- Anselm Franz von Ingelheim (Mayence)
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Anselm Franz von Ingelheim
Anselme-François d'Ingelheim (né le 16 septembre 1622 à Steinheim et mort 1695 à Aschaffenbourg) fut archevêque et prince-électeur de Mayence[1] de 1679 à 1694. A ce titre, il était également archichancelier du Saint-Empire romain germanique.
Biographie
Ses parents furent Georges-Jean d'Ingelheim et Anne-Elisabeth de Sturmfederin-d'Oppenweiler. Il etait chanoine de cathédrale Saint-Martin de Mayence, nommé par l'archevêque Lothairé-Frédéric de Metternich-Burscheid en 1674, camérier de la même ville, et, l'année suivante, son lieutenant à Erfurt. Il succéda le 7 novembre 1679 l'archevêque Charles-Henri. L'an 1684 il souscrivit, le 15 août, à la trêve conclue à Ratisbonne, pour vingt ans, entre l'empire et la France ; et, le 20 octobre suivant, pour marquer à Dieu sa reconnaissance de cet heureux événement, il fit présent à-son église d'un magifique ostensoir d'or, enrichi de diamants, pour y placer le saint sacrement.
Mais il ne jouit pas aussi longtemps qu'il l'espérait de celle tranquillité dont il était si flatté. Dès l'an 1688, la France rompit la trêve, et recommença la guerre à l'occasion des troubles de Cologne. L'électeur de Mayence, sommé par le dauphin Louis, qui commandait l'armée française, de livrer sa capitale, l'abandonna, dans l'impuissance de la défendre, par traité du 17 octobre , et choisit Erfurt pour retraite.
Le séjour qu'il y fit fut d'environ onze mois. Mayence ayant été rendue par Nicolas Chalon du Blé, le marquis d'Uxelles, le 8 septembre 1689 , au duc de Lorraine, après sept semaines de tranchée ouverte, l'électeur ne tarda pas à y revenir.
Siège de Mayence
L'an 1690, il concourut, le 24 janvier, dans la diète électorale d'Augsbourg à l'élection de Joseph, roi des Romains , qu'il sacra deux jours après. Il avait couronné , dans la même ville, sept jours auparavant, l'impératrice Éléonore Madeleine, mère de ce prince. L'année suivante, accablé de ta foutte, il se fit donner pour coadjuteur , par son chapitre, Louis-Antoine, grand-maître de l'ordre Teutonique et prévôt d'Elwangen, fils de l'électeur palatin Philippe-Guillaume , et l'obtint, le 19 avril, par une élection unanime.
Il résidait pour lors à Aschaffenbourg, dans la crainte que les Français, qui avaient toujours les yeux sur Mayence, ne réussissent à y rentrer; ce qui pensa en effet arriver par la trahison de Consbruch, commissaire-général des guerres, dont ils avaient corrompu la fidélité. Au mois de mai de l'an 1691 , il accéda au traité de confédération, fait entre l'empereur et d'autres princes contre la France. La mort le ravit à son église dans son palais d'Aschaffenbourg, le 30 mars 1695. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre de cette ville , auprès de l'archevêque Thierri.
Notes et références
- ↑ Les princes-évêques de Mayence étaient, comme la plupart des évêques allemands, à la fois seigneurs spirituels de leur diocèse et seigneurs temporels d'une série de possessions territoriales.
- L'Art de vérifier les dates, publié en 1750 par Charles Clémencet, avec la collaboration de Maur Dantine et d'Ursin Durand.
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