Gare de Chaville-Rive-Droite

Gare de Chaville-Rive-Droite
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Chaville-Rive-Droite
La gare vue depuis le quai pour Paris-Saint-Lazare
La gare vue depuis le quai pour Paris-Saint-Lazare
Localisation
Pays France
Ville Chaville
Adresse 32, Rue Carnot
92370 Chaville
Coordonnées géographiques 48° 48′ 44″ N 2° 11′ 16″ E / 48.81210, 2.1878348° 48′ 44″ N 2° 11′ 16″ E / 48.81210, 2.18783  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Service Transilien ligne L : Transilien Ligne L du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite
Voies 2
Quais 2 latéraux
Zone 3 (tarification Île-de-France)
Altitude 107 m
Historique
Ouverture 18 juillet 1840
Correspondances
Bus et Noctilien Voir Correspondances

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Gare de Chaville-Rive-Droite

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(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Gare de Chaville-Rive-Droite

La gare de Chaville-Rive-Droite est une gare ferroviaire de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite située dans la commune française de Chaville (département des Hauts-de-Seine).

Ouverte le 18 juillet 1840 par la Société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Cloud et Versailles, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare). Elle se situe à une distance de 18,6 km de la gare de Paris-Saint-Lazare. Après une histoire chaotique entrainant plusieurs fermetures, elle ouvre définitivement aux voyageurs le 31 mai 1891.

Sommaire

Situation ferroviaire

Une rame Z 6400 quitte la gare en direction de Paris-Saint-Lazare.

La gare de Chaville-Rive-Droite est située en déblai, au nord du centre-ville. Établie à 107 m d'altitude, elle se situe au point kilométrique (PK) 18,605 de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite. Elle constitue le douzième point d'arrêt de la ligne après Sèvres - Ville-d'Avray et précède la gare de Viroflay-Rive-Droite.

Histoire

La gare de Chaville-Rive-Droite ouvre le 18 juillet 1840 ; mais c'est le début d'une histoire particulièrement mouvementée qui dure plus d'un demi-siècle. La fréquentation se révèle très vite décevante, avec vingt-trois voyageurs par jour durant les cinq premiers mois d'exploitation, puis seulement deux par jour en 1844. Conséquence sans surprise : la Compagnie décide de fermer la station en novembre de la même année, faute de rentabilité, en profitant du passage au service d'hiver pour supprimer, sans le moindre préavis, l'arrêt des trains. Le bâtiment des voyageurs est conservé, mais fermé au public[1].

Durant les années qui suivent, les réclamations auprès de la compagnie et de l'administration s'accumulent, mais demeurent lettre morte. Il faut attendre le mois de juin 1863 pour que la gare rouvre au service mais au prix d'une desserte très médiocre et avec une simple cabane en bois en guise d'abri. La fréquentation reste toujours aussi faible, avec de sept à onze voyageurs quotidiens entre 1863 et 1865. La Compagnie sollicite donc la suppression du service voyageurs. Le Comité consultatif des chemins de fer est saisi du dossier, mais lors de sa séance du 16 octobre 1865, il doit trancher entre deux exigences contradictoires, la municipalité de Chaville l'ayant également saisi afin de demander une meilleure desserte. Il constate que les habitants peuvent aisément se rendre en gare de Sèvres - Ville-d'Avray ou en gare de Viroflay-Rive-Droite, gares encadrantes situées à faible distance. De plus, une autre gare est établie dans la commune, sur la ligne de la rive gauche, et Chaville est par ailleurs desservie par le tramway de Sèvres à Versailles. Le Comité tranche en conséquence en faveur de la Compagnie et propose la fermeture de la gare[1].

Toutefois, l'administration ne suit pas l'avis du comité, mais consent à laisser la station ouverte sur la demande de la municipalité. Elle n'est néanmoins desservie que par deux trains par jour, et un employé est dépêché quotidiennement de Ville-d'Avray. Mais durant la guerre franco-prussienne de 1870, les installations de la gare sont détruites, ce qui entraîne une nouvelle fermeture[1]. La municipalité renouvelle donc ses demandes de réouverture. Faute de réponse positive, elle propose en 1880 de participer aux frais de rétablissement par le biais d'une souscription auprès des habitants. La Compagnie rétorque que le coût de l'opération, s'élevant à cinquante mille francs, ainsi que les frais annuels d'exploitation, estimés à onze mille francs, sans compter la nécessité d'y installer un poste de cantonnement, dépassent ses moyens et ne donne pas suite à cette proposition[2].

Une nouvelle demande est formulée en 1887, mais reste elle aussi sans succès. Enfin, le dimanche 31 mai 1891, la gare est rouverte au trafic de tous les trains omnibus à destination de Versailles-Rive-Droite, soit un train par heure, ainsi qu'à deux trains quotidiens pour Versailles-Chantiers. Le prix du billet aller-retour Paris-Saint-Lazare de seconde classe s'élève à un franc et quatre-vingt centimes. Un nouveau bâtiment des voyageurs est érigé, sur le modèle de celui de la gare des Coteaux sur la ligne des Moulineaux : il est placé à cheval sur les voies, et accolé à un pont métallique de trois travées et de vingt-et-un mètres d'ouverture qui franchit les voies[2].

Le 14 mai 1930, un décret ministériel autorise l'administration des chemins de fer de l'État à percevoir une taxe locale temporaire pour l'établissement, sur le quai de la voie 2, d'un abri à voyageurs en béton armé doté d'une marquise[2]. La réélectrification de la ligne par caténaire 25 kV est fatale au bâtiment des voyageurs, qui est établi sur une dalle engageant le gabarit : il est détruit en avril 1976 et remplacé par un nouveau bâtiment, d'architecture banale, inauguré le 30 juin 1977[3],[4].

Le trafic montant quotidien ne dépasse pas quatre voyageurs en 1841, puis grimpe à 144 par jour en 1893. Il progresse et atteint 828 voyageurs en 1938, 2 570 en 1973 et enfin 3 500 voyageurs par jour en 2003[5]. La gare accueille environ 4 000 voyageurs par jour[6].

Services voyageurs

Accueil

Vue générale des quais de la gare.

En 2011, un guichet est ouvert tous les jours de h 10 à h 40. Des automates Transilien et grandes lignes sont également disponibles. Un magasin de presse Relay est présent, ainsi que des distributeurs de boissons ou friandises, une cabine de photographie automatique et une cabine téléphonique. Une boîte aux lettres est située à l'extérieur[7].

Un parc à vélos est situé à l'extérieur de la gare, et un parc relais gratuit de 91 places, dit Carnot, est aménagé pour les véhicules[8].

Desserte

Elle est desservie par les trains du réseau Transilien Paris Saint-Lazare (ligne L) desservant la ligne de Versailles-Rive Droite, à raison (par sens) d'un train toutes les 15 minutes aux heures creuses, de 4 à 8 trains par heure aux heures de pointe et d'un train toutes les 30 minutes en soirée.

Les trajets sont assurés par des automotrices de type Z 6400. Le temps de trajet est, selon les trains, de 20 à 29 minutes depuis la gare de Paris-Saint-Lazare[9].

Les trains qui ne s'arrêtent pas en gare de Chaville-Rive-Droite sont ceux de la ligne U du Transilien reliant La Défense à La Verrière. Pour prendre la direction de La Verrière, un changement de train est nécessaire en gare de Saint-Cloud ou de se rendre en gare de Chaville-Rive-Gauche et de prendre un train de la ligne N du Transilien en direction de Rambouillet.

Correspondances

Sept lignes de bus circulent à proximité : la ligne 171 du réseau de bus RATP, les lignes bleue et rouge du réseau Chavilbus et les lignes CBA, CVJ, CZI et RDV du réseau Phébus.

Notes et références

  1. a, b et c Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 101
  2. a, b et c Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 102
  3. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 103
  4. Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, p. 333
  5. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 38
  6. Site du conseil régional d'Île-de-France - La gare de Chaville-Rive-Droite plus accessible
  7. Transilien - Gare de Chaville-Rive-Droite : services Transilien
  8. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  9. Transilien - Fiches horaires

Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, Éd. La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), Éd. La Vie du Rail, 2007, 170 p. (ISBN 2915034677)

Lien externe


Direction précédente Gare précédente Trains Gare suivante Direction suivante
Versailles-Rive-Droite Viroflay-Rive-Droite Transilien Ligne L du Transilien Sèvres - Ville-d'Avray Paris-Saint-Lazare

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Gare de Chaville-Rive-Droite de Wikipédia en français (auteurs)

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