Ball of Fire

Ball of Fire

Boule de feu (film)

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Boule de feu
Image associée au film

Titre original Ball of Fire
Réalisation Howard Hawks
Acteurs principaux Gary Cooper
Barbara Stanwyck
Scénario Charles Brackett
Billy Wilder
Musique Alfred Newman
Costumes Edith Head
Photographie Gregg Toland
Montage Daniel Mandell
Production Samuel Goldwyn
Société de production The Samuel Goldwyn Company
Société de distribution RKO Radio Pictures
Durée 111 minutes (1 h 51)
Sortie États-Unis États-Unis
2 décembre 1941
France France
21 août 1948
Langue(soriginale(s) Anglais
Pays dorigine États-Unis États-Unis

Boule de feu (Ball of fire ou The Professor and the Burlesque Queen) est un film américain de 1941, réalisé par Howard Hawks.

Sommaire

Synopsis

Ce qui suit dévoile des moments clés de lintrigue.
Barbara Stanwyck and Gary Cooper in Ball of Fire trailer.jpg

Huit professeurs un peu alunés rédigent une encyclopédie pour le compte de la généreuse fondation Totten... mais ils ne savent pas tout... Ils sont menacés par Miss Totten et son cerbère qui veulent leur couper les vivres sils ne bâclent pas dare-dare leur coûteux labeur. À grand prix, ils obtiennent un sursis. Mais un boueux vient remettre en cause par son arrivée fortuite larticle de l'éminent Professeur Bertram Potts consacré à largot. « Je croyais décrire une langueet je lai empaillée. » Il prend la décision dexplorer méthodiquement les moindres recoins de la ville afin de récolter des mots et s'échine à convoquer pour une conférence rigoureusement scientifique quelques hominidés afin de leur tirer les vers du nez. Un des spécimens semble lintéresser particulièrement pour la richesse de son vocabulaire : Sugarpuss. Mais Pottsy ignore quelle fricote avec de la mauvaise engeance...

Fiche technique

Distribution

Autour du film

Barbara Stanwyck in Ball of Fire trailer.jpg
  • Le producteur Samuel Goldwyn emprunta Billy Wilder et Charles Brackett à la Paramount dans lespoir que le duo de scénaristes trouve, pour sa star Gary Cooper, un bon sujet aussi prestigieux que leurs précédents films.[1] En effet, le tandem avait déjà travaillé avec succès sur certaines des plus célèbres comédies des années 30 comme La Huitième Femme de Barbe-Bleue, La Baronne de minuit, Ninotchka... La Paramount accepta avec en contrepartie le « prêt » de Gary Cooper pour tourner Pour qui sonne le glas.[1] Après avoir cherché un scénario parmi ceux proposés par Goldwyn, Wilder se souvint dune histoire de quatorze pages quil avait co-écrite avec Thomas Monroe alors quil était en Europe. Intitulée « De A à Z »,[2] lhistoire contait la rencontre dune chanteuse de cabaret avec huit professeurs en train de rédiger une encyclopédie. Le professeur Potts coincé avec le mot « argot » accepte lemménagement de la chanteuse dans leur maison, étant « experte » dans le langage « châtié ». Mais lhistoire va se compliquer quand son fiancé, un gangster, se manifeste.
    Goldwyn trouva lhistoire bonne et elle fut tout de suite adaptée à Gary Cooper.[2] L'acteur exigea quHoward Hawks réalise le film[3] et Goldwyn arriva à un accord avec le réalisateur pour un salaire de 100 000 dollars[3] bien quil soient en froid depuis léviction de Hawks du tournage du Vandale.[3]
    Le choix de lactrice posa plus de problèmes et plusieurs actrices furent sollicitées. Ginger Rogers, toute auréolée de son oscar quelle vient de remporter pour un rôle dramatique Kitty Foyle, trouve le personnage de Sugarpuss OShea trop frivole et le refuse. Carole Lombard naime ni le sujet ni le rôle. Jean Arthur, la star de la Columbia, que son patron Harry Cohn ne veut pas « prêter ». De toute façon Hawks ne souhaite pas la diriger de nouveau se souvenant sans doute de ses dissensions avec elle au sujet de l'interprétation de son rôle dans Seuls les anges ont des ailes. Des essais furent tournés avec Betty Field, jeune actrice de 23 ans ainsi quavec Lucille Ball. Encore une fois cest Gary Cooper qui suggére un nom, Barbara Stanwyck qui venait juste dêtre sa partenaire dans une comédie dramatique de Frank Capra L'Homme de la rue, une suggestion que tout le monde trouva idéale.[2]
  • Billy Wilder qui navait réalisé quun seul film et en France, Mauvaise graine en 1934 avec Danielle Darrieux, était devenu lun des scénaristes les plus recherchés dHollywood du début des années quarante. Pourtant impatient de retourner à la réalisation, il se laissa convaincre par le producteur Samuel Goldwyn de travailler une dernière fois comme scénariste. Le salaire proposé par le producteur y est sans doute pour beaucoup, Wilder recevra pour son histoire (co-écrite avec Thomas Monroe) 7 500 dollars et pour le scénario 79 800 dollars.[2] Hawks ne sinquiète pas pour le scénario pensant que le tandem scénaristique va laider à atteindre la perfection[3] et déclara même que Brackett et Wilder étaient « de superbes scénaristes qui pouvaient tirer quelque chose de bon de presque nimporte quoi. »[2]
  • Gregg Toland, le directeur de photographie, venait de tourner Citizen Kane et avait déjà collaboré avec Howard Hawks notamment dans Les Chemins de la gloire et Le Vandale. Dans une scène du film, Potts déclare son amour pour Sugarpuss dans un bungalow, la nuit, Hawks désirait dans lobscurité ne voir que les yeux de Barbara Stanwyck, le réalisateur fut impressionné de la solution trouvée par Toland. Il grima le visage de lactrice tout de noir en ne laissant briller que ses yeux dans la pénombre.[4]
  • Hawks fit la remarque que leur histoire ressemblait à celle de Blanche-Neige et les Sept Nains.[2] Les professeurs étant au nombre de sept, les acteurs se sont prêtés au jeu de se faire photographier assis devant laffiche de Blanche-Neige et les Sept Nains, chacun sous le personnage du nain lui correspondant le mieux. S.Z. Sakall - Simplet ; Leonid Kinskey - Atchoum ; Richard Haydn - Timide ; Henry Travers - Dormeur ; Aubrey Mather - Joyeux ; Tully Marshall - Grincheux ; Oscar Homolka - Prof.[4]

Récompenses

Notes et références

  1. a et b Sam Goldwyn - La légende dHollywood - A. Scott Berg - Calmann Lévy 1991 (ISBN 2-7021-1953-0)
  2. a, b, c, d, e et f Hawks - Todd McCarthy - Solin - Institut Lumière/Actes Sud, (ISBN 2-7427-2442-7)
  3. a, b, c et d Howard HawksNoël SimsoloPetite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2007 (ISBN 978-2-86642-463-3), p. 140.
  4. a et b Internet Movie Database

Liens externes

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