Jean Jacques Bernardin Colaud de La Salcette

Jean Jacques Bernardin Colaud de La Salcette
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Jean Jacques Bernardin Colaud de La Salcette
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Origine Drapeau de France France
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

Jean Jacques Bernardin Colaud de La Salcette, né à Grenoble (Isère), le 27 décembre 1759, militaire français.

Il entra au service comme cadet dans le régiment de l'Île de France (22e, puis 39e d'infanterie) au mois de mai 1778. Fait sous-lieutenant sans appointements le 15 décembre de la même année, sous-lieutenant avec traitement le 11 juin 1776, lieutenant en second le 21 mai 1788, lieutenant en premier le 20 septembre 1788, capitaine le 11 juin 1791, il suivit Béhague aux Antilles.

Il devint aide-de-camp du général Lameth Page d'aide sur l'homonymie le 16 février 1792, ensuite de Menou, et servit à l'armée du Nord. Nommé adjudant-général chef de bataillon le 8 mars 1793, et envoyé à l'armée d'Italie, il se distingua dans différents combats, notamment les 8 et 12 juin, et se vit contraint, à cause de sa naissance, de donner sa démission le 15 septembre suivant.

Réintégré le 25 prairial an III, il fut promu adjudant-général, chef de brigade le même jour. Cet officier supérieur se fit remarquer, le 8 et le 16 fructidor, aux affaires de Sainte-Anne, de la Lombarde, de Saint-Barnouilli, où il commandait la gauche de la division Sérurier. Dans la dernière, il arrêta la marche des Piémontais qui cherchaient à gagner le pont du Var par les vallées de la Tinée et de la Vésubie, et leur fit un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels le colonel Payernoff. Kellermann jugea cette action si importante, surtout dans la situation où se trouvait alors l'armée, qu'il demanda et obtint pour Lasalcette le grade de général de brigade le 7 brumaire an IV.

Au siège de Mantoue, il commanda par intérim la division Sérurier, lorsqu'elle reprit position à Marmirolo, après avoir repoussé l'ennemi dans la place et lui avoir enlevé des convois et des prisonniers. Le 20 fructidor, il battit l'ennemi à Saint-Antoine et lui prit l'artillerie qui armait la redoute de cette ville, qui eut lieu le 14 pluviôse an VI et marcha sur Rome avec la division Victor.

A la suite du traité de Campo-Formio, il fut envoyé dans les îles Ioniennes. Le général Chabot le chargea de la défense de Prevesa sur la côte d'Albanie, au moment où les Turcs et les Russes réunis déclarèrent la guerre aux Français. II s'y défendit contre 11 000 Albanais, Souliotes, Turcs et Russes, commandés par Ali-Pacha, quoique abandonné des habitants et n'ayant à sa disposition que 450 hommes. La garnison étant réduite à 150 combattants, ne pouvant espérer aucun secours, pressé d'ailleurs par un ennemi si supérieur, il capitula.

Conduit de cachots en cachots à Constantinople, condamné au bagne avec ses compagnons d'armes, il n'en sortit qu'au mois de ventôse an IX, par échange avec les prisonniers que l'armée d'Egypte avait faits.

Rentré en France, mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, il fut employé dans la 7e division militaire le 1er vendémiaire an XI, et reçut, en l'an XII, la décoration de membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire, et celle de commandant de l'Ordre le 23 prairial.

Attaché, le 18 brumaire an XIV, au corps de réserve du maréchal Kellermann comme chef d'état-major, l'Empereur le fit gouverneur du Hanovre le 4 décembre 1806. Il avait un commandement dans la 30e division militaire depuis le 10 juin 1810, lors des événements de 1814. Le 31 août, Louis XVIII le nomma commandant du département de la Loire, et l'admit à la retraite le 24 décembre. Quand l'Empereur revint, en 1815, il l'éleva au grade de lieutenant-général le 22 mars et lui confia la 7e division militaire. Le gouvernement royal ordonna son remplacement le 21 juillet, et annula sa nomination le 1er août. Rentré dans sa position de retraite, il y demeura jusqu'à la Révolution de 1830. Louis-Philippe Ier, par ordonnance du 5 janvier 1832, et en considération de sa promotion pendant les Cent-Jours, lui rendit son grade de lieutenant-général pour prendre rang du 19 novembre 1831.

Il mourut le 3 septembre 1834. Son nom est gravé sur le monument de l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Son frère aîné, Joseph-Claude-Louis Colaud de La Salcette, fut préfet puis député de la Creuse au Corps législatif.

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