Ménélas

Ménélas
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Buste en marbre de Ménélas (musée du Vatican)

Dans la mythologie grecque, Ménélas (en grec ancien Μενέλαος, Μενέλας ou Μενέλεως / Menélaos, « qui soutient le peuple ») est un roi de Sparte. Mari d'Hélène et frère d'Agamemnon, il est l'un des héros achéens de la guerre de Troie.

Sommaire

Mythe

Jeunesse

Ménélas est le fils d'Atrée et d'Érope[note 1], sa première épouse qu'il assassina parce qu'elle l'avait trompé avec son frère Thyeste. Ménélas est élevé avec son frère Agamemnon, leur sœur Anaxibie et Égisthe qui passe pour leur demi-frère, fils d'Atrée et de Pélopée. Égisthe est en réalité le fils de Thyeste qui a violé Pélopée, sa propre fille.

Sept ans après la naissance d'Égisthe, sur l'ordre d'Atrée, Agamemnon et Ménélas partent à Delphes pour retrouver leur oncle Thyeste. Ils le trouvent par hasard, le capturent et le ramènent à Mycènes[1]. Égisthe assassine finalement Atrée et quand son père Thyeste prend possession du trône de Mycène, Agamemnon et Ménélas sont contraints à l'exil. Leur nourrice les mène chez Polyphide, souverain de Sicyone ; et ce dernier, à son tour, les confie à Œnée l’Étolien. Plus tard, ils renversent Thyeste qui s'exile à Cythère. Les deux frères deviennent les gendres de Tyndare, en épousant ses filles : Agamemnon s’unit à Clytemnestre, après avoir tué son premier mari, Tantale, le fils de Thyeste, ainsi que son fils tout juste né ; et Ménélas épousa Hélène à l'issue d'un concours[A 1].

Époux d'Hélène et roi de Sparte

Ménélas supportant le corps de Patrocle (Florence, Loggia dei Lanzi, Piazza della Signoria)

Hélène était la fille de Léda et de Zeus, son père putatif était le mari de Léda, Tyndare, le roi de Sparte. Lorsqu'Hélène, fut en âge de se marier, sa beauté était telle que tous les chefs de Grèce briguèrent sa main ; Apollodore compte 31 prétendants[A 2] et Hygin 36[2]. Devant cette foule, Tyndare craignit que, à choisir l'un d'eux, les autres ne se rebellent. Mais Ulysse lui promit, à condition qu'il l'aide à obtenir la main de Pénélope, de lui fournir le moyen de parer à toute émeute. Tyndare accepta, et Ulysse lui suggéra d'imposer à tous les prétendants de prêter un serment ; à savoir de prendre la défense de l'époux qui aurait été choisi, s'il subissait d'un autre quelque injustice à cause de son mariage. Ainsi Tyndare fit-il jurer les prétendants ; il choisit Ménélas comme mari d'Hélène et obtint d'Icarios la main de Pénélope pour Ulysse[A 3]. Quand les deux fils de Tyndare, Castor et Pollux, furent divinisés, Tyndare fit venir Ménélas à Sparte et lui confia le trône de Sparte[A 4]. Hésiode raconte que Ménélas fut choisi à cause de ses richesses[3].

De l'union d'Hélène et Ménélas naquirent Hermione et Nicostrate. Mais Ménélas eut également d'autres enfants : Mégapenthès avec son esclave Piéris et Xénodamos avec la nymphe Cnossia[A 5].

Le mari trompé

Pâris, à qui Aphrodite a promis Hélène, navigue jusqu'en Grèce où il est bien reçu à Sparte par Ménélas et voit Hélène pour la première fois. Neuf jours plus tard, Ménélas doit partir en Crête afin d’assister aux funérailles de son grand-père, Catrée[A 6]. Il ordonne à Hélène de tout faire pour être agréable à leur invité troyen... Aphrodite réunit ce soir là les deux amants, qui s'enfuient le lendemain en volant la plupart des richesses de Ménélas. Iris vient informer Ménélas de son infortune. Il part s'entretenir avec son frère Agamemnon et le sage Nestor et décident à tous trois de réunir tous les chefs achéens, leur rappelant le serment de Tyndare, pour lancer une vaste expédition militaire contre Troie[4],[A 7]. Ménélas part en tournée chez ses alliés pour rassembler le plus grand nombre de guerriers grecs[I 1],[O 1] mais certains rois rechignent, tel Ulysse qui se fait passer pour fou[5] et Cyniras de Chypre qui s'en tire par une astuce[A 8].

Dans l'armée des achéens Ménélas parvient à réunir avec lui 60 vaisseaux remplis de guerriers venus de Sparte, Pharis, Messa, Brysée, Augée, Amyclée, Hélos, Laa et Oetile[I 2].

La guerre de Troie

Ménélas (droite) courant après Hélène (centre) pendant la prise de Troie, cratère attique à figures rouges, 450-440 av. J.-C., musée du Louvre

Avant que toute l'armée des grecs ne débarque, Ulysse et Ménélas sont envoyés en ambassade pour réclamer Hélène et tenter de stopper les hostilités. Mais les troyens poussés par Antimaque refusent et cherchent même à tuer les émissaires. Ulysse et Ménélas peuvent repartir grâce à Anténor[A 9],[I 3],[I 4].

L’Iliade décrit longuement son duel avec Pâris. Apercevant son rival dans la mêlée, Ménélas se jette sur lui comme un lion, mais Pâris s'enfuit, et se fait durement tancer par Hector qui lui reproche sa lâcheté après avoir été à l'origine de la guerre[I 5]. Pâris accepte alors un duel avec Ménélas dont Hélène est le prix qui pourra mettre un terme aux hostilités[I 6]. Ménélas surclasse rapidement Pâris, mais sa lance s'enfiche dans le bouclier de son adversaire et il brise son épée. Il s'empare alors de Pâris, le tirant par son casque pour le ramener vers son camp, quand Aphrodite libère Pâris en déliant sa mentonnière et en enlevant son protégé dans un nuage[I 7]. Peu après, Pandaros ne blesse que légèrement Ménélas grâce à la protection d'Athéna[I 8], il est soigné par Machaon.

Ménélas combat sous la protection de deux déesses : Héra et Athéna[I 9]. Il tue au combat 8 guerriers troyens : Scamandrios, Pylémène, Pisandre, Dolops, Thoas, Euphorbe, Hypérénor, Podès[I 10]. C'est beaucoup moins que les principaux héros, il se place derrière Achille (72), Patrocle (54), Teucros fils de Télamon (30), Ajax fils de Télamon (28), Leitos (20), Diomède (18), Agamemnon (16), Ajax fils d'Oïlée (14), Idoménée (13) et Ulysse (12)[6].

La mort de Patrocle le touche particulièrement. Il est le premier des guerriers grecs à courir auprès du corps qu'il défend à Euphorbe[I 11]. Aux jeux célébrant les funérailles de Patrocle, Ménélas participe à la course de char. Il termine derrière Diomède et Antiloque, fils de Nestor qui l'a dépassé par ruse. Après l'arrivée, il conteste à Antiloque sa deuxième place, mais se radoucit après les excuses de ce dernier et lui cède finalement son prix[7]. Il gagne l'épreuve du lancer du javelot[8]

Il fait partie des héros qui s'introduisent dans l'intérieur du cheval de Troie[9],[O 2], puis il pénètre avec Ulysse dans le palais de Déiphobe[O 3] (le nouvel époux d'Hélène depuis la mort de Pâris) grâce à Hélène qui lui ouvre les portes[10]. Ménélas tue alors Déiphobe[11] et retrouve son épouse. Si Ménélas veut la tuer sur le moment[12], il se radoucit bien vite face aux charmes de son épouse, qu'il ramène finalement avec lui[13],[14],[15].

Le retour

Télémaque chez Ménélas et Hélène, gravure du XIXe siècle

Après le sac de Troie, Ménélas se dispute avec son frère car il enjoint les Achéens de rentrer de suite chez eux, tandis qu'Agamemnon souhaite d'abord sacrifier aux dieux[O 4],[A 10]. Ménélas est l'un des premiers à repartir chez lui, accompagné de Nestor et Hélène. Il s'arrête au cap Sounion, pour enterrer son pilote[O 5], puis Zeus provoque une tempête qui envoie certains vaisseaux en Crête, et celui de Ménélas sur les cotes d'Égypte[O 6]. Son retour dura 8 ans dans les pays de Méditerranées orientales (Chypre, Libye, Phénicie) et surtout en Égypte[16]. Son pilote Canobos est enterré à Canope[17]. Une tradition rapporte qu'il y retrouve la vraie Hélène qui avait été tenue à l'écart du conflit durant toute la guerre de Troie[18]. Hérodote rapporte que Ménélas aurait repris Hélène de ses hôtes sans ménagement[19].

Sa dernière étape est l'île de Pharos où il reste bloqué 20 jours par les dieux. La déesse Idothée, vient alors lui conseiller de capturer son père Protée pour l'interroger. Ménélas et ses compagnons s'emparent par ruse du dieu qui commence par se changer en multiples animaux avant de répondre à Ménélas que, s'il veut rentrer chez lui, il lui faut d'abord sacrifier à Zeus comme il aurait du le faire avant son départ de Troie. Protée lui apprend également la mort de son frère, auquel il érige un cénotaphe avant de prendre la mer[O 7],[20]. Il rejoint ensuite sans encombre les cotes de Grèce.

Si le retour fut long, il fut moins difficile que celui d'Ulysse : Ménélas revient chez lui avec un vaisseau remplit d'or et de présents[O 8]. Il rentre à Sparte lui le jour même où Oreste assassine sa mère Clytemnestre et Egisthe[O 9]. Il vit ensuite tranquillement avec Hélène, dans son palais au milieu des fabuleux trésors qu'il a ramené de son périple[O 10]. Plus tard, il reçoit chez lui Télémaque, venu rechercher des informations sur son père Ulysse. Télémaque arrive à Sparte le jour même des doubles noces d'Hermione avec Néoptolème, le fils d'Achille et de Mégapenthès avec la fille du Spartiate Alector[O 11]. Ménélas avait promis Hermione au fils d'Achille à la fin de la guerre de Troie[21], bien qu'elle fut fiancée depuis son enfance à Oreste. Ce dernier tua Néoptolème pour enfin récupérer Hermione[22].

Mort

Dans l'Odyssée, Protée prophétise que Ménélas sera conduit par les dieux dans les Champs-Elyséens[O 12],[A 11]. Une légende plus tardive racontait que Ménélas et Hélène furent immolés à Tauris par Iphigénie[23].

Personnalité

Les épithètes homériques

Combat de Ménélas et Hector sur le corps d'Euphorbe. Assiette, style des Chèvres Sauvages moyen, production Rhodienne, vers 600 av. J.-C. Provenance : Kamiros. (British Museum)

Les épithètes utilisés par Homère dans l’Iliade et l’Odyssée pour Ménélas sont :

Portrait physique

Son apparence physique est aussi impressionnante que celle de la plupart des héros grecs. Anténor se souvient de lui quand il vint à Troie avec Ulysse : « Quand tous deux se mêlaient aux Troyens assemblés, Ménélas était d'une taille plus élevée; mais, s'ils s'asseyaient, Ulysse semblait être le plus majestueux. »[I 25] Homère insiste sur la teinte blonde de ses cheveux (sur l'ensemble de l’Iliade et l'Odyssée, c'est l'épithète le plus courant), qu'il porte sans doute longs comme les autres grecs[I 26], ce qui lui donne sans doute l'aspect d'une crinière de lion[24].

Homère évoque « les fortes cuisses » et « les belles chevilles » de Ménélas et compare ses cuisses à de l'ivoire[I 27].

Portrait moral

Dans le choix de ses épithètes, Homère insiste sur le caractère guerrier de Ménélas (« aimé d'Arès », « comme Arès », « bon à lancer le cri de guerre », « célèbre pour sa lance », « le vaillant »). De fait, il tient sa place dans les combats, il est même comparé à un lion quand il aperçoit Pâris à sa portée[24] et il aurait tué son rival si Aphrodite ne s'était interposée, mais il est vrai que Pâris est un combattant relativement faible ce qui permet à son frère Hector de le rabrouer[I 28].

Ménélas se montre plusieurs fois d'une témérité au-dessus de sa valeur : quand il veut affronter seul Hector, son frère doit le calmer tant sa défaite apparaît certaine[I 29] et quand Diomède cherche un autre héros pour s'introduire chez les Troyens[I 30], Agamemnon craint encore pour sa vie.

Son niveau guerrier apparaît donc moyen, bien au-dessus de la moyenne des combattants, mais sans atteindre celui des meilleurs. Apollon choisit d'exciter Hector en se moquant de lui qui recule devant Ménélas, guerrier « jusqu'à présent sans force » [I 31]. Cette médiocrité était déjà commentée dans l'antiquité par Platon dans Le Banquet[25] ou Maxime de Tyr[26].

Sa voix possède une certaine force puisque son cri de guerre est fameux. Il s'exprime bien et clairement[27], mais sans atteindre l'éloquence d'Ulysse qui captive son auditoire[I 32].

De façon plus générale, malgré son rôle de premier plan dans l'origine du conflit troyen, Ménélas joue un rôle effacé derrière son frère et les autres héros[28]. C'est vrai que parmi les rois achéens, il n'est ni le plus grand (c'est Agamemnon) , ni le plus fort (Ajax), ni le plus brave (Achille), ni le plus rusé (Ulysse), ni le plus sage (Nestor). Contrairement aux autres héros qui ruminent longtemps leur rancune, Ménélas est aussi prompt à s'insurger contre Antiloque qui triche contre lui à la course en char, avant de lui pardonner presque instantanément après quelques belles paroles[7]. Cette « mollesse » de caractère a souvent été notée, associée à un éternel rôle de second plan[28],[29],[30]

Sa position est aussi rendue difficile par l'inévitable ridicule de sa situation. C'est un des plus célèbres maris trompés de la littérature et comme dans les siècles suivants, les Grecs de l'époque ne manquaient pas d'ironiser. Hypénor paiera de sa vie de s'être moqué de lui comme « le plus déshonoré des Grecs »[note 2]. Ménélas porte durant tout le conflit la culpabilité d'avoir entraîné les Grecs dans cette aventure terrible et déshonorante[31],[32]. Ses retrouvailles avec Hélène sont un autre exemple : après un bref accès de colère, il se laisse presque immédiatement envoûter par ses charmes[13]. Il reprend ensuite sa vie avec Hélène avec une facilité inattendue pour un guerrier de l’Iliade. Le mépris ironique domine chez les divers commentateurs[32],[29].

Culte

Ruines du Ménélaion, près de Sparte

Du temps de Pausanias, les Lacédémoniens gardaient le souvenir d'une maison de Ménélas : « Hors du Dromos, vous trouvez près de la statue d'Hercule, une maison qui était jadis celle de Ménélas, et qui appartient maintenant à un particulier. »[33] Près de Mycènes un temple consacré à Héra était sensé renfermer le bouclier que Ménélas enleva à Euphorbe devant Troie[34].

Mais surtout, un culte lui était rendu à Thérapné, un bourg voisin de Sparte, où un temple était érigé sur sa tombe commune avec celle d'Hélène[35]. Son culte était toujours vivace au IIe siècle comme le rapporte Athénagoras d'Athènes[36]. Un petit temple antique en ruine, sur la colline de Thérapné à 5 km au sud-est de Sparte, a été identifié comme le Ménélaion, daté du Ve siècle av. J.‑C. grâce à des offrandes votives adressées à Hélène[37].

Pausanias rapporte également l'existence près de Gythio de deux statues dédiées à Praxidice et Thétis qui passaient pour avoir été érigées par Ménélas en face de l'île où Pâris et Hélène s'étaient aimés[38].

Représentations artistiques

Ménélas apparaît dans la majeure partie des innombrables œuvres tirées du cycle de Troie en général, et de l'histoire d'Hélène en particulier.

Théâtre antique

Ménélas est mis en scène dans plusieurs tragédies antiques :

Sculpture

Ménélas supportant le corps de Patrocle (Florence, Loggia dei Lanzi, Piazza della Signoria)

La loggia dei Lanzi sur la piazza della signoria de Florence possède un célèbre groupe sculpté intitulé Ménélas supportant le corps de Patrocle. Il s'agit d'une reconstitution artistique du XVIIe siècle menée par Pietro Tacca et Lodovico Salvetti à partir d'un buste antique du IIIe siècle av. J.‑C., découvert à Rome au XVe siècle et appelé le Pasquino, visible sur la Piazza Pasquino à Rome.

Opéra

La Belle Hélène, opéra-bouffe de Jacques Offenbach (1864) : fidèle à l'esprit du temps, on insiste beaucoup sur le rôle de Ménélas en cocu peu intelligent.

Cinéma

Ménélas a été interprété au cinéma par, entre autres[39] :

Divers

Sources

Notes

  1. Selon certaines traditions, Ménélas, Agamemnon et Anaxibie seraient les enfants de Plisthène, lui-même fils d'Atrée : voir Catalogue des femmes [détail des éditions], fr. 137b Most [lire en ligne].
  2. Iliade XVII, 26. Du vers original (en grec ancien ἐν Δαναοῖσιν ἐλέγχιστον πολεμιστὴν), les traductions diffèrent : le plus déshonoré des grecs traduction Leprévost Hachette 1858 [1] ou le plus lâche des Danaens d'après Leconte de L'isle 1866 Iliade (trad. Leconte de Lisle), ou encore le dernier de tous les Danaens d'après Flacelière, Gallimard, collection la Pléiade 1956. Nous choisissons déshonoré sur le sens généralement reconnu au vers de l'Iliade IV 170 où (en grec ancien ἐλέγχιστος) est habituellement traduit par chargé de honte, ce qui est d'ailleurs le sens donné par le dictionnaire grec-français de A. Bailly [2]

Références

  1. Épitome (II, 15) lire en ligne
  2. Bibliothèque (III, 10, 8) lire en ligne
  3. Bibliothèque (III, 10, 9) lire en ligne
  4. Bibliothèque (III, 11,2) lire en ligne
  5. Bibliothèque (III, 11, 1) lire en ligne
  6. Épitome (III, 3) lire en ligne
  7. Épitome (III, 6) lire en ligne
  8. Épitome (III, 7-9) lire en ligne
  9. Épitome (III, 28) lire en ligne
  10. Épitome (IV, 1) lire en ligne
  11. Épitome (VI, 30S) lire en ligne
  1. Iliade, II
  2. Les habitants de Lacédémone, vaste ville entourée de montagnes, de Pharis, de Sparte, de Messa aux nombreuses colombes; ceux de Brysée et de la verdoyante Augée; ceux d'Amyclée et d'Hélos, qui s'élève sur la mer; ceux enfin qui occupaient Laa et les campagnes d'Oetile, ont pour commander leurs soixante navires le vaillant Ménélas, frère d'Agamemnon. Iliade (II,581)
  3. Iliade (III,203)
  4. « Si vous êtes les fils du brave Antimakhos qui, autrefois, dans l’agora des Troyens, conseillait de tuer nos envoyés, Ménélaos et le divin Odysseus, et de ne point les laisser revenir vers les Akhaiens, maintenant vous allez payer l’injure de votre père. » Iliade (XI,139)
  5. Iliade III 27
  6. Iliade III 86
  7. Iliade III 374
  8. Iliade IV 130
  9. Iliade (IV,7)
  10. Iliade Respectivement : V 49 ; V 576 ; XIII 614 ; XV 545 ; XVI 311 ; XVII 46 ; XVII 575
  11. Iliade XVII 46
  12. Iliade III 21, 52, 69, 90, 136, 205, 232, 253, 307, 430, 432, 452, 457 ; IV 13, 150 ; V 561 ; XI 463 ; XVII 1, 11, 138.
  13. Iliade II 408, 586 ; III 96 ; IV 220 ; VI 37 ; X 36, 60 ; XIII 581, 593 ; XV 568 ; XVII 237, 246, 560, 651, 656, 665.
  14. Iliade III 284, 434 ; IV 183, 210 ; X 240 ; XI 125 ; XVII 6, 18, 113, 124, 578, 673, 684 ; XXIII 293, 401, 438.
  15. Iliade III 339 ; IV 98, 115, 195, 195, 205 ; XI 487 ; XV 540 ; XVI 311 ; XVII 79
  16. Iliade VII 109 ; X 43 ; XVII 12, 34, 238, 652, 679, 702 ; XXIII 594.
  17. Iliade III 350 ; V 50 ; VI 44 ; XVII 12, 46, 60, 580.
  18. Iliade IV 100, 177 ; VII 392 ; XIII 591, 601, 606 ; XVII 17, 69.
  19. Iliade V 55, 578 ; X 230 ; XXIII 355.
  20. Iliade XVII 716 ; XXIII 529
  21. Iliade XIII 641
  22. Iliade XVII 554
  23. Iliade IV 181
  24. Iliade XXIII 588
  25. Iliade III 200
  26. Iliade II, 11
  27. « Ainsi, lorsqu'une femme de Méonie ou de Carie a coloré de pourpre l'ivoire destiné à la parure des coursiers (...); de même, ô Ménélas, le sang colora tes fortes cuisses et descendit sur tes jambes jusqu'à tes beaux pieds. » Iliade IV 146
  28. Hector à Pâris : « Et tu n’as point osé attendre Ménélaos, cher à Arès. Tu saurais maintenant de quel guerrier tu retiens la femme. » Iliade III,
  29. Iliade VII, 104
  30. Iliade X, 234
  31. Iliade XVII, 585
  32. « Ménélaos (...) parlait avec force et concision, en peu de mots, mais avec une clarté précise et allant droit au but. » Iliade III,203
  1. Odyssée, XXIV
  2. Odyssée IV 380
  3. Odyssée VIII 518
  4. Odyssée III 141
  5. Odyssée III 280
  6. Odyssée III 300
  7. Odyssée IV 355
  8. Odyssée III 315 ; IV 77
  9. Odyssée III 315
  10. Odyssée IV 77, 120
  11. Odyssée IV 1
  12. Odyssée IV 561
  13. Odyssée XV 169.
  14. Odyssée III 311 ; IV 307, 609 ; XV 14, 57, 67, 92, 97
  15. Odyssée I, 285 ; III 168, 257, 326 ; IV 30, 59, 76, 147, 168, 203, 265, 332 ; XV 110, 133, 147
  16. Odyssée IV 26, 138, 156, 135, 291, 316, 561 ; XV 64, 87, 167
  17. Odyssée IV 51, 156, 185, 235, 291, 316 ; XIV 470 ; XV 64, 8
  18. Odyssée IV 2 ,16, 23, 46, 217 ; XV 5, 141
  19. Odyssée XV 52
  20. Odyssée XXIV 115
  • Autres
  1. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] LXXXVIII [3]
  2. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] LXXXI [4]
  3. « Il [Ulysse] savait en son cœur que le blond Ménélas saurait vaincre, car c'était le plus riche en troupeaux dans la foule achéenne. » Catalogue des femmes [détail des éditions] fragment 198 Papyrus de Berlin 9739, col 3 ; papyrus d'Oxyrrhynchos 2491, fr 1 et « Le farouche Ménélas obtint la victoire, par sa richesse. » Catalogue des femmes [détail des éditions] fragment 204 Papyrus de Berlin 10560 ; traductions de P. Brunet
  4. Stasinos, Chants Cypriens d'après le résumé de Proclos Chrestomathie, I Cycle troyen (chants cypriens)
  5. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] XCV [5]
  6. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CXIV [6]
  7. a et b Iliade XXIII 602
  8. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CCLXXIII [7]
  9. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CVIII [8]
  10. Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne] VI 523
  11. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CXIII [9]
  12. « Ménélas, revêtu de sa cuirasse et l'épée à la main, fond sur Hélène comme pour la tuer; il est évident que c'est après la prise de Troie » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] V 18
  13. a et b « Ménélas, quand il vit la gorge nue d'Hélène, jeta son épée » Aristophane, Lysistrata [10]
  14. « Ménélas trouve Hélène et la conduit aux navires après avoir tué Déiphobe. » Arctinos de Milet, Le Sac de Troie d'après le résumé de Proclos Chrestomathie, II Cycle troyen (le sac de Troie)
  15. Tryphiodore, Prise de Troie [détail des éditions] [lire en ligne] 162
  16. A. Kirchenbauer, Le Voyage de Ménélas [11]
  17. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne] XVII, 1, 17
  18. Euripide, Hélène [détail des éditions] [lire en ligne]
  19. « Ménélas, étant arrivé en Égypte, remonta le Nil jusqu'à Memphis, où il fit à ce prince un récit véritable de ce qui s'était passé. Il en reçut toutes sortes de bons traitements ; on lui rendit Hélène, qui n'avait souffert aucun mal, et on lui remit tous ses trésors. Ménélas ne reconnut ces bienfaits que par des outrages. Comme il voulait s'embarquer, et que les vents contraires le retenaient, après avoir longtemps attendu, il imagina d'immoler deux enfants du pays. Cette action impie, qui parvint bientôt à la connaissance des Égyptiens, le rendit odieux : on le poursuivit, et il fut obligé de se sauver par mer en Libye. » Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] II, 119 [12]
  20. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CXVIII [13]
  21. Ulysse promet à Néoptolème : « Enfin après la prise de Troie et notre retour dans la Grèce, Ménélas, pour te combler de ses bienfaits, unira tes destinées à celles de sa fille. Ainsi la fortune et ses trésors couronneront ton choix » Quintus de Smyrne, Suite d'Homère [détail des éditions] [lire en ligne] VII [14]
  22. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] CXXIII [15]
  23. « Que certains rapportent qu’Hélène, arrivée à Tauris en Scythie avec Ménélas à la recherche d'Oreste, fut immolée à Artémis avec Ménélas par Iphigénie » Ptolémée Chennos, cité par Photius dans sa Bibliothèque [16]
  24. a et b Iliade III 23 ; XVII 61, 109
  25. « J'accuserais volontiers Homère de n'avoir pas seulement changé ce proverbe, mais de s'en être moqué, lorsqu'après nous avoir représenté Agamemnon comme un grand guerrier, et Ménélas comme un assez faible combattant, il fait venir Ménélas au festin d'Agamemnon sans être invité, c'est-à-dire un inférieur chez un homme qui vaut mieux que lui. » Platon, Le Banquet [détail des éditions] [lire en ligne] 174
  26. « Ménélas, qui n'était pas moins Roi qu'Agamemnon, mais qui n'avait point d'ardeur pour la guerre, Homère n'en fait qu'un très mince éloge. » Maxime de Tyr Dissertations XXIX [17]
  27. « Muse, qui le premier commença les justes discours? Ménélas, le fils de Plisthène » Bacchylide Ode XV Hélène Réclamée [18]
  28. a et b Philippe Rousseau, Le deuxième Atride, le type épique de Ménélas dans l'Iliade in Mélanges Pierre Lévêque: Anthropologie et société, Marie Madeleine Mactoux [19]
  29. a et b Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique p700, Brunel, Amsterdam 1740 [20]
  30. « Alors Ménélas, s’approchant du roi son frère, lui dit, sans être entendu des autres Grecs : « Je crains qu'Ajax, dans la fureur qui le transporte, ne vienne brûler nos vaisseaux, ou nous massacrer nous-mêmes dans nos tentes. Fallait-il que Thétis élevât une contestation aussi funeste, ou que le fils de Laërte fût assez téméraire pour prétendre l'emporter sur un guerrier plus puissant que lui. Ah ! le ciel courroucé nous menace de ses vengeances. Depuis la mort d'Achille, la valeur d'Ajax était notre unique ressource. Les Dieux en nous l'ôtant nous condamnent aux derniers malheurs. » - Pourquoi, répondit Agamemnon, pourquoi redoubler nos inquiétudes. » Quintus de Smyrne, Suite d'Homère [détail des éditions] [lire en ligne] V
  31. «, Ménélas se leva aussitôt après. Il était transporté de rage, et dans sa fureur il souhaitait ardemment de rencontrer Déiphobe, le dernier ravisseur d'Hélène, pour venger sur lui son déshonneur » Tryphiodore, Prise de Troie [détail des éditions] [lire en ligne] 162
  32. a et b « Tu sais que Ménélas est d'un sang qui souffre patiemment une injure. » Coluthos, L'Enlèvement d'Hélène [détail des éditions] [lire en ligne][Où ?].
  33. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 14)
  34. « Le temple de Junon (Héra) est à quinze stades de Mycènes, (...) Vous voyez dans le vestibule du temple les statues des Grâces, ouvrages très anciens; à droite le lit de Junon (Héra), et le bouclier que Ménélas enleva à Euphorbe devant Troie. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] II-17
  35. « Le bourg de Thérapne a pris son nom de la fille de Lélex. Ménélas y a un temple, on dit même qu'il y est enterré avec Hélène. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 19, 9)
  36. « Lacédémone rend un culte à Ménélas, lui offre des sacrifices et lui consacre des jours de fêtes. » Athénagoras d'Athènes Apologie des chrétiens XIV [21]
  37. H.W. Catling, Excavations at the Menelaion, Sparta 1973-1977, ARepLondon, 23, 1977
  38. « L'île Cranaé est située devant Gythium; ce fut dans cette île, suivant Homère, qu'Alexandre eut pour la première fois commerce avec Hélène, qu'il avait enlevée. Sur le continent, en face de cette île, est le temple de Vénus Migonitide, et tout ce canton se nomme Migonium. Ce temple passe pour avoir été érigé par Alexandre. Ménélas, de retour chez lui. huit ans après la prise et le sac de Troie, éleva non loin du temple de Vénus Migonitide une statue de Thétis, et en consacra une autre à la déesse Praxidice. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 22)
  39. Ménélas sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais [22]

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