- Vie éternelle
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À l'époque néolithique les peuples croient à l'existence de l'âme, principe différent du corps. Ils élèvent des monuments de taille monumentale où ils conservent les corps, matrices de l'âme. La chambre située en dessous des dolmens est fermée par une porte qui possède un trou où pourront sortir les esprits des corps inhumés.
Sommaire
La vie éternelle dans la Bible
La Bible fait 44 fois référence à la vie éternelle. Une fois dans l'Ancien Testament (Daniel 12:2) et 43 fois dans le Nouveau Testament. L'auteur qui en fait le plus mention est l'apôtre Jean (17 mentions dans son évangile, 6 dans son première épître).
L'une de ces références est une définition énoncée par Jésus de la vie éternelle : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17:3).
La vie éternelle pour les Égyptiens de l'Antiquité
Isis, en tant qu'épouse d'Osiris, est la déesse associée aux rites funéraires. Après avoir retrouvé treize des quatorze parties du corps de son bien-aimé, assassiné et dépecé par Seth, son frère jaloux, elle lui insuffla le souffle de la vie éternelle, et lui donna un fils Horus.
Pour pouvoir jouir de la vie éternelle, les Égyptiens avaient besoin de faire conserver intact leur corps et leur nom. Être privé de l'un ou de l'autre était à leurs yeux le châtiment ultime. Le nom d'Akhénaton fut consciencieusement effacé de partout.
Le palmier est le symbole de la vie éternelle.
La vie éternelle dans la théologie du mormonisme
Existence perpétuelle en famille en présence de Dieu. La vie éternelle est le plus grand don de Dieu à l'homme. Vie éternelle et exaltation sont synonymes.
La vie éternelle dans le spiritisme
Selon la doctrine spirite, l'homme possède un esprit éternel qui survit à la mort du corps physique et qui évolue vers toujours plus de perfection. L'esprit s'incarne dans un corps physique autant de fois que nécessaire pour atteindre un niveau qui lui permettra ensuite de rester éternellement dans un monde spirituel[1].
La vie éternelle, dogme de l'Église catholique
Ce thème de la vie éternelle est un des quatre thèmes du credo (les trois autres étant la Trinité, l'Église et le pardon des péchés).
Le « credo » (« je crois » en latin) est un texte qui énonce la foi catholique (« catholique » = universel en grec) depuis les origines sous la forme du Symbole des apôtres, puis sous la forme du Symbole du concile de Nicée-Constantinople (an 385).
« Je crois à la vie éternelle » est un article du credo selon la formule originelle du Symbole des apôtres, prolongeant l'article « je crois à la résurrection de la chair », où le terme « chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité, rachetée par le « Verbe fait chair ».
Le credo selon le symbole de Nicée-Constantinople, professe, lui, la « résurrection des morts » et « la vie du monde à venir ».
Cela signifie que l'état définitif de l'homme ne sera pas seulement l'âme spirituelle séparée du corps, mais que les corps mortels seront appelés à reprendre vie, au dernier jour, incorruptibles[2].
Toutefois la « vie éternelle » commence avant cette résurrection finale des corps : « la vie éternelle est la vie qui commence aussitôt après la mort »[3] pour l'âme immortelle qui est séparée du corps qui, lui, tombe en corruption.
« La vie du monde à venir » désigne le fait de la vie après la mort. Au delà de cette question de la vie après la mort se pose surtout la question du jugement de chacun et des conditions de cette vie : purgatoire, enfer, paradis.
Liens externes
Citations sur la vie éternelle (citations de présidents de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours)
Notes et références
- Allan Kardec, Le livre des Esprits "Question n°153 : Dans quel sens doit-on entendre la vie éternelle ? Réponse : C'est la vie de l'Esprit qui est éternelle ; celle du corps est transitoire et passagère. Quand le corps meurt, l'âme rentre dans la vie éternelle. » Question : Ne serait-il pas plus exact d'appeler vie éternelle celle des purs Esprits, de ceux qui, ayant atteint le degré de perfection, n'ont plus d'épreuves à subir ? Réponse :C'est plutôt le bonheur éternel, mais ceci est une question de mots ; appelez les choses comme vous voudrez, pourvu que vous vous entendiez."
- http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html# Catéchisme de l'Église catholique (CEC) abrégé, articles 202 et suivants,
- article 207 CEC
François Tuloup.- L'ame et sa survivance depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.- Fasquelle.- Paris.-1947.
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