- Saint Chamas
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Saint-Chamas
Saint-Chamas
DétailAdministration Pays France Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Département Bouches-du-Rhône Arrondissement arrondissement d'Istres Canton canton de Berre-l'Étang Code Insee abr. 13092 Code postal 13250 Maire
Mandat en coursRené Gimet
2008-2014Intercommunalité Communauté d'agglomération de Salon-Étang de Berre-Durance Démographie Population 7 268 hab. (2006) Densité 272 hab./km² Géographie Coordonnées Altitudes mini. 0 m — maxi. 191 m Superficie 26,71 km² Saint-Chamas (en occitan provençal: Sanch Amàs selon la norme classique ou Sant Chamas selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence (Canton de Berre-l'Étang).
Sommaire
Situation
La petite ville est située au bord de l’étang de Berre, à 15 kilomètres au sud de Salon-de-Provence et à 50 km au nord-ouest de Marseille, dans un secteur qui n’a pas été touché par l’industrialisation. Sa superficie est de 2 671 hectares. Le point culminant de la commune est Le Verdon qui atteint l’altitude de 121 m.
Deux sites naturels, propriété du Conservatoire du littoral, ont un intérêt ornithologique : Les Palous, zone humide formée de roselières, prairies inondables et ripisylve à l'embouchure de la Touloubre, affluent de l'étang de Berre et la Poudrerie, ripisylve entre falaises, marais et étang.
En 1946 la population du village n’était que de 3 440 habitants, il a été recensé 6 661 Saint-Chamassens en 1999.
Histoire
Le site de Saint-Chamas était déjà occupé à l’époque paléolithique comme l’ont prouvé les fouilles effectuées dans l’abri sous roche du Collet du Verdon. Les vestiges mis au jour sont conservés au musée communal. À l’âge du fer le site fut exploité par les Ligures, qui y avait construit un oppidum (un village fortifié), puis par les Celtes.
Le village doit en fait son nom à Sanctus Amantius (saint Amans, évêque de Rodez) en l’honneur duquel une chapelle fut construite au VIIe siècle. Mais l’endroit était déjà très fréquenté à l’époque romaine comme en témoigne le vieux pont Flavien construit à l’époque de l’empereur Auguste, peu avant le début de notre ère, pour permettre à la route d’Arles à Marseille de traverser la Touloubre. Il aurait été financé par Flavius, un riche citoyen romain.
Le village initial s’est construit sur le Baou, une colline calcaire qui domine l’étang de Berre facile à défendre et d’où la région pouvait être surveillée. Des fortifications ont été construites dès le haut Moyen Âge puisqu’en 969, Boson, comte de Provence cédait à Ithier l’archevêque d’Arles, le castrum en ruine de Sanctus Amantius. En 1347, la Peste noire, arrivée par Marseille, ravage la Provence. En 1564 le château était suffisamment confortable pour accueillir la régente Catherine de Médicis et le roi de France Charles IX alors âgé de 14 ans.
Le XVIIe siècle est celui de la construction de la ville moderne. Le vieux village, qui se trouvait trop à l’étroit, sur la colline du Baou est abandonné au fur et à mesure que se construisent les nouveaux quartiers du Perthuis et d’au Delà. Un hôtel de ville est édifié (depuis 1959 il abrite le musée local devenu Paul Lafran en 2000). Le port est aménagé, l’église paroissiale Saint-Léger est construite de 1660 à 1668 mais le clocher, construit sur pilotis à côté de l’église, ne fut terminé qu’en 1740. L’église abrite actuellement le retable Sainte-Anne datant du XVIe siècle. En 1690 débuta la construction de la Poudrerie royale qui se développa au fil des siècles pour s’étaler sur plus de 100ha. Elle est restée pendant longtemps la principale entreprise de la commune et a cessé toute activité en 1974. Devenue propriété du Conservatoire du littoral, c'est un site à forte valeur écologique dont l'accès est soumis à réglementation.
Pendant quelques années durant la Révolution, le village a été rebaptisé Port-Chamas. Les deux principaux quartiers du village, qui s’étaient développés, autour de la mairie pour l’un et à proximité du port pour l’autre, étaient réunis par un tunnel appelé la Goule. En 1863 celui-ci s’effondre ; la municipalité décide alors de la construction de l’aqueduc du Plan ou Pont de l’Horloge. À l’heure actuelle, Saint-Chamas est devenu un gros bourg résidentiel et touristique qui a su conserver quelques industries et préserver son patrimoine et son apparence de village provençal où il fait bon vivre.
Héraldique
Article détaillé : Armorial des communes des Bouches-du-Rhône.Les armes peuvent se blasonner ainsi :
De gueules au pont Favien d'or posé sur un plan d'eau d'azur mouvant de la pointe et chargées de deux poissons affrontés d'argent.
Sites remarquables
La Poudrerie
Suite au décret du 20 mars 1690, le territoire des eaux du canal des moulins fut vendu au Roi. Celui décida d'implanter en ce lieu une enceinte permettant la fabrication et le travail de la poudre: la Poudrerie.
Alors qu'elle ne représentait que quelques hectares au début de sa mise en service, la poudrerie, telle qu'on la connait actuellement s'étend sur une superficie de plus de 100 hectares. Au cours des siècles, elle s'est mainte fois agrandie, gagnant par des digues et des remblais sur les marais de l'étang de Berre.
Lors de ces longues années d'activité, elle fit vivre plusieurs générations de Saint-Chamasséens, apportant prospérité et renom à la commune. Toutefois, de très nombreux ouvriers perdirent la vie en travaillant la poudre, comme ce fut le cas notamment lors de la terrible explosion du 16 novembre 1936 qui fit 53 morts et plus de 200 blessés.
La Poudrerie continuera ses activités jusque dans les années 1970 où elle fermera définitivement. Aujourd'hui, le parc reste ouvert au public, essentiellement au cours de manifestations réalisées au théâtre de verdure.
Le port du pertuis
La construction d'un port est le seul moyen de sauver le trafic commercial maritime qui aboutit à Saint-Chamas: cette décision est prise le 23 août 1772. Les travaux ne commenceront que le 9 mars 1775 (à cause de la mort de Louis XV en 1774) et ne se poursuivront pas notamment pour de nombreuses raisons financières: la commune de Saint-Chamas ne pouvant faire face à de telles dépenses. Ainsi, plusieurs communes sont appelées à aider à financer les travaux de fabrication du port. Il s'agit de: Grans, Pelissanne, Lançon et Miramas. La province d'Aix accepte de payer les travaux mais à hauteur de 25% «seulement».
Ainsi, les autres communes refuseront finalement de contribuer au financement de la construction du port. Le port tel qu'il aurait dû être n'a donc jamais existé, mais le port «non fini» existe bel et bien.
La porte du Fort
Dernier vestige du mur d'enceinte du Vieux Saint-Chamas, elle témoigne de la présence d'une place fortifiée datant du XVe siècle.
Le Pont de l'Horloge
Le 18 décembre 1863, le tunnel de "la Goule" (reliant le Pertuis et le Delà) s'effondre. Saint-Chamas est coupé en deux et privé d'eau. Après un déblaiement long et coûteux, un aqueduc en bois fut construit afin de ne pas arrêter l'irrigation des terres et en attente de la construction d'un aqueduc en maçonnerie. Long de 62 mètres et de haut de 23 mètres, il est construit à partir de 1868 et s'appelait Aqueduc du Plan. L'Horloge date de 1902, il fallait quelle soit visible des deux principaux quartiers du village: le Pertuis et le Delà .
Le Pont Flavien
Bâti par les romains au Ier siècle av. J.-C., à l'époque de l'Empereur Auguste, le pont mesure 22 mètres de long entre les arcs, et près de 6 mètres de large. Il lance son arche unique en plein cintre d'un rayon de 6,50 mètres à quelques 6 mètres au-dessus de la Touloubre (petite rivière qui vient de la région aixoise).
Les matériaux ayant servi à son édification sont un calcaire mosaïque jaune assez tendre provenant des carrières voisines de Barbette et de la pierre de Calissanne.
Sauvé de la ruine au début du XVIIe siècle, il fut l'unique pont reliant Marseille à Arles par la rive nord de l'Étang de Berre avant la deuxième guerre mondiale. Période à laquelle un pont provisoire en bois, (remplacé en 1955 par le pont actuel), fut mis en place au-dessus de la Toulobre, après la destruction accidentelle de l'arche nord par les troupes américaines en 1944.
Encore présentes aujourd'hui, de nombreuses empreintes témoignent de sa large fréquentation par des attelages. La chaussée antique devait être pavée de dalles, mais un manque certain d'entretien dégrada ces dernières, les usant jusqu'aux deux tiers de leur hauteur, obligeant les véhicules à circuler au centre du pont.
Le nom «pont Flavien» tire ses origines d'un notable ayant reçu la qualité de citoyen romain avec les privilèges que cela impliquait, puisqu'il portait trois noms de nature romaine :
- prénom: Lucius
- nom : Donnius
- surnom : Flavus
Ce riche notable aurait fait don de ce pont à ses concitoyens lors de son décès. D'où l'appellation Flavien.
Article détaillé : Pont Flavien.Personnalités liées à la commune
- Scholastique Pitton (1621-1689), médecin
- Jean Rambaud, né en 1703, grand-père du mari d'Agathe de Rambaud et de la femme du ministre républicain Georges Pléville Le Pelley.
- René Seyssaud (1867-1952), peintre
Bibliographie
- Saint-Chamas-en-Provence - Histoire de nos rues et quartiers par Francine Aubert.
Lien
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