- J'ai fait le con
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J'ai fait l'con
J'ai fait l'con est un spectacle comique écrit et interprété par Dieudonné en 2008. Il s'agit de son huitième spectacle, qui succède à dépôt de bilan, si on ne tient pas compte de la série "Best Of".
Le DVD a été tourné au Zénith de Paris, le 26 décembre 2008 et propose en bonus une video filmée au théâtre de la Main d'Or, dans laquelle Dieudonné s'explique sur la venue sur scène de Robert Faurisson.
D'autres bonus inédits sont également présent sous la forme de deux sketchs revenant sur l'affaire Faurisson ("The Faurisson case"), nom donné à la polémique qui s'ensuivie après la montée sur scène du révisionniste Robert Faurisson. Les vidéos débutent par un message d'avertissement indiquant que le CSA n'a pas donné son accord pour leur diffusion, et s'enchaînent sur des parodies d'interviews dans lequel Dieudonné joue le rôle d'un présentateur nommé Marc-Didier Ardigiel (en référence aux présentateurs télés Marc-Olivier Fogiel et Thierry Ardisson). La première vidéo met en scène Robert Faurisson, qui joue le rôle de Simon Krokfield, inspiré de Serge Klarsfeld, le "chasseur de nazi", et caricature ouvertement la personnalité dont s'inspire le personnage joué par Faurisson. Dans la seconde vidéo, Ahmed Moualek (président de l'association La Banlieue S'exprime et ami de Dieudonné) est mis en scène à travers le personnage de Kader Bounty, qui caricature également fortement la personnalité dont il s'inspire, à savoir Malek Bouty.
Sur son site officiel, Dieudonné affirme que le DVD est interdit à la vente.[1].
Synopsis
En préambule de son spectacle, Dieudonné revient sur l'événement qui, d'après lui, a fait reparler de lui dans les médias, à savoir le baptême de sa fille Plume, avec comme parrain Jean-Marie Le Pen.
Les sketches
- Le baptême de Plume
- Pour redonner un coup de fouet à sa carrière et/ou pour refaire parler de lui dans les médias, Dieudonné a eu l’idée de demander à Jean-Marie Le Pen d’être le parrain de son enfant. Il revient plus en détail sur la genèse de ce coup médiatique et en analyse l’impact. Lors de la représentation au zénith enregistrée pour le DVD, il fait monter sur scène sa mère avec Plume, sa deuxième fille et 4ème enfant, qu'il fait applaudir après avoir déclaré non sans cynisme qu'elle est mal partie dans la vie puisque son père, c'est Dieudonné, et son parrain, c'est Le Pen...
- Les pygmées
- Dieudonné raconte comment la mort du peuple pygmée est programmée par la déforestation au Cameroun. En toile de fond, une visite à son père retourné au pays pour sa retraite. Le sketch commence par la découverte d’une femme allaitant un enfant mort dans le fond du jardin…
- Ne pas oublier
- Jacky, le technicien son, arrive sur scène, habillé en déporté juif. Il doit faire passer le message « N’oubliez pas », en référence aux souhaits du président Sarkozy, sur le devoir de mémoire a propos de l’Holocauste.
- Le mensonge
- Dieudonné interprète une galerie de personnages en relation avec certains mensonges de l’administration américaine. Une imitation de George Bush interviewé par les médias français lui permet d’aborder l’histoire des Etats-unis d’Amérique et notamment le 11 septembre. S’ensuit le portrait d’un mystérieux « parrain », appartenant visiblement au lobby de l’armement, représenté comme un marionettiste contrôlant le gouvernement des U.S.A. Il conclut par une interprétation toute personnelle du secrétaire américain à la défense Colin Powell, vis-à-vis de sa prestation au conseil de sécurité des Nations Unies.
- Le président africain
- Dieudonné reprend ici sa récurrente imitation d’un personnage africain (Oképi Malin), mais cette fois-ci pour dresser le portrait d’un dictateur typique d’un pays d’Afrique noire. Son assistante sur scène (qu’on retrouve également dans le Best Of) lui donne la réplique à travers une interview sans concession entre une journaliste occidentale et le despote. Certainement mis au pouvoir (ou en tout cas entretenu) par l’ancien pays colonisateur, ce personnage haut en couleur permet de caricaturer sans concession ce qu’on a appelé la « françafrique », permettant de continuer le pillage des matières premières tout en donnant l’impression d’une apparente indépendance. Dieudonné y va de bon coeur dans les clichés du « sauvage africain » fantasmé, en évoquant l’affaire des diamants de Bokassa et en façonnant un personnage rappelant celui joué par Forest Whitaker dans Le Dernier Roi d’Ecosse.
- L'émission de télé
- Inviter sur le plateau d’une émission les proches des plus grands tueurs et violeurs en série, tel est le thème de ce sketch. On peut y déceler une critique des émissions télévisées qui réalisent leur fonds de commerce sur le scandale, la souffrance humaine et sa récupération pour réaliser de bonnes audiences grâce au « racolage ».
- Hommage à Nougaro sous forme de « tragédie greco-palestinienne »
- Sur fond de musique manouche, Dieudonné imite la voix de son « camarade » disparu comme il l’appelle, Claude Nougaro, pour interpréter un texte sur un jeune kamikaze palestinien. L’affiche du spectacle renvoie par ailleurs à ce personnage.
Notes
Catégorie : Spectacle à sketches
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