Bugs Bunny

Bugs Bunny
Bugs Bunny
Personnage de fiction apparaissant dans
Falling hare bugs.jpg
Bugs Bunny furète dans le livre populaire « Victoire dans les airs » (Falling Hare, 1943)
Espèce Lapin
Cheveux gris
Yeux noirs
Caractéristique(s) Maître du déguisement et leader des Looney Tunes.
Famille Ace Bunny (membre des Loonatics)
Entourage Lola Bunny
Ennemi(s) Elmer Fudd le chasseur, Sam le Pirate, Marvin le Martien, Daffy Duck et occasionnellement, Vil Coyote.
Créé par Tex Avery (personnage)
Virgil Ross (1re version)
Robert McKimson (2e et 3e version)
Première apparition A Wild Hare (27 juillet 1940)
Doublage V.0. : Mel Blanc (1940–1989)
Jeff Bergman (1989-1996)
Billy West (actuellement)
Joe Alaskey (actuellement - alternative)
V.F. : Guy Piérauld
Gérard Surugue

Bugs Bunny est un personnage de dessin animé provenant des États-Unis créé par plusieurs dessinateurs dont Ben Hardaway. Il apparut pour la première fois à l'écran dans Porky's Hare Hunt (1938) de Ben Hardaway et Cal Dalton. Il devint le personnage que nous connaissons aujourd'hui sous la plume de Tex Avery dans A Wild Hare (1940), produit par Chuck Jones.

À l'origine, il devait s'appeler Happy Rabbit mais, suivant la suggestion de Mel Blanc (la voix originale de Bugs Bunny, auteur de la phrase classique : « Eh, what's up, doc? » c'est-à-dire en français « Euh, quoi de neuf docteur ? »), il fut baptisé comme son créateur Ben Hardaway, dont le surnom était Bugs.

À partir de 1962, Bugs apparut dans 159 films et gagna même un Oscar pour Knighty Knight Bugs (1958). C'est une figure emblématique de la Warner Bros. Animation ; il figure souvent à côté de son logo. En version française, c'était Guy Piérauld qui assurait la voix de Bugs Bunny.

Sommaire

Historique

Première influence

Portrait de Groucho Marx
Groucho Marx.

Bugs Bunny est un lapin gris aux postures humaines qui passe son temps à grignoter des carottes, à creuser la terre et à se jouer de ses ennemis. Son génie tient du fait qu'il arrive toujours à embrouiller son adversaire et à lui échapper même si pour cela il doit déjouer les lois de la nature, car il est le maître de son dessin animé. C'est le côté absurde de Bugs Bunny, comme dessiner une porte dans un mur et puis l'ouvrir, qui le rend inoubliable. Ses ennemis (ou complices) : Elmer Fudd le chasseur, Sam le Pirate, Marvin le Martien, Daffy Duck et occasionnellement, Vil Coyote. Le canari Titi fait quant à lui partie de ses amis.

Sa phrase fétiche est : « Euh, quoi de neuf, docteur ? », et dans la version originale : « Eh, what's up, doc? »[1]. L'expression était en fait employée par une bande de collégiens dont Tex Avery faisait partie, au Texas[1]. Avery déclara qu' « À cette époque, on appelait tout le monde Doc[1]

Bugs Bunny a été classé numéro 1 parmi les 50 meilleurs personnages de dessin animé dans un top 50 américain. Il possède une étoile sur le Walk of Fame. En 1997, il est le premier toon représenté sur un timbre-poste des États-Unis[2],[3].

La façon dont Bugs Bunny tient sa carotte fait référence au cigare de Groucho Marx des Marx Brothers[1]. Il a aussi incarné Groucho dans plusieurs cartoons comme Slick Hare ou Wideo Wabbit.

Prototypes

Le premier prototype (ou embryon) de Bugs Bunny, qui n'a jamais reçu de nom, apparaît dans le cartoon Porky's Hare Hunt, sorti le 30 avril 1938, co-réalisé par Cal Dalton et Ben Hardaway[1] ; dans ce cartoon, il est opposé à Porky Pig le chasseur. Porky est face à une proie moins pressée de fuir que de rendre fou son chasseur[4]. Il s'agit du remake de Porky's Duck Hunt réalisé par Tex Avery[5]Daffy Duck, un petit canard noir, est remplacé par un petit lapin blanc, qui est loin d'avoir l'aspect bien connu de Bugs, mais qui en a déjà la rouerie espiègle. Le lapin est doté par Mel Blanc d'une voix et d'un rire qui ressemblent à celui de Woody Woodpecker. Ce cartoon cite également la célèbre phrase de Groucho Marx que Bugs Bunny utilise souvent : « Vous réalisez que cela veut dire la guerre ! »

La deuxième apparition de ce prototype de Bugs Bunny se fait dans Prest-O Change-O (1939), réalisé par Chuck Jones. Dans cet épisode, il est un lapin domestique d'un personnage évoqué mais absent à l'écran, nommé Sham-Fu le Magicien. Deux chiens, fuyant la fourrière locale, entrent dans la maison du magicien qui s'est absenté. Le lapin les harcèle, mais est finalement attrapé par le plus gros des deux chiens.

Bugs Bunny sur le Walk of Fame à Hollywood.

Le précurseur de Bugs Bunny se produit pour la troisième fois dans le dessin animé de 1939  : Hare-um Scare-um, dirigé par Balton et Hardaway. Dans celui-ci, il passe de la forme d'un lapin blanc à celle d'un lapin gris à bouille rose et queue en forme de boule blanche mousseuse (c'est le second prototype). C'est l'occasion aussi pour lui, et pour la première fois, de chanter et de se travestir en femme afin de séduire son adversaire. Charlie Thorson, animateur principal de ce court-métrage, fut le premier à donner un nom à ce personnage. C'est lui qui inscrivit « Bugs' Bunny » sur la page-modèle des croquis de référence du lapin qu'il avait dessinée pour Hardaway, page qu'il considérait donc comme appartenant à Hardaway.

Le prototype embryonnaire de Bugs Bunny, dans Prest-O Change-O

Dans du matériel promotionnel de ce court-métrage (dont un de 1939 qui a survécu), le nom sur la feuille des modèles de référence a été changé en celui propre au lapin : Bugs Bunny (au tout début : Bugs' Bunny), ceci en l'honneur de Bugs (Ben) Hardaway[6].

Dans Elmer's Candid Camera de Chuck Jones, le lapin rencontre Elmer Fudd pour la première fois. Il est plus grand et a une tête assez proche de celle du Bugs actuel, même si la voix diffère beaucoup. Dans Patient Porky (1940) de Robert Clampett, un lapin du même acabit fait croire au public que 750 lapins sont nés. Mais sa forme générale reprend celle du lapin blanc du cartoon Prest-O Change-O.

Dans ses dernières années, Mel Blanc déclara qu'on avait proposé d'appeler le lapin de Charlie Thorson Happy Rabbit (Joyeux Lapin), mais il n'y a aucune preuve que ce nom ait été utilisé par quiconque. La seule « référence » est celle qui concerne Bugs Hardaway lui-même dans le cartoon Hare-um Scare-um, où un journal titre : « Happy Hardaway »[7].

Émergence de Bugs

Bugs Bunny dans All This and Rabbit Stew en 1941.

A Wild Hare, dessin animé dirigé par Tex Avery et sorti le 27 juillet 1940, est considéré comme le premier cartoon où à la fois Bugs et Elmer prennent leur apparence bien connue. C'est dans ce dessin animé que Bugs émerge la toute première fois de son trou de terrier et pose la fameuse question « Quoi d'neuf, docteur ?» à Elmer, qui, de photographe, est devenu chasseur. Joe Adamson, historien de l'animation, considère A wild hare comme le court métrage qui marque le début officiel de la série avec Bugs Bunny[8]. C'est aussi dans ce dessin animé que Mel Blanc donne la voix caractéristique nasillarde au lapin, qui sera la référence par la suite.

Bugs apparaît ensuite la seconde fois dans Elmer's Pet Rabbit de Jones, cartoon qui scelle le nom définif de « Bugs Bunny » aux yeux du public, nom qui jusqu'alors n'était utilisé que par les employés du studio « Termite Terrace ». Pourtant, le lapin de ce dessin animé est identique en apparence et en voix à son prototype dans Elmer's Candid Camera, dessin animé de Jones qui précède ces deux cartoons. Bugs est crédité aussi pour la première fois sous son nom, bien que la mention « avec Bugs Bunny » à l'image se retrouve ajoutée à la hâte à la fin du générique de début quand A wild hare a obtenu un succès inattendu. Bugs devient rapidement le chef de file des personnages des Looney Tunes du fait que son caractère posé et sa nonchalance irrévérencieuse lui fait gagner l'affection du public yankee tout au long de la Deuxième Guerre mondiale et après.

Bugs Bunny figurera cinq fois encore durant l'année 1941 :  Tortoise Beats Hare, dirigé par Tex Avery, où on remarque Cécile la tortue qui y fait ses débuts ; Hiawatha's Rabbit Hunt de Friz Freleng qui dirige pour la première fois un dessin animé avec Bugs ; All This and Rabbit Stew dirigé aussi par Tex Avery, qui met en scène un jeune noir chasseur (jugé très caricatural des stéréotypes de l'époque), antagoniste de Bugs ; The Heckling Hare, dernier cartoon dirigé par Tex Avery avant qu'il ne soit licencié et parte pour la MGM ; enfin, Wabbit Twouble, le premier court métrage avec Bugs dirigé par Robert Clampett. Dans ce dernier cartoon, Elmer Fudd a un visage plus joufflu afin de ressembler davantage au comédien comique qui faisait sa voix : Arthur Q. Bryan. Mais cette modification n'a pas été reprise par la suite.

Seconde Guerre mondiale

L'évolution de la morphologie de Bugs

Bugs Bunny dans une scène censurée de Fresh Hare en 1942.

En 1942, Bugs est devenu la vedette suprême de la série Merrie Melodies, série qui était à l'origine un format prévu pour des personnages créés à l'occasion dans des courts métrages. En effet, durant l'époque de la collaboration entre Harman et Ising (l'entreprise Harman-Ising), aucun personnage conçu jusqu'alors n'avait rencontré de succès durable, malgré de nombreuses tentatives. C'est en 1937, avec Schlesinger, qu'apparaissent de nouvelle créatures à plus longue durée de vie, comme dans les dessins animés de Bugs, tel celui dirigé par Fritz Freleng : The Wabbit Who Came to Supper et ceux dirigés par Robert Clampett : The Wacky Wabbit et Bugs Bunny Gets the Boid (où apparaît un nouveau personnage récurrent : Beaky Buzzard). Bugs Bunny Gets the Boid est aussi le dessin animé où la morphologie de Bugs est légèrement corrigée, avec des dents moins proéminentes et une tête plus ovale. L'homme qui l'a modifié est Robert McKimson, animateur travaillant sous les ordres de Robert Clampett. Cette légère re-création n'a existé dans un premier temps qu'avec les cartoons fabriqués par l'unité de production de Robert Clampett, puis par la suite, a été validée aussi par les autres directeurs de production, Freleng et Frank Tashlin étant les premiers à l'adopter.

Suite à sa promotion de directeur, McKimson crée encore une autre version de Bugs, avec cette fois des dents plus longues, les yeux en amande, et une très large bouche, que lui et l'animateur qu'il dirige (Arthur Davis) utiliseront jusqu'en 1949, avant de prendre la version qu'il avait dessiné pour Clampett. Jones amène ses propres petites modifications, et de la même manière, la voix de Bugs sera modifiée légèrement selon les unités de production[9].

Les autres cartoons de 1942 avec Bugs incluent Hold the Lion, Please de Chuck Jones, Fresh Hare de Freleng et The Hare-Brained Hypnotist (où Elmer reprend sa taille précédente), et Case of the Missing Hare de Jones. Bugs fait une courte visite dans le dernier cartoon de Tex Avery à la Warner Bros : Crazy Cruise, et joue la vedette dans Any Bonds Today?, film promotionnel vantant les bons d'emprunts de guerre (les war bonds[10]).

L'influence de la Seconde Guerre mondiale

Bugs Bunny et un gremlin dans Falling Hare en 1943.

Lors de la seconde guerre mondiale, Bugs Bunny symbolise l'effort de guerre de l'Amérique et le patriotisme américain en défendant farouchement son territoire[11] et promouvant avec entrain les emprunts d'état comme dans le dessin animé Any Bonds Today? en 1942[12]. Ceci, et aussi par son attitude décontractée, Bugs est devenu à cette période très populaire. Il acquiert, en 1943, le statut de véritable vedette avec son nom mis en avant dans le générique. De la même façon que d'autres grands studios comme Disney et Famous Studios l'ont fait, la Warners place Bugs en confrontation avec les véritables « méchants » de cette période troublée : Adolf Hitler, Benito Mussolini, et l'empire japonais contre lequel les USA étaient en guerre. Le court métrage Bugs Bunny Nips the Nips montre Bugs en démêlés avec un groupe de soldats japonais. Ce dessin animé a été par la suite retiré de la distribution à cause de la caricature estimée (après coup) infamante des soldats japonais, et des stéréotypes raciaux de cette période.


Depuis ses débuts dans A Wild Hare, Bugs est apparu seulement dans les dessins animés de la série des Merrie Melodies en couleurs, faisant de lui l'un des rares personnages récurrents créés pour cette série durant la période Leon Schlesinger avant la conversion à la couleur, avec Egghead, Inki, Sniffles et enfin Elmer Fudd (dont on entendait la voix mais qui restait invisible dans le cartoon Nutty News des Looney Tunes en 1942, et qui a fait sa première apparition dans cette série en 1943 dans Duck or Not To Duck). Bugs ne fait qu'une brève incursion dans Porky Pig's Feat (avec Porky et Daffy en vedettes), et ce sera pour la seule fois dans un cartoon des Looney Tunes en noir et blanc ; il n'y fera carrière qu'une fois les Looney Tunes entièrement passés à la couleur en 1944. Buckaroo Bugs est le premier de Bugs dans la série des Looney Tunes (hormis donc sa courte apparition dans Porky Pig's Feat), et aussi le dernier de la Warner Bros à mentionner Leon Schlesinger au générique .

Parmi les plus remarquables cartoons « civils » de cette période, on peut noter celui de Bob Clampett : Tortoise Wins by a Hare (la série débutée par Tortoise Beats Hare de 1941), A Corny Concerto (une parodie de Fantasia de Disney), Falling Hare, et What's Cookin' Doc? ; et aussi Super-Rabbit de Chuck Jones (parodie de Superman), Little Red Riding Rabbit de Freleng. Le court métrage de Bugs Bugs Bunny and the Three Bears de 1944 présente les personnages des trois ours créés par Jones. Dans Super-Rabbit, Bugs a revêtu l'uniforme des « Marines » américains. De fait, la marine américaine (USMC) a promu Bugs au rang de « Marine Master Sergeant » honoraire[13].

Bugs, chevauchant une bombe, illustre le logo du VMTB-242.

De 1943 à 1946, Bugs a été la mascotte officielle de l'armée de l'air de Kingman (Arizona), où des milliers de pilotes furent entraînés au tir durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces tireurs, il y avait Clark Gable et Charles Bronson. Bugs a aussi servi de mascotte à l'escadrille 530 du 380e groupe de bombardement, le 5me bataillon de l'air (5th Air Force) de l'aviation américaine (US Air Force), qui était attachée à la Royal Australian Air Force (aviation australienne) et qui a opéré au large du Territoire du Nord de l'Australie, de 1943 à 1945, à l'aide des bombardiers lourds « B-24 Liberator »[14]. Bugs a été aussi dès 1943 la mascotte de l'Escadrille 242 des bombardiers/corps de marine, ou VMTB-242 (changée en VMFA(AW)-242 par la suite)[15].

En 1944, Bugs Bunny fait une courte apparition dans Jasper Goes Hunting[16], un court métrage fabriqué par le studio rival, la Paramount Pictures. Dans cette scène (animée par Robert McKimson, avec Mel Blanc pour la voix), Bugs surgit hors d'un terrier, sortant sa phrase favorite, quand soudain il se rend compte de quelque chose de bizarre et dit « Je ne dois pas être dans le bon cartoon ». Et il repart aussi rapidement qu'il est venu dans le terrier[16]. Il apparaît aussi fugitivement dans le dessin animé d'Arthur Davis : The Goofy Gophers (1947).

L'après-guerre

Dans les années 50, On peut remarquer une légère évolution du dessin du personnage, visible dans Bewitched Bunny (cartoon de 1954). L'intérieur (rose) de ses oreilles a réduit et le bord supérieur forme une pointe à chaque extrémité des oreilles. Ses yeux ovales suivent la même transformation : ils présentent une déformation anguleuse dans la partie haute. Ses joues sont plus saillantes et son corps est plus ramassé par rapport à sa morphologie de 1940. Ces transformations rapprochent Bugs de sa forme reconnaissable de nos jours.

Depuis, Bugs est apparu dans de nombreux cartoons de la série des Looney Tunes et Merrie Melodies. Il fait sa dernière apparition au cinéma dans False Hare en 1964. Ce dessin animé a été dirigé par Friz Freleng, Robert McKimson, Arthur Davis et Chuck Jones ; il apparaît dans des films renommés comme Who Framed Roger Rabbit, (ce dernier réunissant dans la même scène et pour la toute première fois Bugs et son rival dans le box-office : Mickey Mouse), Space Jam (avec Michael Jordan), et le film de 2003 : Looney Tunes: Back in Action (en français :Les Looney Tunes passent à l'action).

En 1958 sort Knighty Knight Bugs, dans lequel un Bugs Bunny médiéval s'oppose à Yosemite Sam (Sam le pirate) et son dragon cracheur de feu (mais qui a malheureusement pris un coup de froid). Ce dessin animé gagne un Oscar (Academy Awards) pour le meilleur court-métrage de dessin animé de l'année. Trois des cartoons de Chuck Jones : Rabbit Fire, Rabbit Seasoning et Duck! Rabbit, Duck! forment ce qui est officiellement considéré comme la trilogie de la « chasse au canard / chasse au lapin », et comme le meilleur de la production. C'est aussi l'année où What's Opera, Doc?, classique de Jones, met en scène Bugs et Elmer parodiant l'opéra de Richard Wagner : L'Anneau du Nibelung ; ce dessin animé a été reconnu digne d'intérêt culturel par la bibliothèque du Congrès des États-Unis d'Amérique et sélectionné pour être inclus dans la collection des films à préserver par le National Film Registry. C'est le premier dessin animé court qui a reçu cet honneur.


Bugs joue ensuite avec Daffy Duck dans Show Biz Bugs en 1957. Le film comporte une séquence finale jugée choquante, où Daffy, dans l'espoir de gagner les faveurs du public, termine son tour de magie en ingérant à la suite de l'essence, de la nitroglycérine, de la poudre à canon, de l'uranium 238 (sous forme d'un liquide vert), puis « mélange » le tout en sautant sur place et enfin se fait exploser, lui et son improbable mélange, en avalant une allumette enflammée. Cette séquence a été censurée en Amérique par certaines chaînes de télévision, et, en 1990, par Turner Network Television (chaîne diffusée sur le réseau par câble optique), par peur d'inciter les très jeunes téléspectateurs à reproduire la performance de Daffy.

Après l'époque des grands classiques

Du grand écran à la petite lucarne

Vers l'automne 1960, Le Bugs Bunny Show (The Bugs Bunny Show), débute sur la chaîne ABC. Il s'agit d'une émission de télévision qui rediffuse la plupart des courts-métrages post-1948 de la Warner, en y ajoutant de nouvelles séquences animées d'introduction et de transition. Le programme est diffusé en première partie de soirée. Au bout de trois saisons, il est déplacé au samedi matin. A partir de 1968, Le Bugs Bunny Show changera de chaîne de télévision. Même si le concept reste inchangé, il sera mis à l'antenne sous différents titres et avec un nouvel habillage, en fonction de la chaînes qui le programmera. Certaines fois sans aucune séquence de transition.

Indépendamment du show, et sur le même principe, plusieurs épisodes spéciaux seront réalisés au cours des années 70-80. En général pour les fêtes. On peut citer entre autres: How Bugs Bunny Won the West et The Bugs Bunny Mystery Special. Cependant, les épisodes Bugs Bunny's Busting Out All Over et Bugs Bunny's Christmas Tales ne contiennent pas d'extrait d'anciens succès, mais présente les premiers nouveaux cartoons de Bugs depuis 16 ans. Bugs Bunny's Busting Out All Over se compose de Portrait Of The Artist As a Young Bunny racontant Bugs dans sa prime jeunesse qui contrecarre Elmer Fudd jeune, et se termine par le troisième court-métrage Spaced Out Bunny, où Bugs se fait enlever par Marvin le Martien afin de devenir le compagnon de jeu de Hugo, une sorte de yéti. Un nouveau cartoon de Bip Bip et Coyote complète la demi-heure du show. Il existe ainsi plusieurs compilations de dessins animés avec Bugs. Alors qu'est créé Bugs Bunny: Superstar, compilation produite indépendamment de la Warner Bros. et rassemblant des classiques appartenant (à l'époque) à United Artists, la Warner réunit à la fois The Bugs Bunny/Road Runner Movie, The Looney Looney Looney Bugs Bunny Movie, Daffy Duck's Fantastic Island, Bugs Bunny's 3rd Movie: 1001 Rabbit Tales et Daffy Duck's Quackbusters (SOS Daffy Duck).

Après la mort de Mel Blanc en 1989, Jeff Bergman, Joe Alaskey et Billy West devinrent à tour de rôle les nouveaux interprètes de la voix de Bugs Bunny et des autres voix des Looney Tunes .

Bugs Bunny est l'invité vedette dans des épisodes des séries de dessins animés des années 1990 : Les Tiny Toons (Tiny Toon Adventures) où il est le directeur de l'université de Acme (Acme Looniversity) et aussi le mentor de Babs Bunny et Buster Bunny, puis fait de courtes visites très espacées dans les séries dérivées Taz-Mania, Animaniacs et Histeria!.

Le progressif retour au cinéma par les longs métrages

Bugs Bunny revient au cinéma d'abord en extra, à travers de courtes saynètes. Ainsi, Bugs apparaît au début de Gremlins 2: The New Batch où il essaie de monter sur le logo d'ouverture de la Warner Bros., mais en est empêché par Daffy Duck. Il fait d'autres apparitions plus marquées dans le notable film d'animation de 1988, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Who Framed Roger Rabbit), qui mélange prises de vues réelles et animation, et où défilent toutes les vedettes de dessins animés d'époque, habitants de Toontown. Bugs y est montré comme l'un des habitants de cette ville des toons. Mais le film a été produit par Disney, qui a mis en scène Mickey Mouse, sa plus grande star. La Warner Bros ne voulait pas que la sienne, Bugs Bunny, ait une duré d'apparition plus courte que celle de Disney à l'écran. Aussi, les deux personnages se retrouvent toujours ensemble dans chaque scène où ils jouent, avec la même présence sur la pellicule. Ils se produisent ainsi tous les deux dans la séquence où ils tombent dans le ciel tandis que le héros Eddie Valiant (Bob Hoskins) se retrouve sans parachute. Bugs lui en offre un "de secours", qui est en fait un pneu de secours. Mickey et Bugs se retrouvent à la fin du film avec les autres personnages de dessins animés. Pour les mêmes raisons d'égalité de temps de présence (ici en termes de bande son), Bugs n'appelle jamais Mickey par son nom mais par Doc, alors que Mickey l'appelle Bugs.

Bugs intervient dans Cartoon All-Stars to the Rescue, une émission de prévention contre l'usage de la drogue en 1990. C'est dans cette émission que Bugs et Daffy ont la voix doublé par une autre personne que Mel Blanc (qui faisait alors systématiquement leur voix), en l'occurrence Jeff Bergman.


Bugs Bunny retrouve en 1990 toute sa dimension au grand écran avec le court-métrage Box Office Bunny, premier cartoon réalisé à nouveau pour le cinéma depuis 1964. Ce dessin animé a été créé en l'honneur du 50e anniversaire de Bugs. Il est suivi en 1991 de (Blooper) Bunny, qui devient culte pour beaucoup de passionnés d'animation et de cartoons pour son humour déjanté et énervé.

Enfin, en 1996, dans le film Space Jam, Bugs accède en co-vedette (avec Michael Jordan) dans un long métrage, en compagnie des personnages les plus représentatifs des Looney Tunes. Il récidive en 2003 dans le film Les Looney Tunes passent à l'action (Looney Tunes: Back in Action) avec encore les personnages des Looney Tunes.


Le 13 août 2010, Warner Bros. Pictures a annonçé que l'entreprise envisageait de réaliser un film combinant prises de vues réelles et images de synthèse avec les personnages des Looney Tunes[17].

2011 : le renouvellement par la télévision

La chaîne de télévision Cartoon Network programme dès le 3 mai 2011 en Amérique une nouvelle série télévisée intitulée : « The Looney Tunes Show » avec Bugs et plusieurs des personnages des Looney Tunes, qui reprend les caractéristiques originales de ceux-ci, mais avec une apparence rajeunie et « moderne »[18]. Les personnages y chantent des chansons originales. Bugs et Daffy sont les deux vedettes principales, où Bugs se retrouve le plus souvent importuné et même excédé par les frasques de Daffy. Jeff Bergman interprète leurs voix originales.

Selon le New York Times, Cartoon Network diffuserait 26 épisodes de The Looney Tunes Show à l'automne 2011[19].

Voix

Les interprètes originaux

Mel Blanc, la voix originale de Bugs Bunny durant presque 50 ans en Amérique.

Mel Blanc est celui qui prête sa voix au célèbre lapin et la marque de façon définitive. Arrivé aux studios en 1936, Mel est remarqué par Treg Brown qui le présente aux directeurs de l'animation : Tex Avery, Bob Clampett, Friz Freleng, et Frank Tashlin. Ceux-ci l'engagent pour faire ou remplacer la plupart des voix de tous les personnages des cartoons, dont celles de Porky et Daffy (dans Porky's Duck Hunt). Tex Avery demande ainsi à Mel de donner à Bugs les caractéristiques de la voix nasillarde et aigüe de l'acteur Frank McHugh, réputé avoir l'accent new-yorkais teinté d'irlandais (qui sera perçu par la suite comme l'accent du Bronx et de Brooklyn)[9]. Mel Blanc sera la voix de Bugs Bunny toute sa vie durant, depuis les débuts officiels du lapin dans A Wild Hare (1940), jusquà sa mort d'interprète renommé en 1989.

Jeff Bergman

Greg Burson

Billy West

Joe Alaskey

Samuel Vincent

Noel Blanc

Doublage

En français, Bugs Bunny a été doublé pendant des années par Guy Piérauld. Le rôle fut plus tard repris par Gérard Surugue. Tous les cartoons auxquels a participé Guy Piérauld ont été redoublés avec la voix de Surugue (décision très contestée)

Les œuvres avec Bugs Bunny

Filmographie

Article détaillé : Liste des films de Bugs Bunny.

Séries télévisées

1940 : Un chasseur sachant chasser ;

1941 : Elmer's Pet Rabbit, Tortoise Beats Hare, Hiawatha's Rabbit Hunt, The Heckling Hare, All This and Rabbit Stew, Un coin paisible ;

1942 : The Wabbit Who Came to Supper, The Wacky Wabbit, Hold the Lion, Please, Bugs Bunny Gets the Boid, Bunny et la police montée, The Hare-Brained Hypnotist, Case of the Missing Hare ;

1943 : Tortoise Wins By A Hare, Super Rabbit, Jack-Wabbit and the Beanstalk, Wackiki Wabbit, A Corny Concerto, Lapin et lutin ;

1944 : Little Red Riding Rabbit, What's Cookin' Doc?, Bugs Bunny and the Three Bears, Bugs Bunny Nips the Nips, Hare Ribbin', Hare Force, Buckaroo Bugs, The Old Grey Hare, L’entrée des artistes ;

1945 : Herr Meets Hare, The Unruly Hare, Hare Trigger, Empaillé, moi jamais, La lapinomalose ;

1946 : Le match de baseball, Hare Remover, Hair-Raising Hare, Acrobatty Bunny, Racketeer Rabbit, The Big Snooze, Rhapsodie à quatre mains ;

1947 : Rabbit Transit, Un lapin à Manhattan, Easter Yeggs, Slick Hare ;

1948 : Gorilla My Dreams, A Feather in His Hare, Un lapin qui a du punch, Buccaneer Bunny, Bugs Bunny Rides Again, Haredevil Hare, Hot Cross Bunny, Hare Splitter, A-Lad-In-His Lamp, My Bunny Lies Over the Sea ;

1949 : Le spectacle va commencer, Mississippi Hare, Rebel Rabbit, High Diving Hare, Bowery Bugs, Long-Haired Hare, Knights Must Fall, The Grey Hounded Hare, The Windblown Hare, Escapade polaire, Which is Witch?, Bugs Bunny et Robin des Bois ;

1950 : Hurdy Gurdy Hare, Les révoltés du Bunny, Homeless Hare, Big House Bunny, Un lapin a succès, 8 Ball Bunny, Hillbilly Hare, A la guerre comme à la guerre, Escapade australienne, Le clapier de Séville / Le lapin de Séville ;

1951 : Hare We Go, Lundi, le jour du lapin, Bunny Hugged, Un partage équitable, Rabbit Fire, Lapin à la française, His Hare Raising Tale, A votre bon coeur, Big Top Bunny ;

1952 : Operation: Rabbit, 14 Carrot Rabbit, Foxy By Proxy, Water, Water Every Hare, Ca repart, Oily Hare, Rabbit Seasoning, Rabbit's Kin, Baptême de l'air ;

1953 : Lièvre de mars, Upswept Hare, Southern Fried Rabbit, Hare Trimmed, Bunny Toréador, Duck! Rabbit, Duck!, Robot Rabbit ;

1954 : Captain Hareblower, Bugs and Thugs, No Parking Hare, Le diable au corps, Bunny ensorcelé, Bugs refait l'histoire, Le lapin bucheron, Baby Buggy Bunny ;

1955 : Beanstalk Bunny, Sahara Hare, Hare Brush, Rabbit Rampage, This is a Life?, Hyde and Hare, Quel cauchemar, Roman Legion Hare ;

1956 : Bugs' Bonnets, Broom-Stick Bunny, Rabbitson Crusoe, Napoleon Bunny-Part, Barbary Coast Bunny, Half Fare Hare, A Star is Bored, Wideo Wabbit, Rien ne sert de courir après un lapin ;

1957 : Ali Baba Bunny, Voyage en Tasmanie, Piker's Peak, Quel opéra, doc, Bugsy and Mugsy, Show Biz Bugs, Roméo lapin ;

1958 : Hare-Less Wolf, La guéguerre des étoiles, Now Hare This, Le peureux chevalier de la table ronde, Pre-Hysterical Hare ;

1959 : Baton Bunny, Ali Baba Bunny, Le singe d'une nuit d'été, Un trou perdu, Wild and Wooly Hare, De l'or au nord, Y être ou ne pas y être, La bête à concours ;

1960 : Horse Hare, Person to Bunny, Un lapin hors norme, L'héritage pose un lapin, Lighter Than Hare :

1961 : The Abominable Snow Rabbit, Guerre de voisinage, Prince Violent (Prince Varmint) ;

1962 : Wet Hare, Bill of Hare, Shishkabugs ;

1963 : Devil's Feud Cake, The Million Hare, Un lapin dans le désert, Les indescriptibles, Mad as a Mars Hare, Un appel de Transylvanie (Transylvania 6-5000 (1963));

1964 : Dumb Patrol, Le coup du lapin, The Iceman Ducketh, False Hare.

NB: certains titres du guide français sont en anglais car « nous » n'avons pas encore pu établir avec certitude le titre français officiel.


Bandes dessinées

En matière de bandes dessinées, Bugs n'atteint pas un succès équivalent à celui acquis sur le grand écran. Il a bien été présent à la fois dans certains journaux et recueils de BD entre les années 1940 et 1970, cependant aucun d'entre-eux n'arrive à reproduire fidèlement sa verve. Ainsi, nul écrivain ou dessinateur notable ne peut légitimement se targuer d'avoir son nom associé à Bugs Bunny. Ce n'est que récemment qu'il apparaît à nouveau en personnage de BD : régulièrement dans le recueil mensuel de BD Looney Tunes Comic[20], Bugs Bunny Comic[21], et à l'occasion dans des mini-séries à sa gloire ou dans des hors-séries, parfois même en co-vedette avec Superman.

Cependant, sa célébrité ne se ternit pas dans les années 2000 sur les ondes télévisées américaines, principalement grâce à la rediffusion de ses dessins animés et des publicités commerciales qui utilisent son image.

Jeux vidéo

  • Bugs Bunny in Double Trouble est un jeu vidéo de plate-forme sorti en 1996 sur Megadrive et Game Gear, édité par Sega.
  • Bugs Bunny: Rabbit Rampage est un jeu vidéo de plate-forme pour Super Nintendo sorti en 1994 par Sunsoft.
  • Warner Bros prod a aussi créé un jeu vidéo nommé « Looney Tunes ACME ARSENAL » avec tous les personnages des Looney Toons.
  • Infogrames a sorti deux jeux vidéo sur PlayStation et Windows PC mettant en scène les personnages de dessin animé les plus populaires de la Warner, avec Bugs en vedette. Il s'agit de :
  1. Bugs Bunny - voyage à travers le temps, sorti en 1999 (titre en anglais : « Bugs Bunny - Lost In Time »)
  2. Bugs & Taz - La spirale du temps, sorti en 2000 (titre en anglais : « Bugs Bunny & Taz - Time Busters »).

Arts

Hyungkoo Lee est un artiste sud-coréen qui s'est amusé à imaginer les squelettes de plusieurs vedettes de dessin animé (issues de The Walt Disney Company ou de la Warner Bros), et notamment celui de Bugs. Son squelette apparaît sous la forme de dessins et de sculptures dans l'exposition Animatus d'abord présentée en 2006 à la galerie Arario[22] de Cheonan en Corée, puis en 2008 au musée d’histoire naturelle de Bâle, en Suisse.

Produits dérivés

Les produits dérivés sont assez rares. Ce sont principalement des collectors. Il est cependant possible de trouver un certain nombre de vêtements avec Bugs Bunny. Il s'agit bien souvent de vêtements pour homme, femme ou enfant (Warner Bros. n'autorise pas ce personnage sur les vêtements pour bébé) à personnaliser sur des sites Internet tels que Zazzle aux États-Unis d'Amérique ou Divao en France.

Analyse du personnage

Personnalité et accroche

Bugs bunny est tout d'abord non pas couard mais ose faire face à ses ennemis : c'est généralement eux qui poussent Bugs à les ridiculiser. Sous ses airs de lapin victime se cache un véritable cerveau qui invente des farces toutes aussi farfelues que les autres : il s'est rendu célèbre par le coup du miroir (l'antagoniste mime toutes les grimaces de bugs et continue même lorsque bugs s'arrête), le coup du tronc (bugs s'efforce à faire basculer un tronc creux vers un précipice) et sa farce la plus célèbre reste le coup des contraires : il affirme le contraire de ce que dit l'antagoniste puis inverse les idées si bien que l'antagoniste force à accepter le bon choix. Bugs est aussi quasiment un maître du déguisement : il utilise de nombreux costumes pour brouiller ses ennemis et parmi ces costumes, Bugs se travestit en femme et piège ainsi les nombreux chasseurs, pirates, bandits et même un de ses costumes le conduira presque au mariage avec Sam le pirate dans Hare Trimmed où il se déguise en Mémé. Mais malgré ces qualités qui en font le leader des Toons : Bugs s'est montré avare, coléreux, gourmand, débauché, orgueilleux, paresseux, en particulier envers Cécile la tortue lorsqu'il font la course. Bugs est apparu à toutes les époques : XXe siècle, futur, far-west, Moyen Âge et s'est retrouvé généralement face à son second ennemi préféré : Sam le pirate. Bugs est généralement dans le show-buisness contre Daffy Duck : de nombreux cartoons racontent comment Daffy essaie de devenir riche et célèbre tout en ridiculisant le lapin. Mais l'égocentrie de Daffy le pousse parfois à commettre de grosses gaffes et généralement se faire avoir par les ennemis qui préfèrent le martyriser que le lapin malin. En quelque sorte, Bugs bunny est un leader, un maître du déguisement et les autres toons qui osent se frotter à lui semblent parfois le regretter après s'être fait rosser.

Popularité

En 2002, dans TV Guide une compilation des 50 plus grands personnages de cartoon de tous les temps pour le 50e anniversaire du magazine. Bugs Bunny a reçu la première place[23],[24].

Polémiques

Il est difficile de trancher sur la nature même de Bugs Bunny : lapin ou lièvre ?

Son apparence physique, en particulier ses très longues oreilles, l'assimile plus au lièvre alors que son habitat est celui du lapin. En effet, seul le lapin vit dans un terrier tandis que le lièvre s'aménage un gîte dans la végétation.

Par ailleurs, les titres des cartoons entretiennent le doute : les mots hare (lièvre) et rabbit (lapin) y sont employés indistinctement.

« That's all folks! »

Écran de fin citant le mot de Porky.
L'écran de fin avec Porky Pig.

Bien qu'habituellement ce soit Porky Pig qui conclut la fin des dessins animés de la Warner Bros avec son bégaiement, « That's all, folks! », Bugs apparaît de temps en temps à travers un tambour comme Porky, mais mâchant une carotte et disant avec son accent du Bronx-Brooklyn : « And dat's de end! » (c'est-à-dire « And that's the end! » ).

Récompenses et sélections aux Oscars du cinéma

Récompensé

Sélectionnés

Notes et références

  1. a, b, c, d et e Tex Avery p.32
  2. (en) « Bugs Bunny appears on a commemorative stamp ». Consulté le 29 décembre 2010. Cf. Art of the Stamp
  3. (en) Ilze Zvirgzdins, « « Can the USPS pull a wabbit out of the hat of Warner Bros.? It did ! It did ! » article sur l'émission du timbre, sur le site de l'United States Postal Service ». Consulté le 29 septembre 2007.
  4. (fr+en) Porky's Hare Hunt (1938) sur imdb. Consulté le 16 juillet 2008.
  5. (fr+en) Porky's Duck Hunt (1937). Consulté le 16 juillet 2008.
  6. (en) Cartoon Brew: Leading the Animation Conversation » Rare 1939 Looney Tunes Book found!
  7. Extrait de l'interview en anglais de Mel Blanc (image)
  8. (en) Joe Adamson, Bugs Bunny: 50 Years and Only One Grey Hare, New York, Henry Holt, 1990, 1re éd., poche (ISBN 978-0-8050-1855-4) (LCCN 90004074) 
  9. a et b (en) Michael Barrier, Hollywood Cartoons: American Animation in Its Golden Age, United States, Oxford University Press, 06 novembre 2003 (ISBN 978-0-19-516729-0) (OCLC 52991620), p. 672 
  10. (en) Christopher P. Lehman, The Colored Cartoon: Black Representation in American Animated Short Films, 1907-1954, Amherst, Massachusetts, University of Massachusetts Press, 2008 (ISBN 978-1-55849-613-2) (LCCN 2007020200) [lire en ligne (page consultée le 25 2009)], p. 73 
  11. Sébastien Roffat, Animation et propagande: les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale, Editions L'Harmattan, 2005, relié, 355 p. (ISBN 9782747585675) [lire en ligne] 
  12. (en) Kevin S. Sandler, Reading the rabbit: explorations in Warner Bros. animation, Rutgers University Press, 1998, relié, 271 p. (ISBN 9780813525389) [lire en ligne] 
  13. (en) Commentaire audio additionnel par Paul Dini (Américain) pour Super-Rabbit sur le DVD Looney Tunes Golden Collection: Volume 3 (2005).
  14. (en) History of the 380th Bomb Group, 380th.org. Consulté le 2010-01-07
  15. (en) VMTB-242 sur le site www.marines.mil
  16. a et b (en) Jasper Goes Hunting information, Bcdb.com. Consulté le 2009-09-20
  17. http://www.comingsoon.net/news/movienews.php?id=68752
  18. Le grand retour de Bugs Bunny! sur www.mysterieuxetonnants
  19. (en) What’s Up, Doc? New Looneys par Brooks Barnes.
  20. (en) « Looney Tunes » Comic, publié par DC Comic
  21. (en)« Bugs Bunny » Comic sur un site de recherche de comics
  22. (en) Squelettes de Bugs Bunny et d'autres stars du dessin animé
  23. (en) cnn.com - Personnage de Cartoon - Consulté le 11 avril 2007.
  24. (en) cnn.com - Liste de tous les temps des personnages de cartoon - Consulté le 11 avril 2007.

Voir aussi

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Liens internes

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Sources

Bibliographie


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bugs Bunny de Wikipédia en français (auteurs)

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