Caraquet (ville)

Caraquet (ville)

Caraquet

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Caraquet

Le port de Caraquet, avec les falaises et le quartier de Le Bouthilier en arrière plan.
Le port de Caraquet, avec les falaises et le quartier de Le Bouthilier en arrière plan.

#Héraldique
Détail

#Héraldique
Détail
Administration
Pays Canada Canada
Province Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Région Péninsule Acadienne
Comté ou équivalent Gloucester
Statut municipal Ville
Fondateur
Date de fondation
Gabriel Giraud
1731
Constitution 15 novembre 1961
Maire
Mandat en cours
Antoine Landry
2008-2012
Site Web http://www.ville.caraquet.nb.ca/
Démographie
Population 4 156 hab. (2006)
Densité 60.9 hab./km2
Gentilé Caraquetois, Caraquetoise
Langue(s) officielle(s) Français (acadien)
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 45′ 56″ Nord
       64° 56′ 59″ Ouest
/ 47.765556, -64.949722
Altitudes mini. 0 m — maxi. 45 m
Superficie 68 26 km2
Fuseau horaire -4
Indicatif +1-506
Code géographique 13 15028
Canada location map.svg
Caraquet

Caraquet (API : /kaʁakɛt/) (Kalaket en micmac) est une ville canadienne située dans le comté de Gloucester, au nord-est du Nouveau-Brunswick. Perchée sur un plateau au bord de la baie de Caraquet, la ville s'étend sur environ 12 kilomètres, lui ayant autrefois valu le surnom de « plus long village du monde ». Caraquet est l'une des trois principales villes de la Péninsule acadienne, une région de l'est du comté. Ses habitants sont les Caraquetois.

Fondée par Gabriel Giraud vers 1730, la ville s'est véritablement développée à partir de 1757 par l'arrivée de rescapés de la déportation des Acadiens menés par Alexis Landry ainsi que des corsaires et pêcheurs normands en 1761. La plupart des habitants se voient forcés de quitter les lieux pendant quelques années à la suite du raid de Roderick MacKenzie. Des immigrants jersiais et britanniques développent ensuite l'industrie des pêches. L'endettement des pêcheurs auprès de ces marchands et le mécontentement causé par la réforme de l'éducation dégénère en émeutes durant l'affaire Louis Mailloux en 1875. L'ouverture de l'église Saint-Pierre-aux-Liens en 1860, du chemin de fer Caraquet & Gulf Shore en 1887 et du Collège Sacré-Cœur en 1899 contribuent à la prospérité de la ville. Caraquet est constituée en municipalité en 1961 pour permettre la construction de son hôpital. L'économie s'est quelque peu diversifiée depuis les années 1990 alors que le tourisme est un secteur florissant bien que la menace de la fermeture de l'hôpital et l'exode rural aient nuit à la ville.

Les principaux moteurs économiques de Caraquet sont les services, la pêche et le tourisme. La coopération est importante dans l'économie de la ville, qui est par ailleurs le siège des Caisses populaires acadiennes, la principale institution financière de la province. Outre l'École des pêches du Nouveau-Brunswick, Caraquet compte de nombreuses autres installations communautaires ainsi qu'un parc industriel moderne. L'économie reste toutefois désavantagée par un manque d'infrastructures de transport.

En 2006, la population de Caraquet s'élevait à 4 156 habitants[1], pour la plupart des Acadiens francophones. Caraquet est d'ailleurs considérée comme la capitale de l'Acadie, titre bien entendu sans signification administrative. En revanche, Caraquet est reconnue pour son Théâtre populaire d'Acadie, son patrimoine architectural et ses nombreuses activités en ville et à proximité, dont le festival acadien et le Village Historique Acadien. De plus, L'Acadie Nouvelle, le seul quotidien francophone des provinces de l'Atlantique, est publié en ville. Caraquet est la seule ville ayant reçu deux fois le titre de « Capitale culturelle du Canada », soit en 2003 et en 2009. Elle est l'une des villes hôtes du IVe Congrès mondial acadien à l'été 2009.

Sommaire

Toponyme

Trois théories tentent d'expliquer l'origine du nom Caraquet. La première veut que le nom provient d'un mot de la langue micmaque, Kalaket[2] ou Pkalge[3] selon les sources, qui signifie « la rencontre de deux rivières », en référence à la confluence de rivière du Nord et de la rivière Caraquet à l'ouest de la ville. Il faut noter que de nos jours les Micmacs nomment la ville Kalaket[2]. Selon la deuxième théorie, le nom ferait référence à un type de bateau, la caraque[4]. Selon l'historien Fidèle Thériault, cette théorie est la plus plausible car la langue micmaque ne possède par le son « r »[3]. La troisième théorie, moins répandue, tente d'expliquer l'origine du nom par le fait que deux lieux-dits de France, l'un à Boursin et l'autre à Desvres, portent le nom de Caraquet[5]. Le gouverneur Nicolas Denys est le premier à faire mention de Caraquet, en 1672, dans son livre Description géographique et historique des costes de l’Amérique septentrionale[2]. Il y faisait une courte description des Îles de Tousquet, qui sont les îles de Caraquet et Pokesudie. Ce nom est une erreur parce qu’elles étaient identifiées sur sa carte comme Îles de Caraquet[2]. Les différentes orthographes utilisées au fil des années incluent Karaquet, Quaraqu, Carraquet et Caraquette[6].

Géographie

Books-aj.svg aj ashton 01.svg Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette partie proviennent de la source suivante[7]

Géographie physique

Situation et topographie

Située à 55 kilomètres à vol d'oiseau à l'est de Bathurst, Caraquet est l'une des trois principales villes de la péninsule Acadienne. D'une superficie de 68,26 km2, la ville s'étend sur la rive sud de la baie du même nom. Au nord-ouest s'avance la péninsule de Maisonnette, qui est presque reliée à l'île de Caraquet, au nord-est, par un ensemble de dunes et de bancs de sable. Le tout sépare la baie et le havre de Caraquet de la baie des Chaleurs, sauf par un passage navigable à l'est. La ville est bordé par Bertrand à l'ouest, par la Paroisse de Caraquet au sud-ouest, par Village-Blanchard au sud, par Saint-Simon au sud-est et par Bas-Caraquet à l'est. Le Grand Caraquet comprend ces localités ainsi que Pokesudie, plus à l'est, et les villages de la rive nord, l'Anse-Bleue, Dugas, Grande-Anse, Maisonnette, Saint-Léolin et le Village-des-Poirier, pour un total de 12 000 habitants[8]. La région québécoise de la Gaspésie s'étend à une trentaine de kilomètres au nord.

La ville s'élève sur un plateau, dont le littoral est généralement formé de talus ou de falaises dépassant 15 mètres de haut par endroits. Les principales pointes sont, d'ouest en est, la pointe aux Roseaux, la pointe Rocheuse, la pointe à l'Église, la pointe à Brideau et la pointe d'Herbe. Les principales plages sont la plage Dugas, la plage de l'église et la plage Foley, tandis qu'il y a une dune à la pointe aux Roseaux. Le terrain est généralement plat et légèrement incliné vers l’est, de sorte qu’il n’y a plus de falaises à la frontière avec Bas-Caraquet. Un plateau d'une trentaine de mètres de haut se trouve à l'extrémité ouest de la ville tandis qu'une colline de 45 m, le point le plus haut, est située à l'extrémité ouest.

Hydrographie

Carte topographique de Caraquet. 1 - Éco-Musée de l'Huître - 2 - L'Acadie Nouvelle - 3 - Place Saint-Pierre - 4 - Fédération des Caisses populaires acadiennes - 5 - Villa Beauséjour - 6 - Cimetière de Caraquet - 7 - Hôtel de ville, Centre culturel, parc, École Marguerite-Bourgeoys, Polyvalente Louis-Mailloux - 8 - Coopérative de Caraquet - 9 - Place Caraquet - 10 - Hôpital de l'Enfant-Jésus - 11 - École des pêches, Musée acadien - 12 - Carrefour de la Mer, marina, usines de transformation de poisson - 13 - Lieu Gabriel-Giraud

La configuration du relief de la région de Caraquet crée environ dix bassins hydrographiques, la plupart se déversant dans rivière Pokemouche, la baie Saint-Simon ou la baie de Caraquet. La principale rivière, la Saint-Simon, prend sa source au centre de la ville, dans une région inhabitée, et coule vers le sud-est. La Waugh prend aussi sa source dans la ville mais s'écoule plus loin vers le sud. La Petite Rivière Caraquet prend sa source dans le village de Bertrand puis se déverse dans la baie de Caraquet dans l'ouest de la ville. Les autres cours d'eau du littoral, en allant vers l'est, sont le ruisseau Fitzpatrick, le ruisseau à Brideau et le ruisseau à Chenard.

Plusieurs marais et tourbières, dont au moins quatre sont de tailles importantes, se trouvent dans la forêt. Dans celle-ci se trouvent le lac à l’Église et le lac Gallien. Il y a aussi quelques étangs et marais côtiers.

Géologie

Le sous-sol de Caraquet date du Pennsylvanien et du Triassique (entre 200 et 250 millions d’années). Le sol est composé principalement d’une couverture de plaine (dépôt de charbon, sable, silt et gravier) au-dessus d’une épaisseur de till d’ablation de texture argileuse, sur une assise rocheuse de grès fissuré d’une épaisseur de 50 cm à 3 m. Les dépôts de surface sont probablement d’origine marine. Un dyke de diabase, d’une largeur de 26 m, traverse la municipalité en suivant un axe nord-est-sud-ouest. Il est exposé à la Pointe à Brideau et à l’île de Caraquet.

Climat

Article détaillé : Climat de la Péninsule acadienne.

La ville de Caraquet est située à la limite du climat maritime, dû à la présence de la baie des Chaleurs et du Golfe du Saint-Laurent. Les hivers sont plus doux que dans le reste du pays et les étés y sont plus frais. La température moyenne pour le mois de janvier est de -10,9 °C et de 17 °C pour le mois d’août. Le taux d’humidité relatif est de 76 % pour le mois de janvier et de 72 % pour le mois d’août. La moyenne annuelle des précipitations est d’environ 960 mm, un peu sous la moyenne provinciale. Les chutes de neige sont d’environ 300 cm par hiver. Le littoral est exposé à de forts vents, qui endommagent les arbres situés près de la côte.

Faune et flore

Le grand héron est visible dans certains secteurs du littoral.

Caraquet est situé dans l'écorégion des basses terres de l'est, plus précisément dans l'écodistrict de Caraquet. Le long passé de colonisation de la région entraîne la prédominance de l'érable rouge, du peuplier faux-tremble et du bouleau gris. Les creux des vallées et les sites aux sols à texture grossière sont recouverts d'arbres témoignant d'une fréquence élevée d'incendies, surtout l'épinette noire et le pin gris. Les parties médianes des versants accueillent surtout des feuillus, comme l'érable rouge, accompagné d'épinette rouge, de pin blanc d'Amérique, de sapin baumier et de pruche. Le thuya occidental et le mélèze laricin se rencontrent généralement où il y a de l'épinette noire, dans les secteurs mal drainés. L'érable à sucre, le bouleau jaune et le hêtre ne se rencontre que dans l'arrière-pays tandis que la pruche a presque disparu de la région[9].

Parmi les oiseaux visibles sur le littoral, on compte des bécasseaux, des pluviers, des grands hérons, des goélands et parfois des balbuzards. Les corbeaux et les rouge-gorges sont les principales espèces visibles dans la ville et la prairie. De nombreux autres espèces d'oiseaux sont visibles, principalement dans les régions inhabitées, telles que les geai bleus et les tourterelles ainsi que des couleuvres, différents amphibiens, des rongeurs et des petits mammifères. D’autres animaux plus grands sont parfois observés, comme des chevreuils ou des orignaux. Les marais côtiers abritent des papillons rares, tels que le satyre fauve des Maritimes, le cuivré des marais salés, le petit satyre des bois et le bleu porte-queue de l'Ouest[9]. L’écosystème des ruisseaux et lacs n’est pas vraiment développé[7].

Environnement

Comme dans le reste de la province, une partie de la forêt fut détruite durant les grands feux de forêts de 1930. Il n’y a pas de réserves naturelles à Caraquet et les parcs couvrent une fraction du territoire. La forêt est menacée par les coupes à blanc et le développement résidentiel. Les tourbières n’ont pas été exploitées, mais il existe plus de vingt carrières.

Quelques initiatives environnementales sont apparues durant les dernières années. La station-service de la Coopérative de Caraquet est chauffée par un système géothermique et son eau est chauffée par des panneaux solaires[10]. La polyvalente Louis-Mailloux est en partie alimentée par une éolienne et un panneau solaire[11].

Géographie humaine

Transport

Article connexe : Transport au Nouveau-Brunswick.
L'intersection du boulevard Saint-Pierre et de la rue du Portage. Le port est visible au second plan.

Les gens de Caraquet se déplaçaient autrefois en calèche ou en bateau. Ensuite vint le le train, peu à peu remplacé par l’autobus. Ces moyens de transports ayant disparu, le seul moyen de se déplacer sur de longues distances est l’automobile, rendant Caraquet relativement difficile d’accès. La gare routière et la gare de Bathurst sont situés 70 km à l’ouest, L’aéroport régional de Bathurst est situé quant à lui à 75 km et l’aéroport international du Grand Moncton est à 260 km au sud. Il est à noter que les gens ont souvent à se rendre à Montréal pour prendre l’avion, soit une distance de (900 km). Par contre, des services de taxis locaux desservent la ville et un service de taxi longue-distance basé à Bertrand dessert la péninsule Acadienne, à destination de Montréal.

Pour se rendre au travail, 82,1 % des Caraquetois utilisent l'automobile en tant que conducteur (77,9 % au provincial) et 8,0 % en tant que passagers (11,2 % au provincial), 1 4 % prennent le transport en commun (2,0 % au provincial), 7,3 % prennent la bicyclette ou marchent (7,3 % au provincial) et 1,1 % un autre moyen (1,7 % au provincial).

Il y avait en 1994 un total de 65 kilomètres de routes, dont 10 kilomètres non asphaltés[7]. Les routes provinciales 11 et 145 se croisent dans le centre-ville, où se trouve le seul feu de circulation. La route 11 est la principal rue de la ville et le fait qu'elle traverse aussi le centre-ville et qu'elle possède de nombreuses intersections occasionne des problèmes de de circulation et des accidents. Les pistes cyclables, construites à partir de 1994, sont un autre moyen de transport non négligeable. Leur utilisation devenait difficile par la présence de véhicules tout-terrains mais elles ont été asphaltées en 2006 pour les sécuriser et en augmenter la popularité[12].

On parle de construire une voie d’évitement[13], mais ce serait difficile du aux nombreuses terres humides de la région[7]. On parle aussi depuis des décennies de construire un pont entre Bas-Caraquet et Shippagan, ce qui faciliterait le transport vers Shippagan, Lamèque et Miscou.

Un nouveau chemin de fer, la Chemin de fer de l'Acadie, sera probablement construit dans la région et les travaux commenceront au début 2008[14]. Un autre projet récent, celui d’un traversier reliant la ville à la Gaspésie, semble avoir été abandonné[15].

Morphologie urbaine

Le boulevard Saint-Pierre à la place du Vieux-Couvent. L'hôtel de ville est visible à droite.
Coucher du soleil à Haut-Caraquet.
La rue Folley, au pied du centre-ville.

La ville de Caraquet s’est développée à partir de trois villages. Le premier, au lieu-dit de Sainte-Anne-du-Bocage, près de l’embouchure de la Petite Rivière Caraquet, un deuxième près du ruisseau à Chenard et un dernier près du ruisseau Isabelle (faisant maintenant partie de Bas-Caraquet). Les terrains étaient originellement de forme rectangulaire, s’étendant de la mer vers l’intérieur des terres. La forme des terrains et la situation des hameaux est due au fait que les premiers habitants vivaient surtout de la pêche et avaient donc un accès facile à la route[7]. Par succession de père en fils, les terrains ont été divisés de la même façon jusqu’à devenir des rectangles de plus en plus étroits.

Caraquet se déroule le long du boulevard Saint-Pierre, la plus longue rue des Maritimes, traversant le territoire d'ouest en est le long de ses 13 kilomètres. Les habitations occupent une mince prairie bordée au nord par la baie de Caraquet et au sud par une forêt s'étendant sur près de dix kilomètres jusqu'à la rivière Pokemouche. Il y a aussi un boisé dans le nord-ouest.

Le centre-ville s'organise aujourd'hui entre deux principaux points, soit la place du Vieux-couvent à l'ouest et le port, à l'est[7]. Le premier est le cœur institutionnel de la ville, où l'on retrouve les écoles, les installations sportives, l'hôtel de ville, le centre culturel et l'église catholique. Deux kilomètres et demi plus loin à l'est se trouve le port, le cœur industriel de la ville, comprenant aussi l'hôpital, le collège, un musée, un théâtre et un parc industriel. Le développement du centre-ville est dût à la présence de l'église et de l'ancienne gare.

Le développement continue dans le centre-ville et se poursuit dans l'axe du boulevard Saint-Pierre et, depuis les années 1960, le long de la rue du Portage. La Pointe-Rocheuse est l'un des quartiers vivant la plus forte croissance et a perdu son aspect rural. On y retrouve entre autres un centre commercial et les bureaux de L'Acadie Nouvelle et des Caisses populaires acadiennes. Le développement le plus récent est un parc de maisons mobiles le long de la rue du Portage. En 1994, 23% du territoire était bâti[7]. L'étalement urbain occasionne des frais supplémentaires et plus de congestion routière[7].

Selon les définitions, Caraquet compte jusqu'à 8 quartiers:

  • Haut-Caraquet s'étend du pont de la rivière Caraquet jusqu'aux environs de la rue de la forge, il est donc en partie compris dans le village de Bertrand, à l'ouest.
  • Sainte-Anne-du-Bocage s'étend dans les environs immédiats du sanctuaire du même nom. Il est parfois confondu avec Haut-Caraquet.
  • Butte-à-Japon s'étend sur une colline à l'est de Saint-Anne-du-Bocage jusqu'à la Petite Rivière Caraquet. Il est parfois inclus dans Sainte-Anne-du-Bocage.
  • Pointe-Rocheuse s'étend sur trois kilomètres de la Petite Rivière Caraquet jusqu'à la place du Vieux-couvent.
  • Le centre-ville s'étend sur deux kilomètres et demi de la place du Vieux-couvent au port.
  • Le port de Caraquet s'étend sur environ 700 mètres de terres en partie gagnées sur la mer.
  • Lebouthillier s'étend sur 3 kilomètres du port à Bas-Caraquet.
  • Le parc industriel se trouve au sud-ouest de Lebouthillier, près du port.

Il y a aussi quelques hameaux, dont les principaux sont situés sur la rue Pinet, la rue Dugas et la rue Lavigne à Haut-Caraquet, sur la rue de la Chaussée à la Butte-à-Japon, sur l'allée Napoléon, le chemin Ruffino et le chemin Chiasson à la Pointe-Rocheuse ainsi que sur la rue du Portage. Ces hameaux sont la plupart du temps composés de chalets.

Logement

La ville comptait 1973 logements privés en 2006, dont 1795 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 77,7% sont individuels, 1,7% sont jumelés, 1,7% sont en rangée, 4,2% sont des appartements ou duplex et 10,6% sont des immeubles de moins de 5 étages. Enfin, 3,6% des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. 77,4% des logements occupés le sont par le propriétaire et 22,3% sont loués. 78,0% ont été construits avant 1986 et 10,9% ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,7 pièces et ont une valeur moyenne de 98 951 $, comparativement à 119 549 $ pour la province[16].

Histoire

Article détaillé : Histoire de Caraquet.
Monument commémorant l'arrivée des réfugiés du Grand Dérangement et le Raid de Roderick MacKenzie.

Les Micmacs seraient les premiers à avoir visité la région, il y a près de 4000 ans. Des objets ont été découverts dans le port mais tout porte à croire qu'ils se servaient du lieu comme campement et non comme village. Les Vikings auraient visités la région à partir de l'an mil, alors que l'on sait que des pêcheurs basques, bretons et normands venaient à partir du XIIIe siècle. Jacques Cartier explora les environs en 1534. Caraquet aurait été fondé vers 1731 par le Breton Gabriel Giraud dit Saint-Jean. Il s'établit où se trouve aujourd'hui la frontière avec Bas-Caraquet.

En 1755, les Britannique prennent le fort Beauséjour et commencent la déportation des Acadiens. Un groupe de rescapés guidés par Alexis Landry se réfugient à Caraquet en 1757, au lieu-dit de Sainte-Anne-du-Bocage. Plusieurs corsaires du Capitaine Saint-Simon, rescapés de la bataille de la Ristigouche, se réfugièrent au village de Gabriel Giraud en 1760. L'année suivante, Pierre du Calvet effectua un recensement de la baie des Chaleurs, dont le but était de savoir où et combien d'Acadiens se cachaient. En représailles de la bataille, Roderick MacKenzie captura la plupart des réfugiés, dont 20 personnes sur les 174 que comptait alors Caraquet. le reste de la population émigra vers d'autres lieux de la baie des Chaleurs, en particulier vers Miscou et Bonaventure.

Carricature de la fusillade survenue le 27 janvier 1875, durant l'affaire Louis Mailloux.

En 1763, le Royaume-Uni obtient l'Acadie par le traité de Paris, alors la Proclamation royale de 1763 permet aux acadiens de venir s'établir sur des terres non occupés par des Britanniques. La plupart des familles retournent à Caraquet à partir de 1766. Raymond Bourdages fonde un poste de pêche en 1762 mais est la cible d'attaques de corsaires américains en 1776 et de Micmacs en 1779. En 1784, François Gionet se rend à pied à Halifax. La Grande Grant y est obtenue, légalisant l'occupation de Caraquet pour 34 familles sur 57 km². Des familles de pêcheurs normands s'étaient entretemps établis en ville et seront suivis par des Canadiens-français.

Des marchands anglais, écossais et jersiais s'établissent à Caraquet à partir du début du XIXe siècle. Malgré leur faible nombre, ils contrôleront l'économie et la politique de la ville durant un siècle. La compagnie Robin ouvrit un important poste de pêche en 1837, suivi par celui de Robert Young en 1850. Le gouvernement de George Edwin King vote la Common school Act en 1871. Tout en , celle-ci retire toute présence religieuse à l'école et rend l'éducation en français difficile. La situation économique précaire des pêcheurs, mêlée au mécontentement causé par la loi et aux tentatives de la minorité anglophone de contrôler le conseil scolaire, cause un soulèvement de la population en janvier 1875, l'affaire Louis Mailloux. Robert Young fait venir la police, l'armée et une milice en ville. Le milicien John Gifford et Louis Mailloux trouvent la mort lors d'une arrestation dégénérant en fusillade le 27 janvier. Le calme revenu, la population obtient quelques concessions.

Malgré la révolution industrielle, la Confédération canadienne nuit aux provinces Maritimes. Pour contrer l'exode de la population et le contrôle des compagnies de pêche, de nouveaux villages d'agriculteurs sont fondés. En 1864, l'ingénieur Sanford Fleming propose de construire le Chemin de fer Intercolonial de Montréal à Pokesudie en passant par Caraquet. Le trajet final est dévié au sud vers Halifax en 1868 mais la ligne Caraquet est construite en 1887 en suivant une partie du tracé proposé. L'ouverture du chemin de fer cause un développement économique avec l'ouverture de nombreux commerces et hôtels ainsi qu'un changement des habitudes de vies. Le Collège Sacré-Cœur ouvre ses portes en 1899 mais est détruit dans un incendie en 1914. La Ve Convention nationale acadienne est organisée en 1905.

La chambre de commerce de Caraquet est très active à partir des années 1940, et la ville fait l'objet de nombreux projets. L'École des pêches du Nouveau-Brunswick ouvre ses portes en 1959. Pour permettre la construction de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, la chambre de commerce demande la constitution de Caraquet en municipalité, ce qui est chose faite le 15 novembre 1961. Le premier festival acadien est organisé en 1963, durant lequel sont inaugurés l'hôpital et le nouvel édifice de l'école des pêches. Caraquet accueille la XIVe Convention nationale acadienne en 1965. La politique municipale est particulièrement mouvementée durant les années 1960 et 1970, une période également marquée par l'ouverture de la filature Cirtex en 1974, suivi d,une longue grève puis de sa fermeture en 1976. Le Village historique acadien est inauguré en 1977 près de la ville.

Le quotidien L'Acadie Nouvelle est fondé à Caraquet en 1984 pour remplacer L'Évangéline, fermé en 1980. Les années 1980 et 1990 sont marquées par plusieurs crises dans l'industrie de la pêche, alors que les marchands Canadiens anglais perdent le contrôle des installations. Le Vieux couvent, qui abrite la plupart des institutions culturelles de la ville, est détruit dans un incendie en 1992. Caraquet se proclame capitale de l'Acadie en 1993 et la ville adopte une politique culturelle. Au fil des années suivantes, le centre-ville est amélioré, les règles d'urbanisme sont resserrées et le patrimoine architectural est sauvegardé. Caraquet est l'hôte des XVe Jeux de l'Acadie en 1994. Le parc industriel accueille de nouvelles usines en 1998 mais la filature Wink ferme ses portes en 2000. Le centre culturel ouvre ses portes la même année. L'hôpital de l'Enfant-Jésus perd plusieurs de ses services en 2004. Après plusieurs procès et manifestations, le gouvernement consent à rétablir graduellement les services en 2008. En 2006, un promoteur annonce un projet de chemin de fer à Caraquet, qui n'a pas encore été construit. Des nouveaux projets d'usines sont annoncés en 2008, alors que la ville connait une croissance économique importante. Le IVe Congrès mondial acadien est organisé à travers la Péninsule acadienne en 2009.

Héraldique

Blason ville ca Caraquet (Nouveau-Brunswick).svg Les armes de Caraquet se blasonnent ainsi :
D’argent à deux ancres de sable posées en sautoir soutenues d’une barre à roue du même.



Elles ont été choisies à la constitution de la ville, la loi provinciale obligeant les villes à posséder un sceau. Le sceau de Caraquet consistait aux armes, avec l'année « 1961 », entourées d'un cercle pointillé, lui-même entouré des mots « Ville de Caraquet Nouveau-Brunswick », finalement entouré d'un motif de corde.

Logocaraquet.jpg

Le logotype de Caraquet est utilisé à la place du sceau depuis le 18 mai 1998[17]. Le cercle aux trois couleurs du drapeau acadien au milieu de laquelle trône l’étoile acadienne symbolise la terre sur laquelle rayonne l’étoile acadienne. Le slogan « Capitale de l'Acadie » est écrit en caractère Helvetica pour mieux refléter le ton administratif d’une capitale alors que la vague symbolise l’aspect marin. À la même date, la municipalité adopta son nouveau slogan, « Une ville qui a du caractère ». De nos jours, seul le slogan Capitale de l'Acadie est utilisé.

Démographie

Il y avait 4 156 habitants en 2006, soit une baisse de 10,7% en 10 ans, répartis en 1 795 ménages. L'âge médian est de 44,9 ans, comparativement à 41,5 pour la province. 87,0% de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8% pour la province. Les femmes représentent 52,8% de la population, comparativement à 51,3% pour la province. Chez les plus de 15 ans, 40,4% sont célibataires, 37,8% sont mariés, 7,6% sont séparés, 6,2% sont divorcés et 8,0% sont veufs[1],[16].

Les autochtones représentent 1,3% de la population[18] et 0,7% des habitants font partie d'une minorité visible[19]. Les immigrants représentent 1,0% de la population, 0,2% des habitants ne sont pas citoyens du Canada et 97,6% sont issus de familles établies au Canada depuis 3 générations ou plus[20].

La langue maternelle est le français chez 98,5% des habitants, l'anglais chez 1,3% et 0,2% des habitants sont allophones. 43,5% de la population peut communiquer dans les deux langues officielles, 56,3% sont unilingues francophones et 0,2% sont unilingues anglophones. Le français est parlé à la maison par 99,2% des gens et l'anglais par 0,8%[21]. Le français est la langue de travail de 90,9% des employés, l'anglais de 5,4% et 3,6% des employés utilisent les deux langues[22].

48,2% des habitants âgés de plus de 15 ans possèdent un certificat, diplôme ou grade post-secondaire, comparativement à 44,6% pour la province[23].

Presque tout au long de son histoire, Caraquet a connu un exode de sa population à cause des mauvaises conditions de vie, lors des premières décennies, et des problèmes économiques[24]. La plupart de ces gens ce sont établis aux États-Unis, principalement au Maine, au New Hampshire, au Massachusetts, au Michigan et en Floride. Il se sont aussi établis dans le reste du Canada, principalement à Québec et Montréal, où la « diaspora » est plus populeuse que leur ville d’origine[24]. Plus récemment, beaucoup de gens, surtout des jeunes, se sont établis dans le Grand Moncton ainsi qu’en Alberta, attirés par l’industrie des sables bitumineux.

Administration

Conseil municipal

Le conseil municipal est formé d'un maire et de 8 conseillers de quartier. La ville est en effet subdivisée en 4 quartiers à des fins administratives. Le mandat des élus dure 4 ans[25] et les élections sont non-partisanes. Lors de l'élection municipale du 12 mai 2008, le maire sortant Antoine Landry a été réélu face à Odille Maillet, avec une majorité de 63%, soit 1474 voix. Il y avait 4 candidats au poste de conseiller dans les quartiers numéro 1 et deux, ainsi que 5 candidats dans le quartier 3. Les candidats du quartier 4 ont été élus par acclamation[26].

Les quartiers électoraux de Caraquet. Les principales rues sont en orange et l'étoile représente l'hôtel de ville.
Mandat Fonctions Nom(s)
2008 - 2012 Tqx special arene.png Maire Antoine Landry
Conseillers de quartier
#1 Jean-Guy Blanchard, Gertrude Landry
#2 Yves Roy, Normand E. Thériault
#3 Fernand Gionet, Éric E. Thériault
#4 Pierre P. Haché, Kevin J. Haché
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2001 en cours Antoine Landry - Directeur général
1992 2001 Roberta Dugas - Infirmière
1975 1992 Germain Blanchard - Directeur d’école
1969 1975 Lorenzo Morais - Homme d’affaires, député
1967 1969 Dr Raymond Savoie - Médecin
1961 1967 Alban Blanchard -

Budget et fiscalité

Le budget municipal pour l’année 2007 prévoit 4 353 778 dollars de dépenses. 19 % du budget est alloué à l’administration, 25 % aux services de protection, 12 % aux services financiers, 19 % aux transports, 14 % à l’hygiène et à l’aménagement, 7 % aux services récréatifs et 4 % à la culture[27].

La taxe d’eau s’élève à 120 $ et la taxe d’égoût à 250 $. Pour les compteurs des industries et commerces, la taxe est de 1,00 $ par 1000 gallons d’eau salée, 2,25 $/1000 gallons pour l’eau douce et 1,20 $ pour chaque gicleur d'arrosage[27].

Représentation et tendances politiques

Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: La circonscription de Caraquet est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Hédard Albert, du parti libéral.

Canada Canada: Caraquet fait partie de la circonscription d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[28].

Le Parti acadien a été fondé surtout par des gens de la région mais, bien que la population de Caraquet soit plus politisée qu'ailleurs, le souhait d'obtenir plus d'autonomie pour les Acadiens préoccupe seulement une infime minorité de la population[29].

Chronologie municipale

Évolution territoriale de la paroisse de Caraquet.

Caraquet est fondé vers 1731 dans la partie continentale de l'Acadie, en Nouvelle-France. Déjà séparée de la partie péninsulaire de l'Acadie en 1713, la France cède la partie continentale à la Grande-Bretagne en 1763 par la signature du Traité de Paris. Cette partie de l'Acadie devient le comté de Sunbury et est annexée à la Nouvelle-Écosse, dans l'Amérique du Nord britannique. La province du Nouveau-Brunswick est créé en 1784 à partir du comté de Sunbury. Cette province est subdivisée la même année en 8 comtés; Caraquet fait alors partie du comté de Northumberland. Les comtés sont subdivisés en paroisses civiles en 1786; Caraquet se retrouve dans la paroisse d'Alnwick. La paroisse de Saumarez, qui inclut Caraquet, est détachée de la paroisse d'Alnwick en 1814. Le comté de Gloucester est formé en 1826 avec la paroisse de Saumarez et la paroisse de Beresford. La paroisse de Caraquet est détachée de la paroisse de Saumarez en 1831. En 1851, la paroisse de Shippagan est détachée de la paroisse de Caraquet. La Confédération canadienne a lieu en 1867. Le comté de Gloucester est constitué en municipalité en 1876; Caraquet est représenté au conseil municipal par un conseiller de la paroisse de Caraquet. La paroisse de Paquetville est formée en 1897 à partir de portions des paroisses de Caraquet et d'Inkerman. Caraquet est constituée en municipalité dans le territoire de la paroisse de Caraquet en 1961. La municipalité du comté de Gloucester est dissoute en 1966[30],[31].

Projets de fusion

Caraquet partage son service d'incendies avec Bas-Caraquet ainsi que son service d'aqueduc avec Bas-Caraquet et Saint-Simon. La fusion avec Bas-Caraquet est envisagée depuis les années soixante et refait parfois surface. Déposé en 2008, le Rapport sur la gouvernance locale propose de regrouper toutes les municipalités de la province en 12 districts de services régionaux, ensuite subdivisés en entités municipales. Le rapport du commissaire Jean-Guy Finn place Caraquet dans l'entité municipale 13, qui regroupe le Grand Caraquet, du DSR 4, qui regroupe la plupart de la péninsule Acadienne[32].

Économie

Article connexe : Économie du Canada.

L’économie de la péninsule Acadienne est peu développée, et la situation à Caraquet n’est guère mieux. La pêche est le principal moteur économique. Durant la dernière décennie, plusieurs projet d’usines ont été abandonnés à cause du manque d’infrastructures de transport. Caraquet a également un fort taux d’emplois saisonniers[7].

Chez les habitants âgés de plus de 15 ans, le taux d'activité est de 63,1%, le taux d'emploi est de 57,4% et le taux de chômage est de 9,0%. À titre de comparaison, ceux de la province sont respectivement de 63,7%, 57,3% et 10,0%[33].

Parmi ces emplois, on en dénombre 8,0% dans l'agriculture, la pêche et les autres ressources (6,9% au provincial), 4,5% dans la construction (6,7% au provincial), 12,3% dans la fabrication (10,8% au provincial), 2,3% dans le commerce de gros (3,6% au provincial), 15,2% dans le commerce au détail (11,9% au provincial), 7,3% dans les finances et l'immobilier (4,2% au provincial), 11,8% dans la santé et les services sociaux (11,4% au provincial), 6,8% dans l'enseignement (6,5% au provincial), 13,4% dans les services de commerce (16,9% au provincial) et 20,2% dans les autres services (21,1% au provincial)[33].

Parmi la population active occupée, 9,1% travaillent à domicile, aucun travaillent ailleurs dans le monde, 9,1% sont sans lieu de travail fixe et 81,2% ont un lieu de travail fixe. Parmi les travailleurs ayant un lieu de travail fixe, 73,2% travaillent en ville, 22,3% travaillent ailleurs dans le comté, 2,7% travaillent ailleurs dans la province et 1,2% travaillent dans une autre province[34].

Bateaux de pêches et usines au port de Caraquet.

Selon des estimations récentes, la ville est actuellement en croissance économique[35]. La valeur des 155 permis de construction délivrés entre janvier et septembre s'élève à 5,9 millions $ et devrait dépasser les 30 millions $ d'ici la fin de l'année, sans compter un projet d'usine[35]. Caraquet a ainsi dépassé Tracadie-Sheila pour la première fois depuis des années, où la valeur des permis délivrés pour la même période s'élève à 3,1 millions $[35]. Selon le directeur municipal Marc Duguay, l'assiette fiscale atteint maintenant 218 millions $, un bond supérieur à 10% en un an, une croissance dépassant même celle de Dieppe[35]. Le taux de chômage est également passé de 15,9% à 9,0%, actuellement le plus bas dans la péninsule acadienne[35], entre 2001 et 2006.

Mouvement coopératif

Fondée en 1947, la coopérative de Caraquet compte 6400 membres, réalisait un chiffre d'affaire de 32 millions $ en 2006[36] et possède un magasin d'alimentation en ville, en plus de points de service à Saint-Léolin et Maisonnette. Le magasin de Caraquet comprend également une quincaillerie et une pharmacie. Le service pétrolier, qui compte un poste d'essence et un dépôt de produits pétroliers ayant un service de distribution de mazout et de distribution d'essence aux bateaux, contrôle 85% de l'approvisionnement[10]. De plus, Caraquet Caraquet est l'une des rares villes dans la province où la pétrolière Irving Oil n'a pas de présence. En effet, celle-ci a fermé sa station-service et son garage en 2006 pour restructurer ses activités[37].

La Place de l'Acadie, le siège social des Caisses populaires acadiennes, est le principal employeur non-gouvernemental de la ville. Avec 2 milliards $ d’actifs et plus de 200 000 membres elle est — à l’instar des Caisses populaires Desjardins au Québec — un acteur majeur dans l’économie acadienne. Fondée en 1946, la Fédération des caisses compte 85 succursales dans toutes les régions acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick. Elle constitue la plus grande institution financière à avoir son siège social dans la province[38].

Pêche

Article détaillé : Port de Caraquet.

Le port de pêche de Caraquet est le deuxième dans la province en termes d'achalandage et de débarquements[39]. Sa flotte de pêche s'élève habituellement à 75 bateaux[39]. Le port comprend deux usines d’apprêtage de poisson et une troisième est en construction.

Tourisme

Vieux bâtiments commerciaux du boulevard Saint-Pierre.

Le tourisme est maintenant très important. Neuf festivals ont lieu à Caraquet. Le Festival acadien à lui seul attire 180 000 visiteurs et rapporte des millions en retombées économiques durant ses 15 jours[40].

Autres secteurs d'activité

Au début de la colonisation, le tiers des habitants pratiquaient l’agriculture et tout le monde avait un jardin[41]. Il reste quelques fermes, dont des cultivateurs de blé d'inde et de patates. Il y a une fromagerie.

Caraquet est également doté d’un parc industriel.

Vivre à Caraquet

Services municipaux

La municipalité compte environ 35 employés[42]. Le service des travaux publics de Caraquet s’occupe du déneigement et du balayage des rues, de la construction et de l’entretien des réseaux d’aqueduc et d’égout, de l’entretien des bornes-fontaines, de la vérification mécanique des équipements, ainsi que le nettoyage des espaces verts. Le département de génie de Caraquet a comme responsabilités les nouvelles constructions, le lignage et l’éclairage des rues, l’arpentage et la cartographie, la planification d’infrastructures, la collecte des déchets, les bâtiments, l’inspection, l’asphaltage, le chauffage et l’électricité, les trottoirs et le parc industriel.

La Commission d’aménagement de la péninsule Acadienne (CAPA) et la Commission de gestion des déchets solides de la Péninsule acadienne (COGEDES) ont tout deux leur siège-social en ville et la municipalité y a des représentants. La CAPA fut mise sur pied en 1975 par le gouvernement provincial, Caraquet et d'autres municipalités de la région. Cet organisme assure la gestion de l'urbanisme, du lotissement, des permis de construction et de l'inspection des bâtiments. Fondée le 20 juillet 1995, la COGEDES effectue la collecte des déchets et des matières recyclables. Les déchets sont transférés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila et les matières non-recyclables sont ensuite enfouies à Allardville.

La brigade de pompiers volontaire de Caraquet a été fondée en 1948 et fusionnée avec celle de Bas-Caraquet en 2004[43]. La caserne de Caraquet, située dans l'hôtel de ville, a un effectif d’une vingtaine d’hommes et possède des camions à incendie, une motoneige et un traîneau de sauvetage[44]. La brigade possède aussi un bateau de sauvetage en mer servant de garde-côtière auxiliaire à celle de Shippagan.

Éducation

L'École des pêches du Nouveau-Brunswick.

L’École Marguerite-Bourgeoys accueille les élèves de la maternelle à la 8e année, provenant de Caraquet et de Village-Blanchard. La Polyvalente Louis-Mailloux accueille les élèves de la 9e à la 12e année, provenant de la ville ainsi que des villages du nord-ouest de la péninsule Acadienne. Toutes deux sont dépendantes du district scolaire 9.

Caraquet bénéficie de l’École des Pêches du Nouveau-Brunswick et d'un centre de formation du CCNB-Péninsule Acadienne, tous deux situés dans l’édifice Léonce-Chenard. D'autres cours collégiaux sont offerts à Shippagan, qui possède aussi un campus de l'Université de Moncton. Caraquet possède aussi une école pour adultes et un conservatoire de musique.

Le pionnier de l'éducation à Caraquet fut François Gionet, aussi l'un des pionniers de la ville. La première école fut ouverte en 1825 et il y enseigna. La compagnie Robin construisit une deuxième école un peu plus tard. Le capitaine Polycarpe Albert enseignait aussi dans sa maison, située rue des Robins. Ces écoles étaient peu fréquentée et, comme les autres écoles de la province, mal financées. La Loi des écoles communes, votée en 1871, améliorait le financement des écoles, créait les commissions scolaires mais interdisait toute présence religieuse et rendait l'éducation en français plus difficile. La population de la ville résista à la loi durant quatre ans. À la suite de l'affaire Louis Mailloux, en 1875, les habitants de Caraquet purent préserver leur école catholique mais les livres allaient surtout être en anglais jusque dans les années 1950. L'éducation est laïque depuis 1994.

L'Hôpital de l'Enfant-Jésus.

Santé

Article détaillé : Hôpital de l'Enfant-Jésus.

La ville dispose de l'hôpital de l’Enfant-Jésus RHSJ†. Des infirmières sont présentes 24 heures par jours, et des médecins 16 par jour durant la semaine et 10 heures durant la fin de semaine, avec ou sans rendez-vous. Le service ambulancier à Caraquet était offert par Ambulances Frigault jusqu'en 2007, où Ambulance Nouveau-Brunswick reçu la responsabilité du service dans toute la province. Seul l'hôpital de Tracadie-Sheila possède une urgence.

La ville compte aussi onze médecins, cinq dentistes, deux optométristes, trois physiothérapeutes, un psychothérapeute et trois pharmacies.

Autres services publics

L’hôtel de ville abrite un tribunal satellite de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick à Tracadie-Sheila ainsi que la Bibliothèque publique Mgr-Paquet.

Dans le centre-ville se trouve un bureau de poste, ainsi que des bureaux de Pêches et Océans Canada.

La ville possède un poste de la Gendarmerie royale du Canada. Il dépend du district 8, dont le bureau principal est situé à Tracadie-Sheila. Ce poste fait office de police municipale et s'occupe aussi du service 911.

Eau, énergie et communications

Les services de téléphonie et d’Internet sont fournis par Bell Aliant. Un système d'aqueduc et d'égouts couvre 23% du territoire et dessert la plupart des bâtiments[7]. Une usine de traitement de l'eau et un bassin de sédimentation sont situés dans le parc industriel alors qu'un autre bassin est aménagé à la Butte-à-Japon. L'alimentation en eau est relativement facile car des puits captent l'eau provenant des fissures du grès[7].

Médias

Article connexe : Journaux acadiens.
Siège-social de L'Acadie Nouvelle.

Le seul quotidien francophone des Maritimes, L’Acadie Nouvelle, est publié à Caraquet. Caraquet abrite aussi des bureaux régionaux de CHAU, une station du TVA, de Radio-Canada Acadie et de Télévision Rogers.

Jusque dans les années 1960, la plupart des médias provenaient du Québec car l'information disponible dans les provinces Maritimes était surtout en anglais[29]. Les journaux et la plupart des revues québécoises sont disponibles en ville mais les médias francophone locaux sont maintenant les plus populaires[29]. Le Voilier, fondé en 1965 par Corinne (François) Blanchard, était le premier journal de la ville. Il visait surtout à informer les Caraquetois de la diaspora des nouvelles de leur ville. Il devint hebdomadaire le 10 janvier 1973 et est fusionné avec Le Point de Bathurst en 1983 pour devenir Le Voilier-Le Point. Le Week-End, un journal du samedi, est publié par les propriétaires entre 1984 et 1988. La compétition force la fermeture du journal Le Voilier-Le Point en 1988. Le Voilier est publié à nouveau entre 1988 et 1990. Le Journal acadien a été fondé en 1970 pour concurrencer Le Voilier mais cessa d'être publié la même année. L'Hebdo le plus a été publié pendant quelques années à partir de 1987. Publié par Cédici dans le village voisin de Bas-Caraquet, L'Écho de Caraquet était un mensuel publié le 18 du mois entre janvier 2000 et janvier 2004. Non commandité par la municipalité, il avait un tirage de 2600 exemplaires mais fut remplacé par Ici Caraquet. Avec un tirage de 5000 exemplaires gratuits, ce dernier fut publié jusqu'en juillet 2004.

Parcs et sport

Plusieurs installations sportives ont été développées depuis les années 1990. Ici, un sentier entre le parc Foley et le port.

Le sentier du Littoral acadien, le plus long de la province, parcoure toute la région et relie ensemble la plupart des quartiers. Des aires de repos sont installées tous les 10 km et des tables de picnic sont installées un peu partout le long des 130 kilomètres du sentier. Il est ouvert toute l’année et ont peut y pratiquer aussi bien la course, la marche et la bicyclette. L’hiver, la motoneige est permise sur certains tronçons. Quelques autres sentiers existent dans la ville tandis qu'une bande cyclable est aménagée sur le boulevard Saint-Pierre.

La fontaine de Sainte-Anne-du-Bocage

Le parc provincial, à Haut-Caraquet, a été transformé en terrain de camping privé mais sa plage est toujours accessible. Le même quartier compte un terrain de baseball. Le parc le plus réputé est sans aucun doute le sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. À la fois site historique, lieu de détente et de recueillement, il offre un chemin de croix dans un boisé, une chapelle et un escalier menant à une source d'eau au pied de la falaise, dont l'eau aurait des propriétés curatives. Dans un parc derrière l’hôtel de ville se trouve le Colisée Léopold-Foulem (un aréna de 1 500 places), une patinoire extérieure, une piste de course, des terrains de soccer et de baseball, des courts de tennis et un sentier forestier pour la marche et le ski de fond. Il y a un terrain de tennis sur le chemin Saint-Simon, un terrain de pratique pour le golf et un minigolf au port. Il y a aussi de petits parcs le long du boulevard Saint-Pierre. L'un d'eux, le parc Andréa Mailhot, sera ouvert au public en 2009. Il y a des services de location de canot, de kayak, de motoneige et de vélo. Il y a un salon de billard, un salon de quilles, un centre de conditionnement physique et il est aussi possible d’utiliser la piscine intérieure de l’École des pêches du Nouveau-Brunswick. La ville bénéficie en plus d'une variété de clubs sportifs et de cours. Finalement, plusieurs équipes sportives amateurs de différents niveaux sont représentés au sein des ligues régionales. Caraquet a par ailleurs accueilli la XVe finale des Jeux de l'Acadie en 1994.

Équipes sportives amateurs senior basées à Caraquet
Équipe Ligue Stade Fondation Titres
Acadiens de Caraquet Ligue de hockey senior de la Côte-Nord Colisée Léopold-Foulem 1996 0
Acadiens de Caraquet Ligue de baseball de la Vallée de la Miramichi parc de l'hôtel de ville 1
La Chaloupe de Caraquet Ligue de soccer senior Moosehead de la Côte Nord parc de l'hôtel de ville

Religion

Caraquet possède une église catholique romaine, l'église Saint-Pierre-aux-Liens, et une église protestante, aujourd'hui fermée. L'église Saint-Pierre-aux-Liens fait partie de l'unité pastorale Saint-Jean-Eudes, qui relie aux églises de Saint-Simon, de Bertrand et de Bas-Caraquet. Sainte-Anne est la sainte patronne de la ville depuis le 22 juillet 1857 alors que, selon la tradition orale, des marins rescapés d'un naufrage ont marché du port jusqu'à la chapelle pour remercier la sainte de sa protection[45].

Des missionnaires commencèrent à visiter la ville en 1768. Auparavant, les habitants de Caraquet célébraient des messes blanches, dirigées par Alexis Landry. La première chapelle fut construite à Sainte-Anne-du-Bocage en 1791 sur un terrain légué par ce dernier. Une deuxième chapelle, existant toujours, fut construite à quelques mètres de là en 1818. Étant la seule de la région à l’époque, cela contribua à la prospérité de la ville[24]. L'église Saint-Pierre-aux-Liens fut construite en 1857. Après de la mort de Joseph-Théophile Allard, survenue en janvier 1912, les pères Eudistes se sont vu confier la charge de la paroisse comme le voulait ce dernier.


Culture

Capitale culturelle

Caraquet s’est auto-proclamée capitale culturelle de l’Acadie en 1993, a adopté une politique culturelle et formé un commission culturelle en 1994. Cette commission avait pour but de « doter les organismes et événements culturels de son territoire de structures et d’outils de regroupement et de concertation aptes à appuyer leur développement ». Pour son engagement dans le développement des arts et de la culture, la ville a reçu de Patrimoine canadien le titre de "Capitale culturelle du Canada-2003". Fait inédit au pays, la ville à obtenu le titre à nouveau pour l’année 2008[46]. La ville a l’un des plus important budget culturel per capita au pays[40].

Pour plusieurs caraquetois, se dire Acadien et vivre en français est une priorité, ce qui pousse certains Acadiens d'autres régions à considérer les habitants de la ville comme « prétentieux » et trop « québécois »[29].

Personnalités

Théotime Blanchard
Robert Young
  • Marc Albert (Caraquet, 1961 - ) est un ancien joueur de volleyball, ayant participé aux Jeux olympiques d'été de 1992;
  • Joseph-Théophile Allard (Carleton-sur-Mer, 1842 - Caraquet, 1912): prêtre;
  • Renée Blanchar, (Caraquet, 1964 - ), est une cinéaste et a entre autres réalisé la série Belle-Baie;
  • Mathilda Blanchard (Caraquet, 1920 - Caraquet, 2007) : syndicaliste;
  • Corinne Albert-Blanchard, fondatrice du journal Le Voilier, publie Caraquet: Quelques bribes de son histoire en 1967 et fait don, avec son époux François Albert, de la collection familiale au Musée acadien.
  • Théotime Blanchard (Caraquet, 1844 - Bathurst, 1911) : député;
  • Tranquille Blanchard (1773-1843) : marchand;
  • Léonce Chenard (Caraquet, 19?? - ): sous-ministre provincial;
  • Onil Doiron : instigateur et promoteur de la station de radio CJVA, député provincial;
  • Nazaire Dugas (Caraquet, 1864 - Caraquet, 1942) Henri Dugas, deux frères, furent parmi les premiers architectes acadiens. Nazaire a conçu de nombreux commerces et résidences de la ville, alors que Henri fabriquait surtout des matériaux de construction et construisait les édifices;
  • Paulette Foulem (Caraquet, 1947 - ) est une artiste-peintre;
  • Bernard Frigault, né à Caraquet, est un pyrotechnicien gagnant de plusieurs prix nationaux et internationaux;
  • Gabriel Giraud est né en date inconnue, possiblement en Bretagne. Il fonda Caraquet vers 1731 et s'adonna à la pêche, à l'agriculture et au commerce;
  • Juste Haché (Caraquet, 1823 - Caraquet, 1895) : instituteur, fonctionnaire, officier de milice, juge de paix et homme politique;
  • Bernard Jean (Lamèque, 1925 - Caraquet, 19??) était un homme politique, qui fut député et procureur-général;
  • Donat Lacroix (Caraquet, 1937 - ) est un pêcheur et auteur-compositeur-interprète;
  • Alexis Landry (Grand-Pré, 1721 - Caraquet, 1798) commerçant, fondateur de Sainte-Anne-du-Bocage;
  • Antoine Landry (Caraquet, 1939 - ) est l'actuel maire de Caraquet. Il a été son premier chef de police et son directeur-général pendant plusieurs années. Il est l'un des pionniers du Village historique acadien;
  • Edmond E. Landry (né à Grande-Anse) est un homme d'affaires et ancien maire de Grande-Anse, membre de l'Ordre du Canada depuis 1983.
  • Clarence LeBreton (Caraquet, 1951 - ) est auteur de plusieurs livres sur l'histoire de Caraquet et de la péninsule Acadienne. Il a tour à tour été conservateur en chef du Village historique acadien, professeur d'histoire, directeur de l'Aquarium de Shippagan et sous-ministre adjoint provincial;
  • Irois Léger, (Caraquet, 19?? - ), est un journaliste sportif à la Télévision de Radio-Canada;
  • Martin J. Légère (Caraquet, 1916 - ) est l'un des fondateurs du mouvement coopératif acadien. À Caraquet, il a participé à la fondation du comité du port de Caraquet, de la Villa Beauséjour et de l'hôpital de l'Enfant-Jésus;
  • Louis Mailloux (Caraquet, 1855 - Caraquet, 1875) : héros du nationalisme acadien;
  • Lorenzo Morais est un homme d'affaire, qui a été le troisième maire de la ville et député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Prosper E. Paulin (Caraquet, 1844 - ?) était un homme politique, qui fut préfet du comté de 1892 à 1893 et député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Hédard Robichaud (Shippagan, 1911 - Bathurst, 1999), était un homme politique, tour à tour député fédéral, ministre, sénateur puis lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick;
  • Patrick G. Ryan était un homme politique, qui fut préfet du comté en 1878;
  • Gérard St-Cyr a été directeur de l'École des pêches du Nouveau-Brunswick et bénévole, récipiendaire de l'Ordre du Canada en 2002;
  • Joseph Alexandre Richard Savoie a été directeur de la fédération des Caisses populaires acadiennes et récipiendaire de l'Ordre du Canada en 1987;
  • James Smith (Caraquet, 1820 - Matapédia, 1888) : instituteur, agriculteur et écrivain;
  • Fidèle Thériault (Bas-Caraquet, 1944 - ), membre du conseil municipal, historien, auteur de Les familles de Caraquet;
  • Frederick C. Young (Caraquet, 1896 - ?), était un homme politique, qui fut député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Frederick T.B. Young (Caraquet, 1873 - ?, 1940) était un homme politique, député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Robert Young (Tracadie, 1834 - Caraquet, 1904) : homme d'affaires, homme politique.

Architecture et monuments

Église Saint-Pierre-aux-Liens.
Chapelle Sainte-Anne-du-Bocage.
Vieux couvent.
Une maison du boulevard Saint-Pierre, construite en 1896.

Architecture caraquetoise

Article connexe : Architecture acadienne.

Caraquet possède un important patrimoine architectural. En fait, 375 bâtiments ont été construits avant 1946, et certains datent du début du XIXe siècle[7]. La municipalité a mis sur pied un comité de sauvegarde du patrimoine et depuis, de plus en plus d’édifices historiques sont restaurés. Il est maintenant interdit de couper un arbre sur la rue du Portage ou sur le boulevard Saint-Pierre sans la permission d’un botaniste et 142 édifices sont protégés.

Nazaire Dugas (1864-1942), le premier architecte acadien, est né à Caraquet. Après avoir étudié à Montréal, il revient travailler dans sa ville natale en 1904, où il réalise des maisons, des commerces, des églises, des collèges, des couvents et des presbytères. L'une de ses principales réalisations est l'église Saint-Paul de Bas-Caraquet. En ville, il a réalisé, entre autres, les plans d'agrandissement du collège Sacré-Cœur en 1907 et le Château Albert la même année.

De nombreux styles sont présents en ville, en particulier l'architecture traditionnelle acadienne, le style néogothique, le style Second Empire et le style Moderne mais aussi certains exemples du style Arts & Crafts, entre autres. L'architecture traditionnelle de Caraquet est caractérisée par des maisons rectangulaires d'un étage et demi, aux murs extérieurs lambrissés ou recouverts de bardeaux de cèdre. Les murs ne sont pas toujours peints, alors que le contour est caractérisé par des couleurs vives. Les toits sont à deux pentes généralement aiguës et possédant des lucarnes. Les façades des commerces sont surmontées de parapets, parfois élaborés. Les symboles maritimes ou culturels acadiens sont fréquents dans les décorations.

Visite de la ville

Le boulevard Saint-Pierre est bordé d’arbre centenaires, offre de nombreux points de vue sur la baie et comprends la plupart des monuments et bâtiments historiques.

À l'ouest de la ville, Sainte-Anne-du-Bocage est un sanctuaire catholique comprenant une chapelle, une fontaine dont les eaux auraient des propriétés miraculeuses[47] [48], un cimetière, un chemin de croix et plusieurs monuments. Le terrain a été légué par Alexis Landry en 1793[49] mais le site aurait été utilisé depuis 1771[50].

La place du Vieux-couvent est en quelque sorte le cœur de la ville. Plusieurs monuments, parcs et bâtiments institutionnels se trouvent à proximité. Le Vieux couvent fut détruit dans un incendie en 1992. Les ruines ont été consolidées et des tableaux d’artistes locaux sont exposés sur la façade. La municipalité pense y ouvrir un musée ou une nouvelle bibliothèque.

À l’est de la place s’élève l’église Saint-Pierre-aux-Liens, un édifice de style néo-gothique et néo-classique construit de 1857 à 1860 selon les plans de Matthew Stead. L'intérieur comprend des colonnes peintes, un autel de Thomas Baillargé, un chemin de croix de Médard Bourgault, un tableau de Joseph Légaré et un orgue Casavant. Derrière l’église se trouve le presbytère. L'hôtel Paulin fut construit entre 1890 et 1892 par Hugues Landry selon les plans de Nazaire Dugas. L’édifice de style Second Empire comptait à l’origine deux étages et s’appelait Hôtel Vendôme. Un troisième étage avec toit mansard fut rajouté en 1904 par le troisième propriétaire, Octave Paulin.

Plusieurs édifices historiques de Caraquet ont été déplacés ou reconstruits au Village historique acadien, tels que le Château Albert.

Le premier cimetière de Caraquet fut celui du village de Gabriel Giraud, au bord du ruisseau Isablle, aujourd'hui à Bas-Caraquet. Le second cimetière de la ville fut celui du sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. La plupart des pionniers de la ville y sont enterrés mais la plupart des tombes ont disparues. Le cimetière Monseigneur-Thomas-Cooke ouvrit en 1820. Les sépultures du cimetière du ruisseau Isabelle furent déplacées au nouveau cimetière de Bas-Caraquet la même année, alors qu'un personnage dont l'identité est inconnue fut enterré au cimetière Thomas-Cooke de Caraquet et certains pensent qu'il était un membre de l'expédition de Jacques Cartier[24],[41]. 3 000 personnes furent enterrées dans ce cimetière mais seulement 56 pierres tombales existent toujours. Le Cimetière de Caraquet, à Pointe-Rocheuse, remplaça le cimetière Thomas-Cooke en 1914 et il est encore utilisé de nos jours.

Fêtes et traditions

Bénédiction des bateaux.

En plus des principales fêtes catholiques romaines, la neuvaine de la Sainte-Anne est célébrée au mois de juillet au sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. L’Halloween est célébré le 31 octobre.

Le principal festival de Caraquet est le festival acadien, qui se déroule du premier au 15 août, jour de la fête nationale des Acadiens et de l’Assomption. En plus des spectacles, les deux principaux évènements sont :

  • La Bénédiction des bateaux, où le curé bénit la flotte de pêche. Les pêcheurs invitent ensuite la population et les touristes à embarquer dans leur bateaux, décorés pour l’occasion, pour faire un tour dans la baie.
  • Le Tintamarre. Une partie du boulevard Saint-Pierre est fermé à la circulation et les gens marchent déguisés dans la rue en faisant le plus de bruit possible, avec des casseroles, des instruments de musique ou d’autres objets pour montrer au monde que les Acadiens ne sont pas disparus. Le premier tintamarre eut lieu à Moncton, en 1955, à la demande de l’archevêque Mgr Norbert Robichaud à l’occasion du bicentenaire du Grand Dérangement[51].

Le Gala de la chanson de Caraquet est organisé à chaque été depuis 1969.

Le festival Ciné-Lumière est organisé à chaque hiver depuis 2007. Pour l'édition 2009, 12 films provenant de plusieurs pays sont présentés au cinéma du centre culturel[52].

Les autres festivals sont le gala de la chanson de Caraquet, le festival des arts visuels en Atlantique, le FestiVin, le Caraquet Moto Week-End, le festival des Arts Visuels en Atlantique, le festival de blues, l’exposition de voitures antiques ainsi que le festival acadien de poésie.

La baie des Chaleurs fait partie du Club des plus belles baie du monde. Le congrès de 2008 devait se tenir à Caraquet mais a été annulé[53]. Caraquet est l’une des villes hôtes du Congrès Mondial Acadien de 2009. Des visites guidés thématiques, des réunions de familles, des expositions et des concerts seront organisés.

Folklore

Article connexe : Folklore acadien.

Comme à beaucoup d’autres endroits, les enfants sont terrifiés par le Bonhomme sept-heures. On racontait qu’il vivait dans les vieux magasins Fitzpatrick, en face de la Coop.

Le bateau fantôme apparaît parfois dans la baie des Chaleurs, surtout avant une tempête et en général au nord de l’île de Caraquet. Il est aussi appelé vaisseau-fantôme, feu-de-roussi et feu du mauvais temps. Il aurait déjà été vu à quelques centaines de mètre seulement de la ville. La légende, ou l’une de ses versions, raconte que c’est la goélette enflamée des pirates et condamnée à sillonner les mers; vaisseau fantôme aux voiles rouges et noires, à la coque enflammée, portant le plus sinistre équipage de forbans qui ait jamais existé et commandé par ce hollandais nommé Poil-Rouge à cause de sa moustache rousse; le vaisseau-fantôme annoncerait toujours pluie violente et tempête. Dans certaines versions, des bruits infernaux de chaînes accompagnent le bateau. Plusieurs théories circulent quant à son origine. Ce serait un éclair en boule ou encore une poche de gaz sous-marine s’embrasant[41].

Langue

Article connexe : Français acadien.

Autrefois, les familles avaient chacune leur sobriquet. Certains, comme le lièvre, étaient appliqués à plusieurs familles. Les habitants des villages avaient aussi leurs surnoms. Les gens de Caraquet étaient surnommés mangeux de mélasse ou mangeux de maquereau[41].

Article détaillé : Sobriquets acadiens.

Gastronomie et hospitalité

Article connexe : Cuisine acadienne.
Hôtel Paulin.

La cuisine acadienne utilise couramment des ingrédients comme le poisson, le porc et quelques légumes dont les fèves séchées, les patates (pommes de terre), le choux et le navet. Les plats à base de céréales comme le gruau, les crêpes et le pain sont très fréquents. Aux produits locaux s'ajoutent ceux provenant d'un commerce ancien avec les Antilles et le Brésil, tels que la mélasse, la cassonade, les raisins secs et le riz. Le poisson est si populaire à Caraquet, les gens mangeaient autrefois toutes les parties de la morue, que cela valu le sobriquet de mangeurs de morue à la population. Dans la région, les assaisonnement se résument aux herbes salées, aux oignons et à la sarriette. Parmi les plats communs aux différentes régions comme le pâté de viande et le boudin, le plus populaire reste le fricot, une soupe dont il existe une vingtaine de variétés dont au poulet, au poisson, au fruits de mer et au gibier. Un autre plat populaire est la soupe aux léumes et à l'orge, aussi appelée soupe du dimanche, soupe à toutes sortes de choses, soupe à la ferraille ou grosse soupe. Par contre, les mets faits de patates râpées, tels que le chior et la poutine râpée, sont inconnus de Caraquet. C'est l'une des seules régions où l'on consommait autrefois le castor, la marmotte, l'ours et le goéland.

Une variété particulière de légume est cultivée en ville, la patate (pomme de terre) bleue. Selon la tradition, elle aurait été emportée de Bathurst par les prisonniers de l'affaire Louis Mailloux, d'où son surnom de patate de prison[54].

Caraquet est la ville comptant le plus grand nombre de restaurant par personne dans la péninsule Acadienne avec 16 établissements[55]; certains sont par contre fermés en hiver. Un établissement sert de la cuisine traditionnelle acadienne tandis que certains autres servent desserts acadiens et plats de fruits de mer. La ville possède aussi le seul restaurant japonais de la province. Les autres restaurants permettent de déguster des plats chinois, vietnamiens, italiens, grecs et américains. Caraquet compte aussi une fromagerie, une boulangerie et une chocolaterie, toutes artisanales.

Caraquet possède une longue tradition hôtelière. La ville compte 19 hôtels et gîtes, en plus d'un terrain de camping. Le plus ancien et le plus prestigieux est l’hôtel Paulin, un établissement quatre étoile comptant également cinq suites 5 étoiles, en plus d'un restaurant.

Arts

Le centre culturel de Caraquet.

La ville dispose de plusieurs salles de spectacle. Dans le port de Caraquet, on retrouve le Carrefour de la mer, la Boîte-Théâtre et le Bot’à Chansons (bot signifie bateau), un bateau où se produisent Émée et Donat Lacroix. Un centre culturel a ouvert ses portes en 2003, incluant un cinéma, une salle de spectacle à géométrie variable, des salles de répétitions, des loges et des bureaux administratifs. Une galerie d’art est établie dans le centre-ville. La région compte plusieurs musées, comme par exemple le Village Historique Acadien. En ville se trouvent le Musée Acadien et l’Éco-musée de l’Huître, sans oublier la Maison de la culture chrétienne qui est aménagée à l'été au presbytère.

Caraquet dans la culture

Le film Le Secret de Jérôme a été tourné à proximité de la ville et la première eut lieu dans l’ancien cinéma. Le tournage de la télésérie Belle-Baie se déroula principalement à Caraquet et Bouctouche[56]. Dans l'épisode Homer, qu'on voit danser, Les Aqua-tics dans la version française, de la série Les Simpson, le capitaine du bateau de pêche utilise le nom Caraquet comme un juron.

Plusieurs chansons sont dédiées à Caraquet ou mentionnent la ville, telles que 15 août de Cayouche, Chanter ma vie de Wilfred Le Bouthillier, Gigue à Caraquet de Soldat Louis, Je reviendrai à Caraquet d'Edith Butler et Louis Mailloux de Calixte Duguay.

Jumelages

(Source: [57])

Municipalités limitrophes

Notes et références

  1. a  et b Recensement Statistique Canada 2006: Population
  2. a , b , c  et d (en) William Francis Ganong, The history of Caraquet and Pokemouche, New Brunswick Museum, Saint-Jean, 1948.
  3. a  et b (fr) Paul-Émile Thériault, « Clin d’oeil sur nos communautés: Le Pkalge du Micmac ou la Carraque des Normands? », dans L'Acadie Nouvelle, 24 octobre 2005 [lire en ligne (page consultée le 29 décembre 2008)].
  4. (en) "Caraquet." Encyclopædia Britannica. 2007. Encyclopædia Britannica Online. 3 août 2007 <http://www.britannica.com/eb/article-9020221>.
  5. (fr) Claude Le Bouthillier, « Le Grand Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 19 juin 2009 [lire en ligne (page consultée le 13 juillet 2009)]
  6. Un restaurant porte aujourd'hui le nom Caraquette.
  7. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k  et l (fr)[pdf] Commission d'aménagement de la péninsule Acadienne, Présentation des études préliminaires de la ville de Caraquet, 2003 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  8. (fr) Acadienor, Le Grand Caraquet, page consultée le 25 novembre 2008.
  9. a  et b (fr)[pdf] Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, Écorégion des basses terres de l'est, 2007 [[ lire en ligne] (page consultée le 25 novembre 2008)].
  10. a  et b (fr) Réal Fradette, « Une station-service 'verte' à Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 24 novembre 2007 [lire en ligne (page consultée le 12 octobre 2008)].
  11. (fr) JÉ, « Une éolienne à l'école », dans L'Acadie Nouvelle, 12 janvier 2007 [lire en ligne (page consultée le 27 décembre 2008)].
  12. (fr) Réal Fradette, « Caraquet prend le virage vélo : Les 13 kilomètres de piste cyclable seront asphaltés d’ici 2009 », dans L'Acadie Nouvelle, 24 mai 2006 [lire en ligne (page consultée le 9 janvier 2009)].
  13. (en) « PM unveils plans to upgrade NB highways », CBC News, 25 juin 2007 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  14. (en) « New freight railroad proposed for New Brunswick’s Acadian Peninsula », dans TRAINS Magazine, 14 septembre 2007 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  15. (fr) « Pas de traversier entre Caraquet et Paspébiac avant 2006 », Radio-Canada, 10 janvier 2005 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  16. a  et b Recensement Statistique Canada 2006: Familles et ménages
  17. (fr) « Nouveaux logo et slogan pour la ville de Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 19 mai 2008 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  18. Recensement Statistique Canada 2006: Peuples autochtone
  19. Recensement Statistique Canada 2006: Minorité visible
  20. Recensement Statistique Canada 2006: Immigration et citoyenneté
  21. Recensement Statistique Canada 2006: Langue
  22. Recensement Statistique Canada 2006: Langue de travail
  23. Recensement Statistique Canada 2006: Scolarité
  24. a , b , c  et d (fr) J. Antonin Friolet, Caraquet, Village au Soleil, chez l’auteur, Fredericton, 1978. p. 17-29
  25. Il est passé de 3 à 4 ans en 2001. Jusqu'en 1967, les quatre conseillers ayant obtenu le plus de vote étaient élus pour 2 ans alors que les 4 autres ainsi que le maire étaient élus pour un an.
  26. (fr) Élections NB - Les résultats non officiels des élections municipales
  27. a  et b (fr) Ville de Caraquet - Finances
  28. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  29. a , b , c  et d Cécyle Trépanier, « Le mythe de « l'Acadie des Maritimes » », dans Géographie et cultures, no 17, 1996 [lire en ligne (page consultée le 18 janvier 2009)].
  30. (en) http://homepages.rootsweb.com/~nbpast/localhistory/parishes.html , consulté le 24 août 2007.
  31. (en) Territorial Division Act (1786), consulté le 24 août 2007.
  32. (fr) Gouvernement du Nouveau-Brunswick - Districts de services régionaux 4 proposés
  33. a  et b Recensement Statistique Canada 2006: Travail
  34. Recensement Statistique Canada 2006: Lieu de travail
  35. a , b , c , d  et e (fr) Réal Fradette, « Un boom de la construction à Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 19 septembre 2008 [lire en ligne].
  36. (fr) Réal Fradette, « Nouvelle expansion à la Coop de Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 18 avril 2007 [lire en ligne (page consultée le 12 octobre 2008)].
  37. (fr) Réal Fradette, « Arthur Irving fils: 'les temps changent' », dans L'Acadie Nouvelle, 28 octobre 2006 [lire en ligne].
  38. (fr) Caisses populaires acadiennes. Historique, page consultée le 20 août 2007.
  39. a  et b (fr)[pdf] Coup d'oeil, vol. 13 no 2, juin-août 2008, Ville de Caraquet.
  40. a  et b (fr) Judith Lussier, « Caraquet, la ville “modèle” au Canada », dans Le Devoir, 13-14 mai 2005 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  41. a , b , c  et d (fr) Corinne Albert-Blanchard, Caraquet, Quelques bribes de son histoire, 1967.
  42. (fr) Ville de Caraquet - Direction générale
  43. (fr) Réal Fradette, « Fusion des brigades de pompiers de Caraquet et de Bas-Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 8 décembre 2004 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  44. (fr) Site municipal
  45. (fr) Unité pastorale Saint-Jean-Eudes, Paroisse Saint-Pierre-aux-Liens, Caraquet, Nouveau-Brunswick, page consultée le 2 octobre 2008.
  46. (fr) Réal Fradette, « Caraquet remet ça », dans L'Acadie Nouvelle, 22 janvier 2008 [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2008)].
  47. Corrine Albert-Blanchard, Caraquet: quelques bribes de son histoire, Comité du centenaire de Caraquet, Caraquet, 1967, p. 41 .
  48. Albert-Blanchard (1967), op. cit., p. 41.
  49. Albert Landry, « Alexis Landry » sur Dictionnaire Biographique du Canada en Ligne, 2000, University of Toronto/Université Laval. Consulté le 19 août 2009
  50. Albert-Blanchard (1967), op. cit., p. 17.
  51. (fr) Daniel Robichaud, Cyberacadie - Le Tintamarre, Page consultée le 2 janvier 2009.
  52. (fr) « Ciné-Lumière présente une programmation hivernale riche », dans L'Acadie Nouvelle, 6 janvier 2009 [lire en ligne (page consultée le 6 janvier 2009)].
  53. (fr) Congrès des plus belles baies du monde.
  54. (fr) Corinne Albert-Blanchard, Caraquet: Quelques bribes de son histoire, Comité du centenaire de Caraquet, 1967, p. 26-29.
  55. (fr) Presse Canadienne, « Janvier est synonyme de ’restaurant fermé’ à Caraquet », dans L'Acadie Nouvelle, 10 janvier 2009 [lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2009)].
  56. www.radio-canada.ca
  57. (fr) http://www.acadie.net/guide/profil_muni2.cfm?id=30 Source pour les jumelages

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : source utilisée pour la rédaction de cet article

Documentaires

  • (fr) Corrine Albert-Blanchard, Caraquet: quelques bribes de son histoire, Comité du centenaire de Caraquet, Caraquet, 1967. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) J. Antonin Friolet, Caraquet, village au soleil, Fredericton, 1978 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Clarence LeBreton, La Révolte acadienne, Moncton: Les Éditions de la Francophonie, 2002, ISBN 2-923016-03-3
  • (fr) Clarence Lebreton, Le Caraquet Flyer, Montréal: Éditions du Fleuve, 1990, ISBN 2-89372-038-2
  • (fr) Clarence Lebreton, Caraquet 1961-1981: du plus long village du monde à la plus longue rue des maritimes, Caraquet, 1981
  • (fr) Clarence Lebreton, Le Collège de Caraquet, 1892-1916, Montréal: Les Éditions du Fleuve, 1991
  • (fr) Fidèle Thériault, Les familles de Caraquet, Caraquet: chez l'auteur, 1985.
  • (en) William Francis Ganong, The history of Caraquet and Pokemouche, New Brunswick Museum, Saint-Jean, 1948 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Revues

  • (fr) Coup d'œil, bulletin d'information trimestriel de la municipalité, [lire en ligne].
  • (fr) Revue d'histoire de la Société historique Nicholas Denys, revue historique trimestrielle sur la péninsule Acadienne, publiée à Shippagan.

Romans

  • (fr) Claude Le Bouthillier, Le Feu du mauvais temps, Montréal: XYZ éditeur, 2004, ISBN 2849640220.
  • (fr) Edmond L. Landry, Alexis, Lévis: Éditions de la Francophonie, 2003, ISBN 2-923016-18-1.

Pièces de théâtre

  • Calixte Duguay, Jules Boudreau, Louis Mailloux, Moncton, Éditions d'Acadie, 1994, (ISBN 2-7600-0258-6 ).
  • James E. Branch, Vive nos écoles catholiques ou la résistance de Caraquet, Moncton, Imprimerie l'Évangéline, 1928.

Filmographie

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