Uruati

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Caranx ignobilis

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Carangue à grosse tête
 Caranx ignobilis
Caranx ignobilis
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Perciformes
Sous-ordre Percoidei
Famille Carangidae
Genre Caranx
Nom binominal
Caranx ignobilis
(Forsskål, 1775)

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Le carangue à grosse tête (Caranx ignobilis) est une espèce de poisson de la famille des carangidés.

Sommaire

Taxonomie et dénomination

La carangue à grosse tête est classée dans le genre Caranx, de la famille des Carangidés, de l'ordre des perciformes et du sous-ordre percoidei.

La première description scientifique d'un individus de cette espèce est réalisée par le naturaliste Peter Forsskål (également connus sous le nom de Pehr Forsskål), en 1775[1].

Synonymes[1] :

  • Carangus hippoides (Jenkins, 1903)
  • Caranx carangus (non Bloch, 1793)
  • Caranx ekala (Cuvier, 1833)
  • Caranx lessonii (Lesson, 1831)
  • Caranx sansun (non Forsskål, 1775)
  • Scomber ignobilis (Forsskål, 1775)

Noms vernaculaires[1] :

Morphologie

Les carangues à grosse tête possèdent neuf épines dorsales, de 17 à 22 rayons mous dorsaux, 3 épines anales et de 15 à 17 rayons mous anales. La tête est massive et bombée, et ne présente pas de tache noire près de l'opercule. La partie supérieur du corps et de la tête a un reflet sombre doré, et une teinte argentée sur le ventre. Le centre et la partie supérieur du corps est tacheté de points noirs. Les nageoires ont un dégradé de gris vers le noir. La nageoire pectorale est en forme de faux, et la nageoire anale possède deux pointes distinctes. La queue est marquée de 26 à 38 scutelles noires[2].

Les spécimens adultes de cette espèce atteignent de grandes tailles, avec un maximum de 170 cm pour 60 à 80 kg.

Répartition géographique

Ces poissons tropicaux peuplent des eaux chaudes aux environs de températures moyennes de 26 à 29 °C, essentiellement entre les latitudes 35 °N et 37 °S[2]. Ils peuplent les eaux des océans Pacifique et Indien. En Afrique, ils sont présent de la mer Rouge au nord, jusqu'à la pointe Sud de l'Afrique. En Asie, la limite de peuplement nord se trouve aux environs des îles Ogasawara, au sud du Japon[2]. On les retrouve au Sud sur les côtes Est et Ouest de l'Australie. Sur la côte Ouest des Amériques, ils peuplent au Nord les eaux de la Basse-Californie-du-Sud et le golfe de Californie, jusqu'aux côtes de l'Équateur.

Des hybrides avec Caranx melampygus auraient été découverts à Hawaï[2].

Comportement

Ces carangues vivent dans les lagons, les côtes récifales et en pleine mer, jusqu'à 188 mètres de profondeur[2]. Elles adoptent un comportement pélagique sur les fonds sableux et rocheux. Elles se nourrissent prioritairement de poissons, et un peu de crustacés, à la nuit tombée. Les juvéniles tolèrent très bien les estuaires et remontent parfois les rivières. Ils semblent d'avantage tolérants à une forte turbidité des eaux, contrairement aux juvéniles de Caranx melampygus et Caranx papuensis[3].

Les jeunes vivent fréquemment en bancs de plusieurs dizaines d'individus. Les adultes dépassant les 80 cm sont plutôt solitaires ou se déplacent par paires. Certaines populations de Caranx ignobilis ont été signalées dans des lacs d'eau douce comme le lac Taal aux Philippines, ou des lacs d'eau saumâtre comme le lac Chilka en Inde[4][5]. La présence de cette espèce de carangue a été rapportée dans plusieurs rivières de l'île de Taïwan[6], et dans des estuaires à mangrove en Thaïlande[7].

Pêche

Les pêcheurs sous-marins attirent ces carangues en faisant un bruit de glotte, imitant le gloussement de détresse d'une carangue blessée, comme cela se pratique avec plusieurs espèces de carangues. Les carangues à grosse tête, de par leur taille, sont des poissons puissants, qui se débattent avec force lorsqu'ils sont fléchés. Elles ont alors tendance à tenter de gagner des eaux de faible profondeur pour se réfugier sur les hauts fond coralliens, au risque de s'échouer sur le récif en tentant de rejoindre le lagon.

Cette espèce est également pêchée à la traine, ou de nuit à la ligne de fond avec un appât vivant. Sa taille et sa résistance en fait une prise recherché en pêche sportive. Elle a donné naissance en Australie et à Hawaii au GT popping (GT sont les initiales de Giant Trevally, son nom en anglais), une pêche sportive avec relâche des spécimens capturés[8]. Ces poissons sont généralement commercialisés frais ou plus rarement séchés et salés. Cette espèce est parfois élevée en aquaculture pour être commercialisé, ou conservée dans les grands aquarium publiques.

En Polynésie française, la chair de ces poissons aurait été réservée aux arii, la noblesse régnante, selon les témoignages et les récits anciens, ainsi que la présence d'arêtes de cette espèces près des marae. Elles avaient la réputation de n'être jamais toxiques, mais plusieurs rapports récents signalent des cas potentiels d'empoisonnement par la ciguatera, en particulier chez les individus de très grande taille.

Notes et références

  1. a , b  et c Référence Catalogue of Life : Caranx ignobilis (Forsskål, 1775) (en)
  2. a , b , c , d  et e Référence FishBase : espèce Caranx ignobilis (Forsskål, 1775) (en) (+traduction (fr))
  3. (en) S.J.M. Blaber et D.P. Cyrus, « The biology of Carangidae (Teleostei) in Natal estuaries », dans Journal of Fish Biology, vol. 22, no 2, 1983, p. 173–188 [lien DOI (page consultée le 2009-09-20)] .
  4. (en) Heiko Bleher, « Bombon », dans Aqua Geographia, vol. 12, no 4, 1996, p. 6-34 .
  5. (en) K.V.R. Rao, In Fauna of Chilka Lake: Wetland Ecosystem Series 1, Zoological Survey of India, India, p. 483-506 
  6. (en) S.-R. Kuo et K.-T. Shao, « Species composition of fish in the coastal zones of the Tsengwen estuary, with descriptions of five new records from Taiwan », dans Zoological Studies, vol. 38, no 4, 1999, p. 391-404 [[pdf] texte intégral (page consultée le 2008-12-15)] .
  7. (en) Fish Team of the Trang Project, Illustrated fish fauna of a mangrove estuary at Sikao, southwestern Thailand, Trang Project for Biodiversity and Ecological Significance of Mangrove Estuaries in Southeast Asia, Rajamangala Institute of Technology and the University of Tokyo, Trang and Tokyo, p. 60p. 
  8. GT popping
  • B. Salvat (dir.), Raymond Bagnis, Philippe Mazellier, Jack Bennet et Erwin Christian, Poissons de Polynésie, les éditions du Pacifique, coll. « Nature tropicale », Polynésie française, décembre 1972 (réimpr. 1973, 1976, 1981, 1984), 368 p. (ISBN 2-85700-198-3).
    (5ème édition, 1984) Page 39.
     

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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