UniGE

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Université de Genève

Université de Genève
Université de Genève
Nom original Schola Genvensis
Informations
Fondation 1559
Type Université publique
Localisation Genève, Suisse Suisse
Régime linguistique Français
Recteur Prof. Jean-Dominique Vassalli
Personnel 5 200
Étudiants 13 364
Affiliation Coïmbre, AUE, LERU et AUF
Site web unige.ch
Groupe de CïmbreFichier:Logo EUA.PNGLigue européenne des universités de rechercheFichier:Logo AUF.PNG

L'université de Genève (UNIGE) est l'université publique du canton de Genève en Suisse. Fondée en 1559 par Jean Calvin, sous le nom d'Académie de Genève, comme un séminaire théologique et humaniste, elle obtient un rayonnement important. On y enseigne alors la rhétorique, la dialectique, l'hébreu et le grec ancien. Elle étendra par la suite ses disciplines au siècle des Lumières et prendra le nom d'« université » en 1873 avec la création de la faculté de médecine par le Conseiller d'État radical Antoine Carteret - le même qui, simultanément, rend l'école publique gratuite et obligatoire à Genève.

L'UNIGE propose chaque année plus de 240 types de diplômes, dont une trentaine de baccalauréats universitaires, plus de 70 maîtrises universitaires et 78 filières de doctorat, ainsi qu'environ 200 programmes de formation continue dans des domaines variés. Depuis la rentrée 2005, l'université a rejoint l'espace européen de l'enseignement supérieur par le passage de toutes les facultés au processus de Bologne. Genève se positionne également, via son appartenance à la LERU (League of European Research Universities), comme l'une des douze meilleures universités de recherche en Europe.

En 2007-2008, 12 175 étudiants fréquentaient l'UNIGE (13 364 étudiants si l'on inclut HEI et l'IUED — fusionnés en 2008 pour former l'Institut de hautes études internationales et du développement — et l'Institut œcuménique de Bossey). Sur ce total, 61% étaient des étudiantes, soit la représentation féminine la plus élevé de Suisse. 36 % d'entre eux étaient étrangers (131 pays représentés avec la France, l'Italie et l'Espagne en tête). 3 277 professeurs et collaborateurs de l'enseignement, dont 1321 femmes, assurent la bonne marche de l'institution. Cela en fait la deuxième plus grande université de Suisse après celle de Zurich. L'accès aux examens requiert le paiement d'une taxe de 500 francs suisses par semestre.

En 2009, l'université de Genève célèbre son 450e anniversaire à travers un programme de manifestations publiques.

Sommaire

Structure

Uni-Bastions, bâtiment qui abrite la faculté des lettres

L'université de Genève est composée de sept facultés, à savoir la Faculté des sciences, celle de médecine, des lettres, des sciences économiques et sociales (dont la section HEC Genève), de droit, de théologie et enfin de psychologie et des sciences de l'éducation.

Il convient également d'y ajouter l'École de traduction et d'interprétation, ainsi que deux écoles facultaires, l'École de langue et de civilisation françaises intégrée à la Faculté des lettres et l'École d'éducation physique et de sport intégrée à la Faculté de médecine. L'Université compte enfin neuf centres et instituts interfacultaires : le centre universitaire d'informatique, le centre interfacultaire de gérontologie, l'institut européen de l'université de Genève, l'institut d'histoire de la Réformation, le pôle en sciences de l'environnement, la formation des enseignants du secondaire, le centre interfacultaire de neuroscience, le centre interfacultaire en sciences affectives et le centre universitaire d'étude des problèmes de l'énergie.

Il existe également deux instituts qui sont étroitement liés à l'université :

Rectorat

Le rectorat est l’organe exécutif et dirigeant de l’Université. Il est composé en 2009 du recteur Jean-Dominique Vassalli et de trois vice-recteurs, les professeurs Yves Flückiger, Anik de Ribaupierre et Pierre Spierer.

Crise de 2006

À la suite de travaux menés par une fiduciaire mandatée sur les comptes 2005, huit cas de notes de frais abusives de certains professeurs sont transmis au procureur général. Des pratiques concernant notamment les gains accessoires des professeurs et les fonds de prévoyance sont été mises en lumière.

Uni-Mail, bâtiment qui abrite notamment la faculté des sciences économiques et sociales

L'affaire éclate en mai 2006 et pousse le recteur André Hurst, en place depuis le 15 juillet 2003, à présenter sa démission. Le Conseil d'État genevois refuse sa démission mais accepte celle de la vice-rectrice Louisette Zaninetti. Suite à l'implication de la vice-rectrice Nadia Magnenat-Thalmann dans ce scandale, le recteur Hurst, la vice-rectrice et le vice-recteur Peter Suter présentent leur démission le 11 juillet 2006 avec effet au 31 août. Cette démission collective est avalisée le 26 juillet par le Conseil d'État qui nomme alors une direction intérimaire dont le mandat court du 1er septembre 2006 au 14 juillet 2007. Le professeur Jacques Weber, ancien doyen de la faculté des sciences, devient recteur alors que Anik de Ribaupierre, ancienne doyenne de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, et Jean Kellerhals, professeur à la faculté des sciences économiques et sociales, sont désignés vices-recteurs. Le troisième vice-recteur Charles Bader, professeur à la faculté de médecine, est nommé le 30 août. Le 20 décembre, le professeur Jean-Dominique Vassalli est finalement désigné à la fonction de recteur pour un mandat de quatre ans (2007-2011).

En 2007, Nadia Magnenat-Thalmann est totalement blanchie, l'audit n'ayant révélé quasiment aucune fraude. L'affaire a cependant été jugée suffisamment importante par le gouvernement pour justifier une réécriture totale de la loi sur l'Université.

Loi sur l'Université

C'est à une commission externe à l'université qu'est confiée la mission de rédiger un avant-projet de loi. L'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss en prend la présidence alors que le recteur de l'université de Lausanne, Jean-Marc Rapp, fait aussi partie de cette commission de quinze membres. En septembre 2006, la Conférence universitaire des associations d'étudiants (CUAE), ainsi que 449 membres du personnel de l'université, font savoir publiquement leur opposition à cette démarche jugée illégitime. Leur demande de prendre le temps de la réflexion et de confier aux quatre corps de l'université la mission de penser l'avenir de cette dernière est refusée par le gouvernement cantonal. Un groupe de travail interne sur la loi sur l'Université (GTLU) se constitue, par auto-désignation, et adresse au Grand Conseil une liste de recommandations qui vont dans le sens d'une organisation plus démocratique de l'université. Entre temps, l'avant-projet de loi rédigé par la commission externe est remis au gouvernement en avril 2007 et prévoit, entre autres mesures, une plus grande autonomie de gestion pour le rectorat de l'université.

Le 13 juin 2008, le parlement genevois accepte le projet de nouvelle loi à l'unanimité moins une voix et quatre abstentions. Durant l'été 2008, un comité référendaire composé d'étudiants, de syndicats et de partis de gauche récolte des signatures pour s'opposer à ce projet qu'il juge défavorable au personnel de l'Université et susceptible de conduire à une privatisation de l'institution. Le référendum ayant abouti, la loi est soumise au vote populaire le 30 novembre 2008 et est approuvée par 72% des votants. Le Conseil d'Etat salue un vote qu'il interprète comme la volonté des citoyennes et citoyens genevois de doter l'Université d'une gouvernance efficiente au service de la formation et de la recherche de qualité.

Liste des recteurs

  • Jean-Dominique Vassalli (2007- 2011)
  • Jacques Weber (2006 - 2007)
  • André Hurst (2003 - 2006) (démission collective du rectorat)
  • Maurice Bourquin (1999 - 2003)
  • Bernard Fulpius (1995 - 1999)
  • Luc Weber (1991 - 1995)
  • Jean-Claude Favez (1987 - 1991)
  • Marcel Guenin (1983 - 1987)
  • Justin Thorens (1977 - 1983)
  • Jean Posternak (1977)
  • Ernst Heer (1973 - 1977)
  • Charles Rouiller (1972 - 1973) (décédé en fonction)
  • Martin Peter (1969 - 1972)
  • Denis van Berchem (1966 - 1969)
  • Claudius Terrier (1964 - 1966)
  • Jean Graven (1962 - 1964)
  • Éric Martin (1960 - 1962)
  • Jaques Courvoisier (1958 - 1960)
  • Paul-E. Wenger (1956 - 1958)
  • Henri de Ziegler (1954 - 1956)
  • Antony Bebel (1952 - 1954)
  • Eugène Bujard (1950 - 1952)
  • Georges Tiercy (1948 - 1950)
  • Paul-Edmond Martin (1946 - 1948)
  • Antony Babel (1944 - 1946) (premier recteur catholique)
  • Eugène Bujard (1942 - 1944)
  • Eugène Pittard (1940 - 1942)
  • Victor Martin (1938 - 1940)
  • William Rappard (1936 - 1938)
  • Albert Richard (1934 - 1936)
  • Maurice Roch (1932 - 1934)
  • Henri Fehr (1930 - 1932)
  • Charles Werner (1928 - 1930)
  • William Rappard (1926 - 1928)
  • Georges Werner (1924 - 1926)
  • Rodolphe Weber (1922 - 1924)
  • Georges Fulliquet (1920 - 1922)
  • Raoul Gautier (1918 - 1920)
  • Francis de Crue (1916 - 1918)
  • Louis Rehfous (1914 - 1916)
  • Albert Mayor (1912 - 1914)
  • Edouard Montet (1910 - 1912)
  • Robert Chodat (1908 - 1910)
  • Bernard Bouvier (1906 - 1908)
  • Alfred Martin (1904 - 1906)
  • Adolphe d'Espine (1902 - 1904)
  • E. Martin (1900 - 1902)
  • L. Soret (1898 - 1900)
  • J.-J. Gourd (1896 - 1898)
  • Alfred Martin (1894 - 1896)
  • G. Juliard (1892 - 1894)
  • A. Chantre (1891 - 1892)
  • C. Graebe (1887 - 1889)
  • P. Vauche (1889 - 1891)
  • Alex-J. Martin (1885 - 1887)
  • G. Julliard (1881 - 1885)
  • L. Soret (1881 - 1883)
  • Marc Monnier (1879 - 1881)
  • Alex-J. Martin (1876 - 1879)
  • Carl Vogt (1873 - 1876)
  • Ed. Humbert (1873)
  • Henri Boissier (1800 - 1817)
  • Théodore de Bèze (1559 - 15...)

Recherche

Sciences II, bâtiment qui abrite la faculté des sciences

Les secteurs phares de la recherche à l'Université de Genève sont les sciences de la vie (biologie moléculaire, bioinformatique, etc.), la physique des particules élémentaires, l'astrophysique, les sciences économiques et sociales, la psychologie, la chimie, la biochimie et la biophysique. L'UNIGE est aussi la maison-mère de trois pôles de recherche nationaux en génétique (Frontiers in Genetics), en sciences des matériaux (MaNEP) et en étude des émotions (Affectives Sciences).

Au plan national, l'UNIGE obtient les meilleurs résultats depuis plusieurs années parmi les hautes écoles universitaires suisses auprès du Fonds national de la recherche scientifique. Pas moins de 60 millions de francs suisses reviennent ainsi annuellement aux chercheurs genevois. Au niveau international, l'UNIGE a doublé le nombre de ses publications dans les revues scientifiques durant les vingt dernières années[réf. nécessaire]. En matière de biologie moléculaire, l'impact des recherches menées à Genève la situe au deuxième rang mondial, directement derrière Princeton[réf. nécessaire]. La physique genevoise occupe pour sa part le sixième rang mondial[réf. nécessaire].

La communauté universitaire genevoise bénéficie en outre d'un accès à de riches bibliothèques et à des documents comme les archives de Jean Piaget. De plus, elle profite d'un esprit d'innovation dont témoignent des chercheurs de pointe comme Michel Mayor, avec la découverte des exoplanètes, Denis Duboule avec la génétique ou Nicolas Gisin avec la téléportation quantique.

Ouverture

Forte de sa présence internationale, l'UNIGE ne cesse de développer des liens avec les organisations internationales et non gouvernementales établies à Genève. Ses programmes d'études se développent de manière significative dans ce domaine grâce aux synergies mises en place entre des organisations comme le BIT, l'OMS, l'ONU mais également les instituts rattachés à l'université : l'Institut de hautes études internationales et du développement et l'Institut œcuménique de Bossey. Basé à Genève, le réseau suisse pour les études internationales vise ainsi à faire collaborer chercheurs et organismes internationaux sur des thèmes comme le droit humanitaire ou le développement durable. Depuis 2006, l'UNIGE propose un baccalauréat en études internationales, une formation complète et pluridisciplinaire.

Conjointement avec les autres universités romandes, Genève propose plusieurs diplômes post-grades en sciences économiques et sociales, en pharmacie, en biomédecine, en psychologie, lettres, études genre, écologie humaine et science de l'environnement, sociologie et biologie.

Apprentissage en réseau

Sur le plan national, l'UNIGE participe notamment à deux réseaux de collaborations : Science, Vie, Société (SVS), programme d'innovation et de développement élaboré avec l'Université et l'École polytechnique fédérale de Lausanne, et le Triangle Azur, réseau comprenant les universités de Lausanne (UNIL) et de Neuchâtel (UNINE), qui visent à la mise sur pied de formations communes.

Les scientifiques de l'université collaborent étroitement avec ceux du CERN, de l'Observatoire européen austral, de l'Agence spatiale européenne et de la NASA. Dans le cadre du sixième PCRD, qui s'étend de 2002 à 2006, 42 projets étaient en cours en 2004. Parmi ceux-ci, 17 portaient sur les technologies de l'information, 15 sur les sciences de la vie, quatre sur les nanosciences et l'étude des matériaux, trois sur les sciences sociales et humaines, deux sur l'énergie et un sur l'astronomie. Enfin, sur le plan international, l'UNIGE ne compte pas moins de 80 accords de collaboration avec des universités des cinq continents.

Afin de renforcer ses liens avec la Genève internationale, l'université de Genève a également créé le Réseau universitaire international de Genève en 1999, en collaboration avec Institut de hautes études internationales et du développement, l'Office des Nations unies à Genève et le CICR. Cet organisme a été rebaptisé « réseau suisse pour les études internationales » en 2008, ouvrant sa participation aux chercheurs de toute la Suisse.

Enseignants et chercheurs

Fondateurs

Contemporains

Anciens étudiants

Liens internes

Lien externe


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