Petite mort

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Orgasme

Odalisque de Jules Joseph Lefebvre
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L’orgasme, en grec : οργασμός (orgasmós), de orgân, « bouillonner d'ardeur », est la réponse physiologique qui a lieu au maximum de la phase d’excitation sexuelle. Il est souvent synonyme de jouissance extrême. Il est généralement associé, chez l’homme, à l’éjaculation et à des contractions musculaires rythmiques des muscles du périnée, chez la femme, à la rétraction du clitoris, à des contractions musculaires rythmiques périnéales et intra-vaginales.

Sommaire

Généralités

L'orgasme est la troisième étape de la stimulation sexuelle, selon le modèle en quatre phases de la réponse sexuelle de Masters et Johnson.

Dans un rapport sexuel, il est habituellement précédé par des jeux amoureux et des caresses avec une intense excitation sexuelle associée.

Il peut se caractériser par d’autres actions involontaires : une baisse de la vigilance, les pupilles des yeux qui se dilatent, une lubrification des organes génitaux, des vocalisations (râles, cris, soupirs, etc.), une respiration accrue dont l'apport d'oxygène décuple les sensations, des spasmes du visage, des contractions musculaires diverses (le coït étant physique par nature, de par ses « va-et-vient »), une rougeur de la peau, une excitation des mamelons, etc ; pour aboutir au « point de non retour » qui déclenche une intense jouissance physique[1].

C’est la conclusion de la phase en plateau par la relâche de la tension sexuelle, accompagnée d'une série de contractions musculaires rapides entourant les régions de l’anus, des muscles du périnée et des organes génitaux, avec l'éjaculation de sperme, ou moins fréquemment de fluides chez les femmes.

Une sensation euphorique généralisée est ressentie, qui sera dès lors accompagnée de la dernière phase : la résolution de la tension sexuelle, un apaisement.

L'orgasme peut aussi être obtenu au moyen de la masturbation solitaire, sans partenaire associé.

Jouissance et orgasme

Trois sexes féminins et un phallus pourvu d'ailes. Provenance inconnue. Vers 450-425 a.C.

Dans un contexte sexuel, jouir se rapporte au plaisir ressenti pendant l'acte sexuel ou l'orgasme.

Jouir exprime ce plaisir : éprouver un orgasme est synonyme de jouir.

L'orgasme est la réponse physique telle que décrit ci-dessus.

Bien que les deux soient liés, l'un ne va pas nécessairement avec l'autre puisqu'il est possible d'éprouver de la jouissance sans nécessairement aller jusqu'à l'orgasme et qu'un orgasme est possible sans éprouver de plaisir.

Lors d’une relation sexuelle, l’orgasme n’est pas systématique mais dépend de l’état psychologique, du lâcher-prise personnel et du partenaire. On peut avoir du plaisir de nombreuses fois au cours de sa vie sans jamais connaître l’orgasme.

Juste après l’orgasme, une sensation de vide et de détente physique, mentale et émotionnelle apparaît. Ce moment est très important dans la sensation fusionnelle qui apparaît à ce moment-là avec l’autre.

Chez la plupart des sujets, le clitoris/pénis est trop sensible après un premier orgasme pour une stimulation directe qui serait alors désagréable. La période dite réfractaire désigne le temps pendant lequel il est impossible de jouir à nouveau. Cette période peut durer entre une minute et une demi-journée, dépendant de facteurs individuels. Pour la femme, la période réfractaire peut être beaucoup plus courte, de l’ordre de quelques secondes seulement. Elle peut aussi avoir plusieurs orgasmes clitoridiens rapprochés.

[réf. nécessaire]

Fonction de l'orgasme

Dans les années 2000, les recherches en neurosciences ont montré que les êtres humains stimulent leurs zones érogènes car cela procure des récompenses / renforcements dans le cerveau[2]. Ces récompenses, en particulier l'orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs érotiques et de jouissances. En simplifiant, l'être humain recherche les activités sexuelles car elles procurent du plaisir sexuel et surtout l'orgasme.

Chez l'être humain (et le Chimpanzé, le Bonobo, l'Orang outan et le Dauphin), le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique[3]. Au cours de l'évolution, l'importance et l'influence des hormones[4] et des phéromones[5],[6] sur le comportement sexuel a diminué. Au contraire, l'importance des récompenses est devenue majeure[2]. Chez l'être humain, le but du comportement sexuel n'est plus le coït vaginal mais la recherche des plaisirs érotiques, et surtout de l'orgasme, procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes[7].

Article principal : Comportement érotique.

Une des principale fonction de l'orgasme serait d'induire l'apprentissage du comportement érotique, qui permet indirectement la reproduction[7].

L’orgasme féminin

Une intensité… mythique

Dans Les Métamorphoses, Ovide rapporte comment Tirésias acquiert le don de divination. Alors qu'il se promène en forêt, il trouble de son bâton l'accouplement de deux serpents. Aussitôt, il est transformé en femme. Tirésias reste sous cette apparence pendant sept ans. La huitième année, il revoit les mêmes serpents s'accoupler, refait le même geste et redevient homme.

À l'occasion d'une querelle entre Jupiter et son épouse Junon sur le plaisir que prennent les femmes dans l'acte sexuel, ceux-ci interrogent Tirésias qui, par son expérience, en sait plus que quiconque. Malgré les signes que lui fait Junon de ne pas révéler le secret, Tirésias affirme que les femmes jouissent sept fois (ou huit fois, selon les versions) plus intensément que les hommes. Et Junon, « plus offensée qu'il ne convenait de l'être pour un sujet aussi léger, condamna les yeux de son juge à des ténèbres éternelles »[8] ; le privant symboliquement de ses deux « testicules »{ jeu de mots sur "testis" = témoin} oculaires. Jupiter, ne pouvant réparer cette castration symbolique, décide alors, pour compenser sa cécité, d'offrir à Tirésias le bâton (substitut phallique[réf. nécessaire]) et le don de divination ; ainsi qu'une vie longue de sept générations.

Les signes physiologiques

D'une manière générale mais tous les signes ne s'expriment pas obligatoirement :

Quand une femme approche de l’orgasme, le clitoris en érection se retire sous le prépuce clitoridien, et les petites lèvres enflent, deviennent plus foncées et plus sensibles. Lorsque l’orgasme est imminent, le vagin diminue de volume, environ 30%, et se gorge de sang. Les muscles de l’utérus se contractent. Au moment même de l’orgasme, l’utérus, le vagin et les muscles du bassin subissent une série de contractions musculaires. La lubrification naturelle du vagin est alors intense.

Après l'orgasme, l’afflux de sang disparait, ce qui fait que le clitoris sort du prépuce et reprend sa taille normale, en moins de 10 minutes.

[réf. nécessaire]

L’origine de l’orgasme

L’origine de l'orgasme féminin a suscité de nombreuses études, théories et mythes.

Dans la théorie classique initiée par Freud on distingue deux types d'orgasmes chez la femme. Le premier chronologiquement serait l’orgasme clitoridien considéré comme basique ou infantile, le second, l’orgasme vaginal nécessiterait un apprentissage pour les femmes et serait selon Freud « l'orgasme de la femme mature ».

Mais les études modernes ont remis en question la théorie classique. Dans cette quantité de sources se dégage de plus en plus le rôle prépondérant du clitoris. En ce qui concerne la place du vagin dans la génération du plaisir sexuel féminin, les avis sont divergents.

Ainsi, selon Masters et Johnson, l’orgasme obtenu lors du coït n’a pour origine qu’une stimulation indirecte du clitoris (Il existerait donc une sorte d'unité mécanique fonctionnelle vagino-labio-préputio-glandienne transmettant et transformant les mouvements de va-et-vient du pénis en frottement du capuchon et du prépuce sur le gland clitoridien rétracté). Cette théorie s’appuie sur le nombre important de leurs observations : ils ont observé et mesuré environ 10 000 réponses sexuelles. Mais aussi sur les recherches faites sur l’autostimulation féminine ainsi que chez les femmes n'utilisant pratiquement jamais la stimulation vaginale de façon privilégiée lors de technique d'autostimulation.

Selon d'autres découvertes concernant le clitoris faites par le sexologue Andrée Matteau, l'orgasme dit « vaginal » met toujours en œuvre le clitoris par l'intermédiaire de ses branches profondes qui encadrent les parois du vagin. La distinction entre orgasme vaginal et orgasme clitoridien n'aurait donc plus lieu d'être, même si les composantes psychologiques, affectives, physiologiques, anatomiques s'entremêlent tellement dans ce domaine qu'il est difficile d'isoler une zone ou un organe dans ce mécanisme. Ce fameux point G n'est en fait que la partie interne de la structure clitoridienne, explique Andrée Matteau, sexologue :

«  La partie extérieure et visible du clitoris, c'est cette petite perle que tout le monde peut identifier. Mais cette structure comporte également des nerfs qui aboutissent à l'intérieur du vagin, comme des pattes qui se rejoignent dans ces éponges que le docteur Grafenberg a bien vaniteusement appelé le point G. Certaines femmes peuvent effectivement ressentir un grand plaisir de la stimulation de ces éponges qui sont fortement innervées. Elles peuvent les repérer par exploration manuelle et s'en servir lors de la pénétration pour amplifier les sensations. Mais de là à prétendre que le point G procure l'ultime jouissance… »

Ainsi, il n'y aurait qu'un seul et unique type d'orgasme féminin. Un extrait d'une enquête de F. Magazine, préfacé de Marie Cardinal en 1980, illustre parfaitement ce point de vue :

« La théorie psychanalytique a créé une séparation nette et sans appel entre deux orgasmes qu'elle veut étrangers l'un à l'autre. L'un symbolise la normalité, l'autre l'immaturité. Or, tout ceci est faux. Malgré les travaux récents et l'importance de la sexologie dans les médias, la confusion reste maintenue. En effet, il n'existe aucune différence entre un orgasme obtenu par une stimulation digitale ou buccale du clitoris et un orgasme provenant de l'excitation provoquée par le frottement du pénis (pendant la pénétration) sur le clitoris. Si dans ce dernier cas, on peut parler d'orgasme vaginal, c'est seulement parce qu'il y a eu, là aussi, stimulation clitoridienne. »

Réalité physiologique

Certains psychiatres, comme Philippe Brenot, assurent qu'il n'existe qu'un seul organe du plaisir sexuel chez la femme: c'est le clitoris et il n'y a qu'un seul type d'orgasme féminin. Cet orgasme survient par stimulation directe ou indirecte du clitoris[9].

Ce genre d'affirmation est cependant radicalement mis en cause par une partie du corps médical : « Contrairement à ce que pensent les hommes, bien des femmes n'ont pas de désir focalisé électivement dans le clitoris, ou en tout cas pas d'une façon constante, alors que beaucoup ont d'emblée, dans le coït, le désir focalisé au pourtour de la cavité vulvo-vaginale, le plaisir clitoridien étant comme accessoire au moment de la jouissance vaginale maximum ; et cela peut-être au moment de l'éveil du col utérin, qui est pour beaucoup de femmes un organe ambigu, dressé phalliquement au fond de la cavité vaginale, et dont elles ignorent souvent l'existence et, en tout cas, la sensibilité tactile, avant qu'elles n'en aient éprouvé le plaisir au cours du coït. Bref, l'orgasme clitoridien qui survient seul n'apaise pas la tension sexuelle.[10] »

L’orgasme masculin

L’orgasme pénien se caractérise par des contractions rapides et rythmiques de la prostate, de l’urètre et des muscles à la base du pénis. Ces contractions expulsent le sperme par le méat urétral du pénis (l’éjaculation). Ce processus dure de 3 à 10 secondes [réf. souhaitée] et est accompagné habituellement d'une sensation de plaisir intense. Il existe un autre type d'orgasme chez l'homme : l'orgasme prostatique par stimulation directe de la prostate.

Les hommes peuvent avoir des orgasmes avant la maturité sexuelle, mais ils n’éjaculent pas. Il est aussi possible pour l’homme adulte d’avoir un orgasme sans éjaculer (par exemple lorsqu’il a déjà éjaculé plusieurs fois), on parle alors d’étreinte réservée, et d’éjaculer sans orgasme (ce qui peut être le cas pour les éjaculateurs précoces notamment) [réf. souhaitée].

Ces orgasmes non éjaculatoires ont une qualité différente de l'orgasme issu de la stimulation directe du pénis [réf. souhaitée].

La capacité de ressentir un orgasme sans éjaculer peut aussi résulter d’un entraînement. En s'entraînant à reculer le plus longtemps possible leur éjaculation tout en s'approchant le plus possible du pic orgasmique, certains hommes parviennent à vivre un orgasme sans éjaculation. Cet orgasme est souvent plus fort qu'un orgasme avec éjaculation mais pas nécessairement. Il peut aussi durer jusqu’à plusieurs minutes.

[réf. nécessaire]

Une idée fausse très répandue veut que certaines pratiques tantriques permettent aux hommes qui le souhaitent de parvenir à se contrôler. Ce sont des techniques sexologiques utilisées par des animateurs de stages peu scrupuleux, sans rapport avec le tantrisme traditionnel.

[réf. nécessaire]

L'acte sexuel étant très lié à des mécanismes émotionnels inconscients liés à la valeur personnelle, à la capacité d'être quelqu'un d'intéressant, etc., il est recommandé aux hommes et femmes qui pratiquent cette technique de prévenir leurs partenaires afin d’éviter chez lui ou elle un sentiment de frustration lié à ce qui pourrait être interprété comme une incapacité à faire réellement orgasmer le partenaire.

Après l’orgasme

L'orgasme entraîne généralement des effets physiologiques avant que les partenaires puisse décider de re-faire l'amour. On parle alors de « nuit d'amour » pour ceux qui réussissent à obtenir plusieurs orgasmes durant cette période (jusqu'à cinq-six fois, voire plus).

La période réfractaire

Selon les termes de William Masters et Virginia Johnson, il s'ensuit une période réfractaire, dite « résolution » qui peut être plus ou moins longue selon l’âge et le degré d’excitation (de quelques secondes ; généralement de 5 à 20 minutes ; jusqu’à plusieurs jours).

Le couple, s'il le désire, plutôt que de finir abruptement cette relation par un retrait immédiat des sexes et des corps, peut prolonger le plaisir de son union, en partageant ce moment d'intimité par un moment de calme : le regard, les caresses, la tendresse, tout en devisant tranquillement ; cela ne peut que renforcer l'amour que se vouent deux personnes intimes… Cependant, il peut y avoir d'autres réactions déclenchées tout juste après l'orgasme :

Les réactions physiologiques

Émotions

« Alors… heureuse ? »

— Jean-Pierre Marielle, dans le film les Galettes de Pont-Aven

Différentes sortes d'émotions plus ou moins « heureuses » peuvent être ressenties après l'orgasme.

Positives

Un partenaire seul ou le couple entier peut ressentir la plénitude (de son union, avec monde ou l'univers, etc.) parfois en se remémorant ce qui vient de se passer, comme par exemple dans certaines scènes du film Lady Chatterley. L'amour est généralement associé à ce sentiment positif.

Négatives
« triste est omne animal post coïtum praeter mulierem gallumque »

— Claude Galien[11] (« Tout être est triste après le coït exception faite de la femme et du coq »)

Galien nous enseigne par là que l'être humain peut ressentir un sentiment de tristesse, de mélancolie et/ou de nostalgie (la fatigue et le stress peuvent y être associés) par rapport à ce qu'il vient de faire comme expérience sexuelle. Plus prosaïquement, il est tout à fait normal de ressentir une certaine tristesse après un rapport sexuel, le néocortex reprenant ses fonctions, la pensée qui reprend son cours normal, le flot d'hormones qui se remet en place…

Il peut y avoir aussi un sentiment négatif voire d'échec si le rapport n'a pas été satisfaisant pour l'un ou l'autre partenaire.

Suivant l'attente du couple face au résultat à la fin du rapport sexuel, ou s'il y avait un objectif de réussite trop ambitieux posé avant celui-ci. Par exemple, certaines personnes considèrent l'orgasme comme une expérience extatique obligatoirement associée au coït, voire un aboutissement complet de leur relation affective. Cela peut avoir pour certains un caractère tout à fait déceptif car une relation amoureuse ne peut se baser entièrement sur le « sexe ».

Le sommeil

La détente post-orgasmique des corps favorise le sommeil qui peut survenir après, si l'on y consent. Les hommes y sont fréquemment sujets mais pas toujours. Les femmes y sont sujettes aussi, mais dans une moindre proportion.[réf. nécessaire]

Les pleurs

Des pleurs peuvent survenir spontanément et naturellement après un rapport sexuel, si la charge émotionnelle induite, la charge érotique physique, l'excitation sexuelle, ont été fortement ressenties durant le coït, surtout dans ses parties génitales. Il y a alors une sorte de retour, de relâchement de la tension, remontant du bassin vers la tête, provoquant du même coup cette réaction. Il n'y a pas lieu de s'alarmer alors, sauf si la cause est d'origine traumatique et refoulée dans l'inconscient[12]. Les pleurs peuvent même survenir au cours de l'orgasme lui-même, de façon incontrôlée. Il peut tout à fait s'agir de pleurs de joie, quand l'orgasme a été particulièrement exceptionnel (par exemple la révélation du premier orgasme dans la vie d'une femme).

Les « problèmes d’orgasme » (troubles sexuels)

On peut ne pas avoir d'orgasme durant un rapport sexuel, voire ne jamais l'éprouver. On parle alors d'anorgasmie­.

La performance

La performance en matière sexuelle varie selon les personnes. Pour stimuler leur performance, certains hommes utilisent des aphrodisiaques.

La capacité multiorgasmique

Certains sujets présentent une possibilité multiorgasmique ce qui signifie qu’ils peuvent expérimenter plusieurs orgasmes à peu de temps d’intervalle les uns des autres. Ce phénomène est de loin bien plus courant chez les femmes que chez les hommes [réf. souhaitée].

Malgré l’attrait que peut, dans un premier temps, présenter la capacité multiorgasmique, ce n'est pas nécessairement un avantage puisque probablement souvent lié au contrôle de la montée orgasmique donc une diminution de la jouissance [réf. souhaitée]. Plusieurs orgasmes sont alors nécessaires à la satisfaction sexuelle [réf. souhaitée].

Des recherches ont montré que la proportion de femmes naturellement multiorgasmiques serait d'environ 14 % [réf. souhaitée]. Alors que les hommes naturellement multiorgasmiques se trouvent dans une proportion négligeable [réf. souhaitée]. Cela est peut-être lié aux différences anatomiques et culturelles. Les hommes ayant plus facilement accès à l’orgasme pénien que la femmes au clitoridien. Et celles-ci sont souvent bloquées par la morale qui veut qu'une femme doit se montrer « réservée » [réf. souhaitée].

Il est possible également d’obtenir un orgasme juste après un orgasme clitoridien/pénien. Pour cela, le moyen le plus simple est pour les femmes et les hommes une stimulation appropriée du point G (avec l’utilisation d’un jouet sexuel spécialisé par exemple) et à l’aide d'une disposition psychologique favorable.

Quelques femmes et hommes peuvent avoir un orgasme prolongé (status orgasmus) pendant plusieurs minutes.

Toutefois, la meilleure façon de cultiver un orgasme de qualité est justement d'oublier la notion de performance, qui induit la crainte de l'échec. En effet la peur est l'émotion qui inhibe le plus la sensation de plaisir. Il est donc préférable d'être a l'écoute de ses envies, de ne pas vouloir plaire à tout prix mais plutôt de suivre le calme petit chemin de son plaisir personnel. C'est ainsi que l'on sera finalement a même de donner par la suite plaisir a l'autre

Ailleurs (le tantra sexuel)

Des techniques sexologiques issues des traditions orientales et asiatiques se répandent en Occident. Beaucoup ne sont que des déformations ou des simplifications de techniques de découverte de soi. La plupart se présentent sous couvert de tantrisme ou de taoïsme mais ne font en fait que rajouter une note d’exotisme à de la sexologie basique. L'arrivée du tantra en Occident correspond à la recherche de repère et à une tentative de réconciliation de la sexualité avec les aspirations spirituelle.

[réf. nécessaire]

Neurophysiologie de l'orgasme

Les neuromédiateurs impliqués dans l'orgasme ne sont pas connus avec précision. L'ocytocine pourrait être impliquée, dans la mesure où on observe une libération de ce neuromédiateur dans le noyau paraventriculaire durant le coït. Néanmoins, il n'est pas clair si l'ocytocine provoque l'orgasme ou si elle est uniquement un corollaire du coït. L'injection d'acétylcholine dans le septum provoque l'orgasme. Néanmoins, ce neuromédiateur excitateur est tellement commun qu'on ne peut lui attribuer un rôle spécifique dans le processus orgastique. Les opioïdes endogènes seraient le meilleur candidat à un rôle clé dans l'orgasme. Ces neuromédiateurs sont impliqués dans le plaisir en général et l'injection intraveineuse d'héroïne provoque des sensations similaires aux sensations érotiques et de jouissance[13].

L'activité électrophysiologique, observée sur quelques patients ayant des électrodes implantées dans les structures sous corticales, correspond à une activité électrophysiologique de type épileptiforme localisée principalement au niveau des noyaux du septum (principalement), de l'amygdale et du thalamus somatosensoriel. Par contre, l'activité électrophysiologique des régions corticales reste quasi inchangée au cours de la phase orgastique. Après l'orgasme, l'activité électrophysiologique observée correspond à un état de relaxation cérébrale. Ces activités électrophysiologiques sont similaires chez les deux sexes[14].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Excitation sexuelle dans le cerveau - Doctissimo Le plaisir sexuel n'aurait pas son siège seul dans les parties génitales mais pour une large part dans le cerveau, selon des études récentes
  2. a  et b (en) AGMO Anders Functional and dysfunctional sexual behavior Elsevier 2007.
  3. Les distinctions entre "comportement sexuel", "comportement de reproduction" et "comportement érotique" sont expliquées dans les articles Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin Johnson et Barry Everitt dans leur ouvrage Reproduction (De Boeck Université 2001), afin de tenir compte des différences comportementales et neurobiologiques du comportement sexuel entre les espèces. L'ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de cette distinction est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo.
  4. BUVAT J. : Hormones et comportement sexuel de l'Homme : données physiologiques et physiopathologiques, Contracept. Fertil. Sex., 24/10:767-778, 1996
  5. ZHANG J. , WEBB D. M. Evolutionary deterioration of the vomeronasal pheromone transduction pathway in catarrhine primates, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 100(14):8337-8341, 2003
  6. FOIDART A. , LEGROS J.J. , BALTHAZART J. : Les phéromones humaines : vestige animal ou réalité non reconnue, Revue médicale de Liège, 49/12:662-680, 1994
  7. a  et b (fr) WUNSCH Serge, Thèse de doctorat sur le comportement sexuel [pdf] EPHE-Sorbonne, Paris, 2007.
  8. Ovide, Les Métamorphoses, III, 316-338
  9. http://www.elle.fr/elle/love-sexe/sexualite/dossiers/10-verites-sur-le-plaisir-feminin/il-n-y-a-qu-un-seul-orgasme-feminin/(gid)/126557 10 vérités sur le plaisir féminin - Il n'y a qu'un seul orgasme féminin - Dossier Elle.fr
  10. Françoise Dolto, La sexualité féminine, rééd. « Folio », 1996, p. 246-247.
  11. | Wikipedia En. : List of Latin phrases: P
  12. Elysa - Les pleurs féminins après l'orgasme
  13. WUNSCH Serge , BRENOT Philippe. Neurobiology of pleasure, Sexologies, 13(50):17-27, 2004
  14. HEATH Robert G. : Pleasure and brain activity in man, The journal of nervous and mental disease, 154/1:3-18, 1972
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