- Américanisation
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L’américanisation est un terme qui fut largement employé au XXe siècle pour décrire l’influence alors exercée - mais aujourd’hui en recul du fait de nouvelles influences - par les États-Unis sur la vie des citoyens d’autres pays du monde, cette influence propageant tout ou partie des caractéristiques de la culture américaine avec la société de consommation.
Sommaire
Connotations et contexte
Selon le contexte d’emploi et les personnes, le terme peut recevoir une connotation négative ou positive. Pour ses détracteurs, il sous-entend souvent une idée d’acculturation et de menace pour les cultures traditionnelles. Un amalgame est souvent fait entre les incidences culturelles de l’américanisation et celles de la globalisation, perçues de concert comme tendant à uniformiser les modes de vie.
Il est ardu de déterminer le degré et la persistance de ces influences, et de percevoir si elles proviennent d’une volonté propre ou si elles sont induites. La situation de prééminence qu’a eue ce pays sur le plan géopolitique a rendu celles-ci longtemps incontournables, qu’elles induisent des comportements de critique ou l’assimilation.
Les Américains parlent d'américanisation pour désigner les modifications que reçoivent certaines œuvres étrangères pour les adapter à la culture américaine. Par exemple le premier tome de la saga Harry Potter fut traduit de l'anglais britannique vers l'américain.
Facteurs d'américanisation
Un pays de taille importante et possédant une identité forte a une culture peu encline à changer sous des influences extérieures.
En revanche un petit pays dont la langue n'est pas très connue à l'extérieur peut s'ouvrir fortement à la culture américaine dans le but de communiquer avec l'extérieur. Ce qui peut expliquer que les pays scandinaves ne traduisent pas les films en langue étrangère mais les sous-titrent. Une plaisanterie dit que la Suède est le pays le plus américanisé du monde, le second étant les États-Unis[1].
Autres acceptions connexes
- Le terme correspond également aux individus qui se choisissent des pseudonymes à consonance américaine dans la perspective de se tailler une notoriété dans leur milieu, à l’instar de Mario Girotti, plus connu sous le nom de Terence Hill, ainsi que son gras double, le fameux Carlo Pedersoli alias Bud Spencer.
- Dans ce même milieu du cinéma, l’adjectif américanisé renvoie à un remake adapté aux standards du grand public nord-américain, comme ce fut le cas avec le film Nikita pour The Assassin.
- Le terme a correspondu, en matière économique, à une période spècifique en Europe, de la fin de la première guerre mondiale aux années 1950 qui vit les capitaux et aussi les méthodes industrielles venus des États-Unis devenir référence.
Notes et références
- Presidentens polare fick det omöjliga uppdraget (en suédois), Dagens Industri Voir aussi: The Swedish Debates on American Influences and "Americanization" (en anglais) (20 novembre 2006). Consulté le 2007-01-21. Jonsson, Göran :
Annexes
Articles connexes
- Francisation
- Occident
- Dollarisation (adoption de la monnaie au niveau national)
- Acculturation
- Impérialisme culturel américain
- Walmartisation
- En linguistique : globish
- Oppositions à la politique étrangère des États-Unis
- United Shoe Machinery de France
- Maisons Levitt
Bibliographie
- L'Américanisation et l'expansion planétaire du conflit ethnique : le piège de la mondialisation, PlanetAgora.org, 2004
- Mario d'Angelo, Les Groupes médiatico-culturels face à la diversité culturelle, coll. Innovations & Développement, Idée Europe, Paris (réédition 2002) (ISBN 2-909941-05-1)
- Mario d'Angelo, Socio-économie de la musique en France : Un système vulnérable, La Documentation Française, Paris, 1997
- Olivier Dard, Hans-Jürgen Lüsebrink (dir.), Américanisations et anti-américanismes comparés, Villeneuve-d'Ascq, Septentrion, 2008
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