- Fort de Boncelles
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Le fort de Boncelles[1] a été le théâtre d’une des batailles les plus importantes de la périphérie de Liège en août 1914, la bataille de Liège.
Boncelles est une section de la ville belge de Seraing, située en Région wallonne dans la Province de Liège.
Sommaire
Historique du fort
C'est pour préserver sa neutralité tout en protégeant ses voies d'accès qu'une ceinture de 12 forts fut établie autour de Liège.
Il en fut de même pour Namur.
Les forts étaient tous distants de moins de 10 km de la cité.
Ils furent construits à la suite de la guerre de 1870 opposant Français et Allemands entre 1888 et 1892 en ayant recours à un nouveau matériau pour l'époque, le béton.
De même que les onze autres forts Barchon, Évegnée, Fléron,Chaudfontaine, Embourg, Flémalle, Hollogne, Loncin, Lantin, Liers, Pontisse, qui ceinturaient Liège,celui de Boncelles est l'œuvre du Général Henri Alexis Brialmont.
1914-1918
La bataille de Sart Tilman[2] est un des épisodes les plus marquants de la région.
Les troupes belges avaient pour ambition de freiner l'avance allemande.
Une église a été élevée à la mémoire des soldats tombés lors de ce combat qui eut lieu dans la nuit du 5 au 6 août 1914.
Une plaque commémorative a été apposée sur la ferme de la Cense Rouge non loin de là.
1940-1945
Le fort d'Eben-Emael fut le premier à tomber aux mains de l'ennemi le 11 mai 1940.
Le 16 mai 1940 à 12h30 le fort de Boncelles[3], faiblement armé, tout comme celui d'Embourg, fut le deuxième des douze forts protégeant Liège a être pris de force.
Le Commandant Numa Charlier[3], l'ayant vaillamment défendu et n'ayant pas hissé le drapeau blanc de la reddition, fut tué par une onde de choc pendant le dernier combat et sa phrase restée célèbre « Me rendre ? Jamais ! » est inscrite sur le monument aux morts érigé sur le fort de Boncelles face à la rue qui porte son nom.
L'après guerre
Le fort de Boncelles n’a jamais été restauré ni ouvert au public.
L'armée, restée propriétaire du site, le transforma en dépôt.
Longtemps laissé à l’abandon, son entrée barrée par une porte de fer derrière laquelle fut érigé un mur condamnant ainsi l’accès, ces fossés furent comblés dans les années 80.
Il fut alors vendu afin d’y construire un lotissement sur son périmètre.
Le centre du domaine a été, néanmoins, épargné.
Actuellement seules la tour, dont le rôle principal était de capter l'air frais afin de ventiler les locaux du fort, et la porte d’entrée principale sont encore visibles.
En 2001 la tour devint le symbole d'un centre didactique ce qui lui évita d'être démolie.
Patrimoine
La Tour d'Air[4]est un centre d'interprétation touristique situé en bordure du fort de Boncelles.
Il fut créé en 2001 par Sergei Alexandroff, un passionné d'histoire.
Il rend hommage aux soldats tombés au combat pendant les guerres de 14/18 et 40/45 avec notamment une esplanade de blindés, le tout étroitement lié à l'histoire relative au fort.
L'esplanade des blindés
Le 12 août 2010[5], deux premiers blindés, un char Guépard[5] et un char Léopard, ont fait leur entrée sur l'esplanade qui est un parc d'exposition de divers chars.
Ils ont été rejoints le 6 octobre 2010 par un Patton, un JPK et un BDX[6] de la gendarmerie.
Un M4 Sherman, représente un monument officiel de la libération de Boncelles.
Références
- Boncelles, sur derelicta.pagesperso-orange.fr
- Combat de Sart-Tilman, sur greatwardifferent.com
- Chemin du souvenir, sur http://www.latourdairboncelles.be/#Accueil.A
- La Tour d’air, sur http://www.latourdairboncelles.be/#Accueil.A.
- Arrivée des deux premiers blindés le 12 août 2010, sur http://www.latourdairboncelles.be/#Accueil.A
- Arrivée de trois blindés le 6 octobre 2010, sur http://www.latourdairboncelles.be/#Accueil.A
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