- Vexilia Regis
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Vexilla Regis est un hymne latin du poète chrétien Venantius Fortunatus, Evèque de Poitiers. Il tient sonj nom de la première phrase:
- Vexilla regis prodeunt,
- fulget crucis mysterium,
- quo carne carnis conditor
- suspensus est patibulo.
Chanté pour la première fois le 19 novembre 569 quand une relique de la Sainte Croix, envoyée par l'empereur byzantin Justin II à la requète de St. Radegonde, fut transportée de Tours au monastère de Sainte-Croix à Poitiers.
Paroles latines et traduction française
Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium, Quo carne carnis conditor suspensus est patibulo. Quo vulneratus insuper, mucrone diro, lanceae Ut nos lavaret crimine manavit unda et sanguine. Impleta sunt quae concinit David fideli carmine Dicens in nationibus regnavit a ligno Deus. Arbor decora et fulgida ornata Regis purpura, Electa digno stipite tam sancta membra tangere. Beata, cuius brachiis saeculi pependit pretium : Statera facta corporis praedamque tulit tartari. O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore ! (14 septembre = in hac triumphi gloria !) Auge piis justitiam reisque dona veniam. Te summa Deus Trinitas collaudet omnis spiritus : Quos per Crucis mysterium salvas, rege per saecula. Amen.
Les étendards du Roi s’avancent, et la lumière de la Croix resplendit de son mystère, Celui où le Créateur de toute chair est par Sa propre Chair cloué sur la Croix. De Son Coeur transpercé par la pointe cruelle de la lance, Il laisse Ruisseler l’eau et le sang afin de nous laver de notre crime. Proclamant : « Sur les nations, c’est par le bois que règne Dieu. » Voici qu’est accompli ce que chantait David dans son psaume plein de foi, Arbre splendide de lumière orné de la pourpre royale, Tronc choisi qui fut jugé digne de toucher des membres si saints. Arbre bienheureux dont les branches supportent pendu le salut de ce siècle : En échange de ce Corps, l’Enfer a été dépouillé. Salut ô Croix, unique espérance dans les temps de ta Passion (14 septembre = dans la gloire de ton triomphe !) Offre la grâce aux hommes pieux, et le pardon aux pécheurs. C’est Toi, Trinité Suprême, source de notre salut, que loue tout esprit : Par le mystère de la Croix tu nous sauves et tu nous guéris pour toujours. Amen.
Références
- Gounod s'en inspira pour sa "Marche de la cavalerie" dans "Rédemption"
- Franz Liszt, Vexilla regis prodeunt, S185, pentatonal, Via Crucis, S504a.
- L'Enfer, dans la La Divine Comedie, Virgile introduit Lucifer avec Vexilla regis prodeunt inferni.
- Le Portrait de l'artiste en jeune homme de James Joyce, Chapitre V, dans la discussion de Stéphane sur une théorie esthétique l'aborde.
Liens externes
- Vexilla Regis (Latin) à la Latin Library
Catégories :- Cantique ou hymne
- Liturgie catholique
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