- Saint-Quirin
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Saint-Quirin
Vue générale sur le villageAdministration Pays France Région Lorraine Département Moselle Arrondissement Sarrebourg Canton Lorquin Code commune 57623 Code postal 57560 Maire
Mandat en coursRobert Laval
2008-2014Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sarres Site web http://saint.quirin.free.fr Démographie Population 911 hab. (2007) Densité 17 hab./km² Géographie Coordonnées Altitudes mini. 282 m — maxi. 897 m Superficie 53,34 km2 Saint-Quirin est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.
Le village de Saint-Quirin, dont le nom dérive du nom latin Quirinus, appartenant à un tribun et saint martyr romain du IIe siècle, est cité pour la première fois dans un document en 966, bien que le site ait été occupé bien antérieurement, des vestiges gallo-romains (nécropole et divers objets) ayant en effet été mis au jour sur le territoire de la commune. Le village, qui fut pendant longtemps un important centre de pèlerinage, s’est développé autour d’un prieuré qu’y possédait l’abbaye de Marmoutier, lequel prieuré fut détruit lors de la Guerre de Trente Ans, mais en partie reconstruit au XVIIIe siècle.
Le village est classé parmi les plus beaux villages de France.
Sommaire
Géographie
Histoire
Le site est mentionné pour la première fois en 966, il est vrai sous le nom de Godelsadis, nom d’un ermitage qui s’y trouvait alors. C’est cette année-là en effet que le comte Louis de Dabo fit don à l'abbaye de Marmoutier des terres sises entre les deux Sarres, au nord du Donon. En 1049, Gepa de Dabo, fille d'Hugues VIII, comte en Nordgau et d'Eguisheim et de sa femme Heilwig de Dabo, abbesse de Neuss, se vit offrir par son frère, le pape Léon IX, les reliques de saint Quirin, tribun militaire et martyr romain ; lorsqu’elle les rapporta ensuite de Rome pour les déposer dans la ville de Neuss, la mule qui transportait les reliques se serait arrêtée à l’emplacement de l’actuelle Chapelle-Haute, ce qui conduisit à changer la toponymie du lieu, auquel fut donné le nom du saint. L’on fonda un prieuré à proximité, et, sous le mandat du premier prieur de Saint-Quirin, Wolfram, nommé en 1122, l’église priorale fut consacrée en 1123 par l'évêque de Metz. Saint-Quirin devint rapidement par la suite un important lieu de pèlerinage.
Administration
Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité mars 1995 2007 René Gelly 2007 Robert Laval Toutes les données ne sont pas encore connues. Démographie
Évolution démographique 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 775 847 903 912 904 873 911[1] Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes Lieux et monuments
On trouve dans la commune et dans celles avoisinantes les dénommées « sept roses », édifices religieux d'une beauté certaine, dont deux à Saint-Quirin : l'église baroque Saint-Quirin et la Chapelle-Haute, construite sur une colline en contrehaut du village.
Église et prieuré Saint-Quirin
L’église prieurale Saint-Quirin fut consacrée en 1123, peu après la fondation du prieuré. Celui-ci ayant été détruit durant la Guerre de Trente Ans, et menaçant ruine au début du XVIIIe siècle, le chanoine Edmond Herb, constatant lors de sa visite canonique de 1714 l’état de délabrement avancé des bâtiments, décide de les faire reconstruire à neuf. Achevée en 1722, grâce en particulier aux contributions financières du prieur Herb lui-même, personnage nanti, la nouvelle église fut consacrée en août 1724, et son ameublement fut installé entre 1744 et 1746. En 1769, une lettre patente royale ordonna la suppression du prieuré, et à la Révolution, ce fut le tour à la paroisse d’être abrogée. La deuxième moitié du XIXe siècle voit l’église subir quelques remaniements intérieurs (e.a. le démontage des vitraux) et se faire adjoindre une chapelle funéraire contre le flanc sud-est du chœur. Enfin, une campagne de restauration fut menée de 1969 à 1973.
L’église Saint-Quirin, devenue entre-temps église paroissiale, est construite en grès rouge des Vosges, et se trouve, à l’exception de la façade occidentale, recouverte d’un crépi jaune pâle. Elle possède trois clochers à bulbe : d’une part deux tours carrées à l’ouest, à trois niveaux chacune, surmontées de trois bulbes superposés, et reliées entre elles par une passerelle, et d’autre part un clocheton (avec cloche de 1762), coiffé de deux bulbes, et incorporé dans la toiture du chœur. Dans l’espace entre les deux tours s’inscrit, au rez-de-chaussée de la façade occidentale, un portail dorique avec porte d'entrée en plein-cintre, encadré de deux colonnes engagées supportant un entablement à ressauts. Ce portail est surmonté par une autre travée dorique, comprise entre deux colonnes dégagées, laquelle renferme une niche avec voûte en coquille hébergeant une statue de saint Quirin de Neuss, et couronnée par un fronton triangulaire. La nef est à vaisseau unique et voûte plate, et se termine par un chevet à cinq pans. L’ensemble du mobilier, ainsi que les vitraux et l’orgue Silbermann (restauré en 1969), sont baroques et datent de la 1re moitié du XVIIIe siècle. Les baies sont toutes en plein-cintre. Le prieuré attenant, qui comporte un oriel d’angle et deux frontons sculptés, est adossé, par son aile orientale, à la dernière travée de la nef.
Chapelle-Haute
Selon la légende, cette chapelle, située sur un relief dominant le village de Saint-Quirin à l'ouest, aurait été construite à l'emplacement où aurait fait halte la mule qui, en l’an 1049, transportait les reliques de saint Quirin vers Neuss. Il se pourrait donc qu’une chapelle ait été construite là dès le XIe siècle. Souvent et profondément remaniée au fil des siècles, elle apparaît aujourd’hui très composite, le chœur et le clocher ayant seuls gardé quelque homogénéité. Cependant il subsiste dans l’édifice certains éléments remontant au XIIIe siècle. Les dernières restaurations datent de 1901 (millésime figurant d’ailleurs sur le pignon occidental) et dans les années 1960. Le bâtiment, tel qu’il se présente aujourd’hui, est une chapelle rectangulaire d’environ 15m de long sur 5,6m de large, en grès rose des Vosges, comprenant une nef unique couverte d’un plafond en bois datant de 1965 et dotée de six baies en plein-cintre, vraisemblablement pratiquées au début du XVIIIe siècle. La nef se prolonge à l’est par un chevet plat recouvert d’une voûte d’ogives et percé d’étroites fenêtres en lancette, et en est séparé par un arc triomphal de forme ogivale. Le clocher carré, un peu en hors-œuvre du chevet, s’achève par un comble pyramidal en pierre couronné d’une croix latine. La chapelle fut pendant de longs siècles un important but de pèlerinage.
Ancienne verrerie de Lettenbach
L’ancienne verrerie, sise dans le hameau de Lettenbach (lequel, bien que situé dans un vallon clos débouchant dans la vallée de la Sarre rouge, où se trouve le village d’Abreschviller, appartient néanmoins à la commune de Saint-Quirin), fut fondée au XVe siècle par l'abbaye de Marmoutier et resta en activité jusqu’à la fin du XIXe. Y furent notamment fabriquées les glaces qui ornent le Palais des Ducs de Lorraine à Nancy. Élevée au statut de manufacture royale par Louis XV, elle cumina au XVIIIe siècle. C’est au demeurant de cette même époque que datent les bâtiments parvenus jusqu’à nous, que sont les magasins (bâtiment à murs en pans de bois sur soubassement en grès), les bâtiments administratifs, des logements d’ouvriers, des galeries souterraines, et la chapelle dite des Verriers. Celle-ci, érigée, à l’usage du personnel, à proximité de la manufacture, est de 1756 (ainsi qu'en atteste une date au fronton du portail d’entrée) et comporte une nef unique à voûte plate et un chevet en cul-de-four ; la façade occidentale (en réalité orientée nord-est) présente une porte en plein-cintre inscrite dans une travée dorique en grès rose portant un fronton cintré surmonté d'une croix latine, et un pignon percé d'un oculus au sommet et de quatre fenêtres rondes, qui s’achève par un petit clocher à bulbe. Les vitraux proviennent de la manufacture elle-même.
Autres
La fontaine miraculeuse serait, selon la croyance populaire, capable d'aider à soigner diverses afflictions, en particulier de la peau.
Plusieurs dizaines de maisons et de fermes, de différentes époques, sont protégées au titre des monuments historiques.
Personnalités liées à la commune
- Eugène Chevandier de Valdrome et sa famille (1810-1878)
Michel MAHLER
Notes et références
Liens externes
Catégories :- Commune de la Moselle
- Localité adhérant à l'association Les Plus Beaux Villages de France
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