- Territoire d'Obock
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Territoire d'Obock
1862 – 1894
Drapeau
Informations générales Statut Colonie française Capitale Obock Langue Français Entités suivantes :
Le territoire d'Obock est, historiquement, le premier point d'ancrage de la colonisation française à Djibouti.
Sommaire
Histoire
Le 4 juin 1859, l'ancien consul honoraie de France à Aden, Henri Lambert, est assassiné dans le golfe de Tadjoura[1]. Après une enquête de l'envoyé français Stanislas Russel, le commandant de la Station navale de la Côte orientale d’Afrique (basé à la Réunion), le vicomte Alphonse Fleuriot de Langle est chargé d'arrêter les coupables présumés. Ils sont remis aux autorités ottomanes.
Le 11 mars 1862, des représentants du « sultan » de Tadjoura (Dini Mohamed Hammed, Mohammed Hammed et Aboubekr Ibrahim Chahm), venus à Paris à la suite de cet incident, concluent un accord avec Édouard Thouvenel, ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, par lequel ils cèdent à la France «les ports, rade et mouillage d’Obock situés près du Cap Ras Bir avec la plaine qui s’étend depuis Ras Aly au sud jusqu’à Ras Doumeirah au nord» [2]. La France achète ce droit pour la somme de 10 000 thalers (55 000 francs-or), qui sont payés en mai 1862[3].
Cependant le lieu ne fait l'objet d'aucune occupation. Seuls quelques commerçants s'y installent à partir de 1881. Ce n'est qu'à la fin de 1883, qu'une mission est envoyée explorer le territoire. Léonce Lagarde, arrivé à Obock le 4 août 1884, devient le premier « commandant » du territoire. Il entreprend d'étendre la colonie à l'ensemble du golfe de Tadjoura, qui devient le « Territoire d'Obock et dépendances ».
En 1894, Lagarde déplace le centre de l'administration coloniale d'Obock vers la ville de Djibouti, et les territoires sont fusionnés dans la Côte française des Somalis le 20 mai 1896. Le territoire est connu pour avoir été le lieu de résidence du célèbre poète Arthur Rimbaud, sa maison y est transformée en musée.
Histoire postale
Jusqu'en 1892, la colonie d'Obock utilise les timbres-poste de l'Empire colonial français au surchargés « OBOCK ». Plus tard dans l'année, on surchargea aussi certains d'entre-eux avec des valeurs allant de 1 centime à 5 francs, puis sont émis des timbres au type Groupe[4].
Les timbres émis en 1893 et 1894 se distinguent pour l'époque : il s'agit d'une série de timbres non dentelés mais, entre eux, est imprimée une ligne crantée imitant la dentelure. De plus, les timbres de 2 francs et de valeur plus élevée ont une forme de triangle équilatéral illustrés d'un méhariste[4].
Cependant, à cause de la fermeture du bureau de poste d'Obock dès 1894, le stock de timbres sert jusqu'à épuisement à Djibouti. Il est en partie coupé en deux pour constituer des valeurs d'appoint. En 1902, une autre partie est écoulée sous la forme de petites valeurs faciales surchargées[5].
Ce sont des timbres d'Obock surchargés « DJ » ou « Djibouti » qui font office de premiers timbres du protectorat français à Djibouti[4].
Les timbres utilisés ensuite à Obock sont ceux de la Côte française des Somalis, comme à Djibouti.
Voir aussi
Bibliographie
- L. Faurot, Dans l'île de Kamarane : observations ethnographiques ; Sur les Danakils du golfe de Tadjoura : observations ethnographiques ; Note sur les Tumuli du territoire d'Obock, Paris : E. Leroux, 1887. (OCLC 21434083)
Notes et références
- Joint Daguenet (Roger) [1992], Aux origines de l’implantation française en mer Rouge, Paris, L’Harmattan, 347 p.
- base Choiseul. Voir le texte du traité sur la
- « Une colonie inutile : Obock », Cahiers d’Etudes Africaines, vol. 8/1, n° 29, pp. 32-47. Brunschwig (Henri) [1968],
- Catalogue Yvert et Tellier, tome 2, 1re partie, Pays d'expression française et territoires d'outre-mer, 1997. D'après « Côte des Somalis » et « Obock » dans le
- Timbropresse, 2004, ISBN 2-908101-10-6, page 110. Jacques Delafosse, Dictionnaire des émissions philatéliques, éd.
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