- Jeu du foulard (asphyxie)
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Le jeu du foulard possède plus de 30 dénominations, selon les régions : cosmos, été indien, rêve bleu[1]...
Particulièrement dangereux ce jeu consiste à provoquer une asphyxie ou plus exactement une anoxie (manque de dioxygène) du cerveau par strangulation, étouffement ou via l'artère carotide.
Sommaire
Conséquences
Cette pratique provoque dans la plupart des cas un évanouissement, des convulsions dues au manque d'oxygène dans le cerveau et parfois des lésions cérébrales irréversibles qui donnent lieu à des séquelles graves ou à des handicaps chroniques. Ce jeu est aussi responsable de la mort de personnes (enfants, adolescents) par arrêt cardiaque.
L'évanouissement (ou syncope) est une sorte de soupape de sécurité pour le cerveau qui n'arrive plus à maintenir ses fonctions.
Le cœur :
L'hypophyse, organe se situant à la base du cerveau et contrôlant le rythme cardiaque, est privée d'oxygène. Dans un premier temps, l'hypophyse accélère le rythme cardiaque pour compenser ce manque, puis, dans un second temps, le manque d'oxygène inhibe l'organe qui va momentanément arrêter son action régulatrice. Le cœur entre alors dans un état de fibrillation (battement aléatoire de chacune des cellules cardiaques). Cet état critique se produit de façon plus moins atténuée lors du jeu, et c'est alors que débute la mort. Puis, lorsque les autres participants au jeu le stoppent, le sang remonte, l'hypophyse se réactive et reprend son action régulatrice sur le rythme cardiaque.
Le cerveau :
Le manque d'oxygène provoque un dérèglement du rythme cardiaque ainsi que respiratoire et peut dans certains cas provoquer des hallucinations assimilables à la prise de drogues dures. Elles sont le signe d'une perte neuronale (les neurones meurent), ces derniers libérant à leur mort des quantités aléatoires de neurotransmetteurs qui sont interprétés par les neurones voisins comme des messages légitimes.
Contexte
Bien souvent pratiqué en groupe, ce jeu est pratiqué par une incitation de l'entourage amical, pour faire comme tous les autres ou pour intégrer un groupe comme dans les rites d'initiations. Il est souvent présenté comme un simple « jeu » d'expérimentation physique, permettant aux participants de vivre des sensations qualifiées d'agréables allant d'un sentiment de relaxation, de bien-être, jusqu'à des hallucinations visuelles ou auditives. La notion de risque couru et de danger n'est que très rarement présente à l'esprit des jeunes pratiquants, qui y voient une simple expérience corporelle. On observe aussi ce comportement lors du passage de l'enfance à l'âge adulte (à la majorité).[réf. insuffisante]
Cas de la France
En France, ce "jeu" est connu suite à la médiatisation des décès que provoque cette pratique, et ce sont en priorité les enfants et les adolescents qui sont touchés par ce phénomène aux conséquences mortelles.
Cas de la Belgique
En Belgique, depuis 2009, la prise de conscience du grand public, des médias et des autorités publiques a été fortement accélérée, suite d'une part à un grand nombre de décès recensés en peu de temps (une dizaine de cas mortel recensés entre décembre 2008 et décembre 2009) et d'autre part à l'impulsion donnée par l'association Chousingha, créée par José Fernandez. Père d'une fille décédée à l'âge de 13 ans en décembre 2008 dès suites d'un accident par auto-strangulation dû au jeu du foulard, il a mis sur pied une association destinée à la sensibilisation des autorités, des parents et des enseignants sur les jeux dangereux. Son travail a notamment mené à la large diffusion d'une brochure d'information (télécharger-là ici) destinée aux adultes sur le sujet ainsi qu'à l'organisation par les autorités belges de l'enseignement (communauté française de Belgique) d'une prévention de terrain, avec les écoles et les centres psycho-médicaux-sociaux. L'association est reconnue par les autorités belges et apporte son soutien par l'organisation de séances d'information publiques ou dans les écoles.
Les 24 et 25 novembre 2011, un Colloque a été organisé à Liège avec pour thème "les jeux violents et d'évanouissement : sensibilisation, prévention et intervention de crise. Ce colloque, à l'initiative de la Ministre de l'Enseignement Obligatoire, Marie-Dominique Simonet, a rassemblé l'ensemble des experts belges et français sur cette thématique. Les documents diffusés sont disponibles sur le site www.colloquejeuxdangereux.be
Liens externes
Notes et références
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