Section revolutionnaire de Paris

Section revolutionnaire de Paris

Section révolutionnaire de Paris

Les sections sont une subdivision de la ville de Paris en cours durant la Révolution française, de 1790 à 1795.

Sommaire

Historique des quartiers de Paris

Le Paris de la Révolution occupait 3 440 hectares au lieu des 7 800 d’aujourd’hui. Il avait pour limites : à l’ouest la place de l'Étoile, à l’est, le cimetière du Père-Lachaise, au nord la place de Clichy, au sud le cimetière de Montparnasse.

Sous l’Ancien Régime, la ville était composée de vingt et un quartiers. En 1789, en vue des élections aux États généraux, elle fut divisée provisoirement en soixante districts.

Création des 48 districts ou sections

Par le décret du 21 mai, sanctionné par le roi le 27 juin 1790, l’Assemblée constituante créa 48 sections (divisions territoriales et administratives), pour remplacer les districts.

Chaque section se composait : d’un comité civil, d’un comité révolutionnaire et d’une force armée.

Le comité civil

À la tête de chaque section était placé un comité civil de seize membres élus par les citoyens actifs de la section (du quartier), les juges de paix et les membres destinés à servir d’interprètes entre la Commune de Paris et leur section. À partir de 1792, les sections s’occupèrent de manière permanente des questions politiques. Les Parisiens décidant, fin juillet 1792, d’abolir la distinction entre citoyens passifs et actifs. Dès lors les assemblées de section siégeaient en permanence et devinrent l’organe politique des sans-culottes. Elles demandèrent, après le manifeste de Brunswick du 25 juillet 1792, la déchéance du roi (47 sur les 48)[1]. Le 9 août 1792, chaque section délègue des commissaires élus par les citoyens passifs et actifs qu’elle investit de ses pouvoirs pour remplacer la municipalité de Paris. Ils étaient au nombre de cinquante-deux. Ces commissaires déclenchèrent la journée du 10 aout 1792 mettant fin à la monarchie, ce qui donna la Commune insurrectionnelle de Paris. Parmi ces commissaires se trouvaient : Jacques-René Hébert, Pierre-Gaspard Chaumette, François-Xavier Audouin, etc.

Le Comité révolutionnaire

Institué par la loi du 21 mars 1793, il n’eut d’abord pour mission que la surveillance des étrangers, sans s’immiscer dans la vie des citoyens français. L’activité qu’il sut déployer dans l’exercice de leur fonction, et souvent dépassait sensiblement les limites qui leur étaient assignées, le fit désigner pour l’application de la loi des suspects du 17 septembre 1793. Il eut ainsi le pouvoir d’en dresser la liste et de décerner des mandats d’arrêt. Ils s’emparent aussi du droit de délivrer les certificats de civisme, tout en établissant une correspondance directe avec le Comité de sûreté générale.

La force armée dans les sections

La force armée de Paris ayant à sa tête un commandant général en chef, était divisée en six légions, chaque légion comprenant huit sections. Dans chaque section, il y avait un commandant en chef, un commandant en second et un adjudant-major. Les compagnies étaient en plus ou moins grand nombre selon la population des sections. Chaque compagnie comprenait de 120 à 130 hommes. Elle était commandée par un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenant. Il y avait une compagnie de canonniers par section (60 hommes par compagnie et deux canons). Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) lors de la chute de Maximilien Robespierre, 18 avaient été envoyées au front par ordre de Lazare Carnot. Sur les trente compagnies restantes, trois étaient de garde réglementaire : à la Convention nationale, à l’Arsenal, au Temple, 17 répondirent à l’appel de la Commune de Paris, dans la nuit du 9 au 10 thermidor an II.

Les sections après le 9 thermidor an II

Après le 9 thermidor an II, les sections jouèrent encore un rôle important dans les insurrections populaires puis furent supprimées par le Directoire en 1795. On substitua au nom de section, celui de division, puis de quartier.

Sources

Notes

  1. Michel Winock, L’échec au Roi, 1791-1792, Paris, Olivier Orban, 1991, ISBN 2-85565-552-8, p 265
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