- Rivière Bécancour
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Rivière Bécancour 
La rivière Bécancour à Bécancour
Bassin de la Bécancour.Caractéristiques Longueur 196 km [1] Bassin 2 620 km2 [1] Débit moyen 59 m3⋅s-1 (Maddington) [2] Cours Source Lac Bécancour · Localisation Thetford Mines (Québec) · Altitude 402 m · Coordonnées Confluence Fleuve Saint-Laurent · Localisation Bécancour (Québec) · Altitude 0 m · Coordonnées Géographie Pays traversés
CanadaPrincipales villes Bécancour, Thetford Mines La rivière Bécancour est un cours d'eau du Canada situé au Québec, d'une longueur de 196 km. Située sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent, elle prend sa source dans les Appalaches, près de Thetford Mines. Elle coule ensuite vers le nord-ouest en direction du fleuve jusqu’à la ville de Bécancour.
Sommaire
Toponymie
Le nom de la rivière commémore Pierre Robinau de Bécancour, 2e baron de Portneuf, seigneur de Bécancour (1654-1729) [3]. Ce nom apparu sur la carte de 1695 de Jean Deshayes[3]. Ce nom remplaça dès lors les noms primitifs de rivières Puante et Saint-Michel [3].
Les Abénaquis la nomment quant à eux Wôlinaktekw qui signifie « rivière à la baie » [3]. Les Écossais qui s'établirent à Inverness nommèrent le tronçon qui passe sur leur territoire « Thames River » (la Tamise) [3].
Géographie
Cours
Rivière Bécancour à Lyster.
Le cours de la Bécancour, qui fait 196 km, commence à 402 m d'altitude dans les Appalaches[1]. Elle prend source dans le lac Bécancour, dans la ville de Thetford Mines. Celle-ci suit un parcours sinueux jusqu'à Lyster, qui marque sont entrée dans les basses-terres du Saint-Laurent. Elle prend par la suite une direction ouest-sud-ouest jusqu'à Daveluyville où elle tourne en direction nord-ouest jusqu'à Bécancour.
Hydrologie
Vue aérienne du lac William et de Saint-Ferdinand
Le bassin hydrographique a une superficie de 2 620 km2 [1]. Son module, qui est mesuré à Maddington et comprend 84 % du bassin, est de 59 m3/s [2]. Sa crue moyenne est de 200 m3/s et son débit d'étiage est de 25 m3/s [2]. Quant aux valeurs extrêmes enregistrées, elles vont de 1 à 500 m3/s [2]. La ville de Thetford Mines détourne une partie des eaux du bassin du Saint-François au profit de la Bécancour via son aqueduc, soit 19 000 m3⋅/jour[2]. Cet apport a cependant un effet négligeable sur le débit de la rivière et représente moins de 0,05 m3/s à Maddington[2].
La rivière reçoit l'apport de 87 cours d'eau [4]. Ses principaux affluents sont, d'amont en aval, la rivière au Pin, le ruisseau Bullard, la rivière Palmer, la rivière Noire, la rivière Bourbon la rivière Blanche à Saint-Rosaire et une autre rivière Blanche à Saint-Wenceslas [4].
Le bassin comprend 62 lacs de plus de 1 ha [5]. En plus du lac Bécancour (83 ha), la rivière traverse l'étang Stater (8 ha et les lacs lac à la Truite (135 ha), William (492 ha, le plus important du bassin) et Joseph (243 ha) [5], [4]. Pour ce qui est des milieux humides, ils couvrent 154 km2, soit 5,9 % du bassin[6]. Parmi ceux-ci, les tourbières couvre 118 km2 et les marécages 26 km2 [6].
Population
En 2008, la population du bassin était estimée à 64 354 km2 et avait une densité de 25 hab./km2 [7]. Le territoire du bassin est divisé en 45 municipalités et une réserve indienne[8]. La plus importante municipalité du bassin, Thetford Mines (26 190 habitants), regroupe 41 % de la population de celui-ci [8]. Deux autres villes de plus de 5 000 habitants sont Princeville et Plessisville [8].
Géologie
La Bécancour fait partie de deux provinces géologiques, soit les Appalaches en amont et la plate-forme du Saint-Laurent en aval[9]. Les Appalaches sont composées de roches sédimentaires et volcaniques qui se sont déposées dans un milieu marin profond[9]. Elles ont été soulevées lors de l'orogenèse taconienne[9].
Pour ce qui est de la plate-forme, elle est composée de calcaire, de grès et de mudrock non déformé[9].
Milieu naturel
Le bassin comprend 378 espèces végétales [10]. Dans la plaine en aval du bassin, les principales espèces forestières sont le bouleau gris, le peuplier faux-tremble, l'épinette blanche et le sapin baumier[10]. Les tourbières encouragent quant à elles l'épinette noire et le mélèze laricin[10]. Le secteur des Appalaches est dominé par l'érablière à bouleau jaune et l'érablière à hêtre [10]. Le sommet des montagnes près de Thetford Mines est favorable au bouleau blanc alors que dans le bas des pentes on retrouve le sapin baumier et le mélèze laricin[10].
On retrouve 66 espèces de poissons dans le bassin de la Bécancour[11]. Les principales espèces présentant un intérêt pour la pêche sportive sont l'omble de fontaine, la truite brune, la truite arc-en-ciel, le saumon atlantique, le touladi, le grand brochet, le maskinongé, la barbotte brune, le crapet de roche, le crapet-soleil, l'achigan à petite bouche, l'achigan à grande bouche, la perchaude et le doré jaune[11].
Histoire
C'est vers 1600 que les Abénaquis se sont établis à l'embouchure de la Wôlinaktekw [7]. Après plusieurs déplacements, ils s'installèrent définitivement à Wôlinak en 1735[7]. Quant aux Français, ils commencèrent dans la plaine de Bécancour en 1676[7]. La région des Appalaches fut colonisée par les Britanniques au début des années 1800[7]. Ils furent remplacés par les Canadiens français et les Irlandais vers la moitié du XIXe siècle [7].
La région des Appalaches fut cependant transformée dès 1876 avec la découverte de l'amiante [7]. C'est en 1905 que Thetford Mines, la ville la plus importante du bassin, est fondée[7].
Notes et références
- Morin et Boulanger 2005, p. 2
- Morin et Boulanger 2005, p. 25
- Rivière Bécancour, Banque de noms de lieux du Québec sur Commission de Toponymie. Consulté le 1er mars 2011
- Morin et Boulanger 2005, p. 17–19
- Morin et Boulanger 2005, p. 21
- Morin et Boulanger 2005, p. 22–25
- Morin et Boulanger 2005, p. 47–48
- Morin et Boulanger 2005, p. 54–58
- Morin et Boulanger 2005, p. 5–7
- Morin et Boulanger 2005, p. 35
- Morin et Boulanger 2005, p. 40–42
Annexes
Bibliographie
- Pierre Morin et Félix Boulanger, Portrait de l'environnement du bassin versant de la rivière Bécancour, Plessisville, Groupe de concertation du bassin de la rivière Bécancour, 2005, 2e éd., 247 p. [lire en ligne]
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