Jacques Rambaud de Furmeyer

Jacques Rambaud de Furmeyer
Blason de ses ancêtres Rambaud de Montgardin : Alias d'azur, au pin d'or, chargé au sommet d'une colombe d'argent[1].
Blason des Rambaud de Furmeyer.

Jacques Rambaud de Furmeyer naît vers 1525 au château d’Ancelle et est mort le 25 juillet 1594 dans son château[2].

Jacques de Rambaud ou Rambaud (la particule est présente ou absente selon les actes et les historiens), fils de Guélis II Rambaud de Furmeyer, frère du capitaine Furmeyer[2], est un mestre de camp, l'un des plus braves de son temps[3] et employé par le parti protestant à d’importantes négociations avec le gouvernement du Dauphiné et la cour[4]. Dans sa jeunesse, il est pourvu d’un canonicat, le 22 avril 1540[5], puis d’un autre à Rome[6]. Puis, il est prévôt du chapitre de Gap le 18 février 1561[7].

Du fait d’une alliance entre sa tante et le frère de Guillaume Farel[8] et de l’influence de plusieurs membres du clergé de Gap qui adoptent les idées nouvelles[9], il rejoint le parti protestant et s'y comporte encore plus vaillamment que son frère le capitaine Furmeyer [10]. Le 20 avril 1562 Jacques est déchu pour incapacité ou hérésie[11]. Cet acte de rigueur du chapitre de Gap à l'égard de Jacques Rambaud est probablement la cause immédiate de la prise d'armes des protestants du Gapençais. C’est en effet le 2 mai 1562, c'est-à-dire dix jours plus tard, qu'Antoine Rambaud de Furmeyer, celui qui porte par excellence le nom de capitaine Furmeyer, s'empare de Gap. Dans un premier temps Jacques de Rambaud combat aux côtés de son frère aîné dans ses expéditions militaires et le conseille quand il est nommé en 1563 commandant des troupes réformées dans le Haut-Dauphiné, gouverneur des Montagnes, commandant à Gap, Embrun et Briançon, lieutenant général de la Reine-Mère[12].

Après la mort de son frère, il est gouverneur de La Bâtie-Neuve, bourgade à côté de Montgardin, au début de la Deuxième guerre de religion (1567–1568). Puis, il est nommé par le capitaine Aurouze, Gouverneur de Gapençois, à la fin de l’année 1567. Nous le retrouvons gouverneur de Tallard en 1568, à la place de son frère Daniel. Jacques Rambaud de Furmeyer hérite des biens de son frère en 1569 et de sa mère en l'année 1571. Il fait construire un temple en 1570, à Ancelle. Ce Rambaud est nommé gouverneur général du Gapençais en 1571 et de Gap en 1576, pendant la cinquième guerre de religion (1574-1576), comme le confirme La Chenaye-Desbois[13].

Puis, il devient diplomate. Il est l'un des commissaires chargé par les réformés de régler avec la reine Catherine de Médicis, les conditions de l'établissement de l’Édit de Poitiers (1577) dans le Dauphiné[14]. Il est également choisi pour être l'un des députés qui du 12 mai au 17 juin 1581 négocient dans le bourg de Mens avec les commissionnaires du parlement de Grenoble pour tâcher, mais en vain, de rétablir la paix en Dauphiné[15]. Enfin au mois de juillet 1588 il est choisi par son cousin François de Bonne de Lesdiguières pour traiter avec Saint-Jullin, gouverneur du Gapençais pour les catholiques, d'une trêve pour les villes de Gap et de Tallard[16].

Jacques Rambaud de Furmeyer redevient gouverneur de Tallard en 1585[17], après que le gouverneur de Provence en est chassé les ligueurs le 23 mai, avec l'aide de Jacques de Faudon. A la fin de sa vie, Jacques Rambaud de Furmeyer gère ses terres et rachète même le domaine de Prabaud. Il fait restaurer le château d’Ancelle. Le 18 juin 1594, noble Jacques de Furmeyer, Coseigneur de Veynes et Montgardin teste et nomme Jean de Rambaud, son fils naturel. Il le charge de porter son nom et ses armes[18]. Celui-ci est légitimé par le roi Henri IV de France, en 1595[19]. L'acte de sépulture de Jacques Rambaud de Furmeyer figure sur le registre des protestants d'Ancelle[20].

Sommaire

Biographie

Un futur évêque ?

Son père, Guélis II Rambaud de Furmeyer, est grièvement blessé au début du siège de Pavie en décembre 1524[21]. Son frère aîné, Jean est tué à la bataille de Cérisoles et un autre Antoine Rambaud de Furmeyer, grand capitaine, comme l'écrit Jacques Auguste de Thou[22] acquiert beaucoup de réputation[23] pendant les guerres d'Italie.
Signature de Jacques de Rambaud avant qu’il ne soit devenu le troisième capitaine Furmeyer.

Jacques de Rambaud est le fils de Guélis II Rambaud de Furmeyer (1491 Ancelle-1569) d’Anne Matheron de Peynier de la Faurie (1500–1571), fille du seigneur Pierre Matheron des Pennes et de Pétronille de Russan[24].

Avant la révolution religieuse du XVIe siècle, les Rambaud comptent à chaque génération des membres de l'église catholique. Jacques a plusieurs oncles religieux. Jean, par exemple, est prieur de Saint-Bonnet. Gabriel est chanoine en 1521, puis archidiacre, le 30 mars 1524, comme l'un des frères de Jacques, Gabriel. Après une courte jeunesse très studieuse, comme Guillaume Farel, Jacques étant un cadet, est pourvu d'un canonicat, le 22 avril 1540[5]. Il est déjà sous-diacre, chanoine le 18 septembre 1547 et possède donc une prébende. Jacques Rambaud est d'ailleurs récompensé pour sa foi et sa parfaite connaissance des textes sacrés par un canonicat à Rome, dont il est mis en possession le 22 avril 1549[6]. Jacques de Rambaud ou Rambaud est nommé Doyen du chapitre de Saint-Arnoux en 1551.

Certes, le 28 mars 1553, un monitoire est lancé par l'évêque de Gap contre les hérétiques. Mais Jacques est, comme un certain nombre de membres de l’église, très hésitant à rompre avec Rome et abandonner ses privilèges. Il est cité comme chanoine le 20 novembre 1555, le 2 décembre 1557 et le 20 février et le 29 novembre 1558. Il a obtenu l'une des deux prébendes de Montalquier situées sur le territoire même de GapLes trois Furmeyer. Il est également cité comme sacristain à Veynes en 1559.

Avant lui, le prévôt c’était Antoine de Rousset, dont la famille est alliée aux Rambaud. A la mort de cet Antoine de Rousset, prévôt du chapitre, arrivée de 1555 à 1558, il est déjà choisi par ses collègues pour le remplacer. Il existe dans les archives des Hautes-Alpes une foule de pièces signées de lui en cette qualité, selon Joseph Roman. Puis, Jacques de Rambaud est prévôt du chapitre de Gap officiellement le 18 février 1561 et est cité le 27 mars 1661[25].

Apostasie de Jacques Rambaud qui embrasse le protestantisme

Son parent, le théologien, Guillaume Farel convertit presque toute la noblesse de la contrée[26].

Du fait d’une alliance entre la fille de sa tante et le frère de Guillaume Farel, celui-ci est le beau-frère d’uns des cousines germaines des Rambaud[27] et de l’influence de plusieurs membres du clergé de Gap, dont l’évêque de Gap, Gabriel de Clermont-Tonnerre (1526-1571) qui adoptent les idées nouvelles[9], dès le 15 novembre 1561 Jacques Rambaud apostasie et embrasse le protestantisme[28]. Le Chapitre ne peut admettre que l'un de ses principaux dignitaires soit un hérétique. Par une mention du registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal, nous apprenons que le 20 avril 1562, les ecclésiastiques le chassent pour incapacité et hérésie[11]. A sa place les chanoines élisent comme prévôt, l’ancien prévôt, Barthélemy Martin.

Jacques Rambaud se retire auprès de son frère, Antoine Rambaud de Furmeyer et fait passer dans son cœur la colère qui est dans le sien[26]. Il rejoint le parti protestant et s'y comporte encore plus vaillamment que son frère le capitaine Furmeyer[29]. L'injure faite à Jacques par le Chapitre de Gap est probablement la cause immédiate de la prise d'armes des protestants du Gapençais[26]. C’est en effet le 2 mai 1562, c'est-à-dire dix jours plus tard, qu'Antoine Rambaud de Furmeyer, celui qui porte par excellence le nom de capitaine Furmeyer, s'empare de Gap. Tous deux sont des hommes d'honneur, Furmeyer va s’acharner particulièrement contre les biens du Chapitre de Gap, mais la ville n’est pas brûlée, contrairement à certaines légendes[30]. Selon Joseph Roman, ce sont les églises Saint-Arnoul et Saint-Jean-le-Rond qui sont détruites pas les hommes de Furmeyer

Jacques Rambaud prend encore le titre de prévôt du chapitre au début de l’année 1564. Le 7 octobre 1564, Jacques devient apostat. Il conserve néanmoins jusqu'au 17 octobre 1566 l'usage de sa prébende. Il consent à la résigner entre les mains du chanoine Antoine Michel. Cet acte de résignation lui vaut nous l’avons vu une bulle du pape Saint Pie V qui approuve la décision de son très cher fils Jacques Rambaud[31]. C’est un pape très sage qui essaie de réformer l’église après le concile de Trente.

De 1562 à 1566, Jacques de Rambaud, dit d'abord sieur de La Bruyère[32] gère les biens de son frère et essaie de lui trouver des soutiens et des soldats. Bien entendu, Jacques est cité parmi les chefs huguenots, aux côtés de Lesdiguières et de son frère, lors des batailles, mais aussi du pillage de la Chartreuse de Durbon, vers Saint-Julien-en-Beauchêne. Il conseille Antoine, quand il est nommé en 1563 commandant des troupes réformées dans le Haut-Dauphiné, gouverneur des Montagnes, commandant à Gap, Embrun et Briançon, lieutenant général de la Reine-Mère[12].

Le troisième capitaine Furmeyer, un gouverneur (1567-1579)

Château de Tallard, dont lui et ses frères, Antoine Rambaud de Furmeyer, et Daniel sont gouverneurs avant et pendant les guerres de religion.
Signature de Jacques de Rambaud après la mort de ses deux frères aînés.

Antoine et Jacques ont un frère, Daniel Rambaud qui est décédé certainement en 1569. Joseph Roman fait de lui le deuxième capitaine Furmeyer.

Jacques surnommé La Bruyère, n'est pas qu’un homme de guerres, mais il combat aux côtés de ses frères, de leur cousin François de Bonne de Lesdiguières et du baron des Adrets. Il devient le nouveau capitaine Furmeyer, à la mort de son frère Daniel en 1569. Le nom de capitaine Furmeyer est prestigieux aux yeux des protestants et de la plupart des habitants de la province, il le reprend donc.

Mais, Jacques, homme cultivé est aussi un diplomate et en administrateur. Il devient gouverneur La Bâtie-Neuve en 1567[33]. Puis, il est nommé par le capitaine Aurouze, Gouverneur de Gapençois, à la fin de l’année 1567 Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366. Nous le retrouvons gouverneur de Tallard en 1568, à la place de son frère Daniel. Celui-ci est peut-être blessé. Il teste quelques mois plus tard.

Jacques Rambaud est chassé de Tallard, le 24 août 1568, avec Louis du Suau, un chef protestant qui a tué plusieurs habitants catholiques. Il joint à sa troupe tous les protestants qui errent dans la contrée, dont des Provençaux et prend Gap. Excédés d’être chassés de partout et massacrés impunément, ils égorgent à leur tour près de cent catholiques qu’ils trouvent en armes dans l’enclos des murailles[34] Le 10 novembre 1568 après s’être emparés des biens, fruits et meubles et avoir laissé les maisons toutes vides et si mal pourvues qu’il y en avait aucune de logeable, ils quittent Gap[35]. Avec quelques hommes Jacques part à Furmeyer.

Ce Rambaud est nommé gouverneur de Gap en 1576, pendant la cinquième guerre de religion (1574-1576), comme le confirme La Chenaye-Desbois[36].

Jacques Rambaud de Furmeyer hérite du nom, mais aussi des biens de son frère Daniel en 1569 et nous avons le testament de Dame Anne Mataronne, veuve de noble Guélis Rambaud, Coseigneur de Veynes par lequel elle institue Jacques de Rambaud seigneur de Furmeyer, coseigneur de Veynes son fils hérite en l'année 1571. Il fait construire un temple en 1570, à Ancelle, qui sera démoli en vertu d’un arrêt du conseil du Roi du 18 juin 1685.

Son beau-frère, Gaspard de la Villette, et sa sœur héritent d'une partie de Furmeyer, en 1566, à la mort d'Antoine Rambaud de Furmeyer. Isabeau fait un long procès à son frère Jacques pour le titre de seigneur de Furmeyer. Celui-ci se fait appeler capitaine Furmeyer à la mort de son frère. Elle prétend que le titre revient à son mari qui en est le seigneur majeur. Son père teste le 9 mars 1569, Isabeau fait un autre procès à son frère Jacques, au sujet de la succession paternelle. Sa mère dégoutée de son attitude fait hériter son frère cadet. Jacques n’est vraiment seigneur majeur de Furmeyer que le 18 novembre 1578[37] et coseigneur d'Ancelle[38].

Le troisième capitaine Furmeyer, un diplomate (1581-après 1588)

Un autre de ses parents, François de Bonne de Lesdiguières, le dernier connétable de France.

Jacques Rambaud de Furmeyer devient diplomate. Il est l'un des commissaires chargé par les réformés de régler avec la reine Catherine de Médicis, les conditions de l'établissement de l’Édit de Poitiers (1577) dans le Dauphiné[14]. A cet effet, ils se trouvent à Montuel, un village perdu au fin fond de la Bresse, le 20 octobre 1579 et Jacques de Rambaud discute avec la reine des prétentions de ses coreligionnaires. Un article spécial de la requête présentée à cette occasion par les protestants à la reine-mère, stipule que Furmeyer ne pourra pas être inquiété pour son passé[39].

Puis, il est également choisi pour être l'un des députés qui du 12 mai au 17 juin 1581 négocient dans le bourg de Mens avec les commissionnaires du parlement de Grenoble pour tâcher, mais en vain, de rétablir la paix en Dauphiné[40]. Des courriers sont échangés avec les chefs catholiques et le roy pour essayer de trouver un arrangement. Ses courriers sont tous signés Lesdiguières, Morges, Furmeyer, Vercoyran et Mirabel. Toutes les démarches des protestants sont dirigées de Gap[41]. Ce sont des négociations difficiles : les parlementaires de Grenoble sont presque tous favorables à la Ligue.

Le 22 septembre 1587, Jacques Rambaud de Furmeyer reçoit Lesdiguières à Montgardin. Celui-ci le choisit avec Marquet pour traiter avec Gabriel de la Poype, seigneur de Jullin, gouverneur de Gap, pour les catholiques, d'une trêve pour les villes de Gap et de Tallard. Le 20 décembre 1587 Lesdiguières fait halte à nouveau avec son état-major chez son cousin. Le 10 juillet 1588, Lesdiguières choisit les mêmes diplomates : les sieurs de Furmeyer et Marquet rencontrèrent Monsieur de Saint-Jullian pour l'engager à rendre la ville de Gap. Ils retournent à Gap le 12, pour obtenir la reddition des catholiques[39].

Jacques Rambaud de Furmeyer est le représentant de Lesdiguières et cette fois-ci de l'assemblée de Veynes pour aller traiter avec le duc de Maine qui se trouve auprès de Vienne Les Sieurs de Morges, de Bacons, Le Villar et Callignon connus comme non saisis de fraudes et prémunis de passion accompagnent Jacques Rambaud de Furmeyer doit faire comprendre au chef catholique la volonté du roi de créer des places de sécurité et de faire respecter l'Édit de Pacification. Il apparaît dans les actes qu'il réussit dans sa tache. Le duc de Maine l'envoie à Gap, pour faire raser le fort de Gap par le sieur de Saint-Jullin. Quinze jours après, le fort n'existe plus[39].

Gap à cette époque.

Entre temps, le 14 juillet 1588, un traité de trêves est signé entre Monseigneur des Diguières et les consuls et habitants des villes de Gap et de Tallard. En voici un extrait où nous voyons le rôle important qu’a aussi Jacques dans l’application et le respect de ces accords :

Qu'il sera faicte nomination de deux personnages de chasque party pour vuider sommairement les différens qui pourroyent survenir sur les prétendues contreventions d'une part et d'autre et faire chastier les infracteurs et contrevenans, et en cas que quelquesfois pour occasion notable ils se trouvent partis en opinions ils pourront conférer aveq les chefs d'un party et d'autre pour en juger définitivement par leur advis et en l'absence desdicts chefs, aveq ceux qui auront le pouvoir et commandement en leur absence, lesquelles sentences par eux données sortiront leur plein et entier effect sans aucune difficulté, ayant ledict sieur des Diguières nommé de sa part pour arbitres les sieurs de Furmeyer et d'Estables et de la part de ceux de Gap Monsieur d'Hièbes et Monsieur Gaspard de Gautier, juge dudict Gap et ait deffaut dudict Gautier, Monsieur le juge Girard…Ce moyenant ce que dessus toutes ruynes de maisons, forestages, degast et perte de bleds qui se font et se sont faictes auxdictes villes et terroir d'icelles cesseront dès a présent et ne sera loisible à ceux d'un et d'autre party de faire plainte ny recherche à l'advenir de tout ce que dessus comme de chose non faicte ny advenue et ceux qui y contreviendront seront remis au jugement desdits sieurs arbitres pour estre chastiés…t pour plus grande asseurance de ce que dessus, ledict sieur de Saint-Jullin, lesdicts consuls et principaux desdictes villes jureront et promettront l'observation dudict traicté aveq obligation que ledict sieur de Saint-Jullin passera en son privé nom de payer audict sieur des Diguières la sommes de vingt mille escus au cas que par ledict sieur de Saint-Jullin, les consuls, manans et habitans desdictes villes soit contrevenu audict traicté de laquelle somme de vingt mille escus les sieurs de la Laborel et de Creyers se rendront caution, respondans, propres detteurs et payeurs pour ledict sieur de Saint-Jullin en cas de ladicte contrevenance.Ledict sieur des Diguières promettra et jurera aussy l'observation dudict traicté tant en son nom que de tous ceux de son party et de ne contrevenir en aucune à iceluy ayant prié Messieurs de Furmeyer et de Champoléon[42] de se rendre respondans de sadicte promesse soubs semblable peine de vingt mille escus ce qu'ils ont fait volontairement et moyennant ce toutes les troupes dudict sieur des Diguières seront séparées et vuideront incontinant les terroirs dudict Gap et Tallard sans emporter aucune chose des habitans desdicts lieux[43].

Le Sieur de Furmeyer mène ensuite pour le parti protestant d'importantes négociations avec le gouverneur du Dauphiné et la Cour, pour le compte du futur Henri IV[4].. Celui-ci le récompensera en légitimant son fils naturel en 1595[44]. De ce fait et comme il était né avant la réforme de 1602, on ne lui dispute point la noblesse[45].

La fin de sa vie (1590-1594)

Jacques décède au château d’Ancelle, dont il ne reste même plus de ruines.

Jacques Rambaud de Furmeyer à cette époque est un homme très âgé, fatigué par bien des années de guerres. Il s’installe dans son château d'Ancelle en Champsaur. Il a converti au protestantisme la plus grande partie de ses vassaux[46] et avait établi nous l’avons vu dans ce village un temple qui subsistera jusqu'à la Révocation de l’Édit de Nantes.

Jacques Rambaud de Furmeyer gère ses terres et rachète même le domaine de Prabaud[47]. Il fait restaurer son château dont il ne restera plus du temps de Joseph Roman que des ruines. Cet archiviste et historien décrit la porte principale du château. Elle aura été utilisée pour construire la porte d'une maison de pauvres cultivateurs : Les pieds droits se composent d'assises de pierres de taille alternativement plates et vermiculées; en haut on voit un grand écusson ovale de la famille Rambaud avec ses armoiries; d'azur au pin d'or surmonté d'une colombe essorante de même. Cette sculpture porte tous les caractères de la fin du XVIe siècle.

Jacques Rambaud de Furmeyer teste une première fois en 1576, en faveur de ses neveux, puis le 5 octobre de la même année en faveur d’un seul d’entre eux Gaspar de Montauban-Rambaud, seigneur du Villars[48] et une troisième fois en 1590[49]. La mort du testateur ne tarda pas sans doute à suivre ce dernier acte de ses volontés. Il en résulte qu'il mourut sans postérité, conclura un peu trop vite dans l'un de ses premiers écrits Joseph Roman. Le 18 juin 1594, noble Jacques de Furmeyer, coseigneur de Veynes et Montgardin teste et nomme Jean de Rambaud, son fils naturel. Il le charge de porter son nom et ses armes. Une enquête, en 1619, montrera qu'il ne put faire légitimer son fils naturel de son vivant, malgré ses démarches du fait de sa mort prématurée le 25 juillet 1594. Mais, il parle dans tout son testament en père et désigne comme héritier principal Jean, son fils naturel, son bastard et a demandé au roi de le reconnaître comme noble.

Redevient-il prévôt du chapitre de Gap en 1590 ? Joseph Roman écrit que c'est impossible. D'ailleurs, l'acte de décès de Jacques figure sur le registre des protestants d'Ancelle[50]. Jacques de Rambaud est donc décédé protestant en son château d’Ancelle le 25 juillet 1594[2].

Mariage et descendance

Blason des Moustiers : D'azur, au lion d'or, porté et lampassé de gueules[51].

Jacques Rambaud de Furmeyer épouse Louise de Moustiers (1540-1607), fille d’Henri, seigneur de Ventavon et de Suzanne de Combourcier[52]. Le contrat de mariage est signé le 11 mars 1565 : mariage de noble Jacques de Rambaud, seigneur de Furmeyer, coseigneur de Montgardin... fils de Guélis...[53]. Le mariage a lieu le 26 mai 1565 à Ventavon.

Les Moustiers sont une noble et ancienne famille du Gapençais de laquelle était Anselme de Moustiers, considéré à la cour de Bérenger II, comte de Provence en 1150, et qui porte d'azur au lion d'or[54]. Mais cette famille est aussi engagée dans le camp catholique que les Rambaud le sont dans le camp protestant. Charles, un de ses frères est capitaine chez les carcistes. Balthazard de Moustiers, c’est le fameux capitaine Gargas qui se bat avec Antoine Rambaud de Furmeyer pour la possession de Tallard en 1562. Il a tué en duel à Paris en 1545 Claude de la Chaux. Il a été condamné à mort et ses biens saisis, puis absous[55]. Et puis on a un autre frère, Jean, qui participe à l’assassinat de Chissé de la Marcouse, gouverneur de Tallard, pour venger un guet-apens tendu à Lesdiguières, mais il conspirera avec le duc de Savoie, l’ennemi juré des protestants et d’Henri IV, ce qui lui vaudra d'être décapité sur ordre dudit connétable et sa famille sera bannie du royaume. Deux neveux, fils de Charles mourront les armes à la main : Henri, estropié des guerres de Savoie, provoqué et tué en duel le 25 août 1599 par Marc Antoine de Castellane de Saint-Jurs et Jacques, tué d'un coup d'arquebuse à la bataille de Chambéry.

Bien entendu, ce mariage a lieu entre deux guerres et le couple n'a pas d'enfant.

Jacques de Rambaud est séduit par le charme de Marguerite de Montauban, la fille du seigneur Simon de Montauban et de Marguerite Rambaud. Marguerite, née en 1541, qui est donc sa jeune nièce. Il lui fait un enfant ! Les hommes du XVIe siècle ne condamnent pas la consanguinité, comme leurs descendants. Les dispenses de consanguinité sont nombreuses, permettant des mariages en famille. Marguerite est d'une famille très ancienne qui joua un rôle considérable dans l'histoire du Haut-Dauphiné et du Diois. Veynes, par exemple fit partie du fief des comtes de Die, ses ancêtres, puis de ses héritiers, les Aix-Artaud de Montauban[56].

Jean de Rambaud se marie en 1613 avec Judith d'Armand (1601-1655), née à Eyguians, fille de Daniel, conseiller du Roi, avocat à la Chambre de l'Édit, bailli de robe courte en Piémont et Savoie, seigneur de Saleon et Vors, coseigneur de Châteauvieux, et baron de Lus[57].

Notes et références

  1. G.1513-AD Gap, Armorial Haut alpin, Héraldique et généalogie, Dauph. 16° Q83.D7344.272.
  2. a, b et c Inventaire sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6, Page xxvi.
  3. "Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné", Guy Allard - 1864, p.629 et Livre - Bibliothèque Historique Et Littéraire Du Dauphine, Bibliothèque Historique Et littéraire Du Dauphine, Gariel H., p.627.
  4. a et b Roman, Joseph (1840-1924), Tableau historique du département des Hautes-Alpes, A. Picard (Paris), p.49.
  5. a et b Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. G.1561.
  6. a et b Registre des assemblées capitulaires de Mutonis, notaire épiscopal 63 03 et AD05, G911
  7. Les trois Furmeyer, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi, et Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364 et La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.409 et BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882 et Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287 et Recherches sur la population et la superficie des cités remontant à la période gallo-romaine, Ferdinand Lot, E. Champion, 1945, p.480 et Bibliothèque de l'École des hautes études, École practique des hautes études (France). Section des sciences historiques et philologiques, no.287 1945, p.480 et Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897). Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France. 1899 et G911.
  8. Les trois Furmeyer et Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364 et BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882 et Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  9. a et b Les trois Furmeyer et Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364.
  10. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.407.
  11. a et b Les trois Furmeyer.
  12. a et b Biographie Du Dauphiné - Page 323, Adolphe Rochas – 1860, p.323 et Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Dauphiné aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Les grands classiques, 1875, v.1, p.178.
  13. La Chesnaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse de la France, XVI, 761, mais aussi : B.N. Mss. p.171 et Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366 et La France protestante: ou, Vies des protestants français qui se sont fait un ... - Page 368, Eugène Haag, Émile Haag – 1858 et Bulletin de l'Académie delphinale, Impr. de Prudhomme (Grenoble), 1879 (SER3,T15), p.163, sans oublier Un voyageur dauphinois resté inconnu, Antoine de Brunel, seigneur de St. Maurice-en-Trièves (1622-1696), Charles Jules Revillout, Ch J Revillout, G. Dupont, 1880, p.39.
  14. a et b Les trois Furmeyer et Proceedings, Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.135.
  15. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366 et Les trois Furmeyer.
  16. Les trois Furmeyer et Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366 et - Bulletin historique et littéraire / Société de l'histoire du protestantisme français, Agence centrale de la Société (Paris), 1882 (A1,SER3,T31). Page 366 et Cote AA 2 des archives communales de Tallard, inventorié sous le titre "Traité de la Communauté avec Lesdiguières 1583-1589".
  17. Cote AA 2 des archives communales de Tallard, inventorié sous le titre "Traité de la Communauté avec Lesdiguières 1583-1589".
  18. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. G.1561, cf. G. 1590, p. 104 et G. 1599.
  19. Annales des Alpes: Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, Archives départementales des Hautes-Alpes, Archives départementales, 1901, v.5-6, p.100
  20. Qui se trouve au CARAN, à Paris, en TT231/4, page 856.
  21. Société de l'histoire du protestantisme français. 1866 Joseph Roman, Les Trois Furmeyer et Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, 1897, v.4, p.367 et
  22. Histoire Universelle : Depuis 1543 jusqu'en 1607, 1593-1596, de Jacques Auguste de Thou, Londres 1734, p.311.
  23. Chorier Nicolas, Histoire générale du Dauphiné
  24. BMG R 8670, 1281, L’armorial du Dauphiné donne la date de 1516 pour leur mariage. Voir aussi : Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366.
  25. Les trois Furmeyer, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi, et Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364 et La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.409 et BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882 et Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287 et Recherches sur la population et la superficie des cités remontant à la période gallo-romaine, Ferdinand Lot, E. Champion, 1945, p.480 et Bibliothèque de l'École des hautes études, École pratique des hautes études (France). Section des sciences historiques et philologiques, no.287 1945, p.480 et Albanès, Joseph Hyacinthe (1822-1897). Gallia christiana novissima. Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France. 1899 et G911.
  26. a, b et c Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t.I , p.XXII.
  27. Les trois Furmeyer et Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.364 et BULLETIN HISTORIQUE ET LITTERAIRE - Page 364, 1882 et Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1907, p.287.
  28. Roman, Joseph (1840-1924), Tableau historique du département des Hautes-Alpes, A. Picard (Paris), p.98.
  29. La France protestante, Eugène Haag, Librairie Sandoz et Fischbacher, 1888, v.6 Easme-Gasparin, p.407.
  30. Légendes nées récemment et attestées par aucune source sérieuse, même venant d'historiens catholiques.
  31. Bulletin historique et littéraire, Société de l'histoire du protestantisme français (France), Agence centrale de la Société, 1882, t.31-32 (1882-1883), p.365.
  32. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Impr. Jouglard père et fils, 1901, v.6 1901, Page xxvi. et AD 05 : G. 1590, p. 104 et G. 1599, p. 152.
  33. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366.
  34. Revue du Dauphiné, Jules Ollivier, Paul Colomb de Batines, 1838, p.80.
  35. Précis De L'histoire De La Ville De Gap. Suivi De Notes Et Éclaircissements Et De Notices Biographiques Sur Les Évêques De Cette Ville, Théodore Gautier, Alfred Allier, Gap 1844 , p.79.
  36. La Chesnaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse de la France, XVI, 761, mais aussi : B.N. Mss. p.171 et Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Archives départementales des Hautes-Alpes, Impr. Jouglard père et fils, v.4 1897, p.366 et La France protestante: ou, Vies des protestants français qui se sont fait un ... – p. 368, Eugène Haag, Émile Haag – 1858 et Bulletin de l'Académie delphinale, Impr. de Prudhomme (Grenoble), 1879 (SER3,T15), p.163, sans oublier Un voyageur dauphinois resté inconnu, Antoine de Brunel, seigneur de St. Maurice-en-Trièves (1622-1696), Charles Jules Revillout, Ch J Revillout, G. Dupont, 1880, p.39.
  37. Armorial des Hautes-Alpes et AD 05 (1E 8050, cf 1E 2221)
  38. Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t.I , p.566.
  39. a, b et c Lesdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  40. Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366 et Joseph Roman, note 2, page 462, et Les trois Furmeyer.
  41. AD05 : G.1025.
  42. Le beau-père de son neveu, Daniel de la Villette, Aubert Martin de Champoléon.
  43. Les trois Furmeyer et Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366 et Bulletin historique et littéraire / Société de l'histoire du protestantisme français, Agence centrale de la Société (Paris), 1882 (A1,SER3,T31), p.366 et esdiguières, François de Bonne (1543-1626 ; duc de), Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières / publiés sur les manuscrits originaux, par le Cte Douglas et J. Roman,..., Impr. de E. Allier (Grenoble), t. II p. 462 à 484.
  44. Annales des Alpes : Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes – p. 100, de Archives départementales des Hautes-Alpes – 1901.
  45. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, de Guy Allard,... ; publié pour la première fois et d'après le manuscrit original par H. Gariel, Grenoble : Ed. Allier, 1864, p.458.
  46. Les trois Furmeyer et Bulletin de Société de l'histoire du protestantisme français (France), Siège de la Société, 1882, v. 31 (1882), p.366
  47. Prabaud de pratum - le pré et Baldi - nom d'homme Baud. L’une des deux seigneuries de Furmeyer, avec sa maison forte. Joseph Roman ne le mentionne pas parmi les seigneurs. Cette terre appartient à Gaspard de Bonne dit le capitaine Prabaud, puis à sa fille mariée à un Martin de Champoléon.
  48. AD 05 : Mutonis. 4 cf Buisson 3, F°114’
  49. AD 05 : Minutes de Maître Souchon, notaire. Étude de Maître Gaignaire à Gap.
  50. Qui se trouve au CARAN, à Paris, en TT231/4, page 856.
  51. Hommage pour Moustiers, 1064 in Cartulaire de Saint-Victor, 617, Armorial Haut-Alpin.
  52. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers et AD13 Malte, Dossier 53.
  53. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers et AD.05. Acte reçu par Raymond Chitron, notaire de Veynes et Louis Jullien, notaire de Ventavon, G1513.
  54. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, Guy Allard,... ; publié pour la première fois et d'après le manuscrit original par H. Gariel, Allard, Guy (1735-1716), Gariel, Hyacinthe (1812-1890). Grenoble : Ed. Allier, 1864, p.205.
  55. Armorial Haut-Alpin, article Moustiers.
  56. Armorial Haut-Alpin, article Montauban.
  57. Ad Drôme, E 37, AM Grenoble, CC 422 et La France protestante ou vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire, depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale ; ouvrage précédé d'une Notice historique sur le protestantisme en France ; et suivi de pièces justificatives / Eugène et Emm. Haag Lieu / Dates Paris : Genève : J. Cherbuliez, 1846-1859, p.368 et Proceedings, De Huguenot Society of London, Spottiswoode, Ballantyne, 1937, p.136.

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné (p. 323-324), 1860
  • Eugène Haag et Émile Haag, La France protestante ou Vies des protestants français, 1858
  • Charles Charronnet, Les guerres de religion et la société protestante dans les Hautes-Alpes (1560-1789), 1863
  • Ch. Dufayard, le Connétable de Lesdiguieres, 1892
  • L.Videl, Histoire de la vie du connestable de Lesdiguieres, 1632
  • Joseph Roman, « Les trois Furmeyer », dans Bulletin historique et littéraire de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. Tome 31, no 3, 1882, p. 359-367 

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