Oradour (Cantal)

Oradour (Cantal)
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44° 55′ 12″ N 2° 56′ 07″ E / 44.92, 2.93527777778

Oradour
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Canton de Pierrefort
Code commune 15145
Code postal 15260
Maire
Mandat en cours
Robert Falet
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pierrefort
Démographie
Population 299 hab. (1999)
Densité 8,9 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 12″ Nord
       2° 56′ 07″ Est
/ 44.92, 2.93527777778
Altitudes mini. 620 m — maxi. 1 159 m
Superficie 33,77 km2

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Oradour est une commune française, située dans le département du Cantal et la région Auvergne.

Sommaire

Géographie

La commune d’Oradour s’étend sur 3377 ha à une altitude moyenne de 940 m.

Une commune très étendue

Le "bas" de la commune d'Oradour se situe à l'est au contact de la Truyère et du lac artificiel de Sarrans. L'altitude varie suivant la hauteur des eaux du barrage. (Au plus bas 620 mètres). Les coteaux de la Truyère sont escarpés et recouvert de chênes qui, bien que petits, sont parfois centenaires. Le sol superficiel est très pauvre, acide, sablonneux et granitique. Le paysage, bien que fermé par les flancs de la vallée de la Truyére assez étroite, est sauvage et souvent très calme. Quelques traces d'activité humaine subsistent en particulier les vestiges de la ferme qui occupait autrefois la "plaine" du fond de vallée aujourd'hui noyé sous les eaux du barrage. Quelques cabanes de pêcheurs abritent les barques et le petit nécessaire aux journées tranquilles au bord de l'eau.
Sous le village de Metges, on peut encore deviner les ruines d'un "Château" situé au confluent du ruisseau de Benne. C'est à cet endroit que passait autrefois le chemin pour aller au village de Lieutades de l'autre côté de la vallée de la Truyére. Lors du terrible hiver de 1956, le lac était tellement gelé qu'une paire de bœuf pouvait alors le traverser sur la glace épaisse qui le recouvrait.

les moulins des gorges de l'Épie

Ce dernier est un confluent de la Truyère sur le flanc Est et Nord de la commune d'Oradour et marque la frontière avec la commune de Neuvéglise. Ce ruisseau a creusé des gorges parfois inaccessibles à pied sec. Malgré tout, et en raison de son débit régulier et suffisamment important, deux moulins (moulin de Mitrou) s'étaient installés à son bord. Les habitants d'Oradour et des villages voisins y descendaient leurs blé et seigles avec un attelage de vaches et remontaient la farine pour la famille et le son pour nourrir les cochons. On peut encore voir les murs et les prise d'eau qui alimentait les moulins. Les gorges de l'Épi sont très sauvages, difficiles d'accès, truites et écrevisses y sont nombreux. Il semble que la genette soit aussi présente.

La gazelle porte bien son nom

Au sortir des côtes de la Truyére on débouche au lieu-dit "la Gazelle". Situé à 800 mètres d'altitude, ce plateau sableux aux terres encore bien pauvres abrite le genêt qui se dispute la place aux fougères et aux bouleaux. C'est le royaume des biches et des chevreuils sans pour autant que l'on sache si la présence des cervidés soit à l'origine de l'appellation de ce lieu-dit.
De nombreuses battues y sont organisées en automne. Le brame du cerf est immanquable à l'automne et un bon affut sera à coup sûr récompensé par l'observation de beaux spécimens et du spectacle unique des combats entre grands mâles. On y accède facilement depuis le village de Mons ou de Metges.

la lave s'est arrêtée de couler

En remontant vers Oradour, la nature du sol change brutalement. On passe au terrain volcanique, là se sont arrêtées les coulées de laves venant du plomb du Cantal ! La terre s'assombrit, est beaucoup plus riche en humus et en argile, le sable et le sol primaire ont été ensevelis par la lave.

C'est à ce niveau que les villages de Lavergne, Oradour, Sanègre se sont installés attirés sans doute par les nombreuses sources qui jaillissent sous les coulées de laves et une bonne exposition. Le paysage est constitué de prairies et de cultures de céréales et de bois de pin, chênes ou fayards et de frênes le long des limites de parcelles.

L'altitude s'élève jusqu'à des promontoires (le Cheylas qui surplombe la ferme de Chabane, l'Isounelle au-dessus de la ferme de Bonesstrade,...). Ces points hauts (1050 mètres) laissent apparaitre le basalte et offrent des points de vue uniques sur la vallée de la Truyère et au delà sur les départements de la Lozère et de l'Aveyron et en particulier l'Aubrac.

Le paysage évolue, et la végétation aussi avec une présence marquée du Frêne partout présent autour des limites de parcelles. Plusieurs zones humides plus ou moins exploitées sont ici présentes, alimentées là encore par de nombreuses sources d'eau très pure.

Ici les grands espaces ont un sens

Le haut de la commune se situe au-dessus du village de Fressinet à 1159 mètres d'altitude au Puy Renel. Là vous attend un paysage grandiose à 360 degrés ! Du haut du promontoire, on découvre alors au nord-ouest le volcan du Cantal dans toute sa splendeur et on mesure l'étendue des coulées de laves qui s'étalent depuis le sommet jusqu'à nos pieds. Au nord la Planèze de Saint-Flour, puis la Margeride, à l'est la vallée de la Truyère et les monts de Lozère, au sud l'Aveyron et l'Aubrac à l'ouest le Pays de Pierrefort ! Ici les grands espaces ont un sens !

Économie

Les Services

· École à classe unique (2010-2011 : 15 élèves) · Bibliothèque · Service de portage de repas à domicile, service de soins à domiciles attachés à la Maison de retraite de Pierrefort. · Service de transport à la demande organisé par la Communauté de communes du Pays de Pierrefort le mercredi matin · Collecte des ordures ménagères et du tri sélectif organisée par la Communauté de communes du Pays de Pierrefort · Commerçants ambulants (boulanger, boucher, épicier, primeur)

Les Artisans

Deux artisans sont installés sur la commune d’Oradour  : · un électricien · une entreprise de Travaux publics.

L'agriculture

C'était et c'est encore aujourd'hui la principale activité économique de la commune. En à peine un siècle et comme partout en France, nous sommes passé d'une activité de subsistance en autarcie à une activité de production et «d'exportation» de cette production en dehors de la commune.

Un paysage patiemment façonné Après l'arrivée des moines sur la commune d'Oradour, le défrichage de la forêt s'amorce, les fermes s'installent, les villages s'organisent. Les chemins de communication entre les villages se créent. Les paysans retournent la terre, extraient patiemment les pierres et cailloux qui poussent avec générosité. Comme l'auvergnat est radin, il utilise cette ressource abondante et durable : - pour construire sa maison et son étable - pour réaliser des murs qui servent de clôture entre les parcelles - pour « ferrer », c'est-à-dire paver les chemins d'accès aux parcelles ou aux autres villages Les paysans sont maître dans l'art d'assembler les pierres sèches (sans utilisation d'aucun liant ni mortier) - pour réaliser des drainages afin d'assainir les zones humides.

Ainsi l'agriculture a patiemment, génération après génération, marqué de son empreinte le paysage de la commune et son architecture en particulier dans les petits village où elle était la seule activité.

Histoire

Oradour vient du mot « Oratoire ». Où se situe cet oratoire à l'origine du nom de la commune ? Oradour, du latin oratorium, semble avoir un très lointain passé. Oradour, Oratoire, devait être un lieu de prière, un centre où, à un moment donné, les druides pratiquaient leur culte.

Au cours de la guerre de Cent Ans, Oradour fut à plusieurs reprises pillée et incendiée par les bandes anglaises auxquelles les habitants résistèrent avec courage, relevant toujours leurs maisons détruites au cours des combats.

Plus tard, au XVIe siècle, ce fut au tour des huguenots d’être menaçants. Ils assiégèrent et mirent à mal le bourg d’Oradour, sans pouvoir s’emparer de son église érigée par ses chanoines en forteresse. Avec ses tours, ses créneaux, ses mâchicoulis, ses meurtrières, son clocher-beffroi, l’église d’Oradour entourée de fossés, de fortifications, de murs d’enceinte, put résister victorieusement aux assauts des Huguenots. Ses chanoines, prudents, avaient même prévu des communications avec l’extérieur par un souterrain dont le départ se trouvait caché sous la chaire actuelle. C’est au cours de ces combats entre religionnaires et catholiques que la peste se répandit.

Héraldique

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix évidée, cléchée et pommetée d’or de douze pièces. (Jean-Yves Brunon)

Les armes d’Oradour sont celles de la Maison de Toulouse.

Toponymie

Oratorium : 1131 Orador : XIVe siècle Oratorium Sancte Marie : 1445 Oradour : 1595 Auradour : 1596 Esglise d’Aurodour : 1618 Ouradou : 1681

Administration

Le premier maire d’Oradour, appelé alors « agent municipal », date du temps de la Révolution. Ce premier maire fut un prêtre-curé assermenté du nom de Bertrand Pichot. Il exerça ses fonctions administratives à date du 18 novembre 1792, en même temps que son ministère sacerdotal.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Pradel    
mars 2008   Robert Falet[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
414 481 434 342 302 299
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

En 1700, Oradour comptait 1300 habitants environ et possédait un chirurgien, un avocat, un lieutenant de justice.

1808 : 1407 habitants

1836 : 1365 habitants

1850 : 1057 habitants

1891 : 890 habitants

1956 : 630 habitants


2007 : 306 habitants


Lieux et monuments

L’église

Des documents nous apprennent que l’église d’Oradour existait déjà en 1053 ; à cette époque, André JURGUET et Amblard de Brezons en avaient fait don au prieuré de Saint-Flour (Felgère dixit) Elle devint ensuite la propriété de l’évêque de Clermont, qui la donna à son tour en 1138 à l’abbaye de Sauxillanges (près d’Issoire). Ce n’est qu’au XIVe siècle que l’église d’Oradour passa sous la juridiction de l’Évéché de Saint-Flour. Durant la guerre de Cent ans puis pendant le siège des Huguenots, l’église romane a beaucoup souffert bien qu’elle ait été à cette époque érigée par ses chanoines en forteresse avec ses tours, ses créneaux, ses mâchicoulis, ses meurtrières, son clocher-beffroi, entourée de fossés, de fortifications, et de murs d’enceinte. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, on profita de périodes plus calmes pour relever l’église des ses ruines. Le style gothique fut alors employé pour les réparations ou reconstructions. C’est ainsi que l’abside en cul de four roman fut transformée en chœur gothique. Elle perd son aspect de forteresse, et une des tours est transformée en clocher, l’autre est rasée. Il reste aujourd’hui encore des traces de meurtrières. En 1810, ce clocher est entièrement restauré sous Napoléon 1er. Il montre toujours sur son fronton l’aigle impérial surmonté de la couronne. Le clocher mesure 32 mètres de la base au sommet. Une nouvelle réfection de l’église eut lieu durant l’été 1867. Les décombres de la vieille église, les restes et les pierres tumulaires trouvées autour ont été transportés à l’actuel cimetière. Pendant ces travaux, c'est-à-dire pendant 3 mois, on célébrait la messe au communal du Mèze « et le temps fut toujours beau ». Des 5 cloches primitives, quatre furent fondues à la Révolution. On en fit des sous. Seule la 5e resta sur place jusqu’en 1878, époque où elle fut également fondue et remplacée à la suite d’un coup de cloche trop vigoureux du sonneur qui l’avait fêlée. Le maître-autel, la chaire et les fonts baptismaux sont l’œuvre du sculpteur Roche de Chaudes-Aigues (XIXe siècle). Quant aux vitraux, ils sont une donation du chanoine Alhinc, faite en 1899-1901. Ils ont été entièrement restaurés en 2006.


Sites de visites

Le village préhistorique de Bonnestrade

Francois Leleu, Géologue, enseignant libéral, Agréé éducation nationale, vous accueille sur le site préhistorique qu’il a reconstitué. Des Nomades du Paléolithique aux paysans gaulois, il s’agit là de découvrir et revivre les grandes étapes et inventions qui firent de nos lointains parents ce que nous sommes devenus. Enseignement, démonstrations, ateliers, création, exposition. Public : - Scolaires : Journée découverte, classe découverte. - Loisirs : Centre de vacances familles - Stages : Artisanat préhistorique


Le petit patrimoine bâti

Le bourg d’Oradour et ses villages possèdent de nombreux témoignages de l’architecture rurale locale : l’abreuvoir, le lavoir, le four à pain ou four banal, le métier à ferrer ou travail, les croix…

Sites naturels o la cascade de Maleval o la table d’orientation du Cheyla o le site de la Ribeyre o la passerelle de Malineux sur l’Epie o le Puy Rénel

3 sentiers de randonnée vous permettent de découvrir ces sites : - les gorges de l’Epie et de la Truyère (PR) (9,5 km-3h15- de 650 m à 921 m d’altitude) à pied - le Puy Rénel (PR) (10 Km-3 h-de 921 m à 1130 m d’altitude) à pied ou à VTT (facile) - la cascade de Maleval (1h30 A/R)

Animations

Festivités

Fête touristique le 3e samedi de juillet

Repas des estivants le 3e samedi d’août

Fête patronale le 1er week-end de septembre

et de nombreuses soirées tout au long de l’année


Vie associative

5 associations actives participent à l’animation de la commune :

  • le comité des fêtes (organisation de festivités)
  • les danseurs du Cheyla (animation autour des danses traditionnelles)
  • le club du 3e âge
  • l’association des parents d’élèves
  • la société de chasse

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Monographie du Comte Robert De Lastic
  • Dictionnaire topographique du département du Cantal par Émile Amé
  • Études historiques sur la baronnie de Chaudes-Aigues. Charles Felgères

Notes et références

  1. Conseil général du Cantal fichier au format PDF daté du 4 avril 2008
  2. Oradour sur le site de l'Insee

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Oradour (Cantal) de Wikipédia en français (auteurs)

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