- Chemin de fer du Hedjaz
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Chemin de fer du Hedjaz Ligne de Damas à Acre, Naplouse, Bosra et Médine
via AmmanPays
Syrie,
Jordanie,
Israël,
Arabie saouditeVilles desservies Damas, Amman, Médine, Haïfa, Acre, Bosra, Naplouse Historique Mise en service 1908 Fermeture 1918 (fermeture partielle) Caractéristiques techniques Longueur 1 320 km Écartement Voie étroite (1 050 mm) Électrification Non électrifiée Pente ou rampe maximale 13 ‰ Schéma de la ligne Schéma de la ligne Légende
-6,0 Damas-Kanawat extension de 1906 
0,0 Damas-Cadem Works 
Damas-Cadem-Halep 
to Qatara 
20,8 Kiswe 
30,5 Der Ali 
49,7 Mismije 
62,6 Khabab خبب 
69,1 Chabab 
77,8 Mahadsha 
84,6 Shakra 
91,2 Esra anc. à voie de 600mm vers As-Sawayda 
106,1 Chibret al-Ghasali 
to/from Haifa 
123,0 Dar'a 
Ghares 
128,6 vers Bosra 
oued 
oued 
135,7 Nassib 
autoroute Amman — Damas 
frontière Syrie/Jordanie 
140,1 Dschabir 
161,7 Mafraq 
185,3 Chirbet us-Samra 
oued 

autoroute Amman — Damas 
oued 
194,0 Salis 
IPC-Refinery 
oued 
202,7 Zarka الزرقاء 
oued 
Rossaifa 
street 
Rossaifa 



222,4 Amman عمان 
Jesin-viaduct 

234,0 Qasr 
gallery 
motorway Amman Circular 
248,8 Lubin 
oued 
street Amman–Airport 
259,7 Dshisa 
oued 
oued 
278,7 Daba’a 
oued 
oued 
oued 
295,2 Chan uz-Zibib 
oued 
oued 
oued 
oued 
oued 
oued 
309,3 Suaka 
oued 
326,2 Qatrana wye 
oued 
oued 
oued 
348,4 Menzil crossing 
oued 
oued 
oued 
Mine de phosphates Abiad 
M 45 
367,1 Faraifa 
Mine de phosphates oued el-Hassa 
377,8 Al-Hassa 
M 45 

397,4 Dschiruf ed-Derwish 
M 45 
422,7 Anese 
to Hischech 
440,5 Wadu Dshardum crossing 
Ma’an Old Station vers Naqb Ashtar 
458,8 Ma'an 
475,0 Gadir al-Hadsh 
487,0 Shedija crossing 
491,0 Abu Tarafa 
500,0 Esch-Schifia 
508,0 Fassua 
514,2 Aqaba el-Hedschasije (Hattyia) 
519,7 Batn al-Ghul 
522,5 vers Aqaba 
530,0 oued Rassim 
545,0 Tel esh-Sham 
572,0 Mudawarra 
frontière Jordanie/Arabie saoudite 
583,0 crossing 
591,0 Kalaat Amara 
598,0 crossing 
610,0 Sat ul-Hadsch 
622,0 crossing 
635,0 Bir Hermas 
654,0 El-Hazim 
667,0 Makhtab 
681,0 crossing 
692,0 Tabuk 
706,0 crossing 
710,0 oued Atil 
716,0 crossing 
737,0 Sahr ul -hul 
743,0 Dar ul-Hadsh 
753,0 Mustabka 
757,0 Al-Achdar 
773,0 Chamis 
794,4 Dissaid 
830,0 Al-Muadhem/Muassam 
844,0 crossing 
855,0 Khism Sana’a/Hachim Sana 
871,0 crossing 
883,0 Al-Muteli 
885,0 Dar al-Hamra 
904,0 Mutali 
912,0 Abu Taka 
924,0 crossing 
938,0 Al-Muzhim 
946,0 Mabrakat al-Naka 
958,0 Madâin Sâlih مدائن صالح 
973,0 crossingg 
983,0 Al-Ula 
994,0 crossing 
1003,0 Bedai crossing 
1013,0 Mesched crossing 
1025,0 crossing 
1029,0 Sahil Matara crossing 
1048,0 Zumrud/Sumruk 
1060,0 crossing 
1079,0 Bir Jehid 
1099,0 Tuwaira crossing 
1115,0 Waiban crossing 
1126,0 Muderitsh crossing 
1144,0 Hedia 
1166,3 Dsheda 
1176,0 Abu al-Na’am 
1194,5 Stabl Antar 
1215,0 Al-Buwayr crossing 
1228,0 crossing 
1245,0 Bir Nassif 
1273,0 Hafire crossing 
1290,5 Bir Abu Jabir/Muhid 
1303,0 Buwata crossing 
1309,0 Hafirah 
1315,5 Bir Osman 
1320,5 Médine 
1322,0 Medina Citadel modifier 
Le chemin de fer du Hedjaz est une ligne à voie étroite (écartement de 1050 mm) qui reliait Damas en Syrie à Médine, en traversant le Hedjaz, région du nord-ouest de l'Arabie saoudite. Il fut construit sur l'ordre du sultan Abdul Hamid II.
Sommaire
Origine
Il fut présenté comme un chemin de fer religieux, destiné à faciliter le pèlerinage à la Mecque, mais aussi dans le but de renforcer l'emprise des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Médine.
Construction
Les travaux de construction commencèrent en 1900 et furent financés principalement par l'Etat ottoman, avec l'assistance de l'Allemagne, et dirigés par l’ingénieur allemand August Meissner, dit August Pacha. Ce chemin de fer présentait deux particularités remarquables : il ne supportait aucune dette lorsqu'il fut mis en service, et la voie se trouvait sous le niveau de la mer sur plusieurs kilomètres.
La ligne atteignit Médine le 1er septembre 1908, jour anniversaire de l'accession au trône du sultan. Malheureusement, pour respecter impérativement cette date, il fallut faire au plus vite et des tronçons de voies furent posés directement sur des remblais dans le lits de certains oueds.
Le projet annoncé au début de prolonger la ligne jusqu'à la Mecque ne fut jamais réalisé. La ligne n'alla pas plus au sud que Médine, à 1 300 km au sud de Damas.
Histoire
Dès le début, le chemin de fer fut l'objet d'attaques par les tribus arabes voisines. Même si ces attaques ne réussirent jamais, les Turcs ne réussissaient pas à contrôler le terrain sur plus d'un ou deux kilomètres de part et d'autre de la voie. Certains tronçons furent posés sur des traverses métalliques pour contrer les habitudes locales qui consistaient à se servir des traverses en bois pour alimenter les feux de camps.
La ligne fut endommagée à plusieurs reprises au cours des combats de la Première Guerre mondiale, en particulier du fait des attaques des bandes arabes dirigées par Lawrence d'Arabie. Après l'éclatement de l'empire ottoman, le chemin de fer du Hedjaz ne fut jamais remis en exploitation au sud de la frontière entre la Jordanie et l'Arabie saoudite.
Une tentative de réouverture de la ligne fut faite au milieu des années 1960, mais elle fut abandonnée à cause de la guerre des Six Jours.
Deux parties de la ligne du Hedjaz fonctionnent toujours à l'heure actuelle, en Syrie et en Jordanie, et constituent d'ailleurs l'essentiel des chemins de fer jordaniens. Une ligne relie Damas à Amman, et l'autre les mines de phosphates de Ma'an au golfe d'Aqaba. En 2004, le terminus historique de la gare du Hedjaz à Damas fut fermé, et la ligne finit maintenant à la gare Qadam, dans la banlieue de Damas.
En Arabie saoudite, des vestiges du chemin de fer, voie, bâtiments et matériel roulant, sont conservés comme attractions touristiques à Médine. Les trains détruits par Lawrence d'Arabie peuvent encore se voir.
Toutefois, en août 2005, la municipalite de Médine a demoli un pont de l'ancienne ligne au pretexte de sécurité, malgré l'opposition des habitants et des historiens[1]. Le Prince Sultan ibn Salman, ministre du tourisme, suite à ces protestations, a evoqué la reconstruction de ce pont et la rénovation de la ligne à des fins touristiques[2].
Notes et références
Bibliographie
- R. Tourret, Hedjaz Railway, Tourret Publishing, Abingdon, 1989 (ISBN 0-905878-05-1).
- Olivier Fourniol, « Les Chemins de fer du Hedjaz », dans revue Chemin de fer régionaux et urbains, n° 281, FACS-UNECTO, 2000.
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
Catégories :- Ligne de chemin de fer historique
- Transport en Arabie saoudite
- Transport en Jordanie
- Transport en Syrie
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