Kakurōkyō

Kakurōkyō
Kakurōkyō
Kakurōkyō-ha
Idéologie Communiste
Objectifs Anti-Capitaliste/ Anti-Empereur/ Anti-américain/Anti-guerre
Statut En activité
Fondation
Date de formation 1er septembre 1969
Pays d'origine Drapeau du Japon Japon
Actions
Nombres d'attaques imputées 9 attentats
Victimes (morts, blessés) 7 blessés / 1 mort / 8 membres assassinés
Zone d'opération Drapeau du Japon Japon
Période d'activité 1969-2003
Organisation
Chefs principaux Yoshiaki Hazama†
Groupe relié Hazama (Faction)
Armée révolutionnaire

Kakurōkyō (革労協?), diminutif de Kakumeiteki rōdōsha kyōkai (革命的労働者協会?, littéralement « Fédération/Association des travailleurs révolutionnaires »), est une organisation armée d'extrême-gauche japonaise fondée en 1969. Ce groupe fait partie des mouvements de la « nouvelle gauche » radicale des années 1970 qui ont vu le nombre de leur membres passer de 70 000 à près de 10 000 en 2003. Bien que subissant cette décrue, les membres de Kakurōkyō continuent leurs actions terroristes.

Sommaire

Histoire

Kakurōkyō est fondé en 1969 dans le sillage de la fragmentation du Parti communiste japonais.

Le groupe s'est fait connaître dans les années 1980 par des attentats au Lance-roquettes ou au Cocktail Molotov contre des cibles liées à la famille impériale. Kakurōkyō a aussi attaqué les bases américaines de Yokota de Atsugi.

Le groupe critique très fortement l'organisation APEC (Coopération Économique Asie-Pacifique, le (G-7), l'Agence japonaise de Défense et la Police japonaise. Ainsi en 1993 l'attaque au mortier d'une base américaine s'était faite quelques heures avant la venue du président Clinton pour un sommet du G7. Kakurokyo était aussi totalement opposé à l'envoi de troupes japonaises en Irak.

La police Japonaise effectue régulièrement des raids pour essayer d'attraper les membres de Kakurōkyō[1]. Ainsi en 2002 Hitomi Funaba, un membre de Kakurōkyō de la préfecture de Tochigi a pu être arrêté pour falsfication de son permis de conduire[2].

Apparemment, le groupuscule doit faire face à une spirale de violence interne où des factions internes se mènent une guerre impitoyable. Ainsi en février 2000, un vieux membre de Kakurōkyō aurait été tué à coup de couteau par trois membres à la station JR de Manazuru de la préfecture de Kanagawa. En août 2000 c'est une femme de 49 ans, membre de Kakurōkyō, qui est poignardée à mort par des hommes masqués à la station de Uguisudani de Tokyo. Le 7 mai 2001, à Yachimata Yoshitaka Yano, un membre actif est battu à mort à coup de barre de fer et de marteau par plusieurs hommes[3].

Entre 1999 et 2001, huit membres sont ainsi tués dans des affrontements inter-factions.

Attentats

  • Novembre 1990 : Avant l'intronisation de l'empereur Akihito les groupes armés d'extrême-gauche ont lancés une série d'attaques. Kakurōkyō Hazama-ha a fait explosé une bombe dans un dortoir de la police tuant un policier et en blessant six autres[4].
  • 1er juillet 1993 : Le quartier général de l'US Army près de Tokyo à Yokota est la cible de plusieurs tirs de roquettes. Cette attaque a lieu avant le début du sommet du G-7.
  • 7 juillet 1993 : On soupçonne des éléments radicaux du groupe Kakurōkyō d'avoir placé une bombe sur un site du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) lors de l'exposition internationale Green and greenery d'Ōsaka. Il y eu des dégâts matériels sur le bâtiment mais pas de blessés.
  • 7 juillet 1993 : Le Camp Zama, complexe militaire de l'US Army près de Tokyo est la cible de plusieurs tirs de rockets. Cette attaque a lieu quelques heures avant le début du sommet du G-7
  • 15 novembre 1995 : Un employé d'une compagnie d'électricité découvre une charge explosive sur une ligne électrique d'un bâtiment de l'armée américaine à Sagamihara. L'explosion n'a causé que des dégâts mineurs. L'attentat a été revendiqué conjointement par les groupes Chūkaku-ha et Kakurōkyō-ha dont l'intention était de perturber le sommet de l'APEC à Osaka.
  • 2 février 1998 : Attaque de l'aéroport de Narita avec deux roquettes. un ouvrier, Katsuji Fukushima, est légèrement blessé. L'attaque peut être lié à l'ouverture des jeux olympiques de Nagano qui débutaient une semaine après.
  • Juillet 2000 : Attaque de la base de l'US Air Force de Yokota.
  • 5 juin 2001 : Attaque à la voiture piégée de la maison du directeur d'une compagnie de sécurité, Japan Protection. L'attaque aurait été le fait d'une faction de Kakurōkyō ayant comme base l'Université Meiji, pour laquelle travaille Japan Protection. Dans la même période le membre Akira Yamane est arrêté pour attaque sexuelle envers une femme. « J'ai vu une très belle femme et j'ai voulu l'embrasser » confiera-t-il.
  • 2003 : Explosion près du Ministère de la défense. Explosion contre une base américaine dans la préfecture de Kanagawa.
  • 18 février 2004 : Deux explosions se produisent près du Ministère de la Défense. La police japonaise suspecte Kakurōkyō d'en être responsable, mais c'est le groupe Armée révolutionnaire qui les revendique. Le groupe Armée révolutionnaire est considéré par la police japonaise comme une couverture pour Kakurōkyō[5].

Notes et références

  1. (en) Police raid leftist group Kakurokyo, Kyodo, 6 mars 2000
  2. (en) Police raid 40 places in swoop on Kakurokyo leftists, Kyodo, 11 février 2002
  3. (en) Leftist killed by own group in Chiba, 17 mai 2001
  4. (en) Patterns of Global Terrorism: 1990, Asia Overview, 1990
  5. (en) Japan blasts linked to leftists - CNN, 18 février 2004

Voir aussi



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Kakurōkyō de Wikipédia en français (auteurs)

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