante commanderie des Templiers (il n'en exista que quatre en Bretagne) s'implante à La Guerche. Un petit château du XIXe siècle se trouve maintenant à proximité de l'emplacement de cette commanderie, dont quelques vestiges subsistent (domaine privé, route de Laval).

La Guerche devient possession de Bertrand du Guesclin en 1379, et bascule dans le camp Français. Une garnison de 100 hommes d'armes et chevaliers est alors en poste dans la ville. Cette dernière est une cité importante, ayant droit de députation aux États Provinciaux (et bénéficiant donc de privilèges fiscaux et politiques). À la mort du connétable (1380), son frère hérite de la seigneurie et la vend au Duc de Bretagne. La Guerche réintègre sa place dans la ligne de défense de la frontière.

1443 : La Guerche est prise par les Anglais après un siège de la ville, qui n'est plus défendue que par sa noblesse (il n'y a plus de troupes). Le château n'a plus aucune valeur défensive. Les assaillants brûlent les archives de la collégiale.

Temps modernes

Renaissance

En 1472, Louis XI, en conflit avec Jean II de Valois, s'installe à La Roë, assiège et prend La Guerche. Charles VIII, fils de Louis XI, assiégera aussi La Guerche pendant les guerres de Bretagne.

En 1526, le château de La Guerche n'existe plus en tant que tel. Très tôt, les seigneurs de La Guerche-Pouancé lui avaient préféré le château de Pouancé, construit en pierre sur le rebord d'un plateau surplombant un étang. Attaqué, ce dernier s'avérait bien plus résistant et facile à défendre que celui de La Guerche, et devint logiquement la place forte de la famille. Les différents assauts et le travail du temps auront raison du château de La Guerche qui, au XVIe siècle, n'est plus que ruines sur sa motte.

Vers 1520, Charles d'Alençon fait agrandir la nef et élever l'actuel collatéral sud de la collégiale.

Guerres de religion

1563 (année de famine) : 400 à 500 soldats huguenots de M. de Rohan, qui stationnent chez la dame Bertranne de la Vannerye (manoir de la Vannerie), pillent et saccagent les églises de Rannée et de La Guerche.

Pendant les guerres de religion, l'enceinte de la ville est partiellement détruite.

Le 25 février 1591, les Ligueurs, sous la conduite du capitaine Mascardrye, pillent La Guerche. S'en retournant en direction de Rennes, ils sont attaqués et battus par Monsieur de la Frosse aux Onglées à Visseiche.

Au XVIe siècle, l'hôpital Saint-Jean existe à son emplacement actuel (mais les bâtiments se trouvaient plus en bordure de route). Il a néanmoins peut-être été fondé bien plus tôt (XIIe ou XIIIe siècle). Au XVIIIe siècle, il est tenu par la congrégation des Filles de la Sagesse.

À la fin du XVIe s., La Guerche est assiégée par2 500 Anglais et soldats royaux. Menaçant la ville de leur artillerie, ils obtiennent la reddition des troupes du duc de Mercoeur (400 soldats), pourtant appuyés de l'extérieur par des troupes catholiques espagnoles.

A l'issue de cet épisode, un octroi est levé par la ville afin de financer le relèvement des murailles, sur demande des notables locaux.

XVIIe et XVIIIe siècles

Aux XVIe et XVIIe siècles, la chapelle du prieuré Saint-Nicolas est remaniée. On l'ampute du chœur, et on reconstruit un chevet plat.

Début 1626, l'épidémie de peste qui sévira en Bretagne 10 ans durant, atteint La Guerche. La population est largement touchée, au point que l'on voit l'herbe pousser dans les rues. Tous les malades sont portés à proximité du prieuré Saint Nicolas (en dehors de la ville). Là, ils sont “soignés” entre autres par le fermier du prieuré, René Guyot, qui aura la chance de ne jamais être atteint par le fléau. L'épidémie prend fin en 1632.

Au XVIIe siècle, outre le commerce, le négoce des toiles est florissant. Dans la campagne autour de La Guerche, on cultive le lin (plus que le chanvre), pour fournir en matières premières l'industrie locale du filage et du tissage. Un bureau des marques (apposées obligatoirement sur les toiles de marine) existe même à La Guerche de 1739 à la révolution. La ville, comme beaucoup d'autres dans la région (comme Vitré, par où transitait l'essentiel de la production) saura récolter les fruits de cet essor économique. Anciennes demeures de commerçants, les maisons à porches et colombages qui subsistent en centre ville témoignent de cette époque prospère.

La ville se donne comme blason trois léopards d'or (jaunes) sur fond de gueule (rouge), rajoutant ainsi un léopard au blason des seigneurs de La Guerche.

Les fortifications de la ville sont complétées. Les remparts, doublés à l'extérieur de douves (comblées au XVIIIe s), sont percés de quatre portes qui ouvrent l'intra-muros sur l'extérieur:

A ces portes, il faut ajouter une poterne, la porte Garnière, au niveau de l'actuelle entrée de la rue Notre Dame.

Un collège est probablement créé à cette époque, rue de la Chartre.

Le clocher de la collégiale, situé au sud-est de l'édifice, s'écroule en 1705. Il est remplacé par un simple clocher bas.

En 1739, les restes du château sont abattus et servent à bâtir l'Auditoire l'année suivante. Siège de la communauté de la ville, il est accolé au côté sud des Halles (qui occupaient l'actuelle place du Général de Gaulle).

1784: démolition de la porte de la Chartre (en ruine après l'hiver, et qui avait partiellement brûlé 50 ans plus tôt).

Révolution et Premier Empire

En 1789, le pays de La Guerche est plutôt riche. Désireux de s'affranchir de leur condition vis-à-vis des nobles et riches propriétaires, et ainsi de pouvoir bénéficier du progrès social, les habitants du district adhèrent précocement à la Révolution. Une grande commune de "La Guerche" est créée, à laquelle est rattachée l'ensemble de l'ancienne paroisse de Rannée (dont dépendait La Guerche depuis sa création).

La collégiale est d'abord utilisée comme salle de délibération pour la municipalité, puis comme magasin à fourrages. Vendu comme bien national, le prieuré Saint-Nicolas, qui comprenait une maison, une chapelle, cour, verger, jardin, terres et prés, est attribué le 8 février 1791 à François Marie Leclerc de la Herverie, avocat et juge de paix à Piré, demeurant rue d'Anjou à La Guerche. Après avoir été située rue de la Chartre, la prison est transférée à l'extrémité sud de la rue de Nantes (ex "rue de Rannée"), côté est (chiffres impairs). Enfin, les principales rues de la ville sont rebaptisées.

L'hôpital, jusqu'alors tenu par des religieuses, est abandonné.

En mars 1793, les Guerchais refusent de participer à la Levée des 300 000 hommes. L'ordre est rétabli sans trop de heurts par l'intervention de gardes nationaux venus de Vitré (ceux de La Guerche n'ayant pas voulu intervenir).

En réaction à la politique antireligieuse décidée par la Convention, la chouannerie se développe aux alentours de La Guerche. En 1795, les Bleus du district sont cernés par les Blancs des districts alentours. Aux attaques de villages des chouans, les gardes nationaux répliquent par des pillages. En 1799, le calme revient sur l'ensemble du secteur. La Guerche a été relativement épargnée.

Le faux saunage

Une activité illicite mais bien organisée, connaissant ruses et cachettes, et possédant tout un réseau de complicité, préexistait à la chouannerie et en a facilité l'implantation dans la région. Il s'agit du faux-saunage. Largement pratiqué sous l'Ancien Régime par les plus pauvres des frontaliers, ce trafic avait pour objet la contrebande du sel, acheté en Bretagne (où il n'était soumis à aucune taxe) et revendu en fraude en Anjou ou dans le Maine. Très répandu dans les régions de Vitré et Châteaubriant, il existait aussi aux alentours de la Guerche, mais dans des proportions moindres étant donnée la relative richesse du secteur. Le sel étant taxé pour la première fois en Bretagne à partir de la révolution, le trafic n'eut plus lieu d'être. Mais la chouannerie su tirer profit de cette ancienne organisation clandestine, réutilisant très souvent les mêmes caches et les mêmes réseaux.

L’adhésion d’une majorité de la population aux avancées de la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur, est cependant visible dans les fêtes révolutionnaires, dont notamment celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[5]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans.

XIXe siècle

En 1806, l'hôpital reprend son activité avec du personnel laïc.

Au début du XIXe siècle, les halles de la ville, qui recouvraient la quasi totalité de l'actuelle place du général de Gaulle, sont presque complètement rasées. En 1839, sur une partie de leur emplacement, on construit un Hôtel de Ville (actuellement le Centre Culturel "la Salorge"). Les dernières travées, appuyées au mur nord de l'édifice, seront démolies après la guerre 14-18. Notons qu'au rez de chaussée du bâtiment, l'architecte a intégré des arcades et une galerie, en référence à ces halles disparues, qui comptaient parmi les plus anciennes de Bretagne.

Pour ouvrir le cœur de la cité vers l'extérieur, quelques rues nouvelles sont percées. On les retrouve facilement, rectilignes et bordées de bâtiments récents (exemple typique: la rue Duguesclin).

1870 : l'hôpital accueille la première religieuse de la congrégation des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.

1879-1881 : arrivée du chemin de fer à La Guerche.

En 1859, on construit le collatéral nord de la collégiale. De 1869 à 1873, on élève la tour ouest (clocher-porche) de la collégiale. Inspirée des flèches finistériennes, elle remplace un modeste campanile élevé au sommet du pignon, modifiant largement l'ensemble de la façade du bâtiment.

En 1875, un asile pour enfants pauvres (“Petite école de la charité”) est construit sur des terrains à l'ouest du Grand Mail. Racheté en 1902 par la ville qui en confie la charge à des enseignants laïques, c'est aujourd'hui l'école maternelle publique Sonia Delaunay.

En 1883, les vestiges du tombeau de Guillaume III de La Guerche sont restaurés et placés dans le mur nord du cœur de la collégiale. Ce tombeau était à l'origine visible dans le chœur de l'église, mais se détériorait avec le temps. Il avait donc été totalement enfoui.

En 1890, le nom de la commune de "La Guerche" est modifié en "La Guerche-de-Bretagne".

La première école publique des filles s'installe avenue de la Gare (du général Leclerc) en 1895-1896. L'école publique des garçons existe alors déjà (rue de la Chartre).

En 1900, La Guerche se sépare définitivement de Rannée, qui redevient commune à part entière.

La Guerche perd ainsi plus de 80 % de son territoire communal. La légende veut que la municipalité de la Guerche accepte cette séparation afin d'économiser le budget lié à l'entretien des voiries rurales du secteur rannéen, très vaste. Désormais, l'espace agro-sylvicole de la nouvelle commune de La Guerche-de-Bretagne se réduit considérablement (il reste un peu de campagne à l'ouest, très peu à l'est, quasiment pas au nord ni au sud, et aucune forêt). La ville occupe une surface importante de son petit territoire communal.

XXe siècle

1900-1904 : construction du nouvel hôpital sur l'enceinte de l'ancien hôpital Saint Jean dont il conserve le nom. Quelques vestiges des anciens bâtiments subsisteront en bordure de route encore quelques décennies.

En 1904, la commune rachète les bâtiments scolaires des Frères des écoles de Ploërmel (avenue de la République) à la suite des lois de séparation des biens des Églises et de l'État. La gendarmerie y trouvera désormais sa place au centre et les écoles primaires publiques dans chaque aile (garçons à droite et filles à gauche).

1906-1910 : arrivée de l'électricité

Après la Première Guerre mondiale, les dernières travées des halles, adossées au côté nord de l'actuelle Salorge, sont détruites.

Vers 1930, construction de la Clinique rue du four (actuellement Lycée Hôtelier).

Le 7 août 1944, la 2e DB passe à quelques kilomètres de La Guerche. Le général Leclerc stationne à Domalain pour la nuit. L'un de ses officiers, le capitaine Lebec (originaire de La Guerche où il était teinturier place Duguesclin), vient recruter parmi les jeunes de sa ville. Le 13 août, 27 volontaires rejoindront les troupes du libérateur de Paris, et suivront sa progression jusqu'à la fin de la guerre. Trois d'entre eux ne rentreront pas.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le tramway reliant La Guerche à Rennes est démantelé. Au sud-est de la ville, le lavoir du pont d'Anjou (vestige des douves) est comblé, au nord, le ruisseau Bigosier est canalisé et son pont, au débouché de la rue de la Chartre, supprimé.

1972 : après avoir été désaffectée, la gare SNCF est démolie.

1975 : le bâtiment de la Gendarmerie est abattu. Un bâtiment neuf est construit plus en retrait.

1993 : création de la Communauté de communes du Pays Guerchais, regroupant outre La Guerche de Bretagne, les communes d’Availles-sur-Seiche, Drouges, Moulins, Moussé, Moutiers, La Selle-Guerchaise et Visseiche, soit 7 260 habitants (INSEE 1999).

Plusieurs communes du canton de La Guerche-de-Bretagne (dont certaines parmi les plus peuplées, comme Bais, voire limitrophes de La Guerche, comme Rannée) ont préféré finaliser un projet antérieur, en intégrant la Communauté de communes de la Roche-aux-Fées (avec les communes des cantons de Retiers et de Janzé).

Si La Guerche-de-Bretagne reste en soi un important pôle d'attraction rural, la Communauté de Communes de La Guerche est naturellement tournée vers Vitré (15 324 habitants, INSEE 1999), ville située à 22 km au nord et dont le territoire regroupe 90 000 habitants, et du même coup vers la ligne SNCF (gare TGV de Vitré sur la ligne Rennes-Paris), et la 4 voies reliant Rennes à Paris via La Gravelle (autoroute A81) et Le Mans (A11), l'échangeur d'Etrelles étant situé à 15km de La Guerche.

Le bassin de La Guerche-de-Bretagne se développe aussi directement en lien avec le bassin de Rennes (le pays Guerchais faisant partie de la « troisième couronne rennaise »), mais aussi de Laval (Mayenne) et Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Administration

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1870   Arthur Guyot    
1950   Henri Lassourd    
1970   Emmanuel Pontais    
1970 1977 Henri Lassourd UDR Vétérinaire
Député de la troisième circonscription d'Ille-et-Vilaine (1968-1973)
Conseiller général du canton de La Guerche-de-Bretagne (1951-1976)
1977 1989 Emmanuel Pontais DVD Médecin
Conseiller général
1989 août 2003 Patrick Lassourd RPR Vétérinaire
Sénateur d'Ille-et-Vilaine (1998-2003)
août 2003 en cours Pierre Després[7] UMP Agriculteur
Conseiller général du canton de La Guerche-de-Bretagne (depuis 2008)

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[8])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
3101 3422 3742 4055 4123 4095 4155 4163
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Durant les années 1990 à 2000, la politique de l'habitat du Pays Guerchais a favorisé le développement de constructions individuelles en lotissement dans les communes périphériques du chef-lieu. Pendant ce temps, La Guerche a essentiellement insisté sur la réhabilitation du patrimoine immobilier de la commune, qu'il soit public (après le rachat de bâtiments) ou privé. Ainsi trouve-t-on aujourd'hui de nombreux appartements rénovés dans d'anciens immeubles du centre ville. D'autres communes du Pays Guerchais on aussi réhabilité, mais dans une moindre mesure. Un seul lotissement s'est développé à La Guerche au début des années 90 : le lotissement des Deux Gares, situé sur l'ancien site SNCF, au nord du centre ville (une trentaine de lots).

Depuis la fin des années 1990, si la politique en faveur du logement des communes alentours est restée inchangée (avec même une accélération du développement dans certains bourgs : Moutiers, Availles, Moussé, Drouges, Visseiche...), La Guerche de Bretagne a créé une vaste zone parcellaire permettant la construction de maisons individuelles (lotissement de Touchebel, à l'ouest de la commune). En 2007, autour de la construction de la nouvelle Maison de Santé (projet de la Communauté de Communes du Pays Guerchais), un nouveau secteur parcellaire est créé : le lotissement des Fontaines (toujours à l'ouest de la commune). Celui-ci pourra à terme accueillir 400 logements, essentiellement des maisons individuelles.

Egalement, il est question de la construction d'une rocade autour de la ville afin de dévier les camions du centre ville. Ce projet fut lancé il y a quelques années par Patrick Lassourd avant d'être suivi par le maire actuel. Cette construction devrait débuter en 2009.

Lieux et monuments

La commune compte 10 monuments historiques et 3 bâtiments inventoriés[9] parmi lesquels :

  • La basilique Notre-Dame, ancienne chapelle castrale des seigneurs de La Guerche puis collégiale. Essentiellement romane et gothique, elle a été classée monument historique par arrêté du 15 novembre 1913[10]. Elle renferme des vitraux et des stalles également classés.
  • 9 maisons anciennes à porche et colombages

Autres monuments :

  • Chapelle Saint Nicolas, vestiges du prieuré Saint Nicolas, dépendant de l'abbaye Saint Melaine de Rennes
  • Vestige de la Commanderie de La Guerche (ordre des Templiers)
  • Manoirs
  • Le CHENE DE LA VIERGE sur la route de Fontaine-Couverte (53) est un étonnant arbre recouvert de statues de Vierge, ex-voto & croix.Cf.Tombes de mémoire : la dévotion populaire aux victimes de la Révolution dans l'Ouest, Rennes, Éditions Apogée, 1993.



Personnalités liées à la commune

  • Augustin Basle, évêque missionnaire, né à la Guerche-de-Bretagne le 1er juillet 1851. Il appartient à la congrégation des Missions Étrangères. Nommé évêque le 1er mai 1906, il devient coadjuteur, puis évêque de Maïssour (Mysore) en Inde le 2 juin 1910. Il décède le 13 septembre 1915 à Bangalore.
  • Henri Lassourd (1902-1978), ancien député-maire de la commune.
  • Patrick Lassourd (1942-2003), fils du précédent, ancien sénateur-maire de la commune.
  • Alain Passard, cuisinier français et ex-compagnon de la présentatrice du 19/20, sur France 3, Audrey Pulvar.


Sport

Le club de baseball des Hawks de La Guerche de Bretagne évolue parmi l'élite depuis 2004. Le club DU RCRG (Football) Racing Club Rannee La Guerche de bretagne

Transports

Voir aussi

Article connexe

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Bibliographie

  • A. Bouquay, La Guerche avant 1789, (Archives d'I&V - 2 J 117).
  • A. Bouquay, Révolution au pays de La Guerche, (Archives d'I&V - 2 J 118).
  • Bernard et Jacqueline Le Nail, Pays de Vitré, hommes et femmes remarquables, Ed. Les Portes du large, 2004, 240 p., ISBN : 2-914612-16-8
  • Joseph Michel, Missionnaires bretons d'outre-mer XIXe ‑ XXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 1997, 289 p., ISBN : 2-86847-248-6
  • Jean-Claude Meuret, Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne. Société d'Archéologie et d'Histoire de la Mayenne, Laval, 1993, 656 p.
  • N.-Y. Tonnerre , Naissance de la Bretagne – géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe siècle, Angers, PU Angers, 1994, XXII – 625 p + [8 planches].

Notes et références

  1. (fr)Carte géographique sur maps.google.fr. Consulté le 22 juillet 2010.
  2. (fr)Nom des habitants sur www.habitants.fr. Consulté le 22 juillet 2010.
  3. (fr)Tout sur la commune sur www.annuaire-mairie.fr. Consulté le 22 juillet 2010.
  4. Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  5. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  6. (fr)Les maires de la commune. Consulté le 22 juillet 2010.
  7. « Les maires élu du 1er tour », dans Dimanche Ouest-France, no 534, 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688) 
  8. (fr)La Guerche-de-Bretagne sur le site de l'Insee
  9. Liste des notices pour la commune de La Guerche-de-Bretagne, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  10. Notice no PA00090587, sur la base Mérimée, ministère de la Culture

Liens externes


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