- Pierre Léon Bouisset
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Pierre Léon Bouisset, né le 23 décembre 1824 à Lacaune (Tarn) et mort le 10 novembre 1900 à Montpellier, est un officier militaire français, auteur du chant de La Galette. Ce chant est devenu l'hymne traditionnel des élèves officiers de l'école militaire de Saint-Cyr.
Biographie
Pierre Léon Bouisset est le dernier fils de Louis Bouisset, un chapelier de Lacaune, issu d'une famille de Murat-sur-Vèbre. Ses frère Louis († 1846) et Crépin Martial (1814-1886) seront prêtres ; Marie André Paulin (1822-1893) sera professeur de latin. Comme ses frères, Pierre Léon fait ses études au collège de Castres.
En 1843, il entre à l'école de Saint-Cyr (promotion d’Isly). Il compose les paroles du chant de la Galette, surnom de l'épaulette bleue que portaient les élèves-officiers mal classés. En fait, à partir de 1845, tous les élèves porteront l'épaulette rouge. Composé sur la musique des Puritains de Vincenzo Bellini, ce chant se veut un hommage à ce symbole des élèves mal classés et va devenir l'hymne officiel de l’école.
Pierre Léon Bouisset sort de l'école 169e sur 274. Il est nommé capitaine en 1854, chef de bataillon en 1869. Il commande le bureau de recrutement d’Avignon de 1875 à 1880. Il quitte l'armée avec le grade de lieutenant-colonel.
Son séjour en Afrique lui a inspiré des pages consignées dans trois cahiers manuscrits.
Il est également l'auteur des Légendes des Monts de Lacaune, parues en 1880. Il s'agit d'un recueil de poèmes retraçant des légendes et des épisodes historiques de la région de Lacaune.
La Galette
Noble galette que ton nom
Soit immortel en notre histoire,
Qu'il soit ennobli par la gloire
D'une vaillante promotion.
Et si dans l'avenir
ton nom vient à paraître,
On y joindra peut-être
notre grand souvenir,
On dira qu'à Saint-Cyr
où tu parus si belle
La promotion nouvelle
vient pour t'ensevelir.
Toi qui toujours dans nos malheurs
Fus une compagne assidue
Toi qu'hélas, nous avons perdue !
Reçois le tribut de nos pleurs.
Nous ferons un cercueil
Où sera déposée
Ta dépouille sacrée
Nous porterons ton deuil,
Et si quelqu'un de nous
Vient à s'offrir en gage
L'Officier en hommage
Fléchira le genou !
Amis il faut nous réunir
Autour de la Galette Sainte
Et qu'à jamais dans cette enceinte
Règne son noble souvenir !
Que son nom tout puissant
S'il vient un jour d'alarme
A cinq-cents frères d'armes
Serve de ralliement
Qu'au jour de la conquête
A défaut d'étendard
Nous ayons la Galette
Pour fixer nos regards.
Soit que le souffle du malheur
Sur notre tête se déchaîne
Soit que sur la terre africaine
Nous allions périr pour l'honneur !
Soit qu'un ciel plus pur
Reluise sur nos têtes
Et que loin des tempêtes
Nos jours soient tous d'azur
Oui tu seras encore,
O Galette sacrée
La mère vénérée
De l'épaulette d'or !Bibliographie
Catégories :- Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
- Personnalité du Tarn
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