- Émilie-Sophie de Montullé
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Émilie Duval de Montullé, marquise Turpin de Crissé Naissance 8 mai 1756 Nationalité Française Activité(s) miniaturiste Élèves Lancelot Théodore Turpin de Crissé modifier Émilie-Sophie de Montullé, marquise Turpin de Crissé (1756-) est un peintre amateur français de la fin du XVIIIe siècle.
Sommaire
Biographie
Née le 8 mai 1756, fille de Jean-Baptiste-François de Montullé (3 février 1721 - 26 août 1787) et d'Élisabeth Haudry (1727 - 13 mars 1800 à Paris), elle épousa à Paris le 18 janvier 1775 Henri Roland Lancelot Turpin de Crissé (19 mai 1754 à Paris - avant 1799 à Philadelphie).
On a prétendu que la "Société de la Table ronde" regroupant les meilleurs artistes du temps siégeait dans sa maison parisienne de la rue de Bondy acquise en 1774[1]. Ce qui est plus certain, c'est que la toute jeune marquise Turpin de Crissé fut introduite chez sa tante, mme de Montecler, dans le salon qu'elle tenait rue du Cherche-Midi où elle recevait la "petite académie de peinture" que décrira Moreau. Elle s'adonna plus tard à la miniature sur ivoire de 1789 à 1799 dont une liste se trouve ci-après, pour survivre durant la tourmente révolutionnaire.
Son mari démissionna de l'armée alors qu'il était colonel du régiment de hussards de Bercheny au moment de la révolution. Il acheta pour s'y réfugier le 31 décembre 1790 une maison à Seine-Port puis de nouveaux bâtiments en 1792 afin d'établir une fabrique de faïence anglaise[2]. «En 1793 le citoyen Turpin de Crissé, ci-devant noble vendit son domaine (situé à Seine-Port près de Melun) au gouverneur Morris, diplomate, qui avait représenté les États-Unis auprès de Louis XVI et de la république»[3]. Avec le fruit de la vente, la famille émigra en Angleterre d'où son mari parti seul en 1794 pour rejoindre les États-Unis[4]. Il y mourut seul, dans un dénuement total, probablement vers 1795 à Philadelphie.
«La marquise, restée seule avec son fils et sa fille vécut de la vente des miniatures qu'elle peignait; mais pendant la terreur, les commandes devenues rares, ce fut presque la misère. Elle vivait dans un grenier, partageant son temps entre ses miniatures, les travaux domestiques et l'éducation de ses enfants. La vicomtesse fut émue de la détresse de sa cousine et l'invita en Anjou ainsi que ses deux enfants. Le comte Turpin de Crissé ne pouvait raconter sans une vive émotion, dit Ch. Lenormant, l'apparition dans le grenier qu'il occupait avec sa mère, de sa bienfaitrice; les années qu'il avait passé au château d'Angrie en 1794 au milieu des ruines encore fumantes de la Vendée, sous l'aile d'une femme qui, par son généreux caractère, s'était concilié le respect de tous les partis»[5]. Elle continua de peindre des miniatures et influença son fils, Lancelot Théodore Turpin de Crissé.
Œuvres
Elle peignit quelques tableaux dont:
- Renaud et Armide.
- L’amitié consolant la Vieillesse.
- L’offrande des vestales, vers 1789, peinte à partir d'un original de Jean Raoux, Les vierges antiques, 1727, musée des Beaux-Arts de Lille.
- Vénus désarmant l’Amour, 1789.
- Les Derniers Instants de Socrate, 1792.
- L’offrande à l’autel d’Esculape.
- La ronde autour de l’arbre.
- la série des Costumes suisses, 1801.
Descendance
Elle eut 3 enfants de son époux Henri Roland Lancelot Turpin de Crissé:
- Lancelot Jean Baptiste Alexandre Turpin de Crissé (vers 1775 - vers 1780).
- Aline Alexandrine Louise Élisabeth Lancelot Turpin de Crissé (17 juin 1780 à Paris - 17 juin 1846). Elle épouse le 13 juillet 1814 Marie Joseph Théodore de Meulan (vers 1778-1832), maréchal de camp.
- Lancelot Théodore comte Turpin de Crissé (9 juillet 1782 à Paris - 15 mai 1859 à Paris), peintre et écrivain, inspecteur général des Beaux-Arts. Il épouse le 16 novembre 1813 Adèle de Lesparda (1789-1861).
Sources
- Catalogue de l'exposition Angers-Boulogne-Billancourt, Lancelot-Théodore Turpin de Crissé 1782-1859, La Spezzia, 2006, édité par Somogy, (ISBN 2-7572-0044-5).
Notes et références
- Bultin historique et monumental de l'Anjou, 1861-1862, page 373.
- d'après les Mémoires du comte de Paroy, Paris 1895.
- Mercure de France, Paris, 2002. "Journal du gouverneur Morris (1789-1792)",
- d'après les Lettres autographes de Turpin de Crissé, Bibliothèque Doucet, Paris, carton 27, n° 12 187.
- La Grandière (vicomte Palmède de), Le Comte Turpin de Crissé, un gentilhomme artiste, Angers, 1935.
Catégories :- Miniaturiste français
- Naissance en 1756
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