Châteauneuf-en-Thymerais

Châteauneuf-en-Thymerais

48° 34′ 53″ N 1° 14′ 31″ E / 48.5813888889, 1.24194444444

Châteauneuf-en-Thymerais
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Châteauneuf-en-Thymerais
Code commune 28089
Code postal 28170
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Gaboriau
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Thymerais
Site web http://www.chateauneuf-en-thymerais.fr/
Démographie
Population 2 549 hab. (2008)
Densité 626 hab./km²
Gentilé Castelneuviens, Castelneuviennes
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 53″ Nord
       1° 14′ 31″ Est
/ 48.5813888889, 1.24194444444
Altitudes mini. 183 m — maxi. 223 m
Superficie 4,07 km2

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Châteauneuf-en-Thymerais est une commune française, située dans le nord-ouest du département d'Eure-et-Loir en région Centre. Situé aux confins de l'Île de France, de la Normandie, du Perche et de la Beauce, ce petit chef-lieu de canton peuplé de plus de 2 500 habitants fut autrefois une place forte importante régnant sur toute la province du Thymerais.

Né de la volonté farouche de ses premiers Seigneurs pour faire face à la menace que faisaient peser les ducs de Normandie sur le royaume de France, âprement discuté et dévasté au cours des âges, le château fut finalement rasé mais la ville resta. Celle-ci perdit progressivement de son importance et le fief dont elle était le centre fut dépecé si bien que la baronnie qu'elle était devenue au XVIIIe siècle était loin d'avoir la même étendue qu'au XIIIe siècle.

La ville connait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale un fragile renouveau en tirant parti de sa situation géographique liée à sa proximité de Paris et des bassins d'emplois de Chartres et de Dreux. Elle a réussi à attirer certaines entreprises industrielles, à conserver une partie de son activité commerciale tout en enregistrant un développement démographique faible mais régulier. Déjà chef-lieu de canton, et appartenant au Pays Drouais la ville est devenue en 2003 le centre de la Communauté de communes du Thymerais.


Sommaire

Géographie

Situation

Ancienne capitale du Thymerais après avoir ravi ce titre à sa voisine Thimert, Châteauneuf-en-Thymerais se situe au sud de la Normandie et du Drouais, à l'ouest et au nord de la Beauce et du Chartrain et à l'est du Perche. La ville a été construite à la suite des aléas de l'histoire dans une région couverte de forêts appelée, vers l'an 600 voire à une époque bien plus reculée, le Perche. Cette appellation ne s'appliquait pas encore au début du XIe siècle aux divisions politiques ou administratives. Néanmoins, la région boisée du Perche fut partagée entre le comté de Corbon (Mortagne), la baronnie de Châteauneuf, le comté et l’évêché de Chartres, le vicomté de Châteaudun et le comté de Vendome[1]. Le défrichement progressif de cette forêt fit reculer le Perche et laissa place au Thymerais. Carrefour routier, la ville est aujourd'hui un chef-lieu du canton et le centre de la Communauté de communes du Thymerais.

accès routier

Châteauneuf-en-Thymerais est un carrefour routier. Elle est traversée du sud-est au nord-ouest par la D939 qui relie Chartres, ville desservie par l'autoroute A11, à Verneuil-sur-Avre où passe la Nationale 12. L'autre axe qui traverse la ville du nord-est au sud-ouest est la D928 qui relie Dreux (desservie par la Nationale 12) à Nogent-le-Rotrou.

Communes limitrophes

Histoire

En 1058, Albert Ribaud, seigneur du Thymerais, ayant pris parti contre Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et futur roi d'Angleterre, celui-ci s'empara de Thimert et y laissa un gouverneur, mais l'année suivante, Henri Ier roi de France, lui reprit ce château fort et le fit raser. Ce fut avec ses débris que Gaston ou Gazon d'Avesgaud, beau-frère d'Albert Ribaud fit construire à peu de distance, dans une clairière au milieu des bois, un fort nommé Chastel-neuf. Il se forma autour un bourg du même nom, qui devint bientôt la capitale du Thymerais.

Albert et Gaston sont vassaux du comte de Chartres (Thibault III), des comtes de Dreux et du Perche. Or Thibault III guerroie contre Guillaume le Conquérant, lesquels se disputent la possession du Drouais et du Vexin normand. Mais Gaston prend position pour Guillaume le Conquérant. Albert reste fidèle au Roi de France Henri Ier ce qui lui vaudra d'être chassé de Thimert par Guillaume le Conquérant où il installe un de ses vassaux. Henri Ier venge son féal, son « fidèle Albert » en assiégeant lui-même Thimert en 1058 et rase le château en 1059. Gaston fait dès lors bâtir à quelques distances de là dans une clairière un nouveau fort appelé Chastel Neuf (castrum novum) autour duquel se formera un bourg (devenu Châteauneuf-en-Thimerais). Gaston et Albert furent longtemps en guerre au sujet de Châteauneuf et finirent par se réconcilier.

D'un point de vue féodal[2], le Thymerais formait dès 1200 un seul et grand fief dont le centre était Châteauneuf-en-Thymerais. La Châtellerie de Châteauneuf-en-Thymerais s'étendait sur une zone délimitée grossièrement par l'Avre au nord et l'Eure au sud et à l'est. La Châtellerie couvrait plus de 80 villages compris dans ces limites mais aussi des villages de l'Eure: Acon, Armentière-sur-Avre, Saint-Martin-du-Vieux-Verneuil, Saint-Victor-sur-Avre; et du département de l'Orne: Charencey, Moussonvilliers, Normandel, et La Trinité-sur-Avre, tous situés dans le canton de Tourouvre.

Hugues qui avait épousé Mabile, fille de Roger de Montgommery et de Mabile de Bellême, donna asile à Châteauneuf, à Robert Courteheuse, révolté contre son père suite à une brouille avec ses frères et l'échec de la prise du Château de Rouen. Guillaume le Conquérant vint alors faire, en 1078, le siège de Regmalard, qui finit par se rendre. Il était accompagné de Rotrou III du Perche, comte de Mortagne, seigneur suzerain de Regmalard.

Le château fut pillé en 1169 par le roi Henri Ier d'Angleterre, suite à la destruction de Chennebrun, situé sur la rive gauche de l'Avre, l'année précédente par le roi de France. Le château fut à nouveau attaqué par Henri II Plantagenêt, qui brûla la forteresse, mais celle-ci fut reconstruite en 1189 par Hughes III du Châtel, seigneur du Thymerais. Hughes III reçut au château le roi Louis VII à l'occasion de l'inauguration de la foire Saint-Jacques à Boutaincourt. La chapelle Saint-Thomas fut construite à cette époque dans les faubourgs de la ville (aujourd'hui rue St-Thomas entre la route de Chartres et celles de Nogent-le-Roi). Fermée à l'exercice du culte depuis la Révolution, elle fut élevé en l'honneur de St Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry.

En 1269, le roi Louis IX ou Saint-Louis, venu à Thimert se rendit au château de Châteauneuf. À cette époque, une foire importante placée sous le patronage de Saint-Arnoult, se tenait en juillet, dans un faubourg de la ville, derrière la Grande Noë.

Chàteauneuf fut érigé en 1314 en baronnie-pairie vassale de la Couronne, relevant de la Tour du Louvre[3]. La baronnie était alors composée de quatre châtellenies : Chàteauneuf, Brezolles, Senonches et Champrond-en-Gâtine. La châtellenie de Champrond-en-Gastine avait été acquise en juin 1310 par Charles Ier, comte d'Alençon et du Perche, au moyen d'un échange avec Enguerrand de Marigny, chambellan du roi, et Havis de Mons, sa femme, qui la tenaient de Gaucher de Châtillon, comte de Ponthieu. La baronnie de Châteauneuf-en-Thimerais resta à la maison d'Alençon jusqu'à son extinction en 1525 avec Charles IV d'Alençon.

Pendant la guerre de Cent Ans, les Bourguignons, sous le commandement du maréchal de Longny prirent la ville. Reprise par la suite, elle fut de nouveau conquise par Warwick en 1418, et Henri V d'Angleterre y installa un de ses lieutenants. La ville fut définitivement reprise par Jean d'Alençon après la bataille de Verdun en 1424.

Plus tard, Henri IV y établit un bailliage au début du XVIIe siècle.

En aout 1449, le roi de France Charles VII vint à Châteauneuf et demeura trois jours au château.

À la mort de Charles IV d'Alençon en 1525, le roi fit saisir ses terres, dont la plupart avaient été données à ses ancêtres en apanage et devaient, faute de descendance mâle, revenir à la Couronne suivant la loi des apanages. Mais la baronnie de Chàteauneuf ne faisait pas partie de l'apanage du duc d'Alençon. Le comte Charles II d'Alençon avait hérité d'un tiers cette baronnie de son frère Louis, comte de Chartres, par le partage de 1335 et Pierre II d'Alençon avait acquis les deux autres tiers en 1370, enfin Champrond avait été acquis par Charles, en 1310 ; aussi les deux sœurs du duc Charles, Françoise, femme de Charles IV de Bourbon, duc de Vendôme, et Anne, marquise de Montferrat, s'opposèrent à la saisie par le roi des biens de leur frère. Il s'ensuivit un procès qui ne fut terminé qu'en 1563 par une double transaction entre le roi Charles IX et les descendants d'Anne et de Françoise d'Alençon, dont le roi admettait les prétentions en leur restituant la baronnie de Chàteauneuf-en-Thimerais. Celle-ci fut divisée entre les héritiers de Françoise d'Alençon, qui prirent Chàteauneuf et Champrond[4] et Louis de Gonzague, petit-fils d'Anne d'Alençon, marquise de Montferrat (devenu la même année duc de Nivernais par son mariage avec Henriette de Clèves) reçut les villes, bourgs et châtellenies de Senonches et Brezolles-en-Thimerais, qui furent distraites de la baronnie de Châteauneuf. En février 1500 le roi Charles IX avait érigé les seigneuries de Brezolles et Senonches, cédées en principauté sous le nom de Mantoue, en faveur de Louis de Gonzague, père de Charles[5] et furent érigées en principauté sous le nom de Mantoue.

En 1591, le comte de Soissons, pilla le château en même temps que ceux d'Arpentigny et de la Ferté-Vidame.

Le château ne fut jamais reconstruit et Châteauneuf revint au domaine royal et dépendait des seigneurs qui résidaient à Maillebois jusque vers la moitié du XVIIIe siècle. Le fief du Thymerais fut quant à lui progressivement démantelé si bien qu'à la fin du XVIIIe siècle la baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais était loin d'avoir la même étendue qu'au XIIIe siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, Châteauneuf était une dépendance de l'élection de Verneuil-sur-Avre et de la généralité d'Alençon.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Elle prit le nom de Puy-la-Montagne à l'époque révolutionnaire.

Les dernières traces du château, ses douves, furent progressivement comblées au cours du XIXe siècle. Les dernières traces de celles-ci furent effacées dans la première moitié du XXe siècle pour laisser place à de nouvelles rues (notamment rue du Pont Tabarin, rue de la Petite Friche, rue Dulorens).

Au XXe siècle la ville eut à souffrir de bombardements durant l'année 1940. La guerre finie, Châteauneuf vit l'arrivée de familles de soldats américains logées dans un lotissement au sud de la ville et qui travaillaient pour nombre d'entre eux sur la base aérienne américaine de Crucey au sud de Brezolles. Ceux-ci partirent en 1966 lors de la soustraction des forces françaises au commandement militaire intégré de l'OTAN décidée par De Gaulle expulsant dans les faits les bases américaines du territoire.

Héraldique

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de sinople au château d’argent, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Les armoiries de la communes furent données par Jeanne d'Albret qui administra la ville durant la minorité d'Henri IV.

Seigneurs

Châteauneuf est passé successivement entre les mains de plusieurs Seigneurs[6],[7],[8],[9],[10] au cours des ages. les dates entre parenthèses correspondent à la période à laquelle Châteauneuf appartenait au nom qui lui est associé. Bien qu'aliénée à titre d'engagement depuis 1600, la baronnie de Châteauneuf resta dans le domaine royal jusque vers la moitié du XVIIIe siècle.

Famille de Châteauneuf

  • Sous le règne de Robert-le-Pieux (996-1031, fils d'Hugues Capet) un de ses vassaux, Ingulphe Ribaud ou Ribaud (Ribald) de Dreux, Seigneur de Senonches, Brezolles, Sorel et Rémalard, mort en 1050 semble être le premier seigneur de la lignée familiale de la famille de Châteauneuf. Il fonde notamment l'église primitive de Brezolles. Il épouse Hildeburge Le Riche (fille d'Aubert Ier Le Riche seigneur de Gallardon et Thimert et de Hildeburge de Bellême elle-même fille d'Yves de Bellême?) dont il a plusieurs enfants : Albert (Aubert), Gaston (Gasce). Hervé, Eudes, Adelaisa (ép. Aubert III, seigneur de Gallardon), Frodeline De Dreux (ép. Gaston de Chateauneuf)
  • Albert Ribaud, fils d'Ingulphe et vassal du roi hérite de son père de Brezolles, Senonches et Sorel. Une charte prouve que Senonches avec son château du IXe siècle lui appartenait, néanmoins, il n'était pas pour autant seigneur de tout le Theodemersis qui devint plus tard le territoire de la baronnie de Châteauneuf. Il épouse Adelaise d'Avesgaud(?) de la famille du Châtel d'Illiers dont il n'aura pas de descendance.
  • Gaston ou Guazon seigneur du Châtel d'Illiers (1050-1073), beau-frère et successeur d'Albert[11], devient seigneur de Châteauneuf par sa femme, Frodeline de Dreux, dame de Thimert et de Rémarlard dont il a plusieurs enfants : Hughes, Gasco, Robert (Seigneurs de Gallardon), Mathilde. Il semble avoir possédé les terres de Thimert. Constructeur du premier château de Châteauneuf (Castellum Novum)
  • Hugues Ier (1073-1105), fils de Gaston et de Frodeline de Dreux, héritier d'Albert son oncle et Gaston son père. Hugues épousa en 1073 Mabile, fille de Roger de Montgommery et de Mabile de Bellême dont il eut une fille, Mabile de Châteauneuf.
  • Gervais Ier (1105-1140), époux de Mabile de Châteauneuf, fille de Hugues Ier, devient seigneur de Châteauneuf par sa femme. Grand sénéchal de Philippe Ier, excommunié par l'évêque de Chartres, Yves, comme un violateur incorrigible de la sainte trêve entre Royaume de France et Normandie. Il prit la croix et alla guerroyer en Palestine pour s'amender[12].
  • Hugues II (1140-1170), fils de Gervais Ier et de Mabile de Châteauneuf est connu pour être comme son père un batailleur effréné et est également excommunié. Il s'était rendu si redoutable aux Anglais, que Henri Ier d'Angleterre voulut acheter le baron en lui proposant un mariage avec sa fille naturelle Marie; l'accord allait se conclure lorsque l'évêque de Chartres intervint de nouveau : Hugues et Marie étaient cousins au sixième degré. Hugues resta Français, et le bras droit de Louis le Gros dans la Marche de Normandie. Il épousa Aubrée de Beaumont, l'une des filles de Robert Ier de Meulan et d'Isabelle de Vermandois. Son intrépidité le fit tomber aux mains des Anglais, qui le gardèrent cinq ans prisonnier[12]. Il fonda l'abbaye de Belhomert, et la charte qu'il lui octroya prouve que Senonches, Belhomert et la Ferrière au Val-Germond lui appartenaient, outre Châteauneuf où il tenait sa cour[13] Il fit reconstruire le château de Semonches[14]. Le château de Brezolles, qui fut brulé en 1152 par le duc de Normandie appartenait également à Hugues de Châteauneuf.
  • Hugues III (1170-1199) Peu d'informations sont disponibles sur Hughes III, celui-ci ayant eu une tendance à abandonner une partie de ses prérogatives seigneuriales à son fils ainé Gervais[15]. Hughes III ne prit pas part aux guerres de Philippe Auguste et de Richard Coeur de Lion. Il n'est connu que par les importants dons qu'il fit aux maisons religieuses. Il eut deux fils, Gervais et Hughes, et une fille, Alberède.
  • Gervais II (1199-1215) fils d'Hugues III fut en 1200 une des cautions du roi Philippe-Auguste vis-à-vis de Jean sans Terre, et il est désigné dans le traité parmi les vassaux du roi de France[16]. Il confirma la donation faite par Hugues, son père, au prieuré de Moutiers-au-Perche, ce qui semble prouver qu'il était également seigneur de Regmalart. part à la croisade en 1202. Gervais épousa en 1168 Marguerite de Donzy (la fille d'Hervé III de Donzy, seigneur de Saint-Aignan-sur-Cher et de Mathilde Gouët[17]. Il eut comme enfants Hugues IV, Hervé, qui se partagèrent sa succession et Gervais. Hugues IV eut Châteauneuf, Régmalard et peut-être Senonches; Hervé fut quant à lui seigneur de Brezolles et fit les croisades en compagnie de Renaud de Montmirail. Il épousa Alix, fille et héritière de Guillaume. Les terres d'Hervé devaient s'étendre jusqu'à l'Avre du côté de la Normandie, car en 1221 il exempta des biens des moines de Jumièges, dans la paroisse de Saint-Martin du Vieux-Verneuil. En 1245 il confirma aux Templiers la donation de La Villedieu sur l'actuelle commune de Laons qui fut confirmé en 1260 par son frère Hughes IV qui y ajouta le fief de Champseru (Allainville)[18] Il semble qu'il ait eu un fils, nommé Hugues. Gervais de Châteauneuf entra dans les ordres. Il fut chanoine de Chartres puis évêque de Nevers.
  • Hugues IV (1215-1230), né en 1185, épouse en 1212 Eleonore de Dreux (1186-1248), la fille de Robert II de Dreux et de Mathilde de Bourgogne. Il récupère les terres qui avait été donné à Hervé, le fils de celui-ci n'ayant eu de descendance.
  • Jean fils de Hugues IV (1230-1253), hérite de son père en 1248, prend le titre de Seigneur et meurt sans enfant.
  • Éléonore de Dreux, mère de Jean, se remarie avec Robert de Chaumont, Seigneur de Saint-Clair, auquel elle transmet le titre de Seigneur de Châteauneuf à sa mort en 1201.
  • Henri IV de Léon (1281), époux de Marguerite[19], sœur de Jean. Par la suite remarié à Mahaut de Poissy, il échange en septembre 1281 avec le roi Philippe III le Hardi, tous ses biens en Châteauneuf et Senonches.

Cet héritage passa aux mains de Louis de Valois, comte de Chartres, auquel était échue la terre de Châteauneuf-en-Thimerais. Mort sans enfants en 1329, le roi Philippe VI donna à son frère Charles II, comte d'Alençon et du Perche, une part dans l'héritage de leur frère, et lui assigna entre autres terres, par acte de mai 1335 Châteauneuf-en-Thimerais, Senonches, Champrond.

Éléonore de Châteauneuf, Fille cadette d'Hugues IV et femme de Richard de la Hoche, avait reçu en partage un tiers de la châtellenie de Chàteauneuf, qui passa à ses descendants. L'un de ces derniers, Jean de Dreux, eut entre autres enfants : Étienne dit Gauvin, dont la part passa à ses descendants, puis à Jean et Robert de Pont-Audemer de 1281 à 1370.

Famille d'Alençon

Châteauneuf passe entre les mains des Anglais jusqu'en 1432.

  • Jean II d'Alençon (1415-1460) reprend Châteauneuf mais ses biens sont mis sous séquestre et reviennent à la Couronne.
  • René d'Alençon (1460-1492) obtient la jouissance de Châteauneuf et en fait hommage au roi Louis XI en 1481.
  • Charles II d'Alençon (1492-1525) meurt sans enfant mâle, son apanage revient à la Couronne.

En 1566, la Reine de Navarre abandonne la baronnie de Châteauneuf au Prince de Condé.

En 1571, le Roi saisis la baronnie sur Jeanne d'Albret et Henri de Navarre son fils et la remet au Cardinal de Bourbon, héritier du comte d'Alençon.

Famille de Navarre

Famille de Gonzague et de Nevers

Famille de Maillebois de Jambville

  • Anne Le Camus de Jambville (1649-1651) Marquise de Maillebois et de Blévy, Baronne de Châteauneuf

Famille de Leclerc de Lesseville

  • Antoine Leclerc de Lesseville (1651-1678) succède à sa cousine

Famille Des Marets de Maillebois

Famille de Bourbon-Penthièvre

  • Louis Jean-Marie de Bourbon-Penthièvre (1766-1775) vend la baronnie à Louis François Joseph de Montmorency-Neuville.

Famille de Montmorency-Neuville

  • Louis François Joseph de Montmorency-Neuville, gouverneur de La Rochelle, décède en 1791. C'est sur sa veuve que la baronnie fut confisquée par la Nation.

Administration

Administration territoriale

Canton

Châteauneuf-en-Thymerais est le chef-lieu d'un canton regroupant 14 communes et qui compte plus de 9 000 habitants. Son conseiller général est depuis 2001 Jean-Pierre Gaboriau, maire de Châteauneuf-en-Thymerais.

Intercommunalité

Châteauneuf-en-Thymerais est le siège de la Communauté de commune du Thymerais. Créée en 2003, elle regroupe 13 communes du cantons après le départ de Puisereux en 2009. Son président est Jean-Pierre Gaboriau.

Administration municipale

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
23-05-1840   Louis Blondel    
28-07-1852   Nicolas Martin    
1-11-1852   Eugène Lemoult    
6-12-1874   Louis Poulain    
8-05-1880   Victor Michel    
18-05-1884   Jules Pierre    
17-05-1908   Ferdinand Letang    
17-05-1912   Jules Pierre    
27-04-1913   Ernest Ledoux    
25-04-1941   César Panais    
13-05-1944   Robert Malpoint    
18-05-1945 1983 Emile Vivier SFIO, puis PS député (1967-68), sénateur (1971-80), président du Conseil général d'Eure-et-Loir (1960-76), commandeur de la Légion d'Honneur
1989-   Jean-Pierre Gaboriau Mouvement Démocrate Conseiller général d'Eure-et-Loir (2001-), président de la Communauté de Communes du Thymerais (2008 -)
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jean-Pierre Gaboriau fut élu pour la première fois en 1989. En 1995 et 2001, la liste conduite par le maire sortant est élue dans son intégralité dès le premier tour.

Aux dernières élections de mars 2008, Jean-Pierre Gaboriau est réélu avec un score de 74 % dès le premier tour face à deux listes d'opposition. Et élu à la présidence de la Communauté de Communes du Thymerais en avril 2008.

Transports

Châteauneuf est desservie par les cars Transbeauce, notamment la ligne 24 qui relie la ville à Dreux et la ligne 4 qui la relie à Chartres.

À la fin du XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, Châteauneuf disposait d'une ligne de chemin de fer à gabarit spécial (tram à vapeur) qui la reliait à la gare de Saint-Sauveur-Marville. Celle-ci débouchait de la forêt et passait au cœur de la ville en empruntant la rue de Dreux et le boulevard Jean-Jaurès. Les seuls vestiges de cette ligne sont les anciens bâtiments techniques de la ligne situés à l'orée de la forêt sur la route de Dreux qui ont été reconvertis en maison des associations avec boulodrome.

Ce type de ligne fut rendu possible sous Napoléon III. Alors que les réseaux de chemin de fer couvraient progressivement la France en reliant les principales villes, nombre de petites communes souhaitaient être desservies à leur tour par le train. La loi Migneret du 12 juillet 1865 fut votée dans ce cadre. Elle permit de réaliser des économies en proposant une réglementation plus souple. Dès lors, les départements et les communes ont commencé à réaliser des travaux pour développer des réseaux locaux, choisissant généralement l'écartement métrique, donnant naissance à une multitude de lignes locales qui fermeront néanmoins toutes avant la Seconde Guerre mondiale, souvent pour des raisons économiques.

Article détaillé : Tramways d'Eure-et-Loir.

Économie

La ville a longtemps vécu de l'agriculture et du commerce avant de s'industrialiser progressivement dans la seconde moitié du XXe siècle mais néanmoins dans une faible mesure. L'agriculture mixte élevage (notamment de bovins)/culture de céréales a progressivement laissé place à partir des années 1960/1970 à la seule culture de céréales (blé, maïs). Le commerce, assez florissant jusque dans les années 60 à progressivement périclité avec l'arrivée des grandes surfaces et le changement des habitudes de consommations. Nombre de commerces notamment alimentaires ont ainsi disparu de la ville au cours des années ainsi que le marché de la place Saint-Clair pourtant encore très vivant et fréquenté au début des années 1970. L'offre commerciale de la ville s'établit aujourd'hui principalement avec des commerces dans les rues Jean Moulin et de Dreux. La ville possède également un supermarché, ainsi qu'une superette et garde son marché de la rue de Dreux. L'industrialisation qui s'était faite progressivement à partir des années 60-70 avec la création d'une zone industrielle et l'implantation de différentes entreprises a marqué le pas dans les années 80. On peut néanmoins citer entre autres: (liste non exhaustive)

  • Industrie mécanique (OCTÉ, Siminor ascenseurs
  • Matériel industriel - Thymerais Service Industrie
  • Chaudronnerie industrielle - MTS, CSMT
  • Laboratoire pharmaceutique - Ethypharm

Châteauneuf se situe également non loin des bassins d'emplois de Chartres et de Dreux. Située à moins de 30km à l'est de Châteauneuf, Chartres est le centre du plus important pôle de compétitivité de France, la Cosmetic Valley avec ses 550 entreprises et ses 47 000 emplois. Dreux, située à moins de 30km au nord de Châteauneuf est connue pour son nombre d'entreprises liées à l'industrie pharmaceutique.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[20] et INSEE[21])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 168 1 271 1 250 1 230 1 231 1 156 1 352 1 418 1 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 504 1 467 1 489 1 423 1 517 1 455 1 490 1 400 1 361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 326 1 331 1 335 1 276 1 240 1 379 1 393 1 479 1 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
1 968 2 081 2 248 2 338 2 459 2 423 2 521 2 549  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Représentation graphique de l'évolution de la population de Châteauneuf-en-Thymerais

(élaboration graphique par Wikipédia)

Jumelage

Châteauneuf-en-Thymerais entretient des relations avec la ville de Floh-Seligenthal (Allemagne).

Lieux et monuments

Église

Rescapée de la destruction de la forteresse en 1591, la chapelle du château devint église paroissiale. Elle fut un important pèlerinage régional (chapelle Notre-Dame des Spasmes). Ce culte très répandu en Italie fut développé dans le Thymerais par un Seigneur de Châteauneuf de la branche des Princes de Mantoue L'intérieur présente une charpente en bois peinte en forme de carène renversée, quelques vitraux ainsi qu'une copie de La Résurrection de l'artiste hollandais Van Loo. L'ancien clocher édifié sur la nef centrale fut remplacé en 1864 par l'actuel, lequel sera endommagé par les bombardements de 1940 et restauré en 1952.

Piscine de la Pajotterie et forêt domaniale

Aux abords de la forêt, sur la route de Dreux, à la sortie de Châteauneuf, une propriété ombragée est affectée au parc des sports avec piscine chauffée, stade et terrains de tennis. La forêt domaniale de Châteauneuf s'étend sur près de 1500ha.

Médias

Châteauneuf ne possède pas de journal ni de radio. Néanmoins, les journaux régionaux traitent régulièrement de la ville et de son canton. On peut notamment cité le quotidien régional La République du Centre publié depuis Orléans, le quotidien départemental L'Écho républicain édité depuis Chartres et l'hebdomadaire L'Action Républicaine basé à Dreux. L'information sur la ville peut être complétée également sur les ondes par l'écoute de la radio régionale Intensité qui émet sur 91.1FM à partir de Chartres et de Radio Trois Vallées qui émet depuis Dreux.

Éducation

Châteauneuf qui, dépend de l'Académie d'Orléans-Tours possède deux écoles maternelles et deux écoles primaires : école Francine Coursaget (maternelle), école privée Notre Dame (maternelle, primaire) et école Georges Houdard (primaire). La ville dispose également d'un établissement public secondaire : le collège de la Pajotterie.

Équipements sportifs

La forêt domaniale de Châteauneuf qui s'étend sur 1500ha offre de nombreux sentiers dont un parcours santé aménagé. La ville dispose par ailleurs de 2 stades (les stades Houdard et de La Pajotterie), d'une piscine, d'un complexe sportif intercommunal ainsi que de quelques cours de tennis. Plusieurs associations sportives locales y officient.

Santé

Châteauneuf est pourvue de professionnels de santé : pharmacies, médecins, dentiste, infirmiers, kinésithérapeutes mais n'est pas dotée d'un hôpital. Néanmoins, deux centres hospitaliers d'importances sont situés à moins de 30km (Le centre hospitalier de Dreux et celui de Chartres) et ces deux villes possèdent également des cliniques.

Personnalités liées à la commune

  • Jacques Du Lorens, poète français, président au bailliage de Châteauneuf
  • Jean-François Dreux du Radier, né à Châteauneuf en 1714, érudit français et lieutenant particulier au bailliage de Châteauneuf.
  • Rémy Clayes, né à Boulay-les-deux-Églises en 1735, député de Châteauneuf-en-Thymerais à l'Assemblée Nationale en 1789.
  • Émile Vivier, maire, député, sénateur et président du Conseil général d'Eure-et-Loir
  • Michel Boisrond, scénariste et réalisateur français

Voir aussi

Notes et références

  1. Charte servant de pièce justificative à la géographie du Perche, chapitre III, par le vicomte de Romanet
  2. Charte servant de pièce justificative à la géographie du Perche par le vicomte de Romanet
  3. article sur Châteauneuf-en-Thimerais, dans le dictionnaire topographique d'Eure-et-Loir de M. Merlet
  4. Lettres du 25 novembre 1505, enregistrées au Parlement de Paris le 19 janvier 1500
  5. Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir
  6. généalogie des seigneurs de Châteauneuf, par Étienne Patou
  7. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet
  8. Bulletins officiels cantonal de Châteauneuf-en-Thymerais, édité par l'Agence Régionale Éditions Officielles
  9. Eure-et-Loir, Interguide France, Éditions Larrieu-Bonnel
  10. Annuaires d'Eure et Loir de 1843, 1848, 1849, 1850, 1854, 1892.
  11. Histoire de la ville de Dreux et du château de Dreux, par Delphine Philippe-Lemaître, p. 253
  12. a et b Notice historique sur la baronnie de Châteauneuf-en-Thimerais, par M. Lucien Merlet, Chronique juillet-octobre 1865. Bibliothèque de l'école des chartes Année 1866 Volume 27 Numéro 1 p 99
  13. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet p.145
  14. Cartulaire de Saint-Père
  15. Notice historique sur la baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais par L. Merlet parue dans la revue nobiliaire
  16. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet p146
  17. Histoire du Perche Gouët
  18. Histoire de la commanderie de La Villedieu
  19. Généalogie ascendante de Dame Marguerite de Chateauneuf en Thymerais sur Genealogiequebec.info notamment de son époux
  20. Population avant le recensement de 1962
  21. Châteauneuf-en-Thymerais sur le site de l'Insee INSEE: Population depuis le recensement de 1962

Liens externes


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