- Aquamation
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L’aquamation est un terme récemment introduit pour désigner un procédé physico-chimique en phase aqueuse, l’hydrolyse alcaline, qui dissout la matière organique des corps, en particulier mis en œuvre comme service funéraire. S’y rattachent d’autres pratiques funéraires d’inhumation en eau plus ou moins anciennes. Le procédé sert aussi pour éliminer des déchets animaux.
Sommaire
Historique et principe de l’Aquamation
L’aquamation fut développée pour éliminer les restes des animaux d’abattoirs, de façon moins couteuse et surtout pour éviter la dissémination des maladies : depuis 1992 elle est utilisée pour combattre les maladies de la vache folle, la gale (elle est à présent considérée plus sûre sanitairement que la crémation).
L’usage de l’aquamation à but funéraire, pour l’homme, se développe notamment en Australie et outre atlantique. L’aquamation (funéraire) consiste à plonger le corps (du défunt) dans un bassin d'eau chaude (93°C) agitée et contenant des agents facilitant la dissolution des chairs. Les agents comprennent notamment des carbonates et hydroxydes. La combinaison du mouvement de l'eau, de sa température, et de son alcalinité accélère le processus de dissolution et décomposition des tissus, qui après quatre heures de traitement, disparaissent et ne restent que les os (pour un rite funéraire, les residus osseux sont réduits en poudre et proposé à la famille à l’instar des cendres obtenues par crémation).
Aquamation funéraire
Le procédé moderne d’aquamation se veut plus naturel, éthique et écologique que la méthode de crémation, et même que les enterrements traditionnels. Comparé à la crémation à présent désormais assez répandue, il utiliserait 10 fois moins d'énergie et ne rejette aucune particule dans l'atmosphère (contrairement aux 160-200 kilos de CO2 émis par le four crématoire). Il produit une eau riche en matière organique utilisable comme fertilisant en agriculture (floriculture), et des résidus osseux. Il occupe moins de place que les cimetières, et ne rejette pas de méthane et autres gaz à effet de serre, ni de fluides contaminant le sol, ni ne laisse de déchets (bois et poignées métalliques des cerceuils). Les métaux des prothèses (titane, plomb) peuvent être récupérés au contraire de la crémation et de l’enterrement. D’un point de vue éthique, le procédé participe aux préoccupations environnementales, est compatible avec les religions bouddhistes (en découle même) et chrétiennes, mais non islamiques.
Outre l’usage en industrie animalière, l’aquamation funéraire se répand, forte d’expériences montrant une bonne acceptation (148personnes sur 150[1] ; adoption par la UK Cremation Society 2008[2].
Le principe de l’aquamation (l'hydrolyse alcaline) opère dans (et la pratique d’aquamation funéraire s’apparente avec) certaines pratiques ancestrales voire plus récentes[3]. Par exemple, l’inhumation dans l’eau des rivières est largement pratiquée en zone pacifique sud, avec des embarcations funéraires. L’inhumation en eaux marines était pratiquée par les Vikings (Oseberf), en Angleterre et Irlande au 7-8eme siècle (culture scandinave), lors d’expéditions maritimes longues (colonialisme occidental), et est encore pratiquée, le plus souvent à titre honorifique dans la marine pour des officiers supérieurs, ou à titre symbolique par des artistes, pécheurs, aventuriers... Signalons aussi l’inhumation aquatique pratiquée au Tibet (surtout dans le Sud et Est), qui combine tout un rituel pré- et post-mortem. Sous-jacent, la pratique s’ancre dans le mythe de l’immortalité, d’un retour, d’une Ablution/purification… La dispersion des cendres d’un défunt même relève d’une recherche de fusion de l’être avec la nature, à l’instar d’autres pratiques funéraires (dans les iles Salomon, corps défunts exposés sur les récifs et laissés à la nature, aux requins… ; dans d’autres iles, corps défunts vêtus remis aux fonds marins avec un leste de pierre ; inhumation céleste). La notion de voyage (funéraire, spirituel) transparait également par l’usage d’embarcation parfois élaborées (égyptiens, vikings,…).
Aquamation en industrie d’élevage
(à documenter)
Références
www.aquamation.info Service funéraire d’aquamation
anglais en:Alkaline hydrolysis: Hydrolyse alcaline, sur wikipédia.en
anglais en:Tissue digestion: Digestion des tissus, sur wikipédia.en
- bulletin de Aquamation.info The MAYO Research Clinic, when first installed, had 150 donated cadavers to dispose. As the original MAYO agreements had said that final disposition of the bodies would be cremation, the Mayo Clinic felt obliged to consult relatives before using a different method. Out of the 150, an overwhelming 148 opted to use the aquamation method instead of cremation. Cité par le
At an Extraordinary General Meeting on 17th June 2008 members of the society voted to change its constitution to allow it to support for aquamation since they viewed it as a superior means of disposal. Cité par le bulletin de Aquamation.info bulletin
Written in 1874, this is an extract of the UK Cremation Society Declaration: "we desire to substitute some mode which shall rapidly resolve the body into its component elements, by a process which cannot offend the living, and shall render the remains perfectly innocuous. Until some better method is devised we desire to adopt that usually known as cremation”.- http://www.aquamation.info/water-burial.html information sur les pratiques passées d’inhumation aquatique par www.aquamation.info [
Articles connexes
- Rite funéraire
- Autres procédés funéraires: Crémation, Thanatopraxie (embaumement), Promession (traitement du corps par l'azote liquide)
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